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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:02

Je ne comptais pas le lire.
J'évite habituellement ces histoires qui me retournent le cœur et l'âme.
Au cinéma, passe encore, mais en littérature, pas question! Pas question de passer plusieurs jours dans le malaise, la tension.

Et puis... une interview à la journée ELLE&les femmes et un épisode de La Poudre plus tard, ce roman s'est imposé.
Pas tout de suite, non. Laisser passer un peu de temps, se faire à l'idée, se le garder pour après - après les vacances, après la lecture de la reprise qui ne m'a finalement pas tant épargnée...

Une virée à la librairie plus tard, me voilà en sa possession, et moi qui suis surtout une lectrice du métro, je l'entame, comme une affamée, dès le vendredi soir. Puis le retrouve le lendemain.
Quand j'y suis plongée, plus rien d'autre n'existe, vraiment.
Je dors mal, évidemment, et, si je parviens à tenir le malaise à distance, une certaine tension me gagne peu à peu, jusqu'à ce que je le termine ce matin.

Chanson douce est un texte puissant, qui emmène loin, plus loin que prévu, qui force à regarder la laideur et l'horreur en face et qui interroge, remet profondément en question nos soi-disant principes et nos petits arrangements avec l'existence.
Leïla Slimani signe un roman contemporain plein d'intelligence et de résonance: sur la place des femmes (et sans aucun fard sur la maternité), les injonctions sociétales auquel on se soumet chaque jour (en ayant parfois l'impression d'en être libéré, la belle affaire!), les inégalités et différences de classe...

Une lecture troublante, remuante, mais nécessaire.

 

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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