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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:58

images.jpgJe l'avoue, j'ai commencé cette lecture avec un peu de mauvaise volonté. J'ai découvert Edith Wharton il y a peu, et n'avais lu jusqu'à présent que deux de ses romans, Eté et La splendeur des Lansing, que j'avais beaucoup aimés.

Mais ces New-Yorkaises, je l'avoue m'inspiraient assez peu (sans doute étais-je également sous le contrecoup de l'overdose gatsbyenne qui dure depuis quelques semaines maintenant).

C'est donc de mauvaise grâce que je m'y suis mise, alors que j'avais envie de tout autre chose, tout en espérant par devers moi qu'Edith Wharton me donnerait tort - il n'en fut malheureusement rien.

Aucun des personnages ne parvint à me toucher particulièrement: Pauline m'épuisa dès sa première apparition (même s'il s'agit là d'une volonté - réussie - de Wharton, c'est agaçant à la longue), Nona me séduisit d'abord puis me lassa aussi avec ses poses de gardienne de la raison et de garante du bonheur de ceux qui l'entourent, Lina aurait gagné en crédibilité si son caractère avait été moins prévisible et plus ambigu, Jim aussi inconsistant que transparent, la bonhommie de Dexter m'a endormie, l'Amalasuntha m'a presque autant fatiguée que Pauline, j'aurais aimé que son Michelangelo pointe le bout de son nez et ajoute un peu de piment dans ces bavardages sans fin, et je crois avoir préféré Cedarledge à New-York qui d'habitude me fait tant rêver...

Bien sûr, l'écriture d'Edith Wharton est plaisante et fine comme à son habitude, sa peinture acerbe des rapports humains et le regard féroce qu'elle porte sur ses contemporains et leurs lubies est souvent jouissif, mais cela n'a pas pris dans ce roman. Le canevas de base n'étant pas d'une originalité folle, les scènes répétitives sont lassantes et les rebondissements prévisibles. Sauf celui de la fin dont je n'ai malheureusement pas vu ni compris l'intérêt dramatique...

Et ma déception s'est accentuée au regard du thème que nous avions choisi au Club. Certes, l'action se déroule aux Etats-Unis et non dans cette vieille Europe, mais en dehors de cette situation géographique, Les New-Yorkaises n'apportent pas d'éclairage particulier sur la société américaine - dommage.

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Club des lectrices
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commentaires

Missycornish 21/06/2013 15:52

Dommage que tu n'ai pas aimé, j'ai ce roman dans ma PAL. En ce moment je lis justement un roman d'Edith Warthon les Boucanières et c'est vraiment très bien, c'est une fresque passionnante. Je viens
aussi de chroniquer un roman d'Henry James Washington Square qui me rappelle énormément le style d'Edith Warthon. Les thèmes sont aussi analogues.

leshumeursdeviolette 24/06/2013 22:42



Je crois que j'ai eu ma dose de Wharton malheureusement ;)


Mais pourquoi pas Henry James? Je n'ai encore rien lu de cet auteur.



Delphine 03/06/2013 10:08

Tout à fait le même ressenti que toi. Effectivement, on est loin de notre thème en plus, dommage... Moi je crois que ça m'a vaccinée définitivement d'Edith Wharton.

leshumeursdeviolette 20/06/2013 10:15



C'est vrai que même si les filles m'en ont conseillé d'autres, je suis totalement refroidie...



Lili Galipette 03/06/2013 07:53

Même sentiment pour moi, alors que j'avais vraiment aimé ma première lecture du livre...

George 03/06/2013 07:42

Bon ça a le mérite d'être clair ! Je ne l'ai pas encore lu, je rechigne un peu et ton billet me fait rechigner encore plus.

leshumeursdeviolette 20/06/2013 10:14



Je pense que le compte-rendu rendu du club t'aura encouragé à ne pas le lire ;)



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