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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:17

Un lundi soir ordinaire de ce non-été,

les cheveux malmenés par la pluie,

(frisottis & cie)

le cerveau trituré par les nuages,

(on se la joue un peu Francis, hein)

(mais le lundi sous la pluie, tout est permis)

(de toute manière, avec cette rime en i" tout est permis tous les jours)

(sauf le dimanche car, comme dirait Sally: jamais le dimanche, c'est le jour du Seigneur)

(bref)

(la semaine commence bien)

et le moral quelque peu en berne, j'avais décidé de combler mes lacunes

(j'avais d'abord écrit "lagunes")

(joli lapsus)

(je veux de l'été, je veux du soleil, je veux du rêve)

et de me consoler de la météo en regardant Madagascar avec un pot d'Häagen-Dazs.

(en même temps le lundi soir on n'a pas l'obligation de vendre du rêve)

(on fait ce qu'on peut)

 

Mais c'était sans compter sur mon éthique protestante (...ahem...) qui m'a détournée de cette mauvaise pente vers le plaisir facile: j'ai finalement mangé une orange devant Belle de Jour.

(pleurez dans vos chaumières)

(oui, pleurez)

(en plus ce n'est même plus la saison des oranges)

 

La vérité, c'est que je n'ai pas pu résister à Catherine Deneuve.

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(en même temps, qui le pourrait?)

 

Le livre de Kessel était encore si frais dans mon esprit que je devinais certains dialogues à l'avance, enfin surtout au début. Après avoir découvert avec intérêt les différents personnages ("qu'elle est belle, Françoise Fabian!" & cie), j'ai ensuite essayé de me laisser porter par le film, mais ce ne fut pas évident. J'aurais peut-être dû attendre davantage, mais j'étais fascinée par cette histoire, et voulais aller jusqu'au bout.

 

Mais, comme avec le livre finalement, j'ai été un peu déçue.

Si j'ai aimé tous les rêves torturés de Séverine (enfin, "aimé" n'est peut-être pas le verbe le plus adéquat), j'ai été gênée que son plaisir ne crève pas plus l'écran que cela. À part après sa passe avec le Japonais, rien n'est fait pour souligner l'éveil de Séverine à la chair; et si elle semble prendre du bon temps avec Marcel, cela s'apparente plus à une inclinaison comme on dit (excusez-moi, j'ai replongé dans Jane Austen hier, et il semble qu'il me reste quelques séquelles) qu'à une passion d'abord physique. En tout cas, si je n'avais pas lu le livre, c'est sans doute ainsi que j'aurais interprété leur histoire.

Même si, grâce à tous ses fantasmes oniriques, le personnage de Séverine est de prime abord plus intéressant que dans le livre, j'ai trouvé que ce "divorce terrible entre le coeur et la chair" décrit par Kessel dans son roman était moins évident ici, sans doute parce que j'ai trouvé Pierre vraiment fade (un vray boy-scout, comme le décrit si justement Piccoli), et le jeune couple peu crédible.

Et aussi, je n'ai pas aimé la fin. Je préfère de loin la version de Kessel, beaucoup plus shakespearienne en un sens, qui faisait de Séverine l'artisane de son propre malheur. Chez Buñuel sa faute n'est que morale et indirecte; j'ai trouvé cela moins intéressant.

 

J'ai l'impression d'être bien difficile à satisfaire en ce moment. J'espère que Kessel et Buñuel ne se vengeront pas en me faisant faire d'abominables rêves... qui me forceront fatalement à céder aux plaisirs faciles cités ci-dessus.

 

Encore merci à Lili de m'avoir prêté ce DVD!

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 10:44

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J'étais pourtant contente de ce choix.

Pour moi, Belle de Jour c'était Catherine Deneuve (bien que je n'aie jamais vu ce film) (ce qui devrait bientôt s'arranger grâce à Lili), une bourgeoise désoeuvrée qui décidait de s'adonner au vice dans la France figée d'avant Mai 68.

Et même si ma lecture m'a démontré que mes préjugés étaient faux (l'action se situe intialement dans les années vingt et même si j'ai eu beaucoup de mal à cerner Séverine, j'ai l'impression qu'elle a poussé la porte de Mme Anaïs par fascination et curiosité envers cet acte sexuel pour lequel elle n'a que peu de goût), je n'ai pas réussi à m'en défaire.

