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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 06:59

j'ai envie de chemises blanches au col sage et boutonné.

De porcelaine de Limoges et de verres en cristal.

De joues hâlées, et aussi de cheveux bouclés.

Mais j'ai surtout décidé que je ne me laverais plus les cheveux qu'avec l'aide de Robert Redford.

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 19:12

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Hong Kong, November 1934 - Photograph by W. Robert Moore, National Geographic

 

Constater la disparition des frisettes dans mes cheveux. 

(après une semaine de défaite face à l'humidité asiatique, je commençais à peine à m'habituer à mon nouveau visage

(ayant l'espoir secret et fou d'une transformation)

 

Apprendre dans le Michael Connelly de circonstance (Les neuf dragons) qu' "il est de notoriété publique que les trois quarts des compagnies de taxi engagent des membres des triades."

En faire la déduction qui s'impose.

 

Ouvrir sa fenêtre.

Ne pas le faire car ici il fait trop froid.

Mais la possibilité seule me satisfait; enfin, de l'air!

 

Prendre conscience de la lenteur de son ascenseur.

A Paris le temps nécessaire pour se rendre au huitième étage permettrait de monter jusqu'au cent-vingtième à Hong-Kong.

Ici il n'y a même pas de bar au premier étage.

 

Chercher son chauffeur le lendemain matin.

Ah non, il faut prendre le train.

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 07:38

O l'esprit, l'esprit a des montagnes; des falaises d'abîme

Effroyables, brutes, par nul homme sondées.

Seul en fait peu de cas

Celui qui jamais n'y fut suspendu.

Je m'éveille et ressens l'empire de la nuit, non pas du jour.

Et je voudrais être

Là où n'advient nul orage.

 

Gerard Manley Hopkins

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 07:16

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Le 30 décembre 2003, après avoir passé l'après-midi au chevet de leur fille unique hospitalisée en soins intensifs depuis cinq jours, Joan Didion et son mari s'apprêtent à dîner lorsque ce dernier meurt subitement d'une crise cardiaque.

Face à un tel acharnement du sort, on pourrait s'attendre à des débordements inévitables; il n'en est rien. L'année de la pensée magique, récit de cette année si particulière, ne fait preuve d'aucun apitoiement ni d'aucune complaisance.

Des débuts où l'absence de l'autre s'impose violemment au moment où le deuil commence vraiment, Joan Didion décortique son comportement, ses pensées, essaie de les comprendre, de les identifier, cherche des pistes dans des essais scientifiques, fait marche arrière dans ses souvenirs, fait l'apprentissage de la solitude, se pousse à ne pas passer " le reste de [sa] vie à être un cas particulier, une invitée, quelqu'un qui ne peut pas fonctionner toute seule." Tout passe au crible de sa plume: les pensées irrationnelles - "Je ne pouvais pas donner le reste de ses chaussures [...] il aurait besoin de ses chaussures, s'il revenait" -, les souvenirs qu'elle n'embellit pas, les regrets, la survie et ses tactiques, le temps que met "la réalité de la mort" à "pénétrer la conscience", la prise de conscience aiguëe que "la vie change vite."

Ce texte est si dépouillé qu'il n'en est que plus fort, et l'absence d'aucun sentimentalisme accroît l'écho qu'il trouvera forcément en chacun de nous.

"La vie change dans l'instant.

On s'apprête à dîner et la vie telle qu'on la connaît s'arrête."

 


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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:01

En faisant ma valise je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser.

Et si cette fois était la bonne?

Je n'ai pas pris mon maillot, j'espère ne pas désespérement chercher le sommeil, l'ascenseur tintera certainement du même dong, j'aurai sans aucun doute de magnifiques chaussons et je siroterai un gin tonic (mes goûts ont légèrement évolué en trois ans) (trois ans!) au bar de l'hôtel peuplé d'européens en décalage.

Comme moi.

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 06:44

 Dans mon travail j'utilise souvent le terme anglais seam.

Quand on enlève un m à seam, cela donne sea.

A 5cm de la couture mer d'à côté... ma chemise se transforme en océan, et son denim en mer exotique.

