Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 17:36

brave.jpeg

 

Je n’avais pas vu de dessin animé en salle depuis… Pocahontas ? (aïe)

J’avais lu que, plus qu’aux adultes habituellement sensibles au deuxième niveau de lecture quasi traditionnel chez Pixar, ce film s’adressait plutôt aux enfants. Que c’était une fable gentillette, et que ces derniers y trouveraient plus leur compte que les grands.

Je suis visiblement encore une enfant, car j’ai vibré du début jusqu’à la fin.

Ce n’était pourtant pas gagné.

J’y étais allée par curiosité, et pour oublier l'accablant désert cinématographique de ces dernières semaines.

Etrange sensation que d’aller voir un film d’enfants : passée la (petite, mais tout de même) gêne de demander son ticket alors que visiblement on n’est la gentille accompagnatrice de personne, on a le droit à des bandes-annonces pour enfant (à part une pour les gentils accompagnateurs, quand même) (mais gentillette, hein) (c’est sûr que ça me change des films irano-suédo-turco indépendants).

Masi finalement nous étions de nombreux grands enfants ce soir-là.

La magie a opéré dès le début, la majesté des paysages écossais y étant pour beaucoup (ajouté au dernier Ken Loach, je suis prête à parier que je m’envolerai bientôt pour l’Ecosse) (Kelly MacDonald parvient à rendre l’accent écossais de Merida ravissant), et le personnage de Merida aussi. Difficile de résister à cette jeune fille au tempérament aussi flamboyant que sa chevelure, et à la relation conflictuelle qui la lie à sa mère (dont la voix est celle d’Emma Thompson, un vrai bonheur), ce qui a même réussi à me soutirer quelques larmes (!) (je sais).

Alors oui, Pixar aurait pu se creuser davantage la tête : certains gags et réparties sont un peu faciles et empruntent aux éternels ressorts de l’animation… mais pour une fois que l’histoire est inédite !

Pour une fois que la princesse rêve de liberté plutôt que de mariage, pour une fois que le happy end n’est pas celui dont a l’habitude, pour une fois que l’histoire est moderne, on aurait tort de bouder son plaisir.

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 07:22

photo-2-.JPG

 

Vous dire que j'ai souffert durant toute cette lecture serait un doux euphémisme.

Mais je ne pouvais pas le laisser de côté, par peur de lui faire définitivement prendre la poussière (comme ce cher Kerouac par exemple).

 

J'ai trouvé la langue de Chamoiseau difficile d'accès pour la métropolitaine que je suis, et ai vite été fatiguée par ce créole, même si j'ai découvert sa richesse évocatrice, et sa mélodie chantante.

Je me suis donc vraiment accrochée jusqu'au bout, curieuse de cette histoire de la Martinique de l'esclavage aux temps modernes (histoire que je ne connaissais pas, et que l'on ne nous apprend pas à l'école) (ce que je trouve d'ailleurs assez incroyable), curieuse de la vie antillaise, de ses contes, curieuse de cette identité créole.

 

Heureusement j'ai dans mon acharnement été récompensée par de vraies perles:

"L'amour habille la vie, colore la survie, dissipe les crasses accumulées. L'amour c'est coeur accéléré, coups de boutou à l'âme. [...] Je sus les abandons, je fis souffrir des gens, on me fit souffrir tout, je me trompai souvent et pris un saut de chair pour du sentiment. J'appris à écrire des lettres, à me faire douce pour un nègre qui n'en valait pas la peine, à me faire douce quand même sans trop savoir pourquoi..."

"Les vies n'ont pas de sens en fait, elles vont et viennent souvent comme des tsunamis, avec le même fracas, et elles drainent des débris qui croupissent dans ta tête comme autant de reliques, qui te semblent des trésors et ne tiennent pas la position."

"Faut-il dire le temps que l'on ne voit pas passer [...]... parler de la vie avec quelqu'un qui n'écoute pas, prendre des nouvelles pour vivre d'autres vies et partager la sienne, vouloir être autre chose, se haïr, puis s'aimer, apprendre à se mettre debout-droit dans ses chairs... quel travail que de vivre..."

 

 

 

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
commenter cet article
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 07:57

Pas grand chose à partager en cette période où les panneaux de fermetures annuelles et les mails de retour se multiplient... à part une lassitude certaine.

