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Les humeurs de Violette
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J'ai fini "Mon nom est rouge"!

J'ai fini "Mon nom est rouge"!

6541170_6592399.jpgSi si!!!

Sans même lire certains passages en diagonale!

 

Pour être honnête, ça n'a pas été une franche partie de plaisir.

 

736 pages, c'est long.

 

Je n'ai pas habituellement peur des pavés, c'est donc en toute innocence que je me suis lancée dans ce roman prévu au programme du club (respire Sandra, tout va bien se passer je t'assure) (et pas uniquement parce que je suis bien élevée).

Je n'ai pas non plus l'habitude des romans historiques.

(bien évidemment, comme toutes les filles (enfin je crois) j'ai eu ma période Jeanne Bourrin)

(les amours blessées, tout ça)

(ce qui engendra plus tard de cruelles désillusions dans ma vie d'adulte)

(comment ça, tous les hommes ne sont pas des poètes?)

(on devrait l'interdire en fait)

(comme si on avait besoin de ça)

 

Bref, je me suis plongée dans ce roman sans aucun a priori, ni aucune crainte.

Au début tout allait bien, j'étais contente de retrouver Istanbul, cette ville que j'avais tant aimé l'été dernier.

Je reconnaissais les lieux, tout me semblait plus ou moins familier; j'étais bien. Tout me transportait: l'intrigue, l'exotisme, le style.

Mais aujourd'hui me faut bien avouer tout de même que cette lecture ne fut pas qu'une partie de plaisir.

 

Si au début le décor et l'histoire m'enchantèrent, j'ai eu plus de mal à m'accommoder du style pas toujours simple (cela faisait bien longtemps que je n'avais pas cherché autant de mots dans le dictionnaire).

En fait je crois qu'il ne faut pas aborder ce roman en s'attendant à une véritable intrigue policière (comme je l'ai fait, vous l'aurez compris). Car au final celle-ci n'est qu'un prétexte au tableau d'une époque, d'un univers, d'un récit. Qui prend son temps, qui fait des détours. Par une intrigue amoureuse, et surtout par une confrontation des codes picturaux d'Orient et d'Occident, vrai sujet du livre (enfin, d'après moi).

Alors oui c'est vrai, le style d'Ohran Pamuk est parfois un peu difficile. Et le suspense est parfois mis de côté, au profit de considérations plus élevées ou bien de détours plus enlevés.

Je ne vais pas mentir, je n'ai pas pris un plaisir fou à cette lecture.

Mais je crois que si je l'avais lu en vacances la donne aurait changé; je l'aurais certainement terminé plus rapidement. Car ce qui a fini par me lasser, c'est surtout de ne pas constater ma progression (au niveau du nombre de pages, cela finit par être un peu décourageant), et d'en attendre un peu trop côté suspense (j'avais en tête Le cercle de la croix de Iain Pears, où le rythme est pour le coup vraiment haletant).

J'aurais sans doute apprécié davantage les détours colorés qu'emprunte Pamuk pour nous raconter son histoire... alors que là j'ai connu de vrais passages à vide.

J'ai appris tellement de choses (sur l'art de la miniature dans l'empire ottoman, et j'en passe) et j'en suis vraiment contente.

 

Mais je suis aussi vraiment contente de l'avoir terminé, et de pouvoir recommencer à lire pour le plaisir.

(j'ai lu un article très alléchant sur le dernier livre de Pamuk dans Télérama (je sais je sais,je suis un cliché)  (et alors?), mais je dois avouer que le nombre de pages m'a freinée) (647!!!))

 

Patti Smith, me voilà!