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Les humeurs de Violette
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Shakespeare in Love

Shakespeare in Love

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Je me souviens, j'avais treize-quatorze ans.

Ce qui est sûr c'est que j'étais en quatrième, en plein dans cet âge pourri où tout est nul, où on rêve d'avoir un super petit ami trop beau trop cool trop tout (sauf qu'avec le recul en revoyant certains photos on comprend mieux pourquoi rien de tel n'est arrivé).

Et j'avais pleuré à la fin (et j'avais essuyé mes joues à la va-vite pendant le générique pour ne pas perdre la face) (je me souviens m'être fait démasquer par mon père: "Ah bon, t'as pleuré?") ("ben oué c'est trop triste, 'tain tu comprends rien t'es vraiment qu'un vieux naze") (treize ans, quel bel âge, disions-nous...).

Je voulais me transformer en Gwyneth Paltrow, elle était mon icône absolue (en plus à l'époque elle était fiancée avec Brad Pitt) (et même qu'il lui avait offert une montre Panthère de chez Cartier) (ah non, mince, c'est faux, elle venait de rencontrer Ben Affleck sur ce tournage précisément) (ah, la vie d'artiste...) (allez savoir pourquoi mon cerveau retient tout ça, alors que je ne me rappelle jamais mon numéro de sécurité sociale) (ce doit être une question de priorités dans la vie...).

Plus de dix ans plus tard (oué ben ça va hein, pas la peine d'en rajouter), le charme opère toujours, et la fontaine de larmes est toujours au rendez-vous (plus efficace qu'une crème anti-rides).

Il faut dire qu'il est drôlement bien ficelé, ce film. A priori ça a l'air d'une histoire d'amour de plus, en costumes et avec de jolis acteurs. Sauf que le scénario est super bien chiadé, avec de petites allusions fines à l'oeuvre de Shakespeare, et des dialogues plus subtils qu'ils n'en ont l'air.

Ça, c'est pour la caution intelligente, genre je me cultive, je ne fais pas que rêver et me faire du mal devant une histoire d'Amour (oui avec un grand A) hautement improbable.

Certes, si j'apprécie cette dimension "supérieure" à sa juste valeur, il me faut avouer qu'il m'est aussi très agréable de me rincer l'oeil devant Joseph Fiennes, le seul homme de la création à rester sexy avec des mains dont la propreté est douteuse (mais c'est l'encre de sa plume! so romantic...), une boucle d'oreille (que les fans de P.Diddy me pardonnent) et surtout un petit collant bleu.

(est-ce que quelqu'un a des nouvelles de ce charmant jeune homme tragiquement disparu depuis?)

 

Tout ceci explique et pardonne:

- mon look de panda éploré en fin de soirée;

- mon envie subite de longue et blonde chevelure ondulée;

- l'écoute en boucle de musiques tristes et pathétiques (ambiance retour à mes treize ans).

 

 

Il est temps que je m'offre de nouveaux dvd.

 

 

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Il est pas trop beau, ce poète maudit?

(en plus, il irait tellement bien avec mes taches couleur vanille)