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Les humeurs de Violette

Les humeurs de Violette

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La métamorphose?

La métamorphose?

Est-ce parce que je n'ai pas grandi à Paris?
(minute provinciale du lundi soir bonsoir) 

Parce que j'ai commencé à travailler à vingt ans?
(minute Zola d'automne, bonsoir) 

Que je n'ai jamais été insouciante? 

(minute protestante du mois, bonsoir) 

Ou bien parce que je suis trop vieille? 

(minute angoisse quotidienne, bonsoir)

 

En dépit de mon ouverture d'esprit,
(exceptionnelle pour un lundi soir d'automne, à noter)
de ma bonne humeur,
(fait encore plus exceptionnel pour les raisons citées précédemment ci-dessus)
de la jolie jupe que j'avais mise pour honorer ce lundi,

(rien à voir, mais j'aime bien les rythmes ternaires)
je n'ai pas aimé "La Vie au ranch".

 

ranch1.jpg

 

Du tout.

Du tout du tout.

Je me suis même ennuyée.
Je les ai trouvés toutes très très parisiennes.
Agaçantes en fait.

A mille lieues de moi.

(même si je m'y suis un peu retrouvée malgré tout, mais par égard pour mes parents je n'entrerai pas dans les détails)

 
(il y a même un instant où je me suis demandée: "mais que font leurs parents?")
(et après j'ai transpiré sur mon siège, terrorisée en repensant à ce qui m'avait traversé l'esprit)

Trop stylées, trop minettes, trop tout.

J'avais envie d'écraser leurs cigarettes, d'éteindre leur chaine hi-fi, de les passer sous la douche.

Et pourtant moi aussi je fume en pyjama parfois.
(mais je n'ai jamais les cheveux gras, Dieu m'en préserve)
(et je me lave toujours les dents avant d'aller me coucher)
(prémices d'un vieillissement accéléré?)

Heureusement, il y a quand même des scènes assez justes, et j'ai envie de revoir bientôt certaines de ces jeunes actrices.

Et, même s'il est très (trop à mon goût, cela aurait gagné à avoir une portée plus universelle) parisien, ce film a le mérite d'être un instantané des minettes parisiennes d'aujourd'hui.

Langage, attitudes, fringues, tout y est, rien ne manque.


Mais en ce lundi soir d'octobre, j'ai sacrément l'impression d'être une vieille conne.

 

En plus je ne sais même pas qui est Benjamin Siskou.

 

...