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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 06:32

apres_mai_assayas_cadre.jpg

 

Difficile d'évoquer un film après avoir lu et entendu tant d'éloges à son sujet!

D'ordinaire je fais la sourde oreille, et reviens sur les critiques après m'être fait ma propre opinion.

Mais cette fois-ci je n'avais pas prévu de voir ce film, irritée par une bande-annonce largement diffusée et qui, selon moi, dessert le film plus qu'elle ne le sert.

Les critiques dithyrambiques ont finalement eu raison de mes réserves, j'ai eu peur de passer à côté de quelque chose, et y suis donc allée, avec toujours un peu d'appréhension mais suffisamment d'entrain.

 

Je ne comprends toujours pas l'enthousiasme général qui a accompagné la sortie de ce film.

L'ambiance 70's déjà m'a gênée. Même si elle semble fidèle à ce que furent ces années-là (du moins pour Olivier Assayas, alias Gilles dans le film), les bagues, gilets, sabots, drogues en tous genres, jupons hamiltoniens, voyages afghans et indiens spiritualo-initiatiques m'ont distraite et éloignée du film. Finalement les scènes les plus fortes sont celles où le contexte disparaît pour laisser la part belle aux rapports humains, comme lorsque Gilles et Christine marchent côte à côte dans les rues de Paris la nuit.

Le jeu de Clément Métayer m'a également posé problème. Il sonnait faux et rendait artificielles (et même un peu ridicules parfois) certaines répliques - "J'ai peur de passer à côté de ma jeunesse", "Quand le réel frappe à ma porte je n'ouvre pas" - qui auraient pu être beaucoup plus fortes car reflétant vraiment les interrogations et inquiétudes de Gilles.

Car c'était là pour moi le vrai sujet du film: le passage à l'âge adulte d'un jeune homme (avec le rituel voyage en Italie, comme nos chers auteurs classiques). Comment rester fidèle à ce que l'on a été tout en s'en affranchissant, apprendre la douleur des pertes et des éloignements de ceux qui ont été si proches, savoir ce que l'on veut et essayer de s'en approcher... C'est cet aspect-là qui m'a le plus intéressée.

Mais il y a une demi-heure de trop. Certaines scènes sont trop longues, d'autres trop appuyées... à la fin l'impatience prend le pas sur le reste.

Et pourquoi cette fin mièvre et mystique alors que cinq minutes avant Assayas avait un plan magnifique pour clôturer son film?

On y voyait la silhouette de Clément, en stage sur un tournage à Londres, en ombre chinoise derrière un écran coloré, présage de son avenir...

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Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
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commentaires

carmadou 27/11/2012 18:33

Ah nos ressentis face à ce film divergent. Nous n'avons pas été gênés par la partie costume, ni par le jeu de Clément Métayer. Nous l'avons trouvé même plutôt juste dans le coté nonchalant et
pontifiant que peut avoir l'adolescent, un coté pénible par ailleurs nous en convenons.
Mais nous n'avons pas vu de mysticisme, pour nous tout simplement Gilles va assister à une séance de cinéma alternatif voir le film où à jouer son ancienne petite amie décédée.
Nous nous sommes laissés porter par ce film et sa merveilleuse bande son, nous avons eu finalement plus de chance ;-)

leshumeursdeviolette 27/11/2012 23:42



Je n'avais pas du tout envisagé la fin de cette manière!


En revanche je suis d'accord sur la bande son qui est vraiment fabuleuse!



Delphine 26/11/2012 10:51

Je suis tellement à côté des médias que je n'ai même pas entendu parler de ce film....Mais on m'en a dit du mal depuis et tu confirmes donc...

leshumeursdeviolette 27/11/2012 23:41



Hélas oui... Heureusement que j'ai la carte illimitée, autrement mes articles seraient nettement plus virulents je crois.



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