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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 06:19

Le nez dans mon bol de thé, j'écoutais distraitement la radio quand la délicieuse Clara Dupont-Monod commença à interviewer Jean-Claude Kaufmann.
Mais si, Jean-Claude Kaufmann, ce sociologue prolifique aux moustaches immenses et à l'absence notoire de cheveux, celui qui a écrit un livre sur le Premier matin, les relations internet, le couple, le sac des femmes...
Cet insatiable moustachu vient de publier un livre sur les fesses, les différentes normes dudit organe selon les pays, et ce que révèlent les effroyables tortures qu'on leur inflige.

Et Jean-Claude Kaufmann d'expliquer qu'en général les femmes n'aiment pas leurs fesses.
Trop grosses, trop basses, trop petites, trop plates, trop molles... la plupart des femmes portent sur leur derrière un regard moins que bienveillant.

C'est drôle, me dis-je alors, je n'ai aucun problème avec mes fesses.
Mes oreilles, mes jambes, mes cheveux, mes bras parfois, mes genoux souvent, mais mes fesses, non.
Sous le choc de cette révélation, je file me laver les dents (ah oui, j'ai aussi un problème avec mes dents).
Patatras, le bouchon du dentifrice tombe par terre, je me penche, et bim mes fesses - oui, mes fesses qui apparemment dépassaient un peu trop - heurtent le rebord de mes toilettes, propulsant mon arcade sourcilière vers le lavabo.
Par un réflexe surhumain de mes genoux (qui, s'ils me causent bien des tracas, sont parfois salvateurs), je parvins in extremis à éviter l'obstacle et à me redresser, saine et sauve certes, mais surtout effarée. 

Il était 8h50, j'étais une femme comme les autres; soudainement je détestai mes fesses.

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 06:40

jonasson-le-vieux.jpgCe roman a rencontré tellement de succès à sa parution que je me souviens avoir vu (pas toujours lu, je le confesse) une multitude d'articles à son sujet.
J'ai, je l'avoue, à l'égard des best-sellers une suspicion dont je ne parviens pas à me défaire, alimentée par mes peu nombreuses (mais bien réelles) tentatives.
Je dois malheureusement avouer que ce n'est pas ce roman-là qui me réconciliera avec la chose.
Le vieux... n'est pas mal écrit, non, mais pas superbement écrit non plus. Par contre Le vieux... est un peu saoulant. Si au début les péripéties d'Allan Carsson sont plutôt sympathiques, elles prennent rapidement le chemin d'une fantaisie trop loufoque pour séduire mais suffisante pour lasser, qu'il s'agisse de ses aventures de centenaire comme de celles qui ont précédé (et je ne parle pas de la fin).
Staline, Mao Tse-tung, deux présidents américains, un éléphant, des gangsters stupides, un chien, des pastèques... L'indigestion m'a gagnée au bout du troisième chapitre je crois, et me suis rapidement octroyée la permission de lire la suite en diagonale.
Les personnages sont hauts en couleurs pourtant, certains mêmes attachants, mais le récit est too much, et a un petit air de déjà-vu, comme un dérivé nordique de films américains pseudo-déjantés, dérivés de Tarentino.
Il paraît d'ailleurs que le film sera bientôt adapté au cinéma, ce qui ne m'étonne pas, nombre de répliques étant particulièrement bien senties.
Jonas Jonasson ferait sans doute un bon scénariste, mais pour le roman il faudra repasser.

 

La proposition de Claire pour le premier Prix du Club des Lectrices.

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:27

L'impasse étant mon film préféré (bien que le nombre de visionnages soit inférieur à celui de mon film fétiche), nul ne sera étonné que la grâce de Penelope Ann Miller (qui a depuis totalement disparu des écrans, à mon grand regret) soit l'un de mes absolus en terme de féminitude. Je ne me suis jamais métamorphosée en grande blonde bouclée, mais j'ai longtemps caressé l'idée d'avoir ne serait-ce qu'un centième de la grâce de cette fille-là.
Scène mythique que celle où la belle Gail (alias Penelope Ann, vous l'aurez compris) se rend à son cours de classique. Dépliés, entrechats, dépliés, un joli chignon perché sur le haut de sa jolie tête, Gail se meut au milieu de ses camarades et l'on ne voit qu'elle.
Sur le toit de l'immeuble en face, Al Pacino la regarde, tout de contemplation pétri sous une pluie diluvienne.

