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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:04

Après avoir décliné une proposition de mariage berbère,

(que je regrette amèrement aujourd'hui)

(non mais c'est vrai il fait un froid de loup dans ce gris pays)

(un climat doux vaut-il un mari laid? that is the question...)

 

j'ai pris l'avion pour rentrer, parce que bon fuir, c'est bien, mais devenir une adulte raisonnable, c'est mieux.

(on y croit)

(en vérité il me faut surtout travailler pour me refaire)

(arrêter de vivre au dessus de mes moyens, défi de ma vingt-huitième année)

(...)

(j'ai comme le sac qui me démange là maintenant tout de suite)

(même si je sais que fuir n'est pas la solution)

(c'est Bob qui l'a dit dans Priscilla folle du désert)

(ah ben oui, j'allais pas non plus regarder un film d'auteur en rentrant non plus)

(tout ça pour dire que j'aurais dû me faufiler dans ces caisses d'Air Jamaïque aperçues sur le tarmac de Casablanca)

(soupir)

 

L'adulte raisonnable toute neuve que j'étais s'est donc frayée un chemin dans l'allée centrale - chemin non sans rebondissements -,

(Papi met cent ans pour ranger son sac)

(Mamie enlève ses chaussures et détend ses orteils dans l'allée)

(alors qu'on attend tous)

(là c'est plutôt la kalachnikov qui me démangeait, allez savoir pourquoi)

(tous les bénéfices d'une semaine de vacances envolés en quelques minutes)

 

jusqu'à (enfin) parvenir à ma place, et découvrir qui m'y attendait:

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Les cheveux gominés soigneusement ramenés vers l'arrière, une odeur flottante d'eau de cologne (chère mais ratée), un bronzage soigneusement entretenu, yeux clairs lui confèrant une assurance dédaigneuse de beau gosse (en dépit de traits un peu épais, NDLR), la cuisse grasse, la chemise en popeline rayée (tissu italien), soigneusement rentrée dans le jean et dont le col dépasse du pull-over en V (apanage par excellence des Ken modernes), chaussures pointues de rigueur...Un vrai Ken au rabais.

 

Inutile de préciser qu'il a un peu paniqué en me voyant arriver avec ma veste sableuse et mes cheveux limite dread-lockés.

C'est le moment que j'ai choisi (bien malgré moi) pour m'asseoir sur son coussin d'appoint qui a commencé à vibrer au contact de mes fesses sableuses aussi... cela ne m'a pas fait vraiment rire; lui si.

Un gouffre nous séparait donc, ce qui ne s'est pas arrangé lorsque je découvrai à sa main gauche une espèce de grosse pierre bleue au petit doigt (!), assortie d'une Rolex... Autant de signes ostentatoires qui me plongèrent à la fois dans l'effroi, la consternation et la stupeur.

Un fou rire me gagna, et j'eus comme une soudaine envie de partager ma découverte avec la terre entière.

(mais par charité chrétienne je n'en ai rien fait)

(pourtant, une photo de Ken dormant sous son masque avec sa Rolex

(NDLR: quand on exhibe sa Rolex, que fait-on en seconde classe, franchement?)

(voilà qui renforce la théorie du Ken au rabais)

 

J'avais pourtant fait voeu dans le désert de devenir une bonne personne.

(on y croit)

(en plus de devenir une adulte raisonnable)

(je n'ai peur de rien)

 

Moins de vingt-quatre heures plus tard, le charme était rompu.

Doublement rompu lorsque je réalisai que Ken attendait ses bagages, lunettes de soleil sur le nez et veste en tweed sur l'épaule alors que la neige avait apporté une grise lumière sur Orly.

 

 

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:17

Enfin, normalement, c'est ce qui devrait se passer.

A dire vrai, pour l'instant je n'en sais rien car je ne suis même pas encore partie.

(comme j'adore que vous me détestiez, j'apprécie assez ces petites failles spatio-temporelles)

 

 

Peut-être que je ne serais pas revenue.

 

Peut-être que d'ici-là j'aurais été enlevée par un prince du désert.

 

Peut-être que mes parents finalement auront cédé à la tentation, et m'auront vendue contre dix troupeaux de chameaux.

(alors que j'en vaux au moins cinquante...)

 

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Ou pas.

 

 


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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:03

On m'a offert un lot de vieilles cartes postales.

