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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 18:08

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"Il faut bien sûr compter avec le vieux préjugé comme quoi Français rime avec dévergondé. Sans doute les Française sont-elles généralement peu aimées des autres femmes à cause du succès qu'elles obtiennent auprès des hommes?"

(il n'y a pas de mal à se faire du bien, NDLR)

 

"Tout ceci n'a pas le sens commun, bien sûr, ce ne sont que flatteries à la française, comme il leur est très naturel d'en dire quand cela leur semble utile, mais qui sont cependant agréables à entendre."

(encore heureux, NDLR)

 

"On dit que les français sont libertins."

(mouhahaha, NDLR)

 

"On m'a donné un roman qui s'y passe [au Japon], Madame Chrysanthème, de Pierre Loti. [...] C'est très français, en ce sens que l'héroïne est une femme de douteuse vertu."

(je crois que celle-ci est la plus savoureuse, NDLR)

 

Extraits d' "Une odeur de gingembre" d'Oswald Wynd, dont la lecture me procure beaucoup de plaisir - et quelques fous rires aussi.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:00

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Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.

 

Allez voir les autres escaliers:
Manola, Loutron glouton, Nicky, Marion ENLEVER ESPACE AVANT LE ORG DANS L'ADRESSE, Cricriyom from Paris, Lost in London, Blogoth67, Vinie, lesegarten, Surfanna, Champagne, The Parisienne, Violette, Nikit@, Louisianne, 100driiine, Gilsoub, Agnès, Les zinzins, magda627, Olivier, Nathalie, Annick, Carnets d'images, Titem, Hugo, Eff'Zee'Bee, Ori, Cessna, oui !, Coco, Louiki, Leviacarmina, Melting Pot, Mgie les bons tuyaux, Le Mag à lire, florianL, Tambour Major, Laura, Isabelle et Gilles, Caro, Petite Marie, Grignette, Chris et Nanou, La Fille de l'Air, LaGodiche, François le Niçois, Anita, Cocosophie, Laurent Nicolas, Véro Beramelo, Lauriane, La Parigina, Les voyages de Lucy, Maïder, Skipi, Cara, Cherrybee, David et Mélanie, Stephane08, Céliano, Emma, Bestofava, M.C.O, André Éric, Lavandine, M, Emily58, Lucile et Rod, Laure, Typh', Egedan, La Nantaise, L'Azimutée, Nomade57, Typh', Gizeh, Lhise, Tam, Caroline, Où trouver à Montréal ?, Anne, Glose, Minicecile, The Mouse, Dr CaSo, CHIFFONS and Co, Dan, Ovan, Alexanne, Nataru, Une niçoise, Vanilla, Aparça, Cekoline, Céline in Paris, DNA, Agrippine, Kyn, Xavier Mohr, Cynthia, Frédéric, Krn, Famille Gerdel, Sinuaisons, Carole In England, Karrijini, Stéphie&lesCacahuètes, Elapstic, Jean Wilmotte, La Flaneuse, Ava, Testinaute, Anne-Cécile, Babou, Renepaulhenry, A&G, Aude, Mamysoren, Zaromcha, Anne Laure T, hibiscus, Un jour une rencontre, Xoliv', Lyonelk, E, Kyoko, Dorydee, jen et dam, Galinette, Batilou, Hélène d'avril, Cathy, Clara, Quelbazar, Isabelle, Viviane, Cécile, Les petits supplices !, Alexinparis, Muni57, Sébastien, Filamots, Le-Chroniqueur, Narayan, Akaieric, Pilisi, Sephiraph, Alice Wonderland, M'dame Jo, J'adore j'adhère, Nora, La Papote, Otak.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 08:06

On en aura vécu, des choses!

 

La rencontre, une séparation, des retrouvailles inespérées.

 

Depuis, on ne s'était plus quittés.

 

On s'encroûtait un peu, peut-être.

Toi, avec tes traces de thé indélébiles,

et moi tatouant inlassablement ton rebord de mes lèvres colorées.

 

Et puis ce matin-là tout a basculé.

 

Tu t'es échappé,

je t'ai laissé glisser,

puis vainement essayé de te rattraper.

 

Mais tu étais déjà cassé.