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Pour mon malheur cette image m'accompagne toujours dès que je passe le seuil de ma salle de gym.
Je n'ai pas de joli chignon au haut de ma tête, ne me démarque de mes acolytes que par les mèches folles et frisottantes de ma masse chevelue après l'effort, et les pompes sur fond de Rammstein ont remplacé les dépliés tchaïkovskiens.


Inutile de préciser qu'Al Pacino ne m'attend jamais à la sortie.

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 06:12

"Après l'empoisonnement moral il faut des remèdes physiques et du vin de Champagne."

Si Stendhal l'a dit...

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 06:37

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"C'était un été étrange et étouffant. L'été où ils ont électrocuté les Rosenberg. Je ne savais pas ce que je venais faire à New York."

Esther, jeune fille de dix-neuf ans, est lauréate d'un concours qui lui offre un mois de travail dans un magazine new-yorkais, ainsi que de nombreux cadeaux et sorties.

"J'étais censée être on ne peut plus heureuse."

J'ai collé aux pas d'Esther dès les premières pages, fascinée par ce personnage autant que par l'écriture de Sylvia Plath dont la sagacité m'impressionne.

Le malaise sous-jacent prend de plus en plus de place dans la vie d'Esther qui sombre dans la dépression à son retour de New York. S'enchaînent alors tentatives de suicide, progrès, rechutes à une époque (les années cinquante) où l'on soigne cette maladie à coup d'électrochocs - voire parfois par une lobotomie. On pense forcément à tous ces individus défaits d'eux-mêmes par ces traitements traumatisants, et à toutes ces femmes que l'on a envoyées en clinique car elles ne rentraient pas dans le moule étriqué de leur époque.

Cette deuxième partie est particulièrement éprouvante et en même temps passionnante car le personnage d'Esther, même si son regard déforme parfois la réalité, est une observatrice sans pareille de ses pairs et de son environnement, et la plume de Sylvia Plath m'a autant retournée qu'à la lecture d'Ariel.

Encore plus lorsque j'ai (re)découvert que les événements du roman sont directement inspirés de la vie de son auteur, qui avait fini par se donner la mort un mois après sa parution.

 

Je préfère garder en tête ces lignes pleines d'un espoir qui lui aura finalement fait défaut:

"J'ai respiré un grand coup et j'ai écouté le vieux battement de mon coeur.

Je vis, je vis, je vis."

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 07:10

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C'est l'histoire d'une tatoueuse et d'un cow-boy. En Belgique.

Ils se rencontrent, ils s'aiment, c'est fabuleux, ils font du cheval tous nus, ils font l'amour dans une caravane, ils ont des poules, ils chantent au coin du feu, ils chuchotent sous les draps, ils font l'amour dans une voiture, elle se tatoue son nom sur le ventre, il lui fait découvrir la country, elle tombe enceinte, c'est merveilleux, ils rénovent une grande maison, leur fille a des santiags et un chapeau de cow-boy, à six ans on lui découvre un cancer; c'est la dégringolade.

Les incessants allers-retours entre genèse, maladie et dénouement ne parviennent pas à éveiller d'intérêt particulier pour ce (long) film complaisant et vain qui semble vouloir nous arracher des larmes à chaque scène (pari réussi si l'on se fie aux nombreux bruits de mouchoirs qui ont ponctué la séance).

Elise et Didier ont beau être sympathiques, impossible d'être touchée par leur histoire. Un esthétisme encombrant (et daté) - si les premiers plans témoignent d'une poésie presque lyrique, le tout devient de plus en plus gênant au cours du film -, la surabondance de scènes tire-larmes, un romantisme toujours à la limite du ridicule (la scène du non-mariage entre autres), la redondance du film et sa longueur ont fini de m'achever.

Les acteurs principaux ont beau tirer leur épingle du jeu (ils réussissent même à sauver une scène ou deux), les décors ont beau être particulièrement réussis, au bout d'une heure et cinquante-deux minutes (tout de même) on est au-delà de l'écoeurement.

 

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 06:58

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Comme si les tongs ne suffisaient pas, on notera l'apparition d'un autre symptôme tropical: la maison de vacances, et avec cette douce illusion les délires de déco qui s'ensuivent.

Tout à coup on a des envies de bois exotique et de canne tressée, de blanc marié à une palette de bruns foncés, avec une petite touche de bleu tout de même (hommage à la mer si proche)...

