Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:53

photo-2--copie-1.JPGIrène Némirovsky fait partie des auteurs que j'affectionne particulièrement et dont je me retiens de lire tous les livres d'une traite, essayant de fractionner le plaisir pour le faire durer davantage.

J'aime son écriture précise et tranchante, son regard sans condescendance ni mépris qu'elle pose sur nos travers humains, et suis à chaque fois impressionnée par son intelligence.

 

La lecture de Jézabel était différente, sans doute car le sujet est nettement plus dérangeant.

Gladys Eysenach, richissime et belle veuve, est accusée du meurtre de Bernard Martin, jeune étudiant de vingt ans.

Au travers des interrogatoires se dessine le portrait d'une "femme du monde, d'une grande beauté, riche, adulée", issue d'une "société mouvante, cosmopolite, qui n'a d'attaches ni de foyer nulle part"... mais la réalité est autrement plus douloureuse.

Difficile d'en dire plus sans divulguer la suite du roman, où l'on va peu à peu découvrir la personnalité de Gladys.

Eprouvant au départ une réelle compassion pour ce personnage (le déroulement de son procès y ayant largement contribué), je fus progressivement à la fois fascinée et écoeurée par cette femme dans le contrôle permanent, se perdant dans la poursuite éternelle de sa jeunesse (il faut dire qu'avant la Première Guerre une femme était finie à quarante ans). Une femme mue par le désir de plaire aux hommes, mais aux femmes aussi, une femme voulant être aimée plus qu'aimer ("Vous vous laissiez aimer"), prête à tout pour continuer à exercer ce pouvoir si grisant...

Comme l'obsession de Gladys, la tension va crescendo tout au long du livre, et il est difficile de le lâcher malgré le malaise qui s'installe.

J'ai été dérangée par cette lecture, sans doute parce que cette question du temps qui passe, du contrôle, qui restent finalement très contemporaines (voyez Madonna), a touché quelque chose en moi. L'angoisse du temps qui s'écoule, ses dommages et les disparitions qu'il entraîne sur son passage, son acceptation sont autant de questions qui me préoccupent, même si cela peut sembler risible au vu de mon âge.

Si j'ai été soulagée en refermant ce roman, j'ai surtout été impressionnée par Irène Némirovsky, qui réussit à dépeindre ce monstre à la fois humain et dépourvu d'humanité qu'est Gladys sans la condamner, faisant une fois de plus la preuve de son talent.

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Club des lectrices
commenter cet article
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 12:00

photo-copie-8.JPG

C'est peut-être un détail pour vous (facile),

mais c'est pour moi celui qui, de loin,

me met du baume au coeur chaque matin.

 

Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.

Envie d'autres détails? C'est par là:

Renepaulhenry, Misscarone, Filamots, LaFamilleD , magda627, Mistinguett, Akaieric, Lyonelk, Sephiraph, DelphineF, Gizeh, Anita, Alexanne, AngÈlique, Skipi, Krn, Champagne, Tambour Major, Clara, Narayan, Lo, Stephane08, Batilou, Isabelle et Gilles, Dame Skarlette, Melting Pot, Cessna, oui !, Djoul, Lauriane, Nana, Les petits supplices !, Dorydee, La Nantaise, Anne, Carnets d'images, David et MÈlanie, Bestofava, Cathy, Alban, Lavandine, Laure, Cara, Jean Wilmotte, Agrippine, Anne Laure T, Nicky, Christeav, MaÔder, Nataru, Giselle 43, Kyoko, Mamysoren, Viviane, Olivier, Ori, CÈliano, Lisa dorÈ, Violette, El Padawan, Caterine, Alice Wonderland, Nikit@, Guillaume, Laurent Nicolas, Supalisa, Josiane, Marion, Lhise, MaÔeva Voyage, Les voyages de Lucy, Hibiscus, Louisianne, Carole In Australia, Titem, scarolles-and-co , The Mouse, Une niÁoise, Cherrybee, Cekoline, LaGodiche, Emma, Marmotte, Isaquarel, Nora, 100driiine, E, Vanilla, Karrijini, Pat QuÈbec, Kob, Pilisi, Xoliv', Annick, Gilsoub, Mgie les bons tuyaux, Cindy Chou, Alexinparis, Dr. CaSo, Sophie Rififi, FranÁois le NiÁois, A'icha, Blogoth67, FrÈdÈric, Les bijoux de Sandra, Thalie, Sinuaisons, Un jour une rencontre, Leviacarmina, Zaza, LisaDeParis, Galinette, Virginie, A&G, Fanfan Raccoon, Eloclemence, Les voyages de Seth et Lise, La Messine, Cook9addict, Caro, Flo, Calamonique, La Fille de l'Air, Arwen, La Flaneuse, J'adore j'adhËre, Lucile et Rod, N, Dreamteam, Xavier Mohr, Nathalie, Testinaute, Coco, La Parigina, Valentine, Cynthia, Caprices de filles, Solveig, Happy Us, Le Mag ‡ lire, Ava, Cricriyom from Paris, CÈline in Paris, La Papote, Cocosophie, Shandara, Eurydice, Zapo, Chris et Nanou, Juriste-in-the-city , SÈbastien.

