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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 11:21

 

L'allure est dépouillée, presque austère.
Maquillage invisible, coiffure faussement négligée (n'oublions pas qu'au royaume de la mode tout est artifice).
Sauf que.

Sauf qu'il y a le haut de sa robe, savamment oversize.
Un col à la pointe plus longue qu'à l'ordinaire, une ligne d'épaule qui meurt en se jetant sur le haut du bras, une manche bouffante et un haut poignet, comme un mousquetaire.
Une chemise de peintre ou de mousquetaire, qui me fait penser à cet autoportrait de Courbet, sans que je comprenne bien pourquoi.

Sauf qu'il y a ces escarpins bleus, d'un bleu eighties, à la ligne faussement carrée sur le coup de pied. Des escarpins à talon haut, mais pas trop.
Et au-dessus de cet escarpin, au-dessus de ce pied, autour de cette cheville danse une chaînette. Elle a de gros maillons argentés, et une breloque à quatre pans - trèfle à quatre feuilles ou simple fleurette.
Et ce trèfle, cette fleurette, cette breloque à quatre pans, je la vois s'agiter, je l'entends tinter, elle chante l'été, les soirs de fête, la légèreté, la douceur des soirs de printemps, elle sent le champagne et le sable mouillé, la danse sur les toits.

Le pouvoir évocateur de la mode, on n'en parlera jamais assez.

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Histoires de chiffons
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