Ceci explique peut-être pourquoi j'ai mis autant de temps à rentrer dans le roman.

C'est pourtant loin d'être mal écrit, mais j'ai tout de même eu beaucoup de mal à comprendre Séverine (alors qu'il y a de longs paragraphes qui décrivent ses égarements, allez savoir pourquoi je n'ai pas compris) (j'avais la désagréable impression d'être idiote), elle a fini par presque m'agacer à force, et j'ai commencé à m'ennuyer...

Heureusement à la moitié du livre déboule Marcel, et avec lui une vivacité nouvelle. Impossible désormais de lâcher Belle de Jour jusqu'à la fin, en dépit du malaise qu'il me procurait.

 

Et voilà, je l'ai terminé ce matin, et je ne sais qu'en dire de plus.

J'ai l'impression d'être passée à côté de ce roman, dont ni l'histoire ni les personnages (en dépit de l'intérêt que j'ai rapidement éprouvé pour Marcel) ne m'ont réellement touchée, et dont l'écriture ne me laissera pas un souvenir impérissable (alors même que je lui reconnais des qualités, une justesse et une précision impressionnantes). Etranges contradictions...

 

J'espère que mes acolytes du Club pourront m'éclairer car ce sentiment m'est étrange...

 

En revanche, j'ai encore plus envie de voir le film de Buñuel!

 

A suivre donc...

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 08:00

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Voilà 24h maintenant que j'ai vu De rouille et d'os, et je ne sais toujours qu'en penser.

J'ai relu et écouté quelques critiques, et il me semble ne pas avoir vu le même film que les autres (à part les Carmadou qui partagent ma réserve) (grâce à eux je me suis sentie un peu moins seule) (c'est important).

Peut-être parce que, même si je reconnais son talent, Marion Cotillard ne parvient jamais à me toucher. Elle est juste, c'est vrai, elle a la grâce des stars (qu'elle est, incontestablement) (pour preuve s'il en était besoin) (et pourtant c'est la seule star que j'ai vu en vrai, à Cannes il y a treize ans - aouch... treize ans, déjà?) (quand elle n'était donc pas encore une star, mais quand même un peu connue) (vive Taxi), elle m'émeut même ne me touche jamais vraiment, sans que je parvienne à le comprendre ni à l'expliquer (le côté performance de l'Actor's studio, peut-être?). Etrange sensation en tout cas, qui m'a poursuivie tout au long du film.

 

Il est vrai que j'y étais allée avec peu d'enthousiasme (dû à Marion Cotillard, je l'avoue) (je savais déjà qu'elle ne me toucherait pas, ça ne date pas d'hier) (et puis à l'histoire aussi) (en fait j'y suis allée à cause de Marineland, pour faire un retour en arrière jusqu'à mon année de CP et cette inoubliable journée passée là-bas, avec les otaries, les dauphins et les orques) (où tout le monde avait des chips dans son pique-nique sauf moi, soit dit en passant) (peut-être que c'est cette frustration chipsienne qui a fait du tort à Audiard) (allô, Sigmund?), mais quand même!

 

Matthias Schoenaerts est parfait - même s'il reste dans la même veine que dans Bullhead (j'espère qu'on lui proposera vite autre chose, qu'on puisse voir tout son talent à l'oeuvre), les seconds rôles au poil: Corinne Masiero, que j'ai aimé retrouver après Louise Wimmer, Bouli Lanners, Céline Sallette...

Mais rien n'y a fait.

 

Le film m'a pourtant émue (parfois), mais également mise en colère (souvent). J'ai trouvé certains plans trop maniérés, trop léchés (comme la dent qui tournoie sur le sol, par exemple) par rapport à la sécheresse que j'avais aimée dans les films précédents d'Audiard. A plusieurs moments De rouille et d'os m'a fait penser aux films noirs américains, qu'il admire tant paraît-il. Et si je suis assez friande de ce cinéma-là, hier soir cela n'a pas fonctionné.

A certains moments j'ai même été dérangée par des démonstrations trop appuyées, comme si l'on orientait de force mon regard dans une direction plus que dans une autre.

