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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 06:21

photo-copie-10.JPGLe 15 Novembre 1992, les hommes disparaissent de la ville de Mariquita: forcés de suivre les guerilleros ou abattus sur place, les femmes se retrouvent seules. C'est alors que vont commencer leurs trépidantes aventures...

J'ai d'abord vraiment accroché avec ce récit, alternance d'épisodes de la vie des veuves et interviews de guerilleros/paramilitaires/membres de l'armée colombienne par le reporter Gordon Smith, bien qu'au départ un peu déroutée par la non-linéarité du récit. Fantaisies extraordinaires et colorées, baroques et grandguignolesques, à l'exotisme séducteur, ces fables ont tout de même fini par me lasser à la moitié du roman, plus précisément avec l'épisode de la Campagne de Procréation, prétexte permettant au padre Rafael de laisser libre cours à sa lubricité.

Cette fois-ci, c'en était trop. Trop de burlesque tragicomique à mon goût, je commençais à percevoir les limites de ce récit, et la poursuite de ma lecture confirma mes craintes. A partir de cet épisode, les histoires devinrent si fantaisistes que je n'y accrochais plus du tout, m'énervant même parfois face au délire de certaines situations (les femmes décidant peu à peu de ne plus se vêtir). Il m'a semblé que James Canon ne savait plus comment exploiter son idée de départ, et se fourvoyait dans ces péripéties inutiles. Un texte plus court aurait été beaucoup plus fort.

D'autant plus que certaines pistes sont traitées un peu trop superficiellement. J'aurais par exemple aimé en savoir davantage sur ces guerres intestines qui ravagent le pays de ces femmes depuis des années. Les divers témoignages recueillis par Gordon Smith sont très intéressants (j'imagine qu'ils sont documentés), comme le personnage de Cleotilde, mais cet aspect aurait à mon sens mérité plus ample développement.

La fin m'a également déçue. Je l'appréhendais depuis le début, et mes craintes étaient fondées... Je n'en dirais pas plus pour ceux qui auraient envie de découvrir ce livre.

Il n'empêche que ces femmes hautes en couleurs m'ont malgré tout embarquée dans leur village perdu de Colombie, et certains personnages m'ont vraiment touchée, notamment celui de Julia, travesti fascinant, qui a finalement le courage d'ouvrir son propre chemin.

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Published by leshumeursdeviolette - dans Club des lectrices
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commentaires

missbouquinaix 25/01/2013 14:15

Même reproche pour moi, c'était trop long ..
Mais j'ai quand même raccroché vers la fin, et je ne m'y attendais pas vraiment ...
Enfin j'ai hâte qu'on s'écharpe au club !:D

leshumeursdeviolette 27/01/2013 20:24



Je ne pourrai pas m'écharper avec vous cette fois-ci :(((



George 25/01/2013 08:01

ça pourrait être drôle de voir ce film, adaptation americo-fantasmé :D

leshumeursdeviolette 27/01/2013 20:22



macho fantasmé plutôt avec Eva Mendes ;p



Accalia 24/01/2013 20:20

Je suis tout à fait d'accord avec toi pour cette critique! J'ai beaucoup aimé le début, mais le milieu allait trop dans le n'importe quoi pour moi!

leshumeursdeviolette 24/01/2013 22:03



C'est dommage d'ailleurs, car au départ j'étais vraiment emballée!



Laurence 22/01/2013 17:19

Bonjour,
je fais une recherche doctorale à laquelle j'aimerais vous demander de participer. Y-a-t-il une adresse mail à laquelle je peux vous contacter ?

merci

leshumeursdeviolette 24/01/2013 22:02



Vous pouvez m'adresser votre demande via le formulaire de contact (cliquer sur contact en bas de page).



George 22/01/2013 08:11

Trop de burlesque tue le burlesque ! je suis d'accord avec toi, je pense aussi qu'un texte plus ramassé aurait été plus intéressant.

leshumeursdeviolette 24/01/2013 22:01



Et plus digeste aussi!


Je ne me remets toujours pas du phénomène Rosalbeva!


 



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