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Les humeurs de Violette

Les humeurs de Violette

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Des milliards de tapis de cheveux

Des milliards de tapis de cheveux

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Autant le dire tout de suite: je n'ai jamais été très portée sur la science-fiction, genre qui en littérature comme au cinéma ne m'intéresse pas. Les histoires spatiales et autres combats interstellaires m'ennuient, me forcer à regarder Star Wars est le moyen le plus efficace de me neutraliser.  Alors quand j'ai appris quelle serait notre prochaine lecture, forcément, j'ai eu peur (voire même très peur en découvrant la couverture!). Mais c'est tout l'intérêt du Club que de nous entraîner vers des lectures nouvelles!

Finalement, après avoir réussi à faire abstraction des noms fantaisistes des personnages et des lieux, j'ai été forcée de reconnaître le talent d'Andreas Eschbach et me suis laissée emporter dès les premières pages.

Sûrement parce qu'il est plus question ici d'humanité que de galaxies, et la science-fiction s'efface au profit d'une reflexion sur l'humanité dans ses contradictions et ses travers les plus sombres. Cette analyse de nos vices et cette lucide désillusion m'ont séduite, même si à la longue cette noirceur et ce pessimisme ont pesé sur ma lecture.

Lecture également appesantie par l'écriture d'Andreas Eschbach; une écriture que j'aurais aimée moins lyrique, plus âpre, plus sèche, plus cohérente avec la noirceur du récit. Au début charmée, j'ai fini par la trouver presque indigeste dans les dernières pages.

Dernières pages où je commençais à trouver le temps un peu long. Les différents tableaux/chapitres - qui vont finir par se recouper, comme de bien entendu - m'ont d'abord entraînée, mais j'ai fini par me lasser de ces courts épisodes; il m'a manqué de ne pouvoir m'attacher à aucun personnage. Et si l'épilogue est réussi, le dernier chapitre est d'une niaiserie confondante, bien en-dessous de tout le roman! Dommage de finir sur une telle note.

Le fond m'a plus convaincue que la forme, donc, et je dois avouer mon sceptimiste face aux échos que j'avais eu (en librairie) sur ce texte. Son lyrisme (un peu trop mièvre pour moi) ne m'a pas touchée, même si je dois reconnaître que pour un roman de science-fiction, il est parvenu à m'intéresser.