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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 09:32

Manhattan, années 50, lundi 2 Janvier.
Caroline commence à travailler comme secrétaire aux éditions Fabian pour noyer le chagrin de fiançailles rompues.
La jeune April, fraîchement débarquée du Colorado pour tenter sa chance comme actrice à New York, commence en même temps qu'elle, ainsi que Gregg, une jeune actrice.
Autour d'elles gravitent d'autres femmes: Barbara, jeune divorcée avec une petite fille; Miss Farlow, une des rares cadres femme de chez Fabian; la mère de Barbara; Marie-Agnès, jeune fiancée qui se marie dans un an, cette autre qui vient de se marier...

Toutes ces jeunes femmes célibataires n'ont qu'un seul but en tête: se marier, et sont prêtes à renoncer à leur travail si besoin (voire n'attendent que cela pour certaines).
Il faut replacer les choses dans leur contexte: Rien n'est trop beau a été écrit dans les années 50, une donnée qu'il faut bien garder en tête. 

Et pourtant, si ce roman a remporté tant de succès à sa publication de l'autre côté de l'Atlantique, c'est aussi parce qu'il dépeint avec justesse les contradictions de ces femmes et la dureté (doux euphémisme) des relations que les hommes leur imposent. Misogynie et paternalisme au travail, infantilisation, injonctions, agressions et droit de cuissage, méfiance vis-à-vis du divorce, avortements clandestins et les dangers qui vont avec...
Non, il ne faisait pas bon être une femme dans les années 50. 

Rien n'est trop beau est un roman qui ne vieillit pas très bien. Difficile de ne pas s'agacer de cette aspiration continuelle au mariage, de cette idéalisation de la vie conjugale totalement surannée, mais l'intrigue est malgré tout captivante (comment ne pas s'attacher à la sagace Caroline?), les personnages, plus complexes qu'ils ne le semblent de prime abord, s'empêtrent dans leurs conflits intérieurs, et certains thèmes vraiment modernes sont évoqués (liberté, IVG...).
Un rappel de nos droits difficilement acquis ne fait jamais de mal, surtout à l'heure où ils sont clairement menacés.

 

Parce que la couverture est vraiment trop laide, nos chères héroïnes de Mad Men

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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