 

 

Une minute de silence pour feu mon mug Pantone.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 08:05

(mythe ou réalité?)

(mouhahaha)

 

Un prétendant au concours Lépine a inventé un système facilitant la mise en housse de nos chères couettes.

En voilà une bonne idée, me direz-vous!

(non, non, ce n'est pas Jean-Pierre Pernault qui vous parle)

(je vous assure que je ne me suis pas transformée en fan du télé-achat)

(cela dit, avec ces jours fériés gâchés par un temps plus qu'automnal, ce serait plausible...)


Et vous aurez raison, tant cette histoire de housse de couette constitue un véritable fléau quotidien.

(et un problème qui concerne tous les Français)

(ah bon, la campagne est terminée?)


En plus, cette invention permettrait aux femmes de chambre de soulager leurs lumbagos récurrents.

Une très bonne idée, donc.

 

Idée soufflée par Madame à Monsieur Trouvetout:

"Il n'avait pas le temps de m'aider, alors je lui ai demandé de trouver quelque chose."

 

...

 

Je me demande combien d'heures a passé M.Trouvetout à peaufiner son invention, et ce que faisait Madame pendant ce temps-là...

(à part se débattre avec sa housse de couette)

("mais plus pour longtemps ma chérie, je ne suis plus loin du but")

 

La vaisselle, peut-être?

Ou bien un peu de repassage?

Ce que je peux être bête, j'oubliais le dîner!

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 09:55

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Les raisons qui me poussent vers les salles obscures sont parfois bien curieuses.

Depuis que j'avais vu la bande-annonce du film de Christian Petzold, j'étais hantée par la musique de Stefan Will et par les chaussures de Barbara (et son allure, aussi, mais ce sont ses chaussures qui m'ont tapé dans l'oeil en premier).

Je suis donc allée au cinéma, attirée, tel Ulysse par les sirènes (un peu de lyrisme ne nuit pas) (bien au contraire) (CQFD), par des cordes et une paire de salomés...

 

Si les cordes étaient beaucoup moins présentes que je ne l'avais espéré, j'ai été plus que conquise par les tenues de Barbara.

Sa jupe bleu marine, son cardigan rayé, sa robe chemise grise, celle à carreaux, sa chemise en chambray, son sac à main et sans oublier ses fameuses salomés, je voulais tout! La silhouette de Nina Hoss y est sans doute pour beaucoup, mais la coupe impeccable de ses vêtements m'a bluffée (la chemise, surtout, avec ses proportions parfaites, son col repassé comme il faut, ses sublimes manches trois-quart, son petit pli au dos... et puis la bonne couleur aussi), et leur modernité aussi. Comme quoi, rien de tel qu'une bonne coupe pour traverser les années sans une ride.

Honte à moi, j'ai d'abord été étonnée par tant d'élégance (quoi? ça se passe vraiment en RDA?) (en 1980, qui plus est?), jusqu'à ce que je lise (et me rappelle après coup) (enfin, mieux vaut tard que jamais) (qu'on se le dise) que les femmes pouvaient alors recopier les patrons publiés dans la presse féminine, patrons inspirés des modèles des grands couturiers.

Si les silhouettes de Barbara m'ont captivée pendant tout le film, j'ai malgré tout tâché de dépasser ce stade contemplativo-admiratif (à la limite du groupisme, soyons honnêtes).

Ce qui ne me fut pas difficile, car le film est vraiment prenant et ses dialogues bien écrits.

 

Quelques années après La vie des autres, voici à nouveau un film qui dénonce la politique de répression de la RDA et de sa police, la Volkspolizei, dont le but est de dissuader par tous les moyens les allemands de l'est de passer à l'ouest.

A travers le destin de Barbara, dissidente bien décidée à quitter le territoire, Petzold souligne les pratiques glaçantes de la police, qui surveille notre héroïne sans relâche, et procède à des fouilles humiliantes dès qu'elle a eu le malheur de ne pas être joignable pendant quelques heures. 

Dans ces conditions, impossible de ne pas sursauter au moindre bruit de voiture, impossible de faire confiance à ses voisins susceptibles de la dénoncer, impossible de parler librement...

