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Les humeurs de Violette

Les humeurs de Violette

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Métro parisien... cher amour

Métro parisien... cher amour

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Ou comment enchaîner en moins de deux heures un palmarès flamboyant:

 

• Une surpopulation inquiétante, avec un taux de densité au mètre carré absolument terrifiant en termes d'hygiène et de liberté individuelle (de ses mouvements).

(parce que, sachons-le, on n'est jamais collé-serré avec Brandon ou Brenda)

(mais plutôt avec Robert qui vient de faire un déménagement et qui apparemment est passé à côté d'une des inventions les plus révolutionnaires de notre siècle)

(le déodorant)

(fonctionne aussi avec Micheline et le dentifrice)

(malheureusement on ne choisit pas)

(et déjà si on ne se prend pas une main déplacée on peut s'estimer heureuse)

 

• A nouveau la même densité effrayante (parce qu'à deux, c'est mieux), comme quoi changer de ligne ne résout pas tous les problèmes.

(une philosophie de vie à retenir, m'sieurs dames)

(life is a lonesome way, and)

(bref, vous avez compris)

 

• Une de mes préférées: la 12 et ses wagons remplis de mâles dominants de retour d'un obscur salon Porte de Versailles. En général ces messieurs sont un peu alcoolisés (le champagne mousseux Listel coule à flot sur les stands moquettés de bleu), ont l'humeur coquine avec toutes les demoiselles ayant le malheur de partager leur wagon, le regard bovin et les pupilles dilatées; on imagine aisément la fin de la troisième mi-temps, heu pardon, de la soirée: "S'cusez le, mamzelle, HIPS", "Beniléoulnouvodirecteuhrcômcialdlaraigion???", "C'est quand l'heure de l'apéroooooooooo??????????"... (soupir)

 

• On enchaîne avec le massacre de Julio Iglesias à l'accordéon (je ne le porte pas spécialement dans mon coeur, mais quand même!), puis en bonus l'indétrônable Besame mucho, décidément toujours aussi bien placé au Top 50 souterrain depuis cinquante ans au moins.

(mais pourquoi????)

(pourquoi sur une ligne où il n'y a pas de touristes mais que des parisiens gris qui font la gueule (dont moi) et rêvent de leur lit)

(et de silence aussi)

Heureusement, certains interprètes ont compris qu'il ne fallait pas tout miser sur leur voix, mais également sur le look, et cette fois-là la vision de cette paire de richelieus bicolores vernis (non, ce n'est pas trop pour une seule paire) m'a délectée.

 

• Un vieux papi libidineux (en sortie avec mamie, le caniche, et la chevalière, comme il se doit), et un couple fraîchement rabiboché (avis aux amateurs: si vous aimez le théâtre, vous pouvez vous quitter et vous retrouver sur le même quai à partir de minuit, parce que bon il faut quand même un certain laps de temps entre chaque rame pour avoir le temps de bien s'engueuler d'abord, puis de se réconcilier ensuite) plus tard, toute balade souterraine s'achève fatalement par le bouquet final: le vomi. Pendant ou après, peu importe; personnellement j'y ai toujours droit au moins une fois par semaine.

 

 

Article non sponsorisé par la ville de Paris