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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:07

Une-Nuit-Affiche-France

 

Ne pas aller cinéma nuit à la santé.

Même si c'est lundi, même si le lundi c'est pourri, même si on n'a qu'une seule hâte, le lundi: rentrer chez soi, sous la couette exactement.

Même s'il ne fait pas froid, même s'il ne pleut pas, même si finalement il n'était pas si pourri que ça, ce lundi.

Bien m'en a pris, hier lundi, d'aller voir Roschdy.

(je sais c'est nul, mais j'étais partie dans les rimes en "i")

(c'est à cause de lundi)

(car c'est toujours la faute du lundi, qu'on se le dise)

 

Au départ un peu stressée,

(par l'odeur de poireaux diffusée par mon panier bio)

(après avoir redouté qu'on me refuserait l'entrée, j'imaginai un esclandre dans la salle)

("Non mais, elle peut pas les f***** ailleurs, ses poireaux?")

(je sais, j'ai une imagination délirante)

(et une propension au stress inutile aussi)

j'ai finalement réussi à faire abstraction de la fatale odeur.

(non, ça ne sent pas le poireau, non, ça ne sent pas le poireau, non, ça ne sent pas le poireau, non, ça ne sent pas le poireau...)

(vous l'aurez compris, depuis dimanche dernier la méthode Coué est ma meilleure amie)

 

Et à me laisser embarquer dans cette Nuit si particulière pour le Commandant Weiss.

On pressent rapidement que ce n'est pas une nuit ordinaire pour ce flic de la mondaine.

Comme son chauffeur pour la nuit (Sara Forestier), on le suit d'établissement en établissement, de boîtes chics en boîtes à partouzes, en passant par des clubs modernes sans âme et, à l'inverse, par de vieux cabarets transformistes (beaucoup plus sympathiques, soit dit en passant) (et qui ne sont pas sans rappeler David Lynch).

On rencontre une multitude de personnages hauts en couleur, du vieux travelo à la tenancière usée, sans tomber dans le cliché d'une vie nocturne idéalisée.

On roule dans Paris la nuit, la photo est belle, la musique envoûtante, et la magie de certaines scènes nous fait presque oublier la tension grandissante.

On se prend au jeu, on prend du plaisir à reconnaître les rues (et certains bars) de Paris, les acteurs - génial Roschdy Zem, Samuel Le Bihan qu'on retrouve avec plaisir, et, cerise sur le gâteau, Richard Bohringer!

 

Un peu grisé par tous ces scotchs et coupes avalés, par toutes ces cigarettes consumées, on se laisse surprendre par le petit matin.

Les lumières se rallument; la descente est rude.

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Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
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commentaires

luzycalor 16/01/2012 09:52

Très envie de le voir celui-ci. L'idée me plaît et les acteurs aussi.

leshumeursdeviolette 17/01/2012 23:44



Un très bon moment de cinéma, ça fait du bien!



Jeannette 15/01/2012 14:02

ouhha ! saisissant ta description (et non l'odeur du poireaux). Avec Richard Bohringer ... hum j'adore. surtout sa fille qui manque au ciné.... enfin à moi surtout

leshumeursdeviolette 15/01/2012 23:03



Les deux nous manquent!!!



Elisabeth 13/01/2012 03:14

Et bien cette critique me donne bien envie et me laisse penser que moi aussi j'aurais oublié cette odeur de poireaux!

leshumeursdeviolette 15/01/2012 23:02



;) Poireaux à part, il faut vraiment voir ce film!



Lili Galipette 10/01/2012 08:58

Une propension au stress inutile... Le drame de ma vie...
J'avais des doutes sur ce film, je vais me laisser tenter ! :)

leshumeursdeviolette 15/01/2012 23:01



Si tu trouves un remède au stress non justifié, pense aux copines :)



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