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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 22:25

En quinze jours,

j'ai pris l'avion sept fois,

(je sais, je sais, je sais)

(je compenserai mes dépenses en carbone, promis)

je n'ai touché à aucun de leurs sandwiches étranges,

(non mais franchement un sandwich à l'omelette à 8h du matin, quelle idée?!?)

j'ai porté mes lunettes de soleil quinze jours durant,

j'ai passé ma vie en short (!),

(et en plus j'ai aimé ça)

(n'importe quoi les vacances)

je n'ai pas peigné mes cheveux,

(et donc vécu de grands moments capillaires...)

j'ai laissé passer bien des vaches,

(et failli en écraser une)

(et un chien aussi)

(et un lapin)

(inutile d'appeler la SPA, tout le monde va bien)

j'ai failli finir au poste,

je me suis enfoncée dans la boue,

j'ai fait environ cinquante demi-tours,

(à vélo, à pied et en voiture)

(ah ben oui avec une telle moyenne mieux vaut varier les plaisirs)

j'ai goûté plein d'alcools différents,

j'ai mangé du poisson quotidiennement et fait le plein de calcium,

(version officielle pour ma mère)

je me suis un peu énervée contre les nonchalants et ceux qui écoutaient leur mauvaise musique trop fort,

(me poursuivant le long des côtes)

(avec leurs voitures tunées)

je me suis endormie très rapidement dans des positions étranges,

et j'ai vu deux cachalots et trois espèces de dauphins.

(ça c'est ma préférée)

(ça claque, hein?)

(en plus j'ai même un certificat)

 

Et puis un beau jour il a fallu rentrer, après un jour supplémentaire béni des dieux (vol annulé, ciel sans nuages, mer à mes pieds et livre parfait).

Affronter le même repas infâme qu'à l'aller, la foule du RER (doux bonheur de rentrer avec tout le monde à 18h...), la brutalité des rapports humains, la lassitude et la lumière automnale, la rumeur parasite des conversations des autres (qu'il est bon à l'étranger de se laisser bercer par des propos que l'on ne comprend pas).

Au beau milieu de l'Atlantique j'avais oublié ce que Septembre signifiait.

La dure réalité (encore que je sois bien consciente que ma "dure réalité" fait certainement des envieux) des migrations pendulaires, des happy hours (faut bien se consoler) et des masques désincrustants du dimanche soir.

 

Je suis ce soir partagée entre la joie de retrouver mes livres, mon ermitage, le courrier non ouvert qui m'attend (une carte postale, trois revues pleines de promesses... et mon relevé de compte),ce blog et tout ce qui va avec (vos commentaires m'ont mis du baume au coeur ce soir).

Et l'envie folle de tout plaquer, de tout envoyer balader et de prendre la tangente loin, très loin, de devenir ermite au sommet d'une montagne.

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:59

Je reviens lundi, avec des histoires d'avion, de baleine, de bronzