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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 14:02

Marcher à deux à l'heure dans les couloirs du métro,

(tout le monde a donc envie de me tuer)

(mon moi pré-vacances m'aurait certainement déjà tuée)

(serais-je en pleine mue?)

ne plus avoir envie de rien dans cette ville sinon la quitter,

(moi qui suis pourtant une folle de bitume...)

(... et qui ai tant aimé Paris...)

(c'est grave Docteur?)

c'est bien à contretemps que je marche depuis que je suis rentrée.

 

Alors, pour repousser encore ce quotidien qui me fait tant râler, quel meilleur remède sinon se rappeler mes lectures de vacances?

 

J'avais emporté deux romans, qui se sont avérés des lectures parfaitement adaptées à mon séjour.

Je ne veux pas par là rabaisser leurs qualités, juste souligner que je n'aurais sans doute pas ressenti les mêmes émotions à Paris.

 

du-bon-usage-des-etoiles-130411.pngTout d'abord le premier roman de Dominique Fortier, Du bon usage des étoiles, qu'une amie m'avait chaudement recommandé. Ce premier roman retrace, au XIXème, une expédition britannique en Arctique chargée de découvrir le mythique passage reliant l'Atlantique au Pacifique.

Cette expédition se partage entre un récit omniscient et le journal de Francis Crozier, le second de Sir Franklin, le chef de l'expédition.

En parallèle,  la vie de la femme de Franklin et de sa nièce, la belle Sophia, qui, après un long voyage, finissent par regagner Londres et ses mondanités, se languissant d'abord puis cédant à l'inquiètude.

Dominique Fortier a bien rythmé son récit, alternant les lieux et les modes de narration de manière toujours judicieuse. Le thème de l'expédition m'a complètement séduite (peut-être parce que je me trouvais alors moi aussi en plein Océan), la psychologie des personnages est vraiment fine, et l'écriture très agréable.

Une lecture délicieuse, mais qui hélas ne décolle jamais totalement. La faute à un petit je-ne-sais-quoi qui manque cruellement, surtout à la fin.

Espérons que Dominiqe Fortier le trouvera pour son second roman.

 

 

 

ce-que-je-sais-732146.jpgPuis j'ai dévoré Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé.

J'en avais lu quelques pages il y a deux ans (dans un livre qui n'était pas le mien), et avais été séduite par l'écriture. Sorti en poche à l'occasion de la sortie de son dernier roman, je me suis rappelée ce coup de coeur, et ai décidé de l'embarquer avec moi.

Bien m'en a pris, car celui-ci est doté du fameux je-ne-sais-quoi qui manquait au précédent. Je n'ai plus pu le lâcher une fois commencé, et lu la dernière phrase en atterrissant à Orly...

J'ai été littéralement transportée par les destins de ces trois femmes: Rose Bustamente, Violette et Vera Candida; leur pays imaginaire que j'ai si bien vu, senti, entendu; l'écriture de Véronique Ovaldé, la justesse de ses mots, le rythme de ses phrases, l'univers qu'elle crée autour de chacun de ses personnages...

Je sais très bien ce qu'on pourrait reprocher à ce roman, mais il a résonné pour moi comme un conte moderne.

 

Difficile de passer à d'autres lectures maintenant.

(soupir)

 


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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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commentaires

Asphodèle 05/10/2011 11:02


Ok, j'évite le premier et je chope Véronique Ovaldé dès que je croise ce roman noté depuis des lustres !


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