Elles étaient jolies, surtout ces deux-là.

 

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J'ai regardé au dos, curieuse de leur provenance... il s'agissait en fait d'un seul envoi.

 

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Quand on est amateur de vieilles cartes, on tombe souvent sur des cartes qui ont une petite histoire.

Mais jusqu'à aujourd'hui,

(enfin pas vraiment aujourd'hui puisque je vous rappelle que là exactement je suis dans le désert)

(vous me détestez, hein?)

(je ne m'en lasse pas)

j'avais plutôt l'habitude des "Bons baisers de Pont-Aven" et autres "Affectueuses pensées du Vercors". Parfois un peu plus développées mais toujours des cartes de politesse, d'information; la bienséance avant tout.

 

Je n'étais donc pas vraiment préparée à ce genre de découverte.

Je n'ai pas pu m'empêcher de tout lire, bien évidemment.

 

Datée du 20 Janvier 1985, soit quelques jours avant ma propre naissance, il s'agit d'une lettre d'anniversaire d'un père à sa fille.

Ce n'est pas une lettre ordinaire, on devine entre les lignes que tout n'est pas simple entre ces deux-là, que la vie semble difficile pour cette Florence qui semble tenir les gens à distance et éluder nombre de questions.

 

Cette lecture, même si j'avais un peu l'impression d'avoir fait intrusion dans une histoire qui ne me regardait pas, m'a émue.

C'est bête, hein, mais les mots de ce père qui cherche à rattraper sa fille, tout ce que j'ai imaginé autour de cette fille (son visage, sa vie, son appartement, ses espoirs...), ça m'a touchée, remuée.

 

Et aujourd'hui je me demande ce qui s'est passé cette année-là, si elle a accepté la visite de son père, si elle est devenue plus heureuse, et ce qui lui est arrivé pour que cette lettre me tombe entre les mains vingt-sept ans plus tard...

 

Car des lettres aussi personnelles, on ne s'en débarasse pas comme ça, on les garde souvent dans des boîtes qu'on empile au fond des placards.

On retombera dessus des années plus tard, ça nous fera tout drôle.

 

Ou quelqu'un d'autre tombera dessus, et se demandera ce que l'on est devenu.

 

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 08:08

Comme je suis une fille sympa, je pense à vous car aujourd'hui mardi, le temps est certainement gris à Paris.

(quel dommage, quand de l'autre côté de la Méditerranée... comment dire...)

(j'aime que vous me détestiez)

(je peux d'ailleurs difficilement m'en passer)

 

C'est pourquoi je vous propose cette petite perle d'humour, que l'on doit à ces chers Papous qui me font rire si souvent:

(parfois je ne comprends pas leurs blagues intellos, je l'avoue)

(c'est le moment où je me dis que j'aurais peut-être dû faire hypokhâgne)

(n'importe quoi)

 

"Je ne trouve rien d'admirable comme les soleils couchants, mais au bord de la mer surtout.

Et puis, ne vous semble-t-il pas que l'esprit vogue plus librement sur cette étendue sans limite?

Dont la contemplation vous élève l'âme, et donne des idées d'infini, d'idéal?"

 

Cette femme souffre de bovarysme, mais elle ne le sait pas encore.

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de femmes françaises contractent le bovarysme. Le plus souvent, elles l'ignorent.

Si le bovarysme est traité dès le début, la guérison peut être rapide, mais s'il est découvert trop tard, l'affection peut avoir des conséquences graves:

aérophagie, infidélités conjugales, scandales bourgeois, cellulite, romantisme.

 

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Alors mesdames, faîtes le test Bovary.

Cela ne vous prendra que trois minutes; répondez franchement à ces quelques questions:

- Habitez-vous dans l'un des départements suivants: Seine-Maritime, Calvados, Orne, Oise?

- Préférez-vous aller au bal plutôt que de rester à la maison à regarder la Champion's League avec votre compagnon?

- Aimez-vous les romans d'amour qui finissent mal en général?

- Quand vous entrez dans une étude de notaire, avez-vous parfois envie de tirer les choses au clerc?

- Vous arrive-t-il d'éprouver un léger trouble quand vous voyez passer un fiacre ou une limousine?

Si vous avez répondu oui à une seule de ces questions,

vous avez peut-être un des symptômes du bovarysme.

