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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 00:00

la-ballade-de-l-impossible-le-livre-copie-1.jpgSans que je m'en aperçoive vraiment, j'ai été petit à petit captivée par cette histoire.

Pourtant, à la lecture des premières pages, la familiarité de ton (écriture de Murakami ou traduction?) me déplaisait un peu, et j'avais du mal à m'attacher à Watanabe, héros mutique et mystérieux.

Mais assez rapidement, sans que je parvienne vraiment à le comprendre ni à l'expliquer, j'étais prise par les personnages, le climat, l'ambiance; presque malgré moi finalement.

J'étais tellement heureuse cette après-midi de pouvoir lire la seconde moitié d'affilée!

Et en même temps un peu triste de l'avoir déjà terminé.

 

Car Murakami m'a emmenée loin, beaucoup plus loin que ce que j'avais imaginé en commençant ce livre.

 

Sur fond de révolution (le récit se passe dans le Japon de la fin des années soixante), La ballade de l'impossible est un livre magnifique sur le sentiment amoureux, le désir, les différents deuils de la vie et le temps qui passe.

 

Le dépaysement est total, et en même temps le récit tellement moderne que l'on oublierait presque ce contexte historique, si quelques allusions aux Beatles, mini-jupes et surtout aux mutations de l'époque ne se rappelaient à notre bon souvenir.

 

L'écriture de Murakami, un peu trop basique à mon goût au début, réussit grâce à cette simplicité à transmettre cette histoire de manière brute, toute en émotions, sentiments, contradictions, tendresse, érotisme, sans que cela ne soit à aucun moment gênant ni impudique (même les passages explicites sont délicats et touchants, et même les propos sans complexes de Midori ne sont jamais vulgaires).

 

Et finalement, malgré tout ce que l'on pourrait penser, ce récit se fait l'écho d'une pulsion vitale irrépressible, et est en ce sens porteur d'espoir.

Enfin, c'est ce que j'ai ressenti en le terminant.

 

Je ne sais pas si le réalisateur qui a adapté le film au cinéma (Tran Anh Hung, à qui l'on doit entre autres L'odeur de la papaye verte) aura su éviter l'écueil de la sentimentalité et de la jolie reconstitution historique en costumes, bande-annonce et images léchées à la clé.

Après avoir regardé la bande-annonce, j'ai bien peur que ce ne soit pas le cas...

 

En tous cas, j'ai bien l'intention de poursuivre ma découverte de Murakami (enfin, quand ma table de nuit sera un peu plus dégagée...).

 

Et surtout, depuis que j'ai refermé ce livre, et encore plus après avoir revu Lost in Translation, j'ai comme une furieuse envie d'aller au Japon....

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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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commentaires

Asphodèle 10/08/2011 17:12


Aaah !Je l'ai lu fin juin je crois, j'ai adoré ! J'avais aussi bien aimé (dans un autre genre) Kafka sur le rivage il y a quatre ans (environ, moi et les dates...) Un coup de coeur ce livre, bien
que pas convaincue non plus au départ...
au fait JE T'AI TAGUEE ! Allez fais-nous une humeur Renaissance, on va se régaler !


leshumeursdeviolette 13/08/2011 20:32



Oh mon Dieu je viens de voir ton commentaire!


Je vais de ce pas m'atteler à la Renaissance, je vais essayer d'être à la hauteur ;)



George 09/08/2011 10:29


je l'ai acheté dernièrement et ce que tu en dis me plaît beaucoup. J'aime beaucoup Murakami !


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