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Les humeurs de Violette

Les humeurs de Violette

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Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, bis repetita

Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, bis repetita

grd 408

 

L'année dernière, sur le conseil d'une de mes géniales libraires (on reviendra bientôt au génie des libraires), j'avais découvert ce texte de Darina Al-Joundi et Mohamed Kacimi qui m'avait conquise et remuée à la fois.

 

Je suis en général un peu effrayée par le théâtre,

(comme par tant de choses)

(les araignées géantes dans Paris, entre autres)

(non mais franchement on est à Paris, qu'est-ce que vous fichez là avec vos longues pattes velues?)

(en plus il fait vraiment froid maintenant, si j'étais vous, je partirais pour une contrée chaude et humide)

(bref)

mais quand j'ai lu dans Causette

(oui je suis abonnée à Causette maintenant)

(je travaille ma schizophrénie)

(entre ELLE et Causette c'est le grand écart, de la gym de compétition pour mes petites méninges)

que Darina Al-Joundi jouait sa pièce à Paris, j'ai oublié ma peur du théâtre et j'y suis allée.

 

La mise en scène, plutôt dépouillée, fait la part belle au texte, à sa crudité, son alternance entre comique et douleur sans hiérarchie ni autre ordre que celui de la vie.

Je m'en souvenais assez bien, mais lire un texte et l'entendre de la bouche de son auteur sont deux choses bien distinctes. Voir Darina Al-Joundi déclamer ce texte, son texte, est une expérience incomparable.

Qui m'a happée de la première à la dernière phrase.

Et heureuse d'avoir été emportée, secouée et émue à nouveau.

 

A ne pas manquer, Darina Al-Joundi joue jusqu'au 28 Janvier au théâtre Essaïon (Paris 4ème).