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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 06:45

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Depuis que j'ai vu Violette, j'avais la ferme intention de découvrir le travail de Violette Leduc, et c'est sur Ravages que j'ai jeté mon dévolu lors d'un passage en librairie.

L'écriture de Violette Leduc est aussi épidermique que son personnage dans le film de Provost. Epidermique et tranchante, profondément dérangeante, à l'image du personnage principal de ce roman, Thérèse, en qui on ne peut que voir un double de l'auteur (relations compliquées avec sa mère, impossibles avec les autres).

Ravages n'est pas une lecture facile, on est souvent irrité, désarçonné, poussé dans ses retranchements par une Thérèse qui n'a de cesse de se faire aimer, tout en aimant si mal. Ce personnage n'a rien de sympathique, ni même de compréhensible au début, et pourtant son chemin douloureux, ravagé, est captivant.

L'écriture de Violette Leduc, violente et âpre, impressionne par son économie et sa lucidité. En une phrase, en une simple phrase, elle raconte toute une vie.
"Une heure dix à l'horloge ronde périclitait. Pendant ce temps-là, la noce que Marc avait photographiée s'abreuvait, le tulle se salissait."

Ravages est un livre dont l'on sort exsangue et sonné, une pointe d'amertume au fond du gosier.

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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commentaires

Lili Galipette 16/01/2014 07:31

Oh, tu me donnes presque envie de retenter le coup !

leshumeursdeviolette 26/01/2014 20:11



Je serais curieuse d'avoir ton avis en tout cas.



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