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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 19:29

servante-ecarlate.jpg

 

Je n'avais pas vraiment envie de le lire (voire même pas du tout).

La science-fiction, ça n'a jamais été ma tasse de thé, et cette histoire de femmes vouées à la procréation ne me disait rien du tout.

Mais c'est tout l'intérêt d'un Club: vous amener à lire des romans que vous n'auriez pas lus autrement.

Et si je faisais un peu grise mine en l'achetant, j'ai remercié mes chères camarades dès la première page (et aujourd'hui encore davantage!).

 

Impossible de ne pas être happé par la force de l'écriture de Margaret Atwood, si précise et si nette, si pure, sans détours inutiles; une écriture d'une acuité redoutable, fine et sensible à la fois.

Mais sans aucune sensiblerie, jamais; même lorsque la Servante se remémore ses souvenirs, et que l'émotion affleure sous la précision du récit.

 

Cette Servante, au service d'un couple, nous narre donc son histoire.

Au présent d'abord, avec de brèves incursions dans le passé, un passé proche en premier lieu. Il faudra du temps pour que l'on découvre sa vie d'avant, ce qui s'est passé pour qu'elle en arrive là, pour que le monde en arrive là.

A travers son quotidien d'une lourdeur infinie, c'est une société nouvelle que l'on découvre. Une société figée dans un système de castes, une société archaïque où la lecture est interdite, où les images ont remplacé les mots, où un stylo peut vous conduire en prison ou à la potence, avant que votre dépouille soit exposée à la vue de tous.

 

Ce monde où tout est régenté par des codes soi-disant divins, où le principe même de plaisir est banni, où tout ce qui fait le sel de l'existence est interdit, fait froid dans le dos.

D'autant plus que les évocations de déchets radioactifs, de fuites toxiques échappées de centrales thermiques ou de zones de pêche sinistrées ne sont pas sans rappeler notre monde contemporain...

 

Mais même en se soumettant à ces interdits, la pulsion de vie est plus forte, et inextinguible.

Echanges de regards, dialogues furtifs, marché noir, chacun se débrouille comme il peut pour survivre. Et c'est la conscience même de cette vie en soi qui permet de l'y maintenir: "une chaise, du soleil, des fleurs: tout cela n'est pas à dédaigner. Je suis vivante, je vis, je respire, j'étends la main, ouverte, dans le soleil."

 

Pour moi, au-delà de la condamnation des fanatismes en tous genres, ce roman est une ode à la vie et au plaisir: la vision et la senteur des fleurs du jardin de Serena Joy, la sensation du soleil sur la peau, les échanges muets ou non, les étreintes indispensables (la peau devient rêche à force de ne plus être touchée)...

L'écriture de Margaret Atwood est pleine de cette sensualité vitale:

"Je suis allongée dans mon lit à une place la nuit, les yeux fermés, et ce nom flotte derrière mes paupières, légèrement hors d'atteinte, resplendissant dans le noir."

"Je suis couchée dans mon lit, encore tremblante. On peut mouiller le bord d'un verre, faire courir le doigt tout autour, et il émettra un son. C'est ainsi que je me sens: je suis ce son de verre. Je me sens comme le mot briser. J'ai envie d'être avec quelqu'un."

"Je confesse que j'y prends plaisir, à ce coup de langue qui fleure la mauvaise vie."

 

Il y aurait encore tant de choses à dire!

L'importance des mots, le réapprentissage d'une langue oubliée grâce à quelques parties de Scrabble (!) (qui m'ont fait penser au Joueur d'échecs de Zweig), la réappropriation de la coquetterie...

 

Mais j'ai envie de terminer par cette description des magazines de mode qui a vraiment touché la passionnée de mode que je suis:

"Ce qu'elles contenaient était une promesse. Elles parlaient de transformations; elles suggéraient une série infinie de possibilités qui se déployaient comme des reflets renvoyés par deux miroirs placés face à face, et se prolongeaient, un double après l'autre, jusqu'au point de fuite. Elles suggéraient une aventure après l'autre, une garde-robe après l'autre, une amélioration après l'autre, un homme après l'autre. Elles suggéraient le rajeunissement, la souffrance vaincue et transcendée, l'amour éternel. La véritable promesse qu'elles contenaient c'était l'immortalité."

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:07

Terraferma_visuel.jpg

 

Île de Lampedusa, Italie.

Tout semble de prime abord familier: le soleil écrasant, la mer, les faces burinées des pêcheurs... même Filippo, un vrai jeune homme maintenant!

Mais nous ne sommes plus dans les années 70, les bâteaux servent désormais à attraper les touristes plus que les poissons, et les clandestins font désormais partie du quotidien de l'île.

 

Les touristes débarquent du ferry en masse et, à peine leurs pieds posés sur l'île, se voient alpagués et courtisés. C'est à qui saura le mieux les alpaguer, les ferrer à coups de bonne chère et de promenades en mer.

Les clandestins Africains, eux, effectuent leur traversée sur des embarcations de fortune, et sont renvoyés de l'autre côté de la mer dès qu'ils posent un pied à Lampedusa.

Dérangeant contraste, accentué par de nombreux plans: vedette entassée de touristes bronzés se trémoussant les bras en l'air en musique/barques surchargées d'Africains faisant de grands signes avec leurs bras, corps blancs bronzant sur le sable/corps noirs échoués après avoir gagné la rive à la nage, accueil empressé des uns/rejet violent des autres...

 

Le sujet est périlleux, et à mon sens Crialese ne s'en est pas si mal sorti.

Alors, oui, c'est vrai, j'ai trouvé certaines scènes un peu trop chargées en émotions, et certains personnages inégaux.

Face à un Filippo désemparé par la vie en général (les filles, sa mère, son avenir tiraillé entre un grand-père qui veut continuer la pêche contre toute attente et une mère qui veut le sortir de cette île si petite qu'elle ne figure même pas sur la mappemonde) puis par ses rencontres avec les clandestins, le personnage de la jeune femme Africaine partie retrouver son mari m'a semblé moins convaincant, et un peu trop bavard.

Le grand-père un peu caricatural en vieux patriarche borné n'en est pas moins attachant (et puis Mimmo Cuticchio, quel acteur! son regard dit tout), et Giuletta (superbe Donatella Finocchiaro) est particulièrement touchante en femme qui prend son destin en main, et qui va se laisser toucher malgré elle.

Et oui, c'est vrai aussi qu'il y a quelques maladresses. Certaines scènes, même si elles fonctionnent, m'ont semblée un peu artificielles car trop écrites (discussion entre les vieux et les anciens, s'achevant par une joute père/fils dont on se serait passé sans problème).

Mais Crialese réussit à ne jamais être manichéen, essentiellement grâce au personnage de Filippo. Et en pointant ce qui se passe à Lampedusa, nous oblige à ne pas oublier tous ces hommes et femmes prêts à tout pour atteindre l'Europe, souvent après plusieurs années (ce qui m'a rappelé le jeune Enaiatollah Akbari de Dans la mer il y a des crocodiles).

Et puis il signe un vrai film. Un véritable objet cinématographique, avec une vraie mise en scène, une esthétique propre et des partis pris. Ce qui, à l'heure où nombre de réalisateurs (et spectateurs!) pensent qu'un thème fort suffit à faire un bon film (comme Polisse, pour citer le plus représentatif), est particulièrement réjouissant.

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:02

photo-copie-3.JPG

 

Bégonia joli,

Bégonia chéri,

toi qui m'envahis,

toi qui me ravis,

tu m'as fait la joie,

après de longs mois,

de fleurir encore une fois,

me causant un grand émoi.

 

 

(la floraison de mon bégonia bambou m'a plongé dans une transe botanique assez étrange)

(exhibition des photos, partage de mon excitation plus ou moins sonore)

(et cette question qui s'impose: serais-je donc capable de m'occuper convenablement d'une plante?)

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:05

si chère Nuala,

 

J'ai terminé Chimères il y a quelques jours, et si sa lecture m'a procuré un plaisir intense, je me sens aujourd'hui un peu seule et désemparée.

