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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 16:39

summersubway.jpg

Les courants d'air soulevant les jupes des filles sont oubliés.
Un week-end glacé, et les souvenirs d'été sont au loin remisés.
Tous les usagers ont reparu; dans leurs mains les quotidiens gratuits

ont remplacé les guides exotiques.
Les souris sont comme moi découragées par ce retour brusque bien que prévisible.

Fini pour elles le règne du métro, oublié pour moi le calme des rames désertées.

A nous l'obligation de cohabiter avec ceux qui furent des vacanciers.

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 07:07

jeune-et-jolie-affiche

 

Tel est le titre du dernier opus de François Ozon.

Une histoire de jeune fille riche qui, débarrassée de son encombrante virginité, décide de se prostituer. Pas par besoin, puisque la demoiselle est plutôt bien née, mais peut-on pour autant parler de désir?

On pense à Belle de Jour, forcément, mais également à Shame tant la fascination qu'a Isabelle pour le sexe prend une tournure addictive.

Addiction, fascination, répulsion ou émancipation, on ne comprend pas vraiment l'héroïne d'Ozon qui demeure d'une opacité sans faille. Un peu comme le propos de François Ozon, dont on ne sait pas tellement s'il espérait nous choquer (du moins nous provoquer) avec ce récit d'initiation, ni s'il pose un regard tendre ou cruel sur son héroïne lorsqu'il choisit d'illustrer son film avec les chansons yéyés de Françoise Hardy (qui déclenchent à chaque fois les rires nerveux de l'assistance).

Rien ne nous attache à Isabelle, sinon la subjuguante beauté de Marine Vacth qu'on ne se lasse pas de contempler de plan en plan - tout en admirant le merveilleux travail des coiffeurs qui parviennent à nous faire croire à ses chignons faussement noués à la va-vite.

Heureusement il y a Charlotte Rampling, qui, en deux scènes seulement, parvient à irradier le film. Mais conseillerait-on d'aller voir un film pour deux scènes seulement?

"Dis lui non", chanterait Françoise Hardy.

 

 

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 12:00

photo-copie-12.JPG

J'ai longtemps tourné autour des objets (j'y suis très attachée), et finalement c'est lui qui l'a emporté, étant donné qu'il est autour de mon cou toute la journée...

 

Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.

Quels autres objets seront mis à l'honneur ce mois-ci?

Alexinparis, Ava, Carnets d'images, Chat bleu, Dame Skarlette, Eloclemence, Galinette, _Hypeandcie, La Dum, Les voyages de Lucy, Marmotte, Zaza, Violette, Thib, Tambour Major, Sephiraph, Oscara, Meyilo, Marie-Charlotte, Lyonelk, Lavandine, La Messine, KK-huète En Bretannie, Homeos-tasie, Giselle 43, Fanfan Raccoon, E, Cocosophie, Cherrybee, CetO, Lavandine83, Caro from London , Bestofava, Ann, Agnès, Alice Wonderland, Aurélie Ménard , BiGBuGS, Cara, Cekoline, Champagne, Christelle, Cricriyom from Paris, El Padawan, Elodie, Isa, Guillaume, Isaquarel, Kob, La voyageuse comtoise, L'Azimutée, Lucile et Rod, Mes ptits plats, Nie, Pilisi, Shoesforgirls, Thalie, Un jour, une vie, Xoliv', woocares, Une niçoise, The Parisienne, Sophie Rififi, scarolles-and-co , Photo Tuto, Nicky, Mathilde, magda627, Louisianne, Les bonheurs d'Anne & Alex, Laurent Nicolas, La Nantaise, Kia909, J'adore j'adhère, Hibiscus, Gizeh, Gilsoub, Frédéric, Djoul, Claire's Blog, Chloé, Céline in Paris, Calamonique, Blogoth67, Arwen, Anaïs and Spip, Alban, Akaieric, Anne, Caterine, Christophe, Coco, DelphineF, Eurydice, François le Niçois, Happy Us, Josiane, Krn, La Fille de l'Air, Lau* des montagnes, M.C.O, Mamysoren, MissCarole, Morgane Byloos Photography, Ori, Pixeline, Skipi, Stephane08, Testinaute, The Singapore Miminews, Tuxana, Viviane, Wolverine, Cathy, Julie, Laulinea, Monptitboudoir, Renepaulhenry, Solveig,

 

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 07:17

photo-copie-15.JPGUn beau cadeau de Missbouquin, qui connaît mon penchant pour Michèle Lesbre depuis Le canapé rouge

Un an s'est écoulé depuis ma découverte de cet auteur, et j'ai à nouveau été touchée, un peu pour les mêmes raisons. Le sentiment aussi qu'elle a pris le relais de Nuala.