Christian Petzold rend parfaitement perceptibles la paranoïa, la suspicion, et l'étouffement qui pèsent sur cette ville de province. Impression renforcée par le contraste qui s'établit progressivement avec la douceur de la nature, ses bruits enjôleurs et ses chemins de campagne paisibles.

 

Comme toujours lorsqu'un film me plaît, je pourrais continuer à vous vanter la finesse des dialogues, des rapports humains qui s'établissent, le jeu de Nina Hoss, sa beauté qui vous éclate à la figure sur cette plage au petit matin... Mais j'ai comme qui dirait des salomés à trouver!

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 20:18

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J'ai dévoré ce livre, et me suis régalée à le dévorer.

Même si le secret en question est... comment dire... (trop) aisé à deviner?

J'avoue avoir été un peu surprise de lire que Dickens lui-même avait été surpris par le dénouement...

(loin de moi l'idée de m'estimer supérieure à Dickens, mais dès le début j'avais ma petite idée sur la question...)

(c'est que Dickens était sans doute novice dans ce type d'intrigue, alors que moi, avec mes années d'expertise en téléfilms mal doublés...)

 

J'ai beaucoup aimé ce XIXème désuet, ce style ampoulé, cette belle galerie de personnages aux petits oignons (mention spéciale à l'hypocondriaque M.Phippen, qui m'a délectée, vraiment). La théâtralité avec laquelle Wilkie Collins orchestre les événements m'a littéralement happée, et a beaucoup contribué au plaisr que j'ai pris à cette lecture. On a souvent l'impression d'être dans un film: les décors, la lumière, les voix, le jeu des personnages... impossible de ne pas se laisser embarquer par cette histoire.

Et c'est pour moi le vrai tour de force de Collins: m'avoir tenue en haleine de bout en bout, m'avoir empêchée de lâcher son livre avant la fin, alors que j'avais déjà tout deviné. Un vrai maître du suspense, rebondissements et chair de poule à la clé...

 

La seconde moitié m'a en revanche un peu lassée. Certains personnages me fatiguaient, la lourdeur de cette époque aussi (tous ces hommes qui prennent la mouche lorsqu'on ne respecte pas l'étiquette dûe à leur rang, et l'importance qu'ils accordent à ces "incivilités" plus qu'aux faits eux-mêmes m'ont laissée coite), les dialogues parfois trop bavards... ont presque eu raison de mon enthousiasme du début.

 

Mais c'était compter sans l'attachant oncle Joseph, le vieil ermite Andrew Teverton et son serviteur qu'on se plaît à trouver hideux tout en étant fasciné, ou encore l'imbus M.Munder, régisseur de Porthgenna... Tous ces personnages complexes, dont les caractères, fonctionnements et relations codifiées aux autres sont finement dépeints par Collins ont maintenu mon intérêt.

 

Et puils il y a Porthgenna Tower, vaste demeure de Cornouailles, et personnage à part entière. Avec ses trousseaux aux mille clés, son dédale de pièces en enfilade, son escalier branlant, son petit cimetière pittoresque, son sentier qui s'évade dans la lande, son aile abandonnée, et bien évidemment son fantôme!  Un décor sombre et romantique à souhait! Que n'aurais-je donné pour explorer toutes les pièces de l'aile nord!

 

Un auteur que j'ai aimé découvrir, grâce au Club!

(décidément)


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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 18:14

(dimanche soir dont la force est décuplée par plus de deux semaines de froid et pluie ininterrompus)

(et ce n'est pas le rayon de soleil de ce soir qui m'abusera)

(le lundi au soleil qu'on n'aura jamais, ça vous parle?)

(comme les ponts qu'on n'aura jamais, d'ailleurs...)

 

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J'aimerais tant m'étendre sur le bord du chemin

Pour dégeler goutte à goutte comme la neige qui fond

Qu'âme et corps mélangés aux flots

Je puisse moi aussi couler par les pores de la nature.

 

 

Henry David Thoreau

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 07:59

Ça commençait mal.

Enfin, ça continuait mal.

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(image représentative des deux dernières semaines)

(... voilà...)