Et alors la fin... ne m'a ni plue ni convaincue. Mais alors pas du tout.

 

Je suis ressortie du cinéma déçue, et déroutée.

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:07

NDLR: imaginer un accent parisien prononcé à l'extrême, et le ton ultra-maniéré qui l'accompagne.

 

"Je les ai vus aux Transmusicales de Rennes-han.

Bon c'est bof mais en vrai c'est pas mal-han.

C'est électro-han, mais en fait c'est très mélodique."

 

 

Je n'ai qu'une chose à dire:

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 07:15

On a cherché à pirater ma boîte mail depuis San Francisco.

(du coup j'ai dû changer de mot de passe)

(j'avais le même depuis dix ans)

(sans doute l'origine du mal)

(c'était pourtant une combinaison de chiffres et de lettres)

(et aujourd'hui mon cerveau n'arrive pas à retenir le nouveau mot de passe que j'ai dû choisir à contrecoeur)

(et je me demande bien qui a fait ça, et pourquoi?)

(ma vie n'est que souffrance et contrariétés)

 

On cherche à m'épouser:

"Je tiens à vous reconnaître
Et d'établir une relation sérieuse basée sur l'honnêteté et l'épanouissement
Vous êtes belle et la compréhension et l'amour
Que pensez-vous .......... .......... Répondre ...... Merci"

(en français dans le texte)

(sachant que ma photo de profil Facebook est Rocky, je m'interroge sur les critères de papiers beauté de ce garçon)

(surtout qu'avant j'avais choisi une vieille dame, une autruche, un chien... je suis vraiment dubitative)

(pour l'honnêteté en tout cas ça commence mal)

 

Et les pollens s'acharnent tellement sur mes pauvres organes, que j'ai du mal à croire que leur agressivité soit naturelle à 100%...

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 14:33

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J'ai terminé Une odeur de gingembre ce matin; cela devait bien arriver.

J'avais tout fait pour repousser ce moment, le délaissant un peu toute la semaine, mais aujourd'hui je dois accepter que c'est terminé.

 

C'est que depuis que je l'ai commencé, je n'ai pas pu lâcher ce roman, en parlant à tous ceux que je voyais.

Car je m'attendais bêtement à un doux roman exotique qui me ferait voyager, mais certainement pas à une histoire aussi forte.

Si au début j'avais quelques réserves (je trouvais Mary Mackenzie trop intelligente, trop moderne, trop fine), cela n'a pas duré. Comment ne pas se laisser emporter par ce roman passionnant?

 

A travers son journal et sa correspondance se dessinent un tableau de l'Extrême Orient du siècle dernier et le portrait d'une femme terriblement attachante.

Malgré toutes les épreuves qu'elle va traverser, Mary Mackenzie avance toujours, avec une force d'âme et une intelligence hors du commun. Jamais complaisante envers elle-même, son honnêteté, sa clairvoyance et sa sagesse m'ont vraiment impressionnée.

Mise au ban de la société et de sa famille, entourée d'individus peu voire pas du tout réconfortants, puis plus tard par quelques amis seulement, elle va devoir s'adapter à un nouveau pays, le Japon, qui ne voit pas les étrangers d'un bon oeil, et où les traditions pèsent sur la vie des femmes. Alors, une femme "de mauvaise vie", n'en parlons pas!

Et pourtant, à force de travail, Mary va faire sa place, apprendre la langue et toutes les subtilités qu'elle comporte, comprendre "l'âme réelle du Japon".

 

Destin de femme hors normes, histoire d'un pays en pleine mutation, droits des femmes, fine analyse du genre humain... Ce livre aux multiples facettes a été pour moi un vrai bonheur de lecture, et m'a vraiment marquée.

Je l'ai peut-être terminé, mais Mary Mackenzie n'a pas fini de m'inspirer!

 

"Le monde est un curieux mélange de gens de toutes sortes, dont beaucoup ont l'air de ce qu'ils ne sont pas."

"Elle croyait que le monde allait tout lui offrir sur un plateau, mais a fini par se rendre compte que c'était une perte de temps que de s'encombrer la vie avec des espoirs de ce genre, et que la seule chose sensée est de faire avec ce que l'on a à sa portée, en regardant autour de soi combien plus mal lotis sont les autres."