Alors, oui, certains passages m'ont moins touchée que d'autres, certains paragraphes m'ont semblé de trop, mais les mots de Michèle Lesbre m'ont embarquée malgré tout, m'ont attachée aux pas de son héroïne où j'ai - une fois de plus - retrouvé un peu de moi. Cette fébrilité m'a portée de bout en bout de ma lecture, comme l'héroïne au bout de sa nuit.

Et si celle-ci estime que "les mots ne sont pas toujours à la hauteur", cela ne vaut pas pour ce roman, dont je suis encore toute imprégnée.

"Quelque chose me dérangeait soudain, quelque chose qui ressemblait à ma vie rituelle et monotone que les murs me renvoyaient. [...] Toute cette vaisselle, tous ces échafaudages d'objets inutilisés, accumulés au fil du temps, me ressemblaient peut-être."

"c'est un sourire ambigu, plein de cette appréhension que j'ai toujours eue dans les moments heureux."

"J'affirmais alors qu'il te manquerait toujours de ne pas avoir vu la maison des étés de mon enfance avant qu'elle ne soit vendue, que tu ne pouvais prétendre me connaître sans avoir fait le chemin jusqu'à elle, et donc jusqu'à moi."

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 06:18

Plus d'un an après la rétrospective au jeu de Paume,  j'ai enfin pris le temps de lire Une chronologie, sans doute encore dans l'élan photographique qui m'a pris depuis mon passage aux RIP.

C'est donc la tête pleine des photos des autres que j'ai commencé cet ouvrage, composé d'extraits des journaux de Diane Arbus autant que de sa correspondance, regroupés chronologiquement avec en parallèle quelques repères biographiques.

Ce qui n'était pas plus mal finalement, car j'ai pu me concentrer sur la personnalité de Diane Arbus, sa vie personnelle et professionnelle. Son écriture m'a embarquée dans ses interrogations, ses recherches théoriques et pratiques (ses différents appareils photo), ses amitiés, sa famile l'évolution de son travail - c'était la première fois pour moi que je suivais de si près le cheminement d'un artiste.

Un témoignage rare et intelligent, une personnalité particulièrement attachante, dont la mort m'a semblée brusque et soudaine, et m'a laissée hébétée.

 

diane-arbus-self-portrait-1945.png

Autoportrait - 1945

 

"Je suppose que la liberté est angoissante. C'est ce que je veux mais quelque chose en moi essaie de me faire croire que je ne peux pas. Et il y a tant de choses à faire qu'il y a des moments où je m'arrête et où je regarde autour de moi, et tout paraît trop dur pour continuer. Ce n'est pas vrai, évidemment. Mais c'est pourquoi les gens ont des emplois et paient des chèques [...] cela leur permet d'éluder des questions sans réponses."

Lettre à Carlotta Marshall, Novembre 1969

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 07:08

Même si j'ai déjà évoqué ici et mes plus fortes découvertes de ces RIP, les photographes suivants ont également constitué de vraies découvertes:

 

Empreinte d'Antoine Gonin: de sublimes paysages aux allures de gravures.

Antoine-Gonin.jpg

Corse, France - 2010

 

Témoignage social de Jean-Louis Courtinat: une gifle salutaire par les temps qui courent.

02b.jpg

Xavier et Cathy - 2012

 

1936, Dina, Pierre, Sacha.... de Pierre Jamet: l'ouverture des premières Auberges de Jeunesse, les premiers congés payés, un bonheur estival dont l'éclat prend une couleur particulière lorsque l'on sait ce que réserve l'avenir.

27238.jpg

Dina sur la route - 1937

 

Marcela Paniak (prix découverte 2013), une jeune photographe de vingt-deux ans dont l'univers poétique et onirique m'a particulièrement séduite et touchée, et dont je suivrai l'évolution avec intérêt.

med_marcela-paniak_elysium_01-jpg.jpg

Elysium - 2013 #1

 

 

Vivement l'année prochaine....

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 07:03

Je me rappelais encore les Gitans de Koudelka en pénétrant dans l'église Sainte Anne près d'un an après, espérant une rencontre aussi forte avec ce Sergio Larrain dont tout le monde parlait - il s'agit en effet de la première rétrospective qui lui est consacrée.

Photographe que l'on pourrait qualifier de comète (il se retira du monde de la photo en 1970, après seulement vingt années de carrière), ses clichés n'en sont que plus frappants et son talent incontestable - il intégrera d'ailleurs Magnum dès les années 60. 

