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Les humeurs de Violette

Les humeurs de Violette

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L'école du pouvoir

L'école du pouvoir

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Je me suis toujours demandée (sans être nihiliste, attention) comment on pouvait avoir envie de faire carrière en politique, d'où provenaient les forces de ces surhommes qui semblent passer au travers des nuits sans sommeil et des coups de pression, qui ont toujours de l'à-propos...

(quand on peut faire la grasse matinée le week-end)

(en même temps, il vaut mieux que certains se dévouent)

(car si l'humanité devait compter sur moi, on n'aurait pas encore découvert le feu)

 

Après avoir regardé "L'école du pouvoir", je n'ai pas totalement élucidé ce mystère, mais la fascination que ces hommes et femmes exercent sur moi a décuplé (je suis fascinée par les élites, je l'avoue).

La qualité de ce téléfilm est vraiment exceptionnelle, tant par la richesse et la subtilité des personnages que par ses dialogues si justes, et son scénario qui évite les caricatures.

Du concours d'entrée à leurs débuts dans la vie réelle, on suit le parcours de cinq jeunes énarques (promotion Voltaire, la même que Royal, Hollande, de Villepin, etc etc...) aux ambitions, convictions, parcours, origines et éthiques différents.

Leurs séminaires, les stages en France profonde ou en Afrique, la politique d'une école pour certains purement républicaine et pour d'autres "école de l'ambition", les premiers choix politiques, les engagements, les désillusions...

Impossible de ne pas se laisser embarquer par cette fresque inspirée et bien jouée qui se déroule de 78 à 85, avec en toile de fond l' "au revoir" de Giscard, la victoire de Miterrand, l'assemblée nationale à majorité socialiste, avant les terribles revers...

(et voir les hommes politiques dans leur prime jeunesse)

(et Noël Mamère journaliste à Antenne 2)

(et PPDA avec des cheveux)

(et les minitels)

(et la Bastille en 81)

 

Et la petite histoire qui s'imbrique dans la grande, forcément, tout en maintenant un équilibre savant entre les affaires sentimentales et les affaires d'Etat.

 

Du grand art.