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans La photo du mois
commenter cet article
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 06:49

Perfecta commence à se lasser de ses paniers repas du midi;

Desastra a d'ailleurs très envie de les jeter à la figure

de tous ceux qui se moquent de leurs contenus verdoyants.

 

Perfecta rentabilise sa carte de cinéma illimitée et fait sensiblement baisser sa PAL,

mais Desastra n'a pas le temps d'écrire;

il faut dormir

et essayer de rattraper les cernes de Perfecta

qui a, la pauvre, un teint d'endive qui ne lui sied pas à ravir.

 

Perfecta est joie et amour, esprit de Noël et compassion;

Desastra a des envies de meurtres ferroviaires.

 

Alors en attendant la suite,

(à base d'endives nerveuses dans le RER donc)

(voire même dans la neige si ça continue comme ça)

(des endives catcheuses en banlieue pavillonnaire, on aura tout vu)

Perfecta,

dans son esprit de Noël gonflé de joie et d'amour,

partage ici sa joie matinale de voir le soleil se lever au loin.

Parce que Paris reste Paris,

et que toutes les endives du monde n'y changeront jamais rien!

photo-copie-12.JPG

 

 

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Soit dit en passant
commenter cet article
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 06:46

Suite du premier épisode...

 

Ce dimanche soir mon ordinateur ramait; 

(oui celui-là)

(le vintage a ses limites)

(qui me rendent sinon folle assurément très nerveuse)

j'avais sans doute trop abusé de shopping de Noël,

(car oui Perfecta a acheté tous ses cadeaux de Noël)

(et en plus elle fait tout livrer directement chez les Perfectos ses parents)

(comme ça Perfecta voyagera léger, sans craindre un tour de reins)

et ce goujat me le faisait bien payer.

La molette tournait, tournait, tournait,

et la table tremblait des assauts répétés

de ma main aux phalanges crispées, crispées, crispées.

 

Dans une vie antérieure j'aurais sans doute allumé une cigarette

mais, une fois de plus, Le Livre du trois traînait par là...

(n'y voyez s'il vous plaît aucune morale)

("la culture triomphant sur le vice" ou autres fadaises)

Et s'il me fit autant rire que la premières fois,

je suis tombée sur deux conseils avisés - que je m'efforcerai de suivre -

qu'il fait bon lire un dimanche soir à la veille de la reprise.

 

" Trois choses rendent l'homme stupide: ne pas sortir de son trou, ne rien lire, ni ouïr aucun discours."

 

"Trois choses rendent l'homme sage: beaucoup vivre, beaucoup lire, et beaucoup courir le monde."

 

1353561940186977_large.jpg

 

 

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Morceaux choisis
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 06:35

Dès potron-minet
je ne fais que penser
à l'heure qu'il est
à Arts&Métiers.

Si seulement je pouvais
ne plus me torturer
et lui rire au nez;
mais je suis ferrée.

Dormir à poings fermés;
c'est au sommeil rêvé
qu'aspire en secret
ma plante des pieds.

Mais il faut se lever,
s'arracher à Morphée,
mon dieu quelle corvée;
et Arts&Métiers.

 

 

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
commenter cet article
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 06:29

Ah, l'hiver, merveilleuse saison!

 

Saison des tapis de feuilles mortes!

Imbibés de cette si froide pluie de décembre qui, non contente de nous friser les cheveux, nous gèle les os, ils nous transforment en gros poupons malhabiles découvrant bien malgré eux les lois (et les joies) de l'attraction terrestre , démarche bien évidemment accompagnée des dérapages de rigueur.

