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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 09:37

J'ai failli à mes bonnes résolutions.

 

into-the-wild-1.jpgJ'ai regardé Into the Wild. Et même si certaines coquetteries m'ont agacée (la musique, bien que parfaitement adéquate, un peu trop omniprésente à mon goût, certaines coquetteries visuelles et surtout l'usage des ralentis complètement superflus), comment ne pas être fasciné par cette histoire?

Encore plus d'actualité aujourd'hui, quand tant de jeunes occidentaux font le choix de mettre la réalité entre parenthèses pour faire le tour du monde sac au dos?

(Le Monde magazine (ou était-ce encore Le Monde2?) avait publié un portfolio plutôt amusant de ces jeunes aux quatre coins du monde, ayant tous plus ou moins le même discours et le même parcours, mettant ainsi en évidence la banalité, voire presque la fatuité pour certains, d'une telle démarche).

On s'est tous un jour posé la question de partir à l'aventure, hors des sentiers battus, hors du système. En voilà un qui l'a fait, et jusqu'au bout. Le fait qu'il s'agisse d'une histoire vraie interpelle et remue encore plus de questions que prévu...

Questionnements qui ne sont pas près de disparaître de mon esprit...

D'autant plus que l'omniprésence de Thoreau dans ma vie en ce moment soulève chez moi de grandes interrogations. Je n'ai jamais été vraiment troublée par les coïncidences mais là c'est assez fort: je ne connaissais cet homme des bois ni d'Eve ni d'Adam (je sais), je le découvre au travers d'un article dans le Télérama spécial Forêts, deux jours plus tard Patrick Mulvaney (voir ci-dessous) le cite, et enfin dimanche c'est Alex Supertramp qui s'y colle!

Dois-je y voir un signe du destin? (moi qui n'y crois pas)

Dois-je tout plaquer pour devenir garde forestière?

Ou encore faire le tour de toutes les forêts du monde?

(si quelqu'un a la réponse, merci de bien vouloir me contacter par mail)

(même si soyons honnêtes je ne pourrais jamais partir en Alaska)

(monter une tente toute seule, ok, mais tuer une bête et la dépecer, non merci)

(en plus j'ai trop peur des araignées)


 

 

9782253157502FS.gifEn parallèle j'ai lu Nous étions les Mulvaney.

Enfin, dévoré serait un terme plus adéquat. Je n'avais pas lu aussi intensément depuis longtemps. Impossible de le refermer, même (surtout) à deux heures du matin. Mais comment laisser les Mulvaney?

La force fascinante des récits de Joyce Carol Oates m'a toujours captivée, mais je ne crois encore jamais à ce point.

Ce matin c'est complètement lessivée que j'ai lu la dernière page.

Epuisée et complètement retournée.

Le déclin, la désagrégation et la lente et longue souffrance d'une famille américaine pas comme les autres, le récit d'un gâchis, le rêve américain brisé, les travers d'une société étouffante et bien-pensante, l'impossibilité de surmonter les regards et dires de ses concitoyens...

Un roman vraiment bouleversant.

 

 

 

Et voilà, le week-end est bel et bien terminé maintenant.

Je ne suis pas partie, mais j'en ai eu l'impression.

Trois jours au beau milieu des immenses espaces américains.

Le retour à la réalité du métro va m'être bien difficile...

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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commentaires

carmadou 17/08/2011 18:29


Il ne faut pas s'emballer trop vite. "Garde Forestière" n'est pas un métier révé, il semble que les suicides se multiplient dans la profession (il n'y a plus de métier heureux ;-). Cf article
ci-dessous

http://www.lepoint.fr/debats/garde-forestier-il-n-y-a-donc-plus-de-metier-heureux-01-08-2011-1358403_34.php


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