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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 07:23

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Je me suis toujours demandée (sans être nihiliste, attention) comment on pouvait avoir envie de faire carrière en politique, d'où provenaient les forces de ces surhommes qui semblent passer au travers des nuits sans sommeil et des coups de pression, qui ont toujours de l'à-propos...

(quand on peut faire la grasse matinée le week-end)

(en même temps, il vaut mieux que certains se dévouent)

(car si l'humanité devait compter sur moi, on n'aurait pas encore découvert le feu)

 

Après avoir regardé "L'école du pouvoir", je n'ai pas totalement élucidé ce mystère, mais la fascination que ces hommes et femmes exercent sur moi a décuplé (je suis fascinée par les élites, je l'avoue).

La qualité de ce téléfilm est vraiment exceptionnelle, tant par la richesse et la subtilité des personnages que par ses dialogues si justes, et son scénario qui évite les caricatures.

Du concours d'entrée à leurs débuts dans la vie réelle, on suit le parcours de cinq jeunes énarques (promotion Voltaire, la même que Royal, Hollande, de Villepin, etc etc...) aux ambitions, convictions, parcours, origines et éthiques différents.

Leurs séminaires, les stages en France profonde ou en Afrique, la politique d'une école pour certains purement républicaine et pour d'autres "école de l'ambition", les premiers choix politiques, les engagements, les désillusions...

Impossible de ne pas se laisser embarquer par cette fresque inspirée et bien jouée qui se déroule de 78 à 85, avec en toile de fond l' "au revoir" de Giscard, la victoire de Miterrand, l'assemblée nationale à majorité socialiste, avant les terribles revers...

(et voir les hommes politiques dans leur prime jeunesse)

(et Noël Mamère journaliste à Antenne 2)

(et PPDA avec des cheveux)

(et les minitels)

(et la Bastille en 81)

 

Et la petite histoire qui s'imbrique dans la grande, forcément, tout en maintenant un équilibre savant entre les affaires sentimentales et les affaires d'Etat.

 

Du grand art.

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 07:13

Ce week-end j'ai appris...

 

... que voyager en été est un sport dangereux

(ou devrais-je plutôt écrire "été")

(ahem)

(si l'on part du principe qu'on peut qualifier d'été une saison où l'on montre ses orteils, alors parlons d'été)

(bien entendu, la température à laquelle l'on choisit de montrer ses orteils demeure à la libre appréciation de chacun)

(orteils qui constituent bel et bien le coeur du problème)

(entre les roues des valises, des poussettes et autres chars de malheur)

(l'affluence accrue des grands départs)

(la climatisation trop froide des trains)

(on a vite fait de perdre pied)

(mouhahaha)

 

... que les voyageurs de première ne sont pas toujours très classes

(comme peuvent en témoigner la pile de magazines abandonnés dans un coin, une bouteille de rosé échouée et un papier alu tout chiffonner...)

(pourquoi regrouper quand d'autres sont payés pour ramasser, hein?)

(en revanche, les petits chiens ont beaucoup plus de valeur que certains êtres humains, allez savoir pourquoi)

 

... que le port de la culotte est o-bli-ga-toi-re quand on a la fesse molle, dixit Cristina Cordula

(pour les autres, je vous laisse tirer vos conclusions par vous-mêmes...)

(et oui j'ai lu par-dessus l'épaule de ma voisine dans le train)

(et je le sais bien, que c'est mal)

(mais je ne peux pas m'en empêcher)

 

Et c'est sur cette note de poésie que je conclurai:

en été, n'oubliez pas les astuces de mémé!

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:48

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C'est vrai, je l'avoue, je n'ai jamais eu beaucoup d'empathie pour ces femmes qui s'oublient dans la passion au point de se perdre elles-mêmes en chemin. C'est quelque chose que j'ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre, je finis toujours par me demander où sont passés leur instinct de survie et leur orgueil...

Malheureusement Rachel Weisz, malgré tout son talent, n'aura pas réussi à me réconcilier avec ces passions-là.

 

Ça commençait mal de toute façon.

Dès les premières minutes, je me suis demandée quand le film allait vraiment démarrer. La musique plus que présente me dérangeait, et je trouvais tous les plans trop léchés (et pourtant, Dieu sait que je suis attachée à l'esthétisme): les volutes de cigarette dans les airs, la silhouette d'Hester à contre-jour, ce beau miroir terni décoré de fleurs...Trop lisse pour susciter l'émotion.

(par contre l'admiration, oui: en sortant de la salle, je voulais laquer mes longles de rouge, laisser pousser mes cheveux, ressortir mon collier de perles...)  

(et me transformer en Rachel Weisz)

 

Et puis les flash-back ont commencé.