 

Car c'est bientôt la fin de la découverte, de l'inédit: il ne me reste plus qu'un seul ouvrage à lire de vous.

 

Je sais bien qu'il y aura des relectures heureuses, plus tard, lorsque j'aurai vieilli de quelques années, lorsque j'aurai vécu davantage.

 

Peut-être que cette autre que je serai alors y découvrira de nouvelles pistes.

 

Peut-être même serai-je un jour plus vieille que vous, Kathleen ou Rosie?

 

...

 

Mais d'ici-là?

 

Vous avez apporté tant de réponses à mes questionnements, tant d'apaisement à mes angoisses; vous m'avez offert tant de possibles, donné tant de courage!

 

Ça peut paraître idiot, mais je me sens bien démunie aujourd'hui.

 

Désarmée.

 

 

Vous êtes décidément partie trop tôt.

 

nuala_183638t.jpg

 

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:43

9782264040787.jpg

 

Avec Chimères j'ai beaucoup appris sur l'Irlande, la famine, les émigrations massives, les colons anglais, l'indépendance... à travers cette histoire d'amour scandaleuse entre l'aristocrate anglaise et le palefrenier irlandais.

J'ai aimé chercher la vérité avec Kathleen, être fascinée par ces personnages et m'interroger à chaque rebondissement.

 

Mais au final, plus que la vérité elle-même, c'est sa quête qui m'intéressait, et tout ce qu'elle soulevait et révélait de Kathleen, personnage qui n'est pas sans rappeler Rosie et Nuala O'Faolain elle-même.

A presque cinquante ans, Kathleen n'a pas remis les pieds en Irlande depuis qu'elle a fui par le ferry à l'âge de vingt ans, sans rien d'autre que ses vêtements sur le dos. A un moment critique de sa vie, où elle ignore tout de son avenir incertain, ce retour au pays va la confronter à son passé comme à son avenir, à ses souvenirs et à ses attentes, à la mémoire et à la possibilité du pardon...

 

Comme à son habitude, l'écriture de Nuala O'Faolain est à la fois empreinte d'une douceur infinie et sans aucune complaisance, et il est difficile de lâcher ce livre avant de l'avoir terminé tant on s'y sent bien.

Tellement on s'y retrouve aussi; enfin, tellement je m'y suis retrouvée.

Comme Kathleen, je peux siffler un verre de vin en trois minutes, fabriquer un coquetier avec un verre et du papier, programmer un rendez-vous au retour des vacances après avoir "rapporté [de Californie] un bronzage parfait qui me donnait confiance en moi [...] Et ceci suffit - la combinaison d'un détachement intellectuel vaporeux et le bronzage".

 

Au-delà de ces points communs quelque peu superficiels, jamais quelqu'un n'avait si justement décrit mes sentiments les plus profonds, mes émois, mes pensées récurrentes...

Je n'ai jamais corné autant de pages!

(mais je ne vous dirai pas lesquelles)

(pas folle la guêpe)

 

Comme les autres livres de Nuala, cette lecture m'accompagnera longtemps.

 

***

 

Pour finir en beauté, deux jolis proverbes:

 

Red sky at night, sheperd's delight.

 

Mackerel sky, mackerel sky, never long wet, never long dry.

 

 


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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 12:00

Impossible de ne pas se laisser envoûter par ces danseuses de Jean-Paul Goude...

Ou plutôt cette danseuse...

 

glace.jpg

 

Nous sommes le 15, il est midi, heure de Paris: c'est la photo du mois.

 

Allez voir les glaces des autres participants:

 

Chris et Nanou, Agartha, DNA, CHIFFONS and Co, École autour du monde, Une niçoise, M, Babou, La Papote, Viviane, Stéphie&lesCacahuètes, Caroline, Isa ToutSimplement, Kyoko, Clem et Cha, Emi London, Mgie les bons tuyaux, Céline in Paris, Laura, A&G, Les Maudits Expats, Doreus, Mandy, Nomade57, Tam, Hélène d'avril, Manuelle, Cekoline, Egedan, Madame zaza of mars, La Flaneuse, Les zinzins, Clara, hibiscus, Soiz, Titem, Voyagesetc, La Parigina, Blogoth67, Dr CaSo, Emma, Gizeh, Kyn, Batilou, Sephiraph, Nataru, Nicky, Muni57, Olivier, Xavier Mohr, Lhise, Laure, Cherrybee, L'Azimutée, Urbamedia, Cathy, Marion, Lucile et Rod, Nous4auQuébec, Leviacarmina, 100driiine, Cynthia, M.C.O, Lost in London, Ori, Tambour Major, Noon, Alexinparis, LeeLoo, Les voyages de Lucy, Anne-Cécile, Glose, Isabelle, Le-Chroniqueur, Carnets d'images, Caro, Renepaulhenry, Julien, Aurélie, Les voyages de Seth et Lise, Kia909, Sébastien, Cricriyom from Paris, Ludovic_P, Manola, Aparça, Agnès, Lauriane, Stephane08, florianL, Violette, Où trouver à Montréal ?, Ava, Galinette, Nora, Vinie, Carole In England, Zaromcha, Anne Laure T, Petite Marie, L'atelier azimute, La Fille de l'Air, Le Mag à lire, Cessna, oui !, Krn, Anaou, Etienne, Shandara, Jean Wilmotte, Dorydee, J'adore j'adhère, LaGodiche, Karrijini, Frédéric, Hugo, Maman Crotte, Grignette, Thib, Florian, Champagne, Anne, Quelbazar, Eff'Zee'Bee, Ma, Annick, La Nantaise, Loutron glouton, François le Niçois, Chris, Alexanne, Emily58, magda627, Sinuaisons, Gilsoub, Nathalie, E, Vanilla, Fanny et Vincent, Louiki, Vital, Céliano, Surfanna, jen et dam, Cocosophie, Guillaume, Coco, Louisianne, Juju au Japon, Mamysoren, Lyonelk, Bestofava, The Parisienne, M'dame Jo.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 22:56

 

affiche-Millenium-Les-hommes-qui-n-aimaient-pas-les-femmes-.jpg

 

Cinq ans après tout le monde, j'ai découvert Millenium.

(le film, pas le livre)

(ne me jetez pas de tomates)

(qui ne s'est jamais dispensé de lire un ouvrage au profit du film?)

(...)

(voilà)

(merci)

 

Bien sûr dans mon entourage beaucoup l'avaient lu, mais j'avais décrété que ce n'était pas pour moi.

(mon amour du contre-courant, sans doute)

(à moins que ce ne soit une certaine affectation qui me prend parfois, les soirs de pleine lune)

(en même temps à chaque fois que j'ai essayé de lire un opus encensé, la moutarde finissait par me monter au nez)

(la déesse Amora, c'est moi)

(c'était la minute hommage à Goscinny)

 

On m'avait alors raconté toute l'histoire, avec force détails - puisque ça ne m'intéressait pas, que je ne le lirai jamais, tout ça. 

Grâce à Dieu

(NON!)

(ne jamais, jamais, JAMAIS blasphémer!)

(Dieu me pardonne)

(oh mon Dieu j'ai recommencé, je vous jure de ne plus jamais recommencer)

(ou alors en anglais seulement?)

(STOP!)

J'ai même vu les premier et dernier quarts d'heure de la version suédoise, l'entre-deux m'ayant fait sombrer dans un sommeil aussi lourd qu'instantané.

Heureusement pour moi, j'avais tout oublié.

 

Quelle mouche m'a donc piquée, ce soir-là, vous demandez-vous alors?

(à raison)

(si toutefois cette question mérite débat)

 

Les phéromones, pardi! (encore elles? Caramba!)

Ayant compris et admis que tous mes actes, aussi libres me semblaient-ils, étaient en réalité guidés par des instincts de reproduction primaires (soit à l'insu de leur plein gré par des substances invisibles, faisant écho à une malchanceuse fable virenquienne, NDLR), j'ai opté pour la transparence (c'est à la mode en cette période électorale, m'a-t-on dit) et décidé d'assumer la primitivité de mon être.

