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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 01:01

Cela faisait quelques mois déjà qu'il traînait sur mon bureau, toujours sous blister.

(je sais)

(comme les vieux)

(et je sais que ça craint, c'est bon)

 

Je l'avais acheté juste après avoir revu Mulholland Drive, obéissant à une mouvance lynchienne de saison, et influencée par la caution cannesque (palme d'or 90, s'il vous plaît).

 

Tout ça pour au final le laisser prendre la poussière des semaines durant.

 

wild_at_heart_ver11.jpgIl me faisait un peu peur en fait: la couverture kitsch, le résumé ("un monde étrange, sensuel et cruel") (je sais bien que c'est comme les quatrièmes de couverture, souvent peu représentatif de l'oeuvre, mais, comme pour ces dernières, je n'ai pas pu m'empêcher de le lire), la durée (127mn ça fait un peu peur quand la motivation est en berne).

 

J'ai longtemps repoussé le rendez-vous.

Jusqu'à ce soir.

Où j'avais envie d'un film inédit, pour changer.

 

Quelle claque!

 

Passé un court temps d'adaptation (voir Nicolas Cage jeune, s'habituer aux looks très datés qui curieusement vieillissent assez bien, se remettre dans l'ambiance lynchienne), la magie prend.

On est rapidement embarqué par cette d'histoire d'amour jamais niaise dont le couple, d'étreintes charnelles hautement passionnées aux confessions sur l'oreiller, gagne en profondeur au fur et à mesure.

J'ai retrouvé l'ambiance lynchienne si particulière qui m'avait séduite dans Mulholland Drive: des personnages secondaires aussi étudiés que les rôles principaux (la mère et Dafoe en tête, mais les autres ne sont pas en reste, mention spéciale à Isabella Rossellini en fausse blonde); une galerie de personnages d'arrière-plan farfelus et touchants pour certains (les zigotos de l'hôtel, le petit vieux de la station service), vaguement angoissants pour d'autres (M.Reindeer qui vit luxueusement, entourée de créatures à demi-nues); des plans qu'on pourrait estimer gratuits mais qui apportent au film une note absurde et poétique à la fois (je pense notamment à l'apparition des trois grâces obèses qui tournent un film pornographique dans la chambre voisine de nos héros); quelques touches de "paranormalité" (la boule d'une mystérieuse voyante) qui font craindre un mauvais sort (cet accident ne serait-il pas un mauvais présage?); et une bande originale littéralement envoûtante (entre Chris Isaack et Cage qui chante du Presley)...

Rajoutez à cela un road-movie jusqu'au Texas, donc des décors à couper le souffle, un montage au poil et des plans stylisés, le tout dans une ambiance magiquement ozesque...

 

Sailor&Lula est une histoire flamboyante, où le sexe comme la violence (la première scène, l'accident, les nouvelles atroces que Lula entend à la radio) sont exacerbés, sans que le film ne paraisse grandiloquent, mais au contraire lyrique.

 

wild1.jpg

 

Un pur chef d'oeuvre!

 

sailor_et_lula_wild_at_heart_1989_reference.jpg

Elle est pas belle Isabella?

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Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
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commentaires

Asphodèle 08/05/2011 14:44


Si si si !! Un souvenir grandiose mais...lointain, je veux le revoir çuilà !!^^


leshumeursdeviolette 10/05/2011 23:20



Je ne saurais que trop te le conseiller!


En plus c'est collector, ça date de l'époque où Nicolas Cage ne tournait pas que des navets!



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