Et cette odeur, ne serait-ce pas la marée?

Si, et regarde ces varechs échoués sur la plage.

Je sens presque l'air marin me fouetter le visage.

Mais ce n'est que mon mètre ruban qui tournoie machinalement près de mon visage.

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 12:00

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Les arbres dégarnis de Buda sur fond de ciel neigeux.

 

Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.

Comment les autres s'en sont-ils sortis ce mois-ci?

N, Les voyages de Seth et Lise, M, Anne, Carnets d'images, Les voyages de Lucy, Anne Laure T, L'Azimutée, Testinaute, La voyageuse comtoise, Louiki, Happy Us, Skipi, Claire's Blog, Anita, Frédéric, Dr. CaSo, Alexinparis, Dame Skarlette, DelphineF, Carine, Cindy Chou, La Messine, Stephane08, M.C.O, La Nantaise, E, Homeos-tasie, Laurent Nicolas, Thib, Un jour, une vie et mon blog , Wolverine, Agrippine, Cekoline, Alice Wonderland, Filamots, Guillaume, Marmotte, Alban, Tambour Major, Galinette, Calamonique, Isaquarel, Nicky, Arwen, Lucile et Rod, Céline in Paris, LisaDeParis, Isa ToutSimplement, Laulinea, Lau* des montagnes, Christelle, Djoul, Eurydice, LaGodiche, Ori, Lyonelk, Hypeandcie, Mimireliton, Cath la Cigale, François le Niçois, Les bonheurs d'Anne & Alex, Christophe, Fanfan Raccoon, Ava, Hibiscus, Caro JulesetMoa, Tuxana, Mclw, Christeav, Eloclemence, Chat bleu, Viviane, Céliano, Chloé, Thalie, Berliniquais, Gilsoub, Raphaël, scarolles-and-co , Juriste-in-the-city , A'icha, Joséphine ose, Valérie, Cricriyom from Paris, Bestofava, A&G, Carnet d'escapades, Meyilo, Nie, La Fille de l'Air, Laure, Sephiraph, Karrijini, Angélique, La Parigina, Akaieric, Mamysoren, La Flaneuse, Carole In Australia, Renepaulhenry, Cara, El Padawan, Violette, Cocosophie, J'adore j'adhère, Josiane, Champagne, Cherrybee, Elodie, Cook9addict, Coco, Louisianne, Narayan, The Mouse, Lauriane, Lavandine, Caroline, Xoliv', Caro from London , Leviacarmina, A bowl of oranges, Akromax, Krn, The Parisienne, flechebleu, Sophie Rififi, Gizeh, La Papotte, Julie, Xavier Mohr, Emma, Blogoth67, Sinuaisons, Caterine, Pilisi, magda627, Solveig.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 06:49

la-dormeuse-de-naples-41625-250-400.jpgUn tableau mythique mystérieusement disparu en 1814.

Trois narrateurs.

Autant de pistes imaginaires.

Ingres lui-même d'abord, qui raconte l'histoire de ce tableau: sa genèse, le modèle, sa conception de la peinture. Ensuite Corot, à qui l'on montra ce tableau, secrètement dissimulé derrière un épais rideau rouge, et qui dès lors ne cessa de l'obséder. Puis c'est au tour de Teodorico, assistant de Géricault de nous raconter sa Dormeuse.

Trois parties, trois témoignages, trois styles différents pour ce court roman qui m'avait alléchée, mais qui m'a finalement peu intéressée. Ingres m'a ennuyée, Corot m'a laissée de marbre et c'est avec Teodorico seulement que j'ai pris un véritable plaisir à cette lecture... trop tard.

Ce n'est pourtant ni déplaisant ni mal écrit, au contraire! L'exercice est accompli de manière plutôt brillante et érudite. Le sujet est suffisamment mystérieux pour que l'on se prenne au jeu, et j'aime tellement l'Italie que la découvrir à travers les yeux d'esthètes aurait sans doute dû me séduire...

Rien n'y fit.

Dommage.

Ou bien tant pis?

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 06:09

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Pour l'éternelle amoureuse de la radio (enfin, surtout France Inter) devant l'éternel que je suis, impossible de ne pas aller voir le dernier documentaire de Nicolas Philibert.