 

Alors, arrêtez immédiatement la lecture des romans de Guillaume Musso et d'Emmanuel Carrère.

 

- "Et Christine Angot, on peut?

 

- Surtout pas, petite malheureuse, et allez vite consulter!

 

- Un docteur, un pharmacien, un podologue?

 

- Surtout pas! Allez chez votre libraire! Lui seul saura vous conseiller le traitement adapté à votre cas."

 

N'oubliez pas: une petite visite chez le libraire, un grand pas pour la féminitude.

 

C'était un message pour la prévention du Bovarysme.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:15

(dire merci toute la journée, c'est chiant)

(répondre à la question pourrie: "alors, ça fait quoi d'avoir X ans?"; aussi - voire même davantage)

(et en même temps on maudit ceux qui nous oublient donc bon)

(jamais contente celle-là)

 

Alors, pour rendre la chose plus agréable,

(et aussi pour essayer de conjurer le sort malheureux des 27 années)

(Jimi, Janis, Kurt, Amy... ça vous dit quelque chose?)

(je sais bien que je ne suis ni une rockstar ni amatrice de substances illicites)

(mais bon quand même ça fait bizarre)

(et puis réaliser après qu'on sera encore plus vieille que Kurt & Co, c'est une impression encore plus bizarre)

 

je fuis lâchement courageusement.

 

 

Je prends mes cliques et mes claques,

 

je me taille!

 

 

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Salut Paris,

 

Ciao le gris,

 

Au revoir la pluie!

 

 

Dans quelques heures je serai dans l'avion,

demain matin je m'éveillerai de l'autre côté de la Méditerrannée... je m'en vais marcher.

 

Une semaine sans maquillage, sans téléphone,

sans prise de tête devant la penderie,

sans métro, sans râler...

je ne vais pas mentir, rien ne va me manquer.

 

 

Une fois de plus, vous avez le droit de me détester.

 

 

(mais ne pensez pas être débarassé de moi comme ça, j'ai programmé quelques articles)


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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 10:45

ABC

(un tag drôle et difficile dont je me suis emparée comme une voleuse)

 

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A comme Arte  

(parce qu'en 2012 j'ai décidé de relever le niveau)

(en même temps j'étais très tentée par "Alphabet" et j'ai changé mes plans)

(toujours pour relever le niveau)

 

B comme Blog, pardi!  

(quelle question)

(non mais y'en a franchement des fois on se demande...)

 

C comme Chronophage, problème principalement lié à la lettre B ci-dessus

 

D comme Désert, Déserter, Désertion...

(on se demande bien pourquoi)

 

E comme Enceintes,

car je me demande chaque jour comment j'ai pu m'en passer si longtemps!  

(procrastination quand tu nous tiens...)

 

F comme Frilosité

(parce que) 

 

G comme Gym

(six ans que je fais du sport)

(*APPLAUSE*)

(si mes anciens profs de sport savaient ça, ils ne s'en remettraient pas)

 

H comme Haïku, car je n'ai désormais plus peur de la poésie

 

I comme Italien, mon challenge après l'espagnol (voir plus bas à la lettre Y)

 

J comme Jeu,

ou comment réduire ses capacités cérébrales à néant à cause de petits oiseaux énervés

 

K comme Khaki ou ma révélation fruitesque de l'année

 

L comme Listes ou l'un de mes sports favoris

 

M comme Maya

(2012 oblige)

(mouhahaha)

(oh ça va hein, si on n'a même plus le droit de rigoler)

 

N comme Néologisme ou mon autre sport favori

(avec les listes, si vous avez bien suivi)

 

O comme O'Faolain, for ever

 

P comme Pardi!

(le mot du mois)

(voire peut-être celui de l'année)

 

Q comme Quai de gare,

l'endroit où mon stress inutile est à son apogée

(il sera heureusement vite oublié grâce à de grandes rencontres)

 

R comme Ryan, évidemment

(quelle question)

 

S comme Sac de week-end,

objet de désir depuis des anénes,

enfin déniché après une quête acharnée et de longue haleine

(alleluia)

 

T comme Taboulé, ou la révélation tardive de mon génie culinaire

(méthode Coué un jour, méthode Coué toujours...)