Dieu sait (décidément beaucoup de choses ce soir) (ahem) (pardonnez-moi ces blasphèmes) que j'ai une sainte (après j'arrête) horreur des flash-back, mais j'ai essayé d'aller à l'encontre de mes préjugés (j'ai tiré, semble-t-il quelques leçons de Colin Firth) (n'importe quoi)...

En vain, il y en avait vraiment trop, et majoritairement sans intérêt - parfois même à la limite du ridicule, comme la rencontre. A l'exception de la scène dans une station de métro, pendant les bombardements de la Seconde guerre mondiale; seule scène vraiment forte à mon sens, qui m'a laissée présager d'un virement dans le film...

Sans succès.

 

Les acteurs ont eu beau être excellents - surtout Rachel Weisz -, rien n'y a fait.

Je me suis ennuyée du début jusqu'à la fin, je n'ai pas été touchée par cette histoire d'amour, ni compris ce qui les poussait l'un vers l'autre, ce qu'Hester peut bien trouver à Frank (au-delà du désir physique)... Sans doute parce qu'ils ne peuvent se l'expliquer eux-mêmes. Ce mystère, cette force irrésistible de la passion et ses conséquences est bel et bien le sujet du film (adapté d'une pièce de théâtre, ceci expliquant peut-être cela): comment elle ravage les êtres jusqu'à faire passer leur propre existence en second plan, comment elle peut effrayer l'autre, et surtout combien son partage est illusoire...

Il y en a toujours un qui s'implique plus que l'autre, c'est ainsi.

 

Comme l'a si bien dit Hester, ce n'est pas du Sophocle; c'est juste triste.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 07:56

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:24

Le matin les backpackers se mêlent aux cadres pressés,

les sacs de voyage et les attachés-cases,

les visages froissés et les traits crispés

à égalité sous les néons blafards du métro.

 

Les nuits de mauvais sommeil, la tête contre la vitre,

ne semblent pas altérer l'impatience qu'ont les premiers

de déposer leur sac pour arpenter Paris.

 

Impatience qui gagne les autres le vendredi matin,

lorsque la perspective du week-end détend les figures.

La posture demeure un peu figée,

et le regard toujours fixé sur les écrans;

il n’y a pas d’heure pour la rentabilité…

 

Mais plane alors sur le wagon une vague odeur de conquête: une semaine de plus s'est écoulée.

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 21:57

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J'ai retrouvé dans un vieux cahier

une note à moitié effacée

d'une saison usée.

 

J'ai retrouvé tout au fond bien cachée

une paire de vieux souliers

que j'avais oubliée.

 

Mais ce que j'aimerais tant retrouver,

c'est un vrai ciel d'été.

Il va falloir perséverer.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:20

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Je n'aime pas la pluie,

elle me rappelle trop les récréations passées sous le préau

et mes jeans tout imbibés d'eau

que je traînais jusqu'au soir

et cette sensation poisseuse qui ne me quittait pas.

 

Je n'aime pas la pluie,

elle me rappelle trop que je viens d'un pays où il ne pleut pas

où quand il ne fait pas beau il ne fait pas froid

où les nuages ne demeurent pas

j'oublie parfois que le ciel est bleu derrière tout ça.

 

Je n'aime pas la pluie,

elle me rappelle trop cette odeur de l'automne

les feuilles mortes qui se collent au bitume

qui se jouent de nos pas

comme si tout cela ne suffisait pas.

 

Je n'aime pas la pluie.

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 07:19

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J'ai envie de promenades sur la lande .

J'ai envie d'un vent qui soulèverait mes jupons et colorerait mes joues.

Je rentrerais au manoir décoiffée et enchantée, et irait vite me changer avant de prendre le thé avec une vieille tante grise et pincée.

Un Earl Grey dans de fines tasses de porcelaine.

Avec des scones.

Elle me demanderait quelle mouche m'avait piquée, de partir si longtemps - et seule en plus! - alors que le ciel menaçait.

Heureusement, je serais épargnée d'une réponse bien difficile à formuler par une arrivée inopinée.

Un cavalier.

 

...

 

Cela avait un peu commencé avec Secret absolu (je fantasmais gentiment sur Porthgenna Tower). J'avais presque oublié ce désir nouveau de lande et de vent quand j'ai commencé Les Hauts de Hurle-Vent (pas franchement gai ni romantique) (j'ai même hâte d'en finir avec ces personnages qui me contractent la machoire) (mais la lande me fait rêver malgré tout).

En parallèle j'ai à nouveau regardé (pour la Xième fois) Orgueils & Préjugés (la vraie version) (celle de la BBC) (celle avec Colin Firth et sa chemise mouillée), et les ennuis ont commencé.