Alors j'ai (une fois de plus) choisi les mots d'un autre.

Cette fois-ci ce sont quelques lignes de Mme Roland datant de 1771, découvertes dans Le canapé rouge (décidément, ce livre n'a pas fini de me toucher):

 

"La douce mélancolie que je défends n'est jamais triste, elle n'est qu'une modification du plaisir dont elle emprunte tous les charmes... Elle donne je ne sais quelle teinte de grand et de frappant à une perspective sauvage, à une forêt solitaire."

 

tumblr_m6lmm3Jvri1qhaab5o1_500_large.jpg

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans On a bien le droit de rêver
commenter cet article
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 07:51

photo-copie-8.JPG

 

Ah! S'il pouvait faire du soleil cette nuit...

André Breton

 

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans On a bien le droit de rêver
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 07:36

 

Dans la station de métro.

Le coude à coude entre les affiches

dans une lumière morte au regard égaré.

 

Le train arriva pour emmener

les visages et les porte-documents.

 

A la prochaine, l'obscurité. Nous étions assis

comme des statues dans ces voitures

qui dérapaient dans les cavernes.

Contraintes, rêveries, servitudes.

 

On vendait les nouvelles de la nuit

aux arrêts situés sous le niveau de la mer.

Les gens étaient en mouvement, chagrins et

taciturnes sous le cadran des horloges.

 

Le train transportait

les pardessus et les âmes.

 

Dans tous les sens, des regards

lors du voyage dans la montagne.

Et nul changement en vue.

 

Près de la surface pourtant, les bourdons

de la liberté s'étaient mis à vombrir.

Nous sortîmes de terre.

 

Une seule fois, le pays battit

des ailes avant de s'immobiliser

à nos pieds, vaste et verdoyant.

 

Les épis de blé arrivaient en vol

au-dessus des quais.

 

Terminus! J'étais allé

bien au-delà.

 

Combien étions-nous encore? Quatre,

cinq, à peine plus.

 

Et les maisons, les routes, les nuages,

les criques bleues et les montagnes

ouvrirent leurs fenêtres.

 

Tomas Tranströmer

 

 

 

Un peu de mal à écrire en ce moment, alors j'en profite pour partager ce poème dont la justesse et la modernité m'ont éblouie.

Je soigne mes envies de farniente à la poésie.

 

 

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Dans le métro
commenter cet article
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 12:24

laurence anyways

 

C’est le premier film de Xavier Dolan que j’ai vu en intégralité, et au cinéma.

Le précédent, Les amours imaginaires, ne me disait rien – la bande-annonce léchée et riche en ralentis m’avait quelque peu refroidie. Et j’avais abandonné J’ai tué ma mère au bout d’une demi-heure, épuisée par toute la tension et l’agressivité qui s’en dégageaient.

Mais là je l’attendais.

Des semaines que la bande-annonce me faisait de l’œil.

Ça allait être bien.

 

Quand la dame du cinéma m’a indiqué que le film durait 2h40, j’ai commencé à avoir peur.  Et quand je me suis retrouvée au premier rang (on devait être plusieurs à qui la bande-annonce avait fait de l’œil) (la volage),  je n’étais pas franchement à mon aise.

(ça ne m’était pas arrivé depuis Fievel au far-west… soit il y a vingt ans… ahem)

(d’être au premier rang, hein, pas d’être mal à l’aise)

(ça, ça m’arrive tous les jours)

Bref.

 

Les débuts m’ont plutôt plu (normal, ils contenaient toutes les scènes de l’ alléchante et volage bande-annonce), mais après… j’ai plutôt trouvé le film indigeste.

Trop maniéré, stylisé à l’extrême (je ne suis pas vraiment fan des ralentis de Dolan, ni de ses - trop ? - nombreux artifices, m’est avis que le film vieillira assez mal), trop long, pas assez rythmé ou plutôt mal rythmé... La forme a eu raison du fond – même si j’ai malgré tout été fascinée par cette histoire d’amour passionnée.

 

Heureusement, il y a les acteurs .