 

U comme Uranus, car ce sera mon prochain cycle

(puisqu'actuellement mon cycle saturnien est en fin de course)

(c'était donc la minute Françoise Hardy)

(je ne garantis pas à 100% la véracité de mes prédictions)

(en revanche le montant de mes prestations est, lui, bel et bien garanti)

 

V comme Veste (de sport)  

(évidemment)

 

W comme Wu

(mot que ma grand-mère casait toujours au Scrabble)

(il s'agirait soi-disant d'un poisson asiatique)

(un mystère toujours non élucidé à ce jour, pourtant une dizaine d'années après les faits, NDLR)

(je viens d'ailleurs de reproduite ce schéma familial en parvenant à le caser aujourd'hui)

(une preuve de plus de l'impossibilité d'échapper à la dure loi de la reproduction des shémas familiaux)

 

X comme XXème arrondissement, décidément mon préféré

(que je ne quitterai jamais)

(bon ok, peut-être que pour une villa au bord de la plage...)

(désolée George, je t'ai clairement copiée sur ce coup)

(mais franchement, je ne pouvais pas écrire xylophone...)

 

Y comme l'"Y" espagnol, langue que j'apprends depuis cet automne

 

Z comme Zut!

ou mon éternel voeu pieux d'arrêter les gros mots

(si j'ai réussi à presque arrêter de fumer, je peux le faire)

(ou pas)

 

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:53

(Mythe ou réalité?)

(en trois parties)

(haha haha)

 

 

Depuis que j'ai reçu ma belle veste ***BIP*** ,

(avec doublure polaire amovible, système d'aération breveté & co. s'il vous plaît)

(et classe par dessus le marché)

(c'est pas parce qu'on part dans le désert qu'il faut laisser sa conscience fashion déserter aussi)

(haha haha)

j'ai l'impression d'être devenue une sirène des sports extrêmes.

 

 

En regardant mon reflet dans la glace de l'ascenseur,

(en allant à la gym dimanche soir)

(et oui, avant d'être une sirène, j'avais déjà des prédispositions)

(et oui, le dimanche jouit d'une exonération modesque, c'est comme ça)

(cela dit, le pouvoir d'attraction du pantalon de sport m'étonne toujours)

 

j'ai eu l'impression d'avoir moi aussi le cheveu sale savamment décoiffé et salé,

 

j'ai cru (pendant un - trop - court instant) faire partie du club.

 

Le club des filles musclées, toniques et toujours bronzées, aux dents d'un blanc éclatant, dont les cheveux salés sèchent en jolies torsades sans jamais frisotter...

 

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Celles qui ne tombent jamais, celles qui ont plongé dans tous les océans du monde, celles qui sont toujours sympas...

 

Celles qui n'ont jamais le nez rouge quand il fait froid, celles qui n'ont jamais les fesses mouillées par la neige, celles qui n'ont jamais de coups de soleil...

 

Celles qui prennent leurs petits-déjeuners face à la mer, celles qui ne jurent que par les smoothies (non, le mojito n'est pas un smoothie), celles qui font du jogging sur la plage le matin (non, courir après le métro ne compte pas)...

 

Autant de sensations pures qui me faisaient rêver...

(soupir)

 

... jusqu'à ce que je réalise que se retrouver en pleine nuit devant le frigo pour partager une bouteille de lait, c'est tellement cliché.

(on se console comme on peut)

 

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 14:02

J'ai beau aimer la vie sans télévision,

(je lis plus → je développe mes capacités intellectuelles)

(et réduis mon temps de disponibilité cérébrale, c'est ma révolution culturelle personnelle)

(je dors mieux je développe ma sublimitude)

(parce que le sommeil c'est la clé de la beauté voyez-vous, alors autant mettre toutes les chances de son côté)

(2012, l'année de la bombe/futilité/espoir dévastateur*)

(bon en réalité j'ai toujours autant de cernes mais bon)

(je crâne plus "non désolée je n'ai pas la télé")

(réaction incrédule/admirative/catastrophée de mon interlocuteur, qui me prend pour une extra-terrestre/folle/révolutionnaire*)

(*rayer les mentions inutiles)

 

j'ai eu ma première crise de manque vendredi.

 

Pour la première fois depuis dix mois,

(***APPLAUSE*** ce score relativement honnête)

 

j'ai eu envie de me poser bêtement devant la télé avec mon cerveau, tous les deux côte à côte devant un plateau télé.

 

La faute à la pluie peut-être, qui avait anéanti toutes mes velleités de fridaynightfeveritude.