 

La mouche qui m'a piquée ce soir là se prénomme donc Daniel Craig.

daniel craig

Daniel qui, il y a quelques années déjà (oui, on a un passif avec Daniel), m'avait charmée en James Bond viril et violent (mais de smoking vêtu), m'a chavirée en journaliste d'investigation (et oué, moi aussi j'ai lu l'article de Télérama, d'où ce terme ad hoc) (oh mon Dieu je suis un vrai cliché) (j'avoue ne pas trop savoir si cela doit m'amuser ou me désoler) équipé de jolies lunettes d'intello branché-mais-pas-trop, de gilets en grosse maille savamment déboutonnés et de gracieuses petites rides bien placées (les soucis, la combativité, la poor lonesome attitude, tout ça)...

Pile-poil ce dont j'avais besoin un lundi soir.

 

C'était sans compter Rooney Mara, alias Lisbeth Salander pour ceux qui seraient passés au travers des innombrables d'interviews publiées à la sortie du film.

millenium-Rooney-Mara.jpg

Je n'ai donc pas découvert une parfaite inconnue, j'avais ma petite idée...

Idée bien en deçà de la force dégagée par ce personnage atypique qui aurait pu ne pas être crédible du tout, voire même ridicule, si on lui avait attribué une autre interprète.

 

Ajoutez à cela un scénario aux petits oignons, un montage haletant, la mise en scène de Fincher, et le sort est jeté!

Vous voilà un(e) vrai(e) gamin(e), mourrant d'impatience de voir la suite...

Bienvenue au club.

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 22:48

 

Ce week-end, j'ai appris...

 

... que Dick Rivers, "comme tout le monde", mettait des pantoufles chez lui;

(et non des santiags, pour ceux qui seraient perdus)

(d'ailleurs Dick Rivers ne dit pas "santiag" mais "botte")

("santiag" pour Dick, c'est un peu comme si on traitait mes Louboutin - si j'en avais - de Birkenstock)

(disons simplement que c'est une terrible insulte à la dignité de la santiag, euh pardon, de la botte)

 

... que j'avais un point commun avec Donatella Versace (!);

(non, cela n'a rien à voir avec nos chevelures)

(ni avec nos IMC respectifs)

(le fait est que Donatella, comme moi, est une vraie drama queen!)

(c'est elle qui l'a dit)

(pas qu'on avait un point commun, hein, mais qu'elle était une vraie drama queen)

(d'où les expressions suivantes - de ma composition, vous l'aurez compris - : faire ma dramatella, dramatelliser les choses, donaquenner les autres...)

(je me demande bien ce qu'ils attendent pour m'inviter, à l'Académie)

 

... et que Grace Jones n'était pas morte!

(je lui avais pourtant imaginé une belle fin tragique)

(à base d'overdose, d'alcool et de barbituriques)

(il faut savoir que j'ai une fâcheuse tendance à enterrer certaines personnes avant l'heure)

(comme Gorbatchev par exemple)

(ou encore Bob Dylan)

(je sais, je sais, JE SAIS!!!)

(à ma décharge, ces faits sont antérieurs à 2000)

(enfin, j'aurais bien aimé mais ce n'est pas le cas)

(mais je ne vous dirai JAMAIS quand j'ai découvert la vérité)

(non sans me couvrir de ridicule à l'époque)

(il faut croire que je n'en ai pas eu assez, de ridicule, pour que je recommence ici)

 

 

Le ridicule ne tue pas.

L'ignorance, si.

CQFD.

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 07:58

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J'aime être à contre-courant.

(partir à droite quand tout le monde part à gauche)

J'aime rester à contre-courant envers et contre tout.

(parce que j'ai raison de partir à droite)

J'aime râler contre celles qui sont à contre-courant.

(partir à gauche quand tout le monde part à droite, non mais quelle idée?!?)

J'aime râler contre celles qui restent à contre-courant envers et contre tout.