Melvil Poupaud bien sûr, et puis Nathalie Baye, épatante, mais surtout Suzanne Clément  qui incarne Fred, un beau rôle, assez périlleux, qui n’aurait pas pu être mieux interprété que par cette actrice que je n’avais jamais vue auparavant. J’ai vraiment été touchée et impressionnée par  sa performance, qui m’a vraiment attachée à ce personnage (plus qu’à Laurence).

Et j’ai trouvé les costumes très réussis, surtout ceux de Fred, je me suis pâmée devant ses vestes et autres manteaux (en revanche, les jeans neige de Laurence…. euh…).

 

Pour le reste, j’avoue ne pas comprendre l’engouement des critiques pour ce film que j’ai trouvé poussif et parfois même un peu prétentieux.

Expliquez-moi.

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
commenter cet article
18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 07:28

Livre---Lesbre---Canape-Rouge.jpg

 

J'ai commencé à lire dans le train ce roman qui commence lui aussi dans un train: le transsibérien, qui emmène Anne jusqu'à Irkoutsk, sur les bords du lac Baïkal et sur les traces de Gyl.

 

Je n'ai pas tellement envie d'en dire plus, par peur de déflorer ce beau récit de voyage et, surtout, de rencontres. Mais j'ai aimé voyager jusqu'en Sibérie avec Anne, j'ai aimé descendre l'escalier et m'asseoir sur le coin du canapé rouge de la vieille Clémence, j'ai aimé m'attacher à elles, m'y retrouver ou pas.

 

Comme Nuala, Michèle Lesbre m'a ouvert de nouveaux horizons (au sens propre comme au figuré), des envies de lectures (Milena Jesenska en première ligne), des envies de vie, de liberté, des forces, de l'espoir, une sorte d'apaisement.

J'ai une nouvelle fois corné beaucoup de pages, reconnaissante qu'une autre parvienne à exprimer avec justesse et précision ce que je ne parviens pas à formuler:

"J'avais envie de succomber à ce vide."

"Ce fut une nuit sans sommeil, une de ces nuits vous entraînant au plus secret de ce qui vous anime et vous obsède."

"J'aurais aimé que ces minutes ne s'arrêtent jamais, tout ce mélodrame délicieux nous séparait avec une infinie douceur, contenait à lui seul le temps vécu ensemble."

 

Anne dit de Clémence qu'elle lui "donnait peut-être la chance d'apprivoiser ce temps redouté de la vieillesse qui [la] guettait"; pour ma part je peux dire de Michèle Lesbre qu'elle m'a donné de nouvelles perspectives pour la suite.

 

En attendant de lire ses autres romans, et Milena Jesenska, voici quelques lignes de cette dernière où je me suis retrouvée toute entière:

 

"Petite fille, je vivais dans la folle attente de la vie. Je croyais qu'un jour, brusquement, la vie allait commencer, s'ouvrir devant moi, comme un lever de rideau, comme un spectacle qui commence. Il ne se passait rien et il se passait des quantités de choses, mais ce n'était pas ça, on ne pouvait pas dire que c'était la vie, et il faut croire que je persiste à être une petite fille car je continue à attendre cette vie qui va venir."

 

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
commenter cet article
15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 12:00

photo-copie-3.JPG


Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.


Encore plus de vert? Allez par ici: 