(oui c'est bien le deuxième néologisme de cet article)

(ET ALORS?)

(est-ce ma faute à moi, si l'Académie ne m'a pas encore appelée?)

Ou peut-être avais-je présumé de mes forces, en ajoutant à mon sevrage télévisuel un sevrage tabagique?

(plus ou moins réussi, je dois l'avouer)

(mais certains sont témoins tout de même de ma presque réussite)

(et de mon teint beaucoup plus rose et frais)

(2012, l'année de la bombe, je l'avais dit)

 

Bref, peu importent les raisons après tout.

Ce vendredi, j'aurais tué pour passer une soirée avec Grissom (même une énième rediffusion).

 

Mais Grissom n'était pas là, et j'ai réalisé une fois de plus à quel point ce monde était cruel, et à quel point l'on ne pouvait compter que sur soi.

 

Heureusement, à part soi, il y a aussi Arte+7.

Et une nouvelle émission qui m'avait par son odeur alléchée.

 

Je connais Philippe Collin et Xavier Mauduit depuis un moment, j'écoutais Panique au Mangin Palace religieusement tous les dimanches matins depuis mon lit.

Alors quand j'ai lu qu'ils réalisaient depuis le début de l'année (en trio avec Frédéric Bonnaud) une émission sur Arte diffusée le dimanche, j'ai bondi de joie.

(je ne me suis en effet jamais remise de la disparition de Panique...)

 

Depuis que j'ai découvert Personne ne bouge!, quelque chose me dit que mes dimanches soirs vont prendre une tournure différente...

 

Chaque émission s'articule autour d'un fil rouge: un vieux film hollywoodien dont les dialogues réécrits par la joyeuse bande permettent d'enchaîner les différentes séquences de l'émission, tout en étant de drôles de clins d'oeil à l'actualité (ou comment Barbe-Noire le pirate devient par la magie du nouveau doublage un vilain trader pourchassé par la caravelle du fisc!).

Les différentes séquences en question nous apprennent comment devenir un DJ aussi mauvais que David Guetta, comment s'habiller après avoir obtenu une promotion, ou nous emmènent en voiture avec Akhenaton; le tout dans la bonne humeur et l'humour vache, en usant d'un graphisme original et réussi!

 

Voilà de quoi nous faire aimer le dimanche après-midi!

(et limite l'attendre avec impatience)

(rendez-vous à 17h45)

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 22:46

(ou une folle histoire de chaussettes)

 

C'est faire la preuve d'une abnégation suprême.

 

C'est accepter douloureusement que la coquetterie du mois sera ce superbe pantalon de trekking,

(heureusement les genoux sont préformés)

(je suis une sportive maintenant, donc sensible à ce type d'argument)

(en fait il est surtout noir, ce pantalon)


et la fantaisie cette charmante frontale...

(heureusement elle existait en noir)

(coordonnée au pantalon... en randonnée aussi on se doit d'avoir un minimum de classe)

 

C'est subir de violents chocs visuels.

(le sol est vert, les néons crus et dans les rayons les gammes sont... comment dire... saturées?)

(c'est bien de vouloir copier Patagonia les mecs, mais pourquoi en cyclamen?)

(et puis qui aurait envie de payer 100€ pour une veste bleue?)

(bleu Décathlon exactement)

(il y a sans doute eu une réunion: "cet hiver les mecs, retour aux sources, on met en avant les codes de la marque, je veux du bleu partout!")

(... ahem...)

 

C'est se soumettre à une logique... différente.

(pas moins de trois rayons différents pour les chaussettes, selon le sport)

(ça change du rayon accessoires où les bonnets tutoient les écharpes)

(et où les culottes fricottent avec les chaussettes)

(on en revient toujours à ces satanées chaussettes)

 

C'est aussi le moyen de tester son endurance,

(j'ai tourné pendant vingt minutes avant de trouver les bonnes chaussettes)

(après j'ai réalisé qu'il me fallait un caleçon pour la gym)

(caleçon se trouvant au rayon fitness... à l'autre bout du magasin)

(je dirais même plus: à l'extrême opposé)


de mettre sa fierté de côté,

(quand on se décide à demander à un vendeur où sont ces @#!$* de chaussettes de randonnée, et qu'on réalise qu'on vient de passer devant trois fois au moins)

(...)