(pas encore le déluge, mais presque)

(je maintiens en vie le couple d'araignées de ma salle de bains au cas où)*

(enfin, c'était mon intention)

(mais hier soir il a bien fallu que quelqu'un paie)

(pour ce froid, pour cette pluie, pour ce vent)

(et puis elle me narguait, aussi, à se pavaner sur mon lavabo, du haut de ses jambes interminables)

 

*(allusion fine à l'Arche de Noé, NDLR)

(cette note s'adressant à tous ceux ayant séché les cours de catéchisme dans leur prime jeunesse,

et par conséquent en incapacité de comprendre cette allusion fine)

 

J'avais oublié mes chaussettes de sport (celles qui ne dépassent pas des baskets), j'ai donc dû garder mes chaussettes de ville pendant le cours de gym; et si elles sont parfaitement assorties à mes bottines, là, avec mon legging noir,j'avais juste l'air tarte.

(en plus, elles n'allaient pas non plus avec mon tee-shirt)

(j'ai donc développé une paranoïa croissant au long du cours)

("t'as vu ses chaussettes?", "non mais ça va pas du tout avec son tee-shirt", "non mais c'est quoi ces chaussettes?!?!!!")

Ça a presque gâché ma joie et ma fierté qui m'avaient pourtant envahie au début du cours.
Et oui, depuis deux semaines, les dames de la gym non seulement me reconnaissent, mais s'enquièrent de mon état.

(respect)

(cinq ans plus tard, je passe enfin de l'ombre à la lumière)

(fini, mon destin de Jane Doe)

 

Et ces satanées chaussettes, non contentes d'avoir pollué mon cours de gym de leurs ondes néfastes, m'ont à nouveau couverte de ridicule: ces pestes avaient retenu le bas de mon pantalon, conférant à ma jambe gauche un aspect pour le moins grotesque, ce dont je me suis rendue compte dix minutes plus tard...

(ce dont je me serais bien passée, soit dit en passant)

(c'est un peu comme lorsque votre sac à main entraîne votre jupe dans son ascension, et que vous marchez pendant de longs mètres avec la jambe droite dénudée)

(de préférence dans un quartier où les terrasses des cafés succèdent à d'autres terrasses, qui elles-mêmes en précèdent d'autres....)

(j'espère de tout mon coeur que les individus dont la route a croisé la mienne ce soir étaient aussi accaparés que moi par la gestion de leurs parapluies)

(le ridicule ne tue peut-être pas, mais il nuit, c'est certain)

 

Je n'épiloguerai pas sur l'étape suivante, ou comment j'ai mis dix minutes à dévisser ma gourde dans le métro, sous les regards observateurs de tous mes voisins.

Ni comment je me suis fait mal au doigt ce faisant.

 

Et puis je suis rentrée chez moi; et voilà:

 

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(tout est bien qui finit bien)

(CQFD)

(depuis, le soleil est reparti)

 

 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 07:55

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Il n'est pas spécialement sympathique, Arturo Bandini, et pourtant je me suis plue à suivre ses péripéties dans Los Angeles.

 

Sûrement parce que je venais de terminer Bandini, où Fante narre quelques mois de l'enfance d'Arturo, fils d'un maçon italien sans le sou immigré dans le Colorado et alter ego de Fante lui-même. Entre un père rustre, une mère qui passe le plus clair de son temps à égrener son chapelet, et deux petits frères encombrants, je découvrais Arturo, un garçon à la fois bon et méchant, horripilant et attachant, coincé entre son attitude de voyou et sa crainte de la Ste Vierge, son amour pour sa mère et son admiration pour son père qui est parvenu à séduire une "vraie" américaine. Car Arturo, même s'il est né en Amérique, se voit rappeler sans cesse son origine "de Rital".

 

C'est cet Arturo que j'ai retrouvé jeune homme, fraîchement débarqué à LA au début de Demande à la poussière. Sans le sou et toujours encombré de ses origines, il veut être écrivain. Dans un bar, il va rencontrer Camilla Lopez, une serveuse, avec qui il va lier une relation étrange et violente.

Plus encore que dans Bandini, j'ai vraiment été happée par l'écriture de Fante.

Âpre, rocailleuse et sans détours, elle sent le vent sur cette plage où Arturo et Camilla prennent un bain nocturne, elle sent la maladie qui étouffe Sammy dans son cloaque, la sueur de Camilla, la poussière et la moiteur de Los Angeles, elle sent cette dernière cigarette qu'on écrase à quatre heures du matin dans un cendrier plein.

