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Les humeurs de Violette

Les humeurs de Violette

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TGV mon amour

TGV mon amour

300_kmh.jpgJ'aime bien prendre le train.

Ou plutôt: j'adore prendre le train.

J'aime commander mes billets longtemps à l'avance, et j'aime les poser à leur place (maniaque? moi?).

J'aime qu'ils m'attendent, même si le départ est pour dans trois mois. Cette perspective n'est pas pour me déplaire.

J'aime arriver en avance à la gare (stress mon amour), j'aime être une des premières à m'installer à bord.  

J'aime sortir mes magazines (toujours les mêmes, spécial TGV: Biba, Cosmo, que du lourd quoi),

Parenthèse: un jour je lisais le supplément sexe du Cosmo à côté d'une dame... d'un certain âge qui lisait Pélerin magazine! Je ne saurais dire qui était la plus rouge de nous deux.

mon livre, mon ipod (parce que trois heures sans Vincent Delerm, c'est beaucoup trop long), mon écharpe (parce qu'il fait toujours froid dans le train)... Je me love contre la fenêtre, et je suis prête pour trois heures de bonheur, de lecture et de glande autorisés (culpabilité mon amour).

 

Sauf que.

 

On a beau avoir le choix: fenêtre ou couloir, voire même une place isolée quand on a de la chance (ou de l'argent, une raison de plus pour enrichir la Française des jeux jouer au loto), en haut ou en bas... on ne peut pas (encore?) choisir le wagon sans enfants.

Comme je suis une fille étonnamment chanceuse, je tombe toujours sur le wagon rempli d'enfants; au choix: famille nombreuse, retour de classe de neige... Trop de choix tuant le choix (c'est bien connu), je ne saurais vraiment pas désigner mon favori.

Le train de la joie (♬♪♫ de la vie, des amis ♬♪♫... hum) se transforme alors en train de l'angoisse, ambiance "Voyageurs au bord de la crise de nerfs".

Et c'est parti pour la minute scatologique (dont le champ sémantique varie en fonction de l'âge), suivie de la minute 1000 bornes ("le temps est écroulé Thomas, le temps est écroulé!!!"), pour finir (en beauté) avec la minute pétage de plombs (de la mère/du père/du gentil moniteur qui sature - en même temps, au bout de dix jours/ dix mois/ dix ans, je me mets leur place)...


Même en poussant le volume au maximum, je ne peux pas être en parfaite symbiose avec Benjamin Biolay et pleurer tout mon soûl dans mon écharpe...

Trop dur ma vie.

 

Heureusement pour moi, le temps finit toujours par "s'écrouler".

 

(ouf)