(à ce sujet je peux affirmer sans frémir que les anges gardiens existent)

(comment expliquer autrement mes sauvetages miraculeux chaque matin)

(car oui je traverse chaque jour un immense tapis de feuilles mortes)

(que dis-je, un tapis? mais c'est un champ! un champ de feuilles mortes!)

(en pente!)

(par égard pour les âmes sensibles je ne ferai pas l'étalage ici de l'angoisse qui m'étreint chaque matin)

(angoisse non pas du ridicule, mais du jean crotté et/ou des collants troués qui me colleront aux jambes alors toute la journée)

(car au pays des Amish il n'y a rien)

(mais alors RIEN de RIEN)

(pas même un monoprix salvateur)

(à part ça je le vis bien, merci)

 

Saisons des brouillards matinaux où Jack l'éventreur prend le dessus sur Keats, douloureuse prédiction de ce qui m'attend dans le RER.

(la victoire des bas instincts humains sur la pureté de l'âme)

(il faut dire que le matin ma rue a davantage des airs de faubourgs interlopes que de lande romantiquement sauvage)

(en dépit de son nom à consonance hispanique, c'est bien dommage)

(aller travailler au son des verres de sangria qui s'entrechoquent et autres "olé!" serait tout de même plus sympathique)

 

Saison du diktat météorologique, enfin! Cette satanée pluie de décembre, non contente de nous friser les cheveux et de nous geler les os, pousse nos coquetteries aux oubliettes et invite la raison dans nos penderies.

("je mettrais bien cette jupe demain")

(une nouvelle acquisition, ndlr)

("en plus elle irait trop bien avec ce pull")

(...)

(soupir)

(la jupe est trop courte et non doublée)

(soupir)

(#fail)

(retour de la jupe dans la penderie, sous les cris éplorés de la foule en délire)

(et entrée de l'éternel gagnant de la saison: LE pull)

("et oui mon cher Thierry, il réalise cette année une saison ex-tra-or-di-nai-re")

 

Heureusement qu'il y a des filles qui mettent des faux cils dans le métro,

autrement on ne rirait plus jamais.

tumblr_lxu8kvATaP1qzwaddo1_500_large.jpg

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 06:25

"Ce n'est pas par les croisades, les révolutions, les idéologies ou le suicide que l'on pourra lutter contre [l'impossible], mais uniquement par la poésie, le rire et l'amour... Il n'y a pas d'autres façons de lutter contre les horreurs de l'absolu..."

Romain Gary in Les clowns lyriques

 

Je prends le train avec lui depuis quelques jours et c'est pour moi une heureuse et intense découverte.

Comme à chaque fois que je me sens de telles affinités avec un auteur auquel je ne m'étais pas confrontée auparavant, je suis partagée entre l'euphorie de ces nouveaux horizons qui s'ouvrent à moi, et la stupeur désolée d'avoir perdu autant de temps.

Non, je n'exagère pas; on en reparlera bientôt.

Maintenant, excusez-moi, je retourne à mes chers clowns.

 


Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Morceaux choisis
commenter cet article
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:27

Se coucher tôt.
(on en a déjà parlé)


Faire des pompes grenouille avec grâce,

(si vous n'avez pas la chance de connaître ce superbe exercice, je vous laisse chercher sur youtube)
(fous rires en perspective)

tout en tentant désespérément de faire abstraction des trois hôtes de la gym derrière vous, qui de leurs chaises voient nos arrière-trains sublimés dans de merveilleux leggings Decathlon.

(ils doivent se payer de sacrés fous rires, les sagouins)

 

Arrêter d'écouter les conversations des autres dans le train et lire leurs textos par-dessus leur épaule aussi.

(et ne me dîtes pas que vous ne le faîtes jamais)

(tout le monde le fait un jour ou l'autre)

(la curiosité ne fait pas partie des péchés capitaux, Dieu merci)

 

Et trois points pour Desastra!

 

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
commenter cet article
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 06:08

A un petit mois de Noël, j'ai trouvé la moitié de mes cadeaux de Noël.

(peut-être même que cette année j'aurai en plus du papier cadeau)

(car le papier journal c'est so 2011)

(et comme 2013 approche à grands pas)

(et que je suis plutôt visionnaire)

("ça ne marchera jamais"  avais-je déclaré en voyant les premiers appareils photo numériques)

(...)