"Que des évènements aussi anodins puissent transformer aussi radicalement le cours de ma vie veut-il dire que je suis atteinte d’une espèce particulière de folie? Les autres bâtissent-ils leur vie sur de tels incidents? Je crois bien que ne réussissent vraiment dans la vie que les gens à qui il n’arrive rien, et qui planifient leurs jours comme la trajectoire d’un bateau sur une carte, sans jamais quitter leur boussole des yeux."

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Lu
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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 07:54

 

Mathieu et moi n'avons pas les mêmes goûts en matière de baskets.

 

Mathieu et moi habitons tous les deux à Belleville.

C'est peut être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup.

(et surtout qu'on peut se sustenter de nouilles chinoises à n'importe quelle heure)

(ce qui est un besoin vital, vous en conviendrez)

 

Mathieu et moi nous endormons souvent ensemble.

Je me réveille sans lui, mais il m'emmène jusqu'au bureau.

Il me raccompagne quand je rentre tard,

et parfois je ne lui dis même pas merci.

Encore moins bonne nuit.

(ingrate que je suis)

 

Il nous arrive aussi de chanter ensemble.

Parfois même en pleine rue.

Parfois sous la pluie.

En remontant la (très) longue rue de Belleville.

 

Et puis mercredi, pour la première fois (pour moi),

et la dernière fois de l'année (pour lui),

Mathieu m'a emmenée à La Java.

 

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Je n'avais jamais vu autant de sourires à un concert.

Sur scène comme dans le public, on l'avait tous aux lèvres.

Du début jusqu'à la fin,

entrecoupé de rires parfois,

mais bel et bien là.

 

La montée d'endorphines fut divine.

 

Les concerts de Mathieu Boogaerts devraient être remboursés par la sécurité sociale.

 

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans On a bien le droit de rêver
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 11:48

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Voilà (enfin!) l'été; les filles sont en jupe, on boit des bières en terrasse, les lunettes de soleil sur l'arête de chaque nez qui se respecte...

 

Mais n'oublions pas que l'été, c'est aussi le retour de:

 

- la chemisette, qui fait son come-back chaque année. Un phénomène aussi inexpliquable que durable.

Pourtant cette année même Le Monde magazine a publié un article affirmant haut et fort que, non, la chemisette ce n'est pas possible. En couleurs pastel, encore moins.

(sauf quand on s'appelle Jean-Claude et qu'on est comptable chez Durand&fils)

(et encore...)

(les comptables de chez Durand ne doivent pas lire Le Monde magazine, et faire la sourde oreille, car je ne connais personne qui ne soit pas hostile au port de la chemisette)

(à moins que ce soit un signe d'appartenance à une société secrète?)

(de comptabilité pastel?)

(en ces temps de crises cela n'aurait rien de surprenant)

 

- la sensation sous ses cuisses de la moquette rêche du métro. Ça pique, ça gratte, ça tient chaud; et mieux vaut occulter l'aspect hygiénique de la chose.

Dans le même genre, l'angoisse de voir ses cuisses marquées par le cannage de la chaise. Ou plutôt de ne pas le voir, comme nous le montrent toutes ces filles dont on rit à leur passage.

(si, si, tout le monde rit de cette cruelle mésaventure)

(il y a des domaines où la charité chrétienne n'a pas droit de cité)

(comme aux cours de gym par exemple)

(mais c'est un autre débat)

 

- et toutes ces choses dont on oublie l'existence pendant l'hiver: les bretelles de soutien-gorge en plastique transparent (qui deviennent jaunes en un temps record), les coups de soleil, le ballon du voisin au parc qui vient nous heurter trois fois (un peu comme celui qu'on se prenait en pleine poire pendant les cours de volley au lycée) (ça fait mal au sens propre et au sens figuré) (la honte étant à mon avis plus douloureuse que le choc), la crème solaire qui s'étale mal... et les pollens (à ce propos ma rage est telle que je m'abstiendrai de tout commentaire).

 

Moi, rabat-joie?

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Soit dit en passant
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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 08:06

- Il allait là à la mussu* Karim

- Ké** Karim?