Babou, Lavandine, Annick, Fanfan Raccoon, Nomade57, Ava, Lauriane, Alban, Les zinzins, Narayan, Carole In England, Muni57, Louiki, Krn, M'dame Jo, Ori, La Parigina, Bestofava, Sinuaisons, LaGodiche, Cara, Maïder, Nathalie, Frédéric, Dorydee, Guillaume, Gizeh, Alexanne, Sébastien, Laurent Nicolas, Nora, Stephane08, Marion, Où trouver à Montréal ?, Aparça, Mamysoren, Céline in Paris, Galinette, Les voyages de Seth et Lise, M, M.C.O, Céliano, François le Niçois, Manola, Oryann, E, Cocosophie, Lesegarten, L'Azimutée, Tambour Major, Arwen, Leviacarmina, Lhise, Stéphie&lesCacahuètes, Cynthia, Anne, Champagne, Marie, Otaku, A&G, Les voyages de Lucy, Caro, Les petits supplices !, Véro Beramelo, Le-Chroniqueur, magda627, Terhi Schram, florianL, Aude, David et Mélanie, Lost in London, Xavier Mohr, Coco, Elapstic, André(eric)Fernandes, Escapade en Tunisie, Sephiraph, J'adore j'adhère, jen et dam, Agrippine, Olivier, Typh', Testinaute, Blogoth67, Cricriyom from Paris, 100driiine, Nataru, Clara, Emi London, The Mouse, Batilou, Cherrybee, Agnès, Karrijini, Une niçoise, Misscarone, Chris et Nanou, Dreamteam, Gilsoub, Dan, Cathy, Nicky, Anne-Cécile, Kyoko, Hibiscus, Louisianne, Un jour une rencontre, Kob, Alice Wonderland, Alexinparis, Petite Marie, Akaieric, Titem, Anne Laure T, Skipi, Vanilla, La Papote, La Nantaise, Xoliv', La Fille de l'Air, Kyn, Dr CaSo, Lyonelk, Isabelle, Melting Pot, Mistinguett, Super Lisa, Carnets d'images, Flo, Nelcie, Viviane, Violette, Jean Wilmotte, Zaromcha, Cekoline, DNA, Emma, La Flaneuse, Filamots, Tam, Pilisi, Cessna, oui !, Mgie les bons tuyaux, Quelbazar, Renepaulhenry, Anita, Laure, Le Mag à lire.



Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans La photo du mois
commenter cet article
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:22

tumblr_lfdwkgWFqG1qd78zbo1_400_large.jpg

 

"Ce mois-ci j’ai vraiment fait attention : seulement 400€ de notes de frais"

(!!!)

(un peu de décence serait bienvenue)

(c'est la crise tout de même)

 

"Attends, mais peut-être qu’il va faire beau"
(ne nous emballons pas, on a juste eu droit à un rayon de soleil)
(mais comme on ne l’avait pas vu depuis… et bien je ne sais même plus en fait)
(on devrait peut-être lancer un avis de recherche?)

(MISSING: the sun)

(forte récompense)

(mouhahaha)

 

"Non mais je t'assure je suis en train de devenir com-plè-te-ment folle.

Folle folle folle folle folle folle.

COM-PLE-TE-MENT folle!"

(folle je ne sais pas, mais pour l'hystérie c'est en bonne voie en tout cas)

(sans parler de la frayeur suscitée alentour)

(je tiens à préciser que je n'ai inventé aucune syllabe)

 


Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans Entendu
commenter cet article
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 07:22

En dépit d'un mois de Juillet où le soleil brille par son absence (dixit le monsieur de la météo), certains faits ne peuvent pourtant être ignorés de personne:

 

- le retour des moustiques dans le métro

(pour mon plus grand malheur)

(et mes plus grands questionnements aussi)

(moustique des sous-sols urbains Vs mouche tsé-tsé, sur qui parier?)

 

- l'ostentation de tous ceux qui nous narguent en partant travailler Le Routard sous le bras (et le sourire en coin), de préférence avec une couverture particulièrement alléchante (Bolivie,Thaïlande ou Inde...)

(hé les mecs vous êtes au courant que c'est la crise?)

(et qu'il est donc bien vu de passer des vacances normales dans des régions normales)

(comme la Corrèze par exemple)

 

- tous ces mails de retour qui m'assaillent chaque jour

("Je suis en vacances du 3 au 24 inclus, merci de vous adresser à Mme Tartempionne en mon absence")

(et Mme Tartempionne d'avoir elle aussi préparé son mail d'absence, et comme on a de la chance en anglais aussi: "Je suis en congés du 6 au 31, merci d'adresser vos mails à M. Machin, I'm out of office...")

(bon ça va on a compris, hein!)

 

Et comme à chaque été, j'ai moi aussi envie de crier liberté après mon spectacle de fin d'année, mon bac ou mon brevet.
Crier liberté, pêcher la crevette pendant deux mois, et en revenir toute bronzée.

 

529629_10151003103199727_539330492_n.jpg

Et si même Einstein s'offre des vacances à la plage....

Repost 0
Published by leshumeursdeviolette - dans On a bien le droit de rêver
commenter cet article

LeshumeursdeViolette sur Twitter

LeshumeursdeViolette sur Instagram

Instagram

LeshumeursdeViolette sur Pinterest

LeshumeursdeViolette sur Hellocoton

Suivez-moi sur Hellocoton