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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 07:49

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Si je connaissais la peinture du Caravage, je ne connaissais pas le personnage. J'ai toujours une fâcheuse tendance à imaginer les hommes du passé en de gentils bonshommes vêtus de costumes d'époque.

(ambiance son&lumière)

(allez savoir pourquoi...)

(cette tendance désespérante est malheureusement tenace, la garce)

 

J'ai donc été successivement surprise et piquée par la vie tourmentée et mouvementée du Caravage en regardant un documentaire sur Arte.

Quel mauvais garçon! Il ne pouvait que m'intéresser davantage.

(éternel fantasme du bad boy)

(figure incontournable de ma mythologie personnelle)

(tout ça c'est à cause de Dylan, c'est avec lui que tout a commencé)

 

Je vis ensuite l'exposition de Montpellier, et entamai dans la foulée le roman de Dominique Fernandez.

J'ai lu ce pavé (786 pages tout de même!) assez rapidement, même si les dernières pages me demandèrent plus d'efforts que les premières.

Au début j'étais totalement captivée: le pouvoir d'attraction de l'Italie, une période de l'histoire italienne que je ne connaissais pas (j'ai quand même passé quelques heures sur wikipedia pour combler mes lacunes), les moeurs d'une autre époque, la contre-réforme, les jeux politiques des différents partis... j'apprenais, je voyageais, fascinée, emportée.

Puis j'ai commencé à avoir quelques réserves, essentiellement sur les relations sentimentales que Fernandez prête au Caravage. Si j'ai trouvé assez intéressant le récit imaginé de l'enfance de Michelangelo Merisi (à part quelques pages faciles sur son rapport au père... un peu trop capillotractées à mon goût), son éveil aux sens et sa découverte de la sexualité, ses liaisons supposées avec Mario, puis Gregorio, ne m'ont pas du tout convaincue. Ces relations m'ont semblé manquer de naturel et de crédibilité (surtout les horripilants rituels de Mario; quant à leur mot de passe... ahem), et déservent même le roman par moments. Leur artificialité a pris de plus en plus de place dans ma lecture, et a presque gâché mon plaisir dans le dernier tiers.

Je ne suis pas contre la spéculation et l'imagination, mais j'ai trouvé qu'ici le trait s'épaisissait au fil du récit, me poussant à en finir au plus vite.

L'auteur est érudit, c'est certain, et si je ne regrette pas cette lecture qui m'a enrichie à plusieurs égards, j'aurais préféré qu'Oates s'empare de ce fascinant personnage qu'est le Caravage!

Cela aurait été autrement captivant.

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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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commentaires

George 30/09/2012 18:17

Je retiendrais surtout la première partie de ton billet et donc il n'est pas exclu que je lise ce roman un jour. Dominique Fernandez a un plume très érudite, ce n'est pas toujours évident mais on
apprend toujours plein de choses en le lisant.

leshumeursdeviolette 02/10/2012 13:29



C'est vrai qu'on apprend beaucoup de choses.


Mais j'ai l'impression que Fernandez déchaîne beaucoup de passions. Dès que je disais que je lisais ce livre, tout le monde y allait de son petit couplet sur Fernandez...



Lili Galipette 26/09/2012 09:49

Bon, je ne lirai pas ce livre, même s'il m'intéressait. Merci pour cet avis éclairé !

leshumeursdeviolette 30/09/2012 12:44



Tout le plaisir est pour moi ;)



My Little Discoveries 26/09/2012 08:49

Pour bien faire, je devrais lire ce livre avant d'aller voir l'expo à Toulouse, mais tu me décourages...!

leshumeursdeviolette 30/09/2012 12:44



Désolée... Mais si tu te renseignes sur l'histoire du Caravge, ce devrait être suffisant. Et puis, tu peux aussi faire ça après l'expo... Je ne pourrai pas voir l'expo toulousaine, alors je
compte sur toi pour un compte-rendu ;)



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