Les coquillages savamment parsemés dans les différentes pièces de ce doux nid ne prendraient jamais la poussière, on inviterait ses amis sur la varangue, vêtu de blanc afin de rehausser notre hâle raffiné, les verres s'entrechoqueraient et les fleurs du jardin soupireraient jusqu'au petit matin.

Jusqu'à ce méchant matin qui briserait ma chimère en éclats.

Adieu varangue, adieu jardin...

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 06:38

 

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Quand on part en vacances dans un endroit tropical, passée la première phase d'acclimatation obligatoire de toute parisienne qui se respecte ("nan mais il est 21h et le supermarché est fermé?", "nan mais il n'y a que deux bus par heure? sérieusement?"), on commence à adopter des comportements étranges:

 

- on achète des tongs le 10 septembre

(alors qu'on sait pertinemment qu'elles ne verront plus le soleil pendant - au moins - un an)

("tu pourras les mettre chez toi" m'a-t-on dit alors)

(mais chez moi, je vous le dis maintenant que j'y suis, il fait à peine 20° donc les tongs attendront qu'on mette le chauffage en route, hein)

(NDLR: il ne s'agit pas de n'importe quelles tongs, mais DES tongs de Gisele, celles qui vous donnent l'impression d'être une déesse brésilienne alors que vous n'êtes qu'une parisienne échevelée)

 

- si on était resté plus longtemps, on aurait peut-être acheté une chaîne de cheville, on aurait écouté son âme et on aurait même pu parler de chakras, tiens (en buvant du rhum).

 

- si on était resté encore plus longtemps, on se serait laissé pousser les cheveux, on aurait envisagé une union libre avec un parapenteur/plongeur/skipper whatever tant que son suffixe est -eur et que c'est bronzé (sauf les surfeurs, sooo cliché).

 

Mes capacités d'intégration sont impressionnantes.

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:00

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Tout juste rentréee de vacances (depuis quelques heures à peine!),

la Photo du mois tombait à pic ce mois-ci!

Voilà donc une photo prise à La Réunion où j'ai eu la chance de passer deux semaines de vacances.

 

Pour prolonger un peu l'été, c'est par ici:

Gizeh, Renepaulhenry, Tambour Major, Laulinea, Filamots, InGrenoble, Thalie, El Padawan, Happy Us, Josiane, Leviacarmina, Nicky, Bestofava, Christophe, Arwen, Elodie, E, Céline in Paris, KK-huète En Bretannie, Fanfan Raccoon, Champagne, Dame Skarlette, Cricriyom from Paris, Laurent Nicolas, Cécile - Une quadra, Caro from London , Anne Laure T, Thib, Alice Wonderland, Chloé, MissCarole, Un jour, une vie, Claire's Blog, Chat bleu, Agnès, Lyonelk, Akromax, Julie, La Fille de l'Air, Christelle, Woocares, Isa de fromSide2Side, Pilisi, Akaieric, The Parisienne, Ann, Ori, Sophie Rififi, Isaquarel, Zaza, Dr. CaSo, Lau* des montagnes, Marie-Charlotte, Aurélie Ménard , Ava, Meyilo, Homeos-tasie, Hibiscus, magda627, Mamysoren, La Dum, La voyageuse comtoise, Sinuaisons, Anaïs and Spip, Cherrybee, Shoesforgirls, Pixeline, La Messine, Frédéric, Nora, Hypeandcie, Mimireliton, Xoliv', Oscara, Krn, Eurydice, Les voyages de Lucy, Calamonique, Mathilde, A'icha, Alexinparis, La Nantaise, Giselle 43, Violette, Mes ptits plats, MauriceMonAmour, SecretAiko , Morgane Byloos Photography, Lavandine, Marmotte, Anne, Cocosophie, Blogoth67, flechebleu, Angélique, Lucile et Rod, LisaDeParis, Alban, scarolles-and-co , Tuxana, BiGBuGS, M, Louisianne, Djoul, Isa ToutSimplement, The Singapore Miminews, Les bonheurs d'Anne & Alex, Guillaume, Cekoline, Caterine, Stephane08, CetO, Wolverine, Cara, François le Niçois, DelphineF, J'adore j'adhère, Lavandine83, Sephiraph, Coco, Gilsoub, Viviane, Testinaute,

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans La photo du mois
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 06:32

J'avais prévu de programmer quelques articles,

j'avais prévu de m'organiser,

j'ai finalement décidé de tout débrancher,

en faisant des jeux de mollets;

on se retrouvera à ma rentrée.

 

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