(heureusement j'ai d'autres qualités)

(comme apprendre de mes erreurs et anticiper Noël par exemple)

 

Je sais désormais me vernir les ongles en repoussant parfaitement mes cuticules, et surtout sans dépasser.

(clap clap clap)

(ceux, ou plutôt celles, qui savent d'où je suis partie peuvent applaudir encore une fois)

("Non mais c'est mignon ça fait petite fille")

(...)

 

J'ai fait l'acquisition d'un robot ménager hacheur et râpeur qui me ravit.

(même si je ne l'ai pas encore sorti de sa boîte)

(comme les enfants et les chats, j'aime parfois plus les boîtes que ce qu'elles contiennent)

(sauf quand le contenu est une paire de chaussures, bien entendu)

 

Heureusement, ma normalitude (je tiens à ce néologisme) continue à se manifester chaque soir par mon incapacité à me coucher tôt (sur ma nouvelle échelle du tôt, vous vous rappelez?)... alors que ma première pensée matinale est:  "ce soir je me couche tôt".

(ou alors je relance la mode du look casper)

(une piste comportant à mon avis de réels débouchés)

(donc sérieuse)

 

Le match Perfecta VS Desastra ne fait que commencer.

 

99501472987268401 YNaxKc3J f

En attendant, vous avez vu ma sublime manucure?


Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
commenter cet article
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 06:32

apres_mai_assayas_cadre.jpg

 

Difficile d'évoquer un film après avoir lu et entendu tant d'éloges à son sujet!

D'ordinaire je fais la sourde oreille, et reviens sur les critiques après m'être fait ma propre opinion.

Mais cette fois-ci je n'avais pas prévu de voir ce film, irritée par une bande-annonce largement diffusée et qui, selon moi, dessert le film plus qu'elle ne le sert.

Les critiques dithyrambiques ont finalement eu raison de mes réserves, j'ai eu peur de passer à côté de quelque chose, et y suis donc allée, avec toujours un peu d'appréhension mais suffisamment d'entrain.

 

Je ne comprends toujours pas l'enthousiasme général qui a accompagné la sortie de ce film.

L'ambiance 70's déjà m'a gênée. Même si elle semble fidèle à ce que furent ces années-là (du moins pour Olivier Assayas, alias Gilles dans le film), les bagues, gilets, sabots, drogues en tous genres, jupons hamiltoniens, voyages afghans et indiens spiritualo-initiatiques m'ont distraite et éloignée du film. Finalement les scènes les plus fortes sont celles où le contexte disparaît pour laisser la part belle aux rapports humains, comme lorsque Gilles et Christine marchent côte à côte dans les rues de Paris la nuit.

Le jeu de Clément Métayer m'a également posé problème. Il sonnait faux et rendait artificielles (et même un peu ridicules parfois) certaines répliques - "J'ai peur de passer à côté de ma jeunesse", "Quand le réel frappe à ma porte je n'ouvre pas" - qui auraient pu être beaucoup plus fortes car reflétant vraiment les interrogations et inquiétudes de Gilles.

Car c'était là pour moi le vrai sujet du film: le passage à l'âge adulte d'un jeune homme (avec le rituel voyage en Italie, comme nos chers auteurs classiques). Comment rester fidèle à ce que l'on a été tout en s'en affranchissant, apprendre la douleur des pertes et des éloignements de ceux qui ont été si proches, savoir ce que l'on veut et essayer de s'en approcher... C'est cet aspect-là qui m'a le plus intéressée.

Mais il y a une demi-heure de trop. Certaines scènes sont trop longues, d'autres trop appuyées... à la fin l'impatience prend le pas sur le reste.

Et pourquoi cette fin mièvre et mystique alors que cinq minutes avant Assayas avait un plan magnifique pour clôturer son film?

On y voyait la silhouette de Clément, en stage sur un tournage à Londres, en ombre chinoise derrière un écran coloré, présage de son avenir...

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
commenter cet article

LeshumeursdeViolette sur Twitter

LeshumeursdeViolette sur Instagram

Instagram

LeshumeursdeViolette sur Pinterest

LeshumeursdeViolette sur Hellocoton

Suivez-moi sur Hellocoton