Acheter un poste de radio (oui, oui, un poste) est la première chose que j'ai faite en emménageant, et si aujourd'hui mon ordinateur a remplacé l'antique poste (bien que lui aussi puisse largement prétendre au statut d'antiquité), mes habitudes n'ont guère changé.

France Inter chaque matin, parfois le soir, le samedi jusqu'à midi, et le dimanche aussi. Sans parler des podcasts qui m'arrachent des sourires irrépressibles dans le métro!

Alors comment résister à cette échappée de l'autre côté du poste? Voir ce qu'on entend, quelle promesse!

Etre surpris par les visages inconnus de voix si familières, reconnaître avec plaisir ceux que l'on préfère et les autres, découvrir l'envers du décor (ainsi apprend-on que les jolis dings si bien chronométrés du Jeu des mille euros sont dûs à un joueur de xylopohone), tous ceux qui fourmillent dans cette ruche du petit matin au beau milieu de la nuit...

Peu importe que l'on soit un aficionado de la radio ou pas finalement, tant il paraît impossible de ne pas se laisser embarquer par ces voix, ces sons, ces rires, cette ambiance feutrée où le silence est d'or, et la parole presque sacrée (certains animateurs font penser à de vrais chamanes).

Par la poésie de la météo marine, et celle des silences aussi, de ces moments suspendus où la vérité affleure au bord des lèvres, au bord du micro.

Nicolas Philibert n'a certes pas révolutionné le documentaire avec ce film; pas question ici de problématique ni de polémique, mais un beau moment, en belle compagnie.

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 06:47

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J'ai eu beaucoup de mal à me faire une opinion claire sur ce roman qui a pâti, je crois, de la lecture décousue que j'en ai faite. Commencé à la veille d'un long week-end, je l'ai abandonné pendant quatre jours, à cinquante pages à peine de la fin. A mon retour le dernier tiers m'a été plus difficile à lire alors que j'avais été happée par le début.

Pour commencer j'ai été réellement séduite par l'écriture de Pierrette Fleutiaux, précise et fine, juste et franche dans son analyse des sentiments violents qui nous étreignent parfois, et de plus en plus empirique au fil du roman.

En revanche le personnage principal me paraissait de prime abord opaque: son détachement par rapport aux choses matérielles, son indifférence face à l'art comme à la beauté, son mode de vie si simple étaient difficiles à comprendre pour moi, qui suis plutôt attachée aux jolies choses, garantes de mon bien-être si souvent, et leur accordant (trop?) rapidement une valeur sentimentale*. Son basculement, sa révolution, m'ont forcément intéressée, et j'ai été totalement embarquée dans ce récit si dérangeant.

Car si au départ l'éveil de la narratrice sonne comme une renaissance, voire même une naissance tout court, elle sombre rapidement dans ses oppressantes obsessions, jusqu'à perdre totalement pied, flirtant avec la folie. Autant les débuts de sa dérive m'ont captivée, la suite de ses péripéties m'a semblée un peu démesurée, peu vraisemblable. L'overdose de couleurs finales (une partie sur le vert, puis une sur le rouge, ainsi de suite) m'a un peu écoeurée mais surtout lassée: l'exercice de style tournait à vide

Ce récit m'a également semblé un peu daté. Sans que je parvienne à en identifier les raisons, il me paraissait vraiment l'empreinte d'une époque révolue. Peut-être parce qu'aujourd'hui le pouvoir de l'image est si fort qu'il est impossible de comprendre ce personnage presque aveugle finalement, insensible aux couleurs, à la beauté de ce qui l'entoure? Entre les réseaux sociaux, instagram, les blogs, nous sommes continuellement abreuvés d'images, et sommes tous devenus des photographes compulsifs de notre quotidien, traquant l'esthétique à chaque coin de rue.

Un avis un peu mitigé donc, mais qui m'a donné envie de découvrir les autres romans de Pierrette Fleutiaux.

 

 

* en CP je n'osais même pas me séparer de mes stylos bille usagés, il m'a fallu des années pour y arriver!

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