(heureusement les vendeurs sont toujours gentils)

(et ne se moquent pas)


et de s'instruire.

(en faisant une analyse comparative des 1er et 2nd prix du rayon chaussettes)

(j'ai bien évidemment choisi le premier prix)

(je préfère conserver mon pouvoir d'achat pour des choses beaucoup plus jolies)

(et sans doute beaucoup moins confortables aussi)

(mais il faut souffrir pour être belle, c'est ma mère qui l'a dit)

 

C'est aussi une épreuve de bravoure, parce que traverser tout Paris un sac Décathlon à bout de bras, comment dire...

 

Je crois que je suis prête pour les bérets verts.

 

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(à prendre au second degré, bien évidemment)

(mon père était prof)

(ce serait bête d'être déshéritée sur un malentendu)

 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 21:54

C'est au moment où l'hiver nous gonfle,

(enfin normalement; cette année c'est un peu différent, avec ce faux hiver)

(qui gonfle presque encore plus, cela dit, puisqu'on l'accuse déjà de notre futur été pourri)

(cela dit il fait quand même moche et gris donc bon)

où les soldes ne nous tentent même pas,

(marre des bonnets et des manteaux)

(en plus cette année on ne peut même pas les mettre)

(et même si on avait envie, il ne reste que du 32 et du 56 donc bon)

où le temps ne passe pas,

(sauf le week-end où il passe deux fois plus vite, cette faille spatio-temporelle est bien connue)

(mais commencer sa semaine en attendant le vendredi c'est quand même juste naze...)

(Paul Smith, engagez-moi! Changez ma vie!)

qu'est livré le catalogue d'été.

 

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J'ai développé cette étrange maladie petite, à cause je crois d'une frustration modesque.

C'est sûr que le catalogue CAMIF de la maison n'était pas franchement calé question tendances...

C'est ainsi que je développai une fâcheuse tendance à aduler toutes les heureuses propriétaires du catalogue *BIP*, et que j'ai commencé à les lire pendant des heures (et à le relire aussi)... avant de passer à la seule chose sérieuse: la liste.

Page, codification, référence, prix, taille, rien n'y manquait - et surtout pas le total mirobolant, bien évidemment.

Au fil des ans, cette listophasie (maladie obsessionnelle de la liste) a évolué: à l'écriture enfantine a succédé l'encre turquoise et les ronds à la place des points sur les i, aux fiches bristol (mais si vous savez, ces si jolies fiches qu'on préparait assidûment pour le bac) ont succédé des feuilles arrachées d'origine diverse.

Aujourd'hui ça va (un peu) mieux, je ne fais plus de liste (c'est une feinte pour ne pas visualiser le total), et j'ai (un peu) désacralisé le catalogue: je corne les pages et je fais des croix dans la marge (voire même des points d'interrogation, les jours de fête) (non parce que bon il ne faut pas consommer bêtement non plus) (d'où l'intérêt de se poser les bonnes questions) (ai-je vraiment besoin de ce jean turquoise, sachant que j'en ai déjà quatre de la même coupe, et un autre de la même couleur mais de coupe différente?) (devinez quelle est la bonne réponse).

A part ça le rituel est demeuré le même: hystérie lors de la découverte du tentateur dans ma boîte aux lettres, feuilletage compulsif dès le premier soir (quelle que soit l'heure), relecture le lendemain, nouvelle lecture et ébauche de la première liste (ou plutôt premières pages cornées maintenant que je suis une adulte qui a compris que la désacralisation des objets était importante, voire nécessaire), puis finalisation de la liste. Et ensuite, relecture de temps en temps pour se réchauffer le coeur, en attendant les inévitables réductions.

J'aime en hiver me projeter en été (et inversement).

Imaginer cette jupe (que je n'achèterai vraisemblablement pas) sur mes jolies jambes bronzées (qui ne sont les miennes que dans mes rêves), entendre mon pas chanter sur le pavé, car j'ai au pied de jolis souliers (taille 38 en coloris cumin, modèle A page 580, 59€).

Je dévale les rues, on m'attend, je souris, il fait beau, je n'ai plus froid.

La vie est tellement plus douce dans cette projection-là.

 

Je suis sans doute folle à lier, le pire étant peut-être que je ne m'en lasse pas.

Et comme le catalogue d'hiver me fait le même effet, vous en aurez à nouveau la preuve dans six mois...

 

 

 

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