Au début c'était plutôt gentil: la campagne anglaise, ses jardins fleuris, ses bals de province... Et puis Colin Firth est arrivé, et avec lui sa chemise mouillée, son air hautain, ses favoris, ses pantalons seyants, son accent si british... J'ai compris la gravité du mal.

(j'en serais presque prête à porter un corset pour aller au bal, le pied léger et frétillant)

(concentrée sur mes pas pour faire honneur à mon - si beau - cavalier)

(renonçant aussi à ma liberté de femme moderne beauvoirisée pour revenir à un rôle purement décoratif)

(mais Colin Firth l'est aussi - décoratif)

 

Doit-on imputer ce curieux syndrome à un choc post Belle de Jour ?

A ce printemps automnal qui nous pousse à nous retrancher bien au chaud, à nous pelotonner dans ce que l'on connaît, afin de trouver un peu de cette chaleur qui nous fait cruellement défaut?

(pour rappel, l'été, c'est dans trois jours)

(enfin, je dis ça...)

(après tout, tant qu'on a des fraises...)

Je n'en sais rien, mais il est temps que cela cesse.

 

Demain, c'est décidé, je regarde Taxi Driver; ça devrait me calmer.

 

Mais en attendant, avant le sevrage, autant s'accorder un dernier plaisir:

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(Colin, sa chemise, mon notre ex-future maison...)

 

Il est vraiment temps que l'été arrive, avant que je ne sois définitivement perdue pour le monde des adultes raisonnables et sensés.

(en même temps, entre ce monde-là et Pemberley... comment dire...)


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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 12:00

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Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.

 

Les autres transparences, c'est par ici:

Pilisi, Les zinzins, Krn, Agrippine, Tambour Major, A&G, Typh', Manola, Laura, Quelbazar, Dan, Nataru, Gilsoub, Cécile, Anne Laure T, Mistinguett, Caro, Lesegarten, Emma, Lhise, Filamots, Gizeh, Olivier, Lost in London, Leviacarmina, Hélène d'avril, Jean Wilmotte, François le Niçois, David et Mélanie, Frédéric, La Papote, Cessna, oui !, Batilou, Où trouver à Montréal ?, Céliano, Kyoko, Surfanna, Mamysoren, Cricriyom from Paris, Nomade57, Flo, Terhi Schram, Testinaute, Ori, Alice Wonderland, Renepaulhenry, Sinuaisons, Xavier Mohr, Galinette, Isabelle, Louisianne, Louiki, Violette, jen et dam, Bestofava, Emily58, Aparça, Dr CaSo, Cekoline, Carnets d'images, Stéphie&lesCacahuètes, La Parigina, Le Mag à lire, magda627, Elapstic, 100driiine, Marion, Narayan, Lyonelk, La Nantaise, Minicecile, Carole In England, Ludovic_P, Nicky, Mgie les bons tuyaux, Titem, Viviane, Céline in Paris, Babou, Kyn, LaGodiche, Nathalie, Cocosophie, Cathy, Coco, Cynthia, Isabelle et Gilles, Laure, Alban, Les petits supplices !, Stephane08, Petite Marie, Lavandine, Clara, Karrijini, Nora, L'Azimutée, Agnès, Sébastien, Zaromcha, Blogoth67, Les voyages de Seth et Lise, The Parisienne, Anita, Alexinparis, Dreamteam, Maïder, Tam, M.C.O, André(eric)Fernandes, Xoliv', Le-Chroniqueur, Laurent Nicolas, M'dame Jo, La Fille de l'Air, Skipi, Lucile et Rod, Aude, Les voyages de Lucy, Nikit@, Akaieric, Dorydee, Un jour une rencontre, Melting Pot, Guillaume, Anne-Cécile, E, Arwen, Valoutyne, Véro Beramelo, DNA, The Mouse, Cara, Ovan, Champagne, Ava, Annick, Escapade en Tunisie, Vanilla, Egedan, Lauriane, J'adore j'adhère, La Flaneuse, Anne, Alexanne, Sephiraph, Hibiscus, Chris et Nanou, M.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 07:46

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Some things that fly there be, -

Birds, hours, the bumble-bee:

Of these no elegy.

 

Some things that stay there be, -

Grief, hills, eternity:

Nor this behooveth me.

 

There are, that resting, rise.

Can I expound the skies?

How still the riddle lies!

 

***

 

Ici des choses volent -

Oiseaux - Heures - Bourdon -

D'elles pas d'Élegie.

 

Là des choses demeurent -

Douleur - Collines - Eternité -

Cela ne me regarde pas.

 

Il y a ce reste, la résurrection.

Puis-je expliquer les cieux?

Que l'Énigme est muette!

 

Emily Dickinson

 

 

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