(persuadées qu'elles sont d'avoir raison)

(n'importe quoi)

(il faut savoir admettre ses erreurs)

 

J'aime rire des rares hommes qui s'aventurent à la gym.

(et de leur incapacité à coordonner leurs mouvements)

(et lorsque par miracle ils y parviennent, il est alors temps de changer de mouvement)

(mouhahaha)

J'aime rire quand on leur intime publiquement l'ordre de faire les pompes sur les pieds.

(et non sur les genoux comme nous autres pauvresses)

(discriminante, la gym?)

(les clichés dans le milieu sportif, mythe ou réalité?)

J'aime voir la sueur (du stress et non de l'effort) perler sur leur front à ce moment fatidique où ils se doivent de garder la face devant la faune gymesque (féminine à 99%, le pourcentage restant étant en général représenté par le professeur qui, par définition, sait faire de vraies pompes).

 

J'aime faire partie de cette secte où les professeurs n'ont de cesse de s'accueillir en poussant de petits cris perçants et en s'embrassant sans fin:

(comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis des années)

(ou qu'ils avaient survécu à une catastrophe nucléaire, ou encore à un enlèvement dans la jungle colombienne)

(essayez avec vos collègues demain, vous me remercierez du résultat)

"Oulala qu'est-ce qu'on est content d'être là, c'est tellement bien hein, t'as vu mes nouvelles baskets?"...

J'aime suivre leurs amours comme un épisode de Dallas.

(et lancer de fausses rumeurs aussi - "je crois qu'X n'est plus avec Y mais avec D... si si je te jure, ou alors il la trompe: il lui a pris la main!")

(mais prendre la main, est-ce tromper?)

(...)

J'aime rire en prenant conscience de nos mouvements ridicules, exécutés tant bien que mal, avec plus ou moins d'adresse, mais en général sans grâce aucune.

J'aime perdre le contrôle et être manipulée par un(e) prof allumé(e) acharné(e), dont le charisme parvient à me faire oublier le ridicule de la ma notre situation.

(je crois que c'est le moment où je réalise que je suis en train de me faire piéger)

(mais je ne peux pas résister)

(il faudra qu'Harvey Keitel vienne me délivrer)

 

J'aime gambader dans la rue après, les endorphines me donnant des ailes...

(et me permettant d'occulter la rougeur de mes joues, mon humidité capillaire et mon sac de sport sans allure)

 

... jusqu'à ce que je croise un banc de jeunes belles et beaux, archi-branchés jusqu'au bout des ongles, sirotant des coupes de champagne sur le trottoir.

 

Un vernissage sans doute.

Le rouge de leurs joues est siglé, leur capillarité maîtrisée, et leurs apprêts soignés.

 

Et feues mes endorphines oubliées.

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 08:04

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Pompons de babouche marocains, disparus mystérieusement l’un après l’autre sans laisser de traces. Aperçus pour la dernière fois dans mon salon, durant la dernière semaine de Février.

(comme si j'avais un salon)

(comprendre: dans mon salon/salle à manger/chambre)

(on fait ce qu'on peut, hein)

 

Si je vous dis alors que vendredi dernier la matinale de France Culture était diffusée depuis Moscou,

 (ils me poursuivent je vous dis)

(quoi ? une élection ? quelle élection?)

(vous devez faire erreur, croyez moi sur parole : j’ai mes sources)

qu’à la place de mon Brice Couturier habituel

(dont je viens de découvrir le visage, incapable de résister à la tentation)

(il y a des jours comme ça où la googlisation exerce un attrait auquel on ne peut se soustraire)

(grossière erreur dans mon cas)

(je pensais qu’il était jeune !)

 (les voix radiophoniques doivent rester des voix sur lesquelles calquer tous nos délires)

(Jérôme Garcin et Philippe Meyer exceptés)

(bref)

 un journaliste russe a fait une chronique sur le FSB (successeur du KGB),

et que ma poupée russe me regarde d’un œil noir,

qu'en dîtes-vous?

 

...

 

Je me suis vengée en tuant l’araignée de ma salle de bains, elle avait un comportement suspect.

On n'est jamais trop prudent.

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