- Mon ex

- Ah

...

(blanc dans la conversation)

...

Le bus s'arrête à un arrêt nommé "Castors".

 

- Hahahaha, castors!

- Kessjtavais dit avé des castors?

- Koi? Mais de koi tu parles là?

- Mais si, chatcastor, hamstercastor...

- Ah nan c'tait trop pas moi

- Mais si j'teuh dis! C'tait pas chiencastor? Ratcastor? Hahahaha

- Ah si t'as raison, mais ça m'stresse maintenant, t'aurais pas dû m'le dire!

 

Bénissez la bonté de la traductrice qui vous épargne une énumération sans fin de castors mutants...

 

Sans transition:

- J'ai trop envie d'm'achter le pantalon rose kon a vu là

- Ah oué?

- Oué... Mais ça fait pas trop salope, le rose?

(heureusement pour moi, je ne portais pas le mien ce jour-là)

(quoique... ça aurait pu être drôle)

- Nan trop pas...

- Koi?

- Nan trop pas, Céline elle a l'même

- D'ailleurs fô k'tu m'prêtes ton pantalon bleu, et j'te prête le noir

- Fô k'j'achète des pantalons noirs pour le stage, j'ai pas l'droit à autre choz

- Oué mais t'as vu t'as trô d'la chance quand même, moi j'dois porter l'tee-shirt Quick d'toutes les couleurs, là!

(mouhahaha)

- Elle devait pas v'nir avec nous, Jasmine?

- Oué mais après elle a dit k'ça la saoulait d'attendre, ça m'a saoulée

- Oué c'est clair

- Allez dégage ton pied, là!

 

 

Et encore, j'ai fait beaucoup de coupes.

 

 

* mussu = muscu, Note de la traductrice

** certaines expressions sont notées en phonétique dans le texte, afin de rester au plus proche de la réalité

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Dans le métro
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:08

Ce week-end j'ai appris (ou redécouvert)...

 

... que les hommes mûrs aussi lisaient Guillaume Musso;

(on peut avoir cinquante ans, être fleur bleue, et en plus ne pas avoir honte de lire du Musso)

(de surcroît dans un TGV blindé pour cause de pont)

(dans ce cas précis on note que l'individu alterne sans frémir la lecture de "La théorie de l'algèbre" et de "L'appel de l'ange")

(sans même tâcher de dissimuler ce dernier sous une couverture plus sérieuse)

 

... qu'insulter son prochain en voiture est une pratique aussi rageante que réjouissante;

(beaucoup plus réjouissante que regarder d'un air courroucé les drogués du strapontin dans le métro)

(vous savez, ceux qui ne se lèvent jamais)

(ceux que tout le wagon finit par fixer jusqu'à ce qu'ils capitulent, et finissent par se lever, enfin)

(ce qui ne va pas sans leur arracher d'interminables soupirs)

(c'est que l'addiction au strapontin n'est soulagée que s'ils sont assis, un simple contact debout ne suffit pas)

 

... et surtout qu'hors d'Ile de France il n'y avait point de salut radiophonique.

("non mais quoi, on capte déjà plus Nova?")

(soupir de soulagement lorsque je la retrouve)

(bref bonheur, c'est déjà fini)

(ce qui ne m'empêchera pas de m'acharner sur l'autoradio une heure durant)

("non mais, on capte pas Nova dans ce bled?")

("pour de bon?")

(non, juste Rires&chansons et Maritima)

(...)

(si vous ne connaissez pas Radio Maritima, vous ne savez pas ce que vous perdez)

(mouhahaha)

(soupir de soulagement lorsque Nova réapparaît au péage)

(je crois que je suis vraiment parisienne)

(enfin parfois)

 

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(tout va bien, je capte encore Nova)

 

 

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(ça commence à m'agacer)  

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(là ça me gonfle carrément)

(en plus je n'ai plus de cure-dents)

(et j'ai arrêté de fumer donc bon)

(il ne me reste plus qu'à m'énerver sur tous ceux qui croiseront ma route)

(depuis mon habitacle, hien, faut pas exagérer)

 

 

Tout ça pour revenir à Ryan...

Franchement.

Pfff...

 

 

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