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Les humeurs de Violette

Les humeurs de Violette

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Félicitez-moi car ce soir j'ai résisté à la tentation

Félicitez-moi car ce soir j'ai résisté à la tentation

Au lieu de poser mon cerveau devant Cold Case (en ce début d'année je n'arrive malheureusement à rien) (à part poser mon temps de cerveau disponible devant TF1 les séries américaines la télé) (Patrick Le Lay sors de ce corps!), j'ai préféré Sautet à Lily Rush.

 

Ah, les années 90: les cardigans Agnès B. (qui n'en a pas porté?), les gros clips aux oreilles (avec des perles de préférence), le premier Mac (avec lecteur de disquette! on avait le même à la maison)...

A ces détails délicieusement surranés ont succédé l'amusement de voir Charles Berling jeune (qui confirme la scandaleuse inégalité homme/femme face au temps qui passe, il est beaucoup plus séduisant à 52 ans qu'à 37, et ce n'est pas qu'une question de coupe de cheveux), puis l'étonnement d'aimer Emmanuelle Béart inhabituellement sobre, sa volupté dissimulée sous des jupes longues et austères (merci Yamamoto), et surtout la joie de retrouver Michel Serrault...

 

Je me rappelle très bien la sortie de ce film. J'avais une dizaine d'années et l'affiche me semblait alors prometteuse d'un ennui mortel...

Une fois de plus, preuve est faite que mes premières impressions sont souvent mauvaises... Il faudra m'en rappeler.

Car en dépit de son côté so 90's, c'est un film juste et moderne, et chacune d'entre nous peut aujourd'hui encore se reconnaître en Nelly.

(même sans avoir été mariée)

(même sans avoir les lèvres d'Emmanuelle Béart)

(ni ses longues jupes, Dieu m'en préserve)

(cela dit je dois avouer que même sans ses jupes longues je n'aurais pas le même sex-appeal)

(devrais-je penser à collagéner mes lèvres avant de repulper mes rides?)

(...)

 

La désillusion, les incompréhensions, les non-dits, les élans manqués, sont des préoccupations humaines atemporelles (pauvres mortels que nous sommes), et très justement mis en scène dans ce film que je ne connaissais pas, où l'on peut avoir l'impression qu'il ne se passe pas grand chose.

A tort.

Et l'on aurait tort de se priver de dialogues aussi fins, et d'un jeu d'acteurs aussi délectable.

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Nelly et M.Arnaud, un film de Claude Sautet, 1995