Elle est vivante, d'une modernité impressionnante quand on se rappelle que ce roman a été publié en 1939, et empreinte d'une poésie dont les mots nous collent à la peau. 

 

"Je savais que mes taches de rousseur étaient en pleine floraison, je les sentais me péter à la gueule."

"J'ai regardé la ville en bas dans la brume nébuleuse et l'après-midi poussiéreuse. La chaleur montait de la brume et j'en prenais plein les trous de nez."

"Desserre tes doigts fins et rends-moi mon âme lasse! Embrasse-moi sur la bouche que je me rassasie du pain d'une colline mexicaine. Souffle le parfum des cités perdues dans mes narines enfiévrées et laisse-moi mourir ici, la main sur la douceur de ta gorge, blanche comme une plage du Sud à moitié oubliée."

 

 

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 22:36

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Les bonnes choses ayant une fin, j'ai mis un terme à ma vie d'Amish.

Devant le cinéma, prise d'une soudaine euphorie à l'idée de bientôt me retrouver dans la salle obscure et le moelleux des fauteuils rouges au bout de trois longues semaines d'abstinence, la pluie froide aidant, j'ai failli me laisser tenter par Julie Delpy.

Et puis je me suis dit que pour des retrouvailles il me fallait du sublime, du grand art, et me suis donc résolue à attendre dix minutes de plus sous mon parapluie léopard.

 

Inutile de préciser que je n'ai pas regretté mon choix.

(même si je viens de le préciser en le niant)

(soit dit en passant)

(bref)

 

Les adieux à la reine est le plus beau film que j'aie vu depuis longtemps, et l'un des plus beaux films que j'ai vu tout court.

 

La photo, d'abord, y est extraordinaire. Plein soleil, lumière blafarde de l'aube, luminosité sourde des matins gris, toutes ces nuances sont traitées de manière picturale dans chaque scène, et à plusieurs reprises on se croirait presque dans un tableau de Vermeer.

 

La mise en scène, ensuite, est saisissante. Qu'ils sont beaux ces plans où l'on voit Sidonie courir dans les couloirs de Versailles à travers une enfilade de portes semble-t-il interminable! Qu'elle est bien menée cette scène dans la gondole, si touchante et moderne celle où Sidonie et sa compère chantent et dansent dans un château vide! Quel bonheur surtout de retrouver enfin un vrai travail de mise en scène, si intelligemment exécuté!

 

Et puis il y a les acteurs. Tous, sans exception, sont excellents. Des courtes apparitions (ah, Dominique Reymond...) (ah, Michel Robin!) aux rôles plus conséquents (exquise Noémie Lvovsky) (et la belle Virginie Ledoyen qu'on adore détester). Et bien évidemment Léa Seydoux (que je voyais au cinéma pour la première fois, bien qu'elle soit constamment à l'affiche depuis des mois), sa moue, son air buté, son attachement presque primitif à la reine... Je comprends mieux pourquoi tout le monde veut la faire tourner.

Mais celle qui m'a le plus impressionnée, c'est Diane Kruger. Pour moi, jusqu'à présent, Diane Kruger était: 1/ l'ex-femme de Guillaume Canet; 2/ la seule actrice à se maquiller et à se coiffer elle-même pour ses sorties sur tapis rouge (respect); 3/ la nouvelle petite copine de Pacey (de Dawson, NDLR). Réducteur sans aucun doute, mais il faut dire que ses rares apparitions cinématographiques ne m'avaient guère convaincue. Ce soir, j'ai été bluffée par son jeu tout en nuances, dans ce rôle de reine pas vraiment sympathique, capricieuse et égoïste, agaçante et attachante en même temps, fascinante et charismatique. 

 

Je pourrais continuer des heures je crois, évoquer la sublime musique (signée Bruno Coulais), les décors et costumes somptueux (la belle rayure rebrodée de fleurs de Sidonie m'a fait rêver pendant tout le film) (je veux la même) (et la chemise de nuit de Marie-Antoinette aussi), le cahier d'atours de la reine...

Et tout ce que ce film révèle sur Versailles et les moeurs absurdes de la cour, sur cette tension des derniers jours, cette panique, ce fin de règne...

 

J'ai déjà envie de le revoir.

 

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