De l'Amérique du Sud à l'Angleterre, ses photographies sont empreintes d'un véritable humanisme, et font preuve d'un oeil à part, ce qui leur confère un caractère magique sinon magnétique, vibrant.

 

                              ARLMSC5348       med par131221-jpg

                           Passage Bavestrello, Valparaiso, Chili - 1952        Entre l'île de Chiloé et Puerto Montt, Chili - 1957

 

 

Avec Gordon Parks c'était différent. Son nom ne m'était pas inconnu, je connaissais ses photos de mode - il sera même un moment rattaché au bureau parisien de Life afin de couvrir toute la mode parisienne. Si j'en ai retrouvé certaines, c'est un tout autre aspect de son travail (et également tout un pan de l'histoire afro-américaine) que j'ai découvert à Arles, ainsi que l'engagement qui l'a motivé toute sa vie: reportages à Harlem, dans les favelas de Rio de Janeiro, chez les Black Muslims, avec Muhammad Ali... Gordon Parks n'aura de cesse de dénoncer les injustices, la pauvreté et le racisme, interpellant ainsi les lecteurs de Life, magazine auquel il collabora pendant de longues années. Une belle claque.

"Il y a en chacun de nous quelque chose de plus profond que notre sang ou notre couleur de peau: notre aspiration à un monde meilleur. [...] Il n'est pas trop tard pour que nous vivions ensemble en paix sous ces cieux agités."

 

                         psu_american_gothic_3k_bw_2_t460.jpg     muhammedali-web.jpg

                     American Gothic (Ella Watson), Washington - 1942               Muhammad Ali, Miami - 1942

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 07:06

De tout ce que j'ai vu aux Rencontres d'Arles, je garderai en mémoire trois véritables chocs visuels: Sergio Larrain, Gordon Parks et Michel Vanden Eeckhoudt.

Je ne connaissais ce dernier ni d'Eve ni d'Adam, et dès la première photo j'ai été emportée dans son univers où les animaux nous interpellent (très fortes images de zoos) et où la vie grince aux entournures. On se sent à la fois mal à l'aise et fasciné par l'étrange beauté que recèlent ces clichés.

Doux-Amer était un titre parfait.

 

ARLMSC5332.jpg

 

--------------3515.jpg

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 06:29

steffanson.jpgJe l'avoue, lorsque MissBouquin a présenté ce roman, j'ai redouté un texte aride et difficile d'accès. Elle me l'a prêté, je l'ai laissé traîner sur mon piano (il faudra qu'on parle un jour de ce piano).

Et puis Juillet est arrivé, avec lui le soleil qui aplanit tout, et j'ai fini par l'emporter un beau matin. J'entamai la lecture à République, et quand il fut l'heure de sortir du métro j'étais presque étonnée qu'il fasse si bon dehors - je m'étais embarquée sur une mer glacée et inhospitalière.

L'écriture de Jón Kalman Stefánsson est envoûtante, d'un lyrisme si beau et d'une force inouïe qui font de ce roman un vrai bouleversement. On suit avec fascination tous ces personnages dont le quotidien est si différent du nôtre et nos vies en même temps si semblables. Comment se démêler de la vie, des morts, de nos petitesses et de nos forces, du vide et de l'allégresse qui nous emplissent en alternance, Entre ciel et terre embrasse tout à la fois avec poésie et justesse, sans aucune affectation.

On se mélange un peu les pinceaux tant les noms des personnages sont impossibles à prononcer et retenir pour qui ne parle pas l'islandais sans peine; mais qu'importe finalement?

On est encore sous le coup de nos émotions lorsque cette lecture s'achève. 

Une superbe découverte, que je peine à retranscrire ici.

"Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. [...] Pourtant, à eux seuls, ils ne suffisent pas et nous nous égarons sur les landes désolées de la vie si nous n'avons rien d'autre que le bois d'un crayon auquel nous raccrocher."

" Eh bien, nous pouvons peut-être nous passer de mots pour survivre, mais nous en avons besoin pour vivre."

 

La proposition de MissBouquin pour le premier Prix du Club des Lectrices.

 


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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 06:26

 

Les filles ont l'arrière des cuisses cannelé,

les jambes parsemées de piqûres variées,

et la nuque dégagée.

 

En ville on entend par endroits les criquets,

vestiges de nos congés,

comme cette bretelle marquée

à l'est de notre décolleté.

 

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                                                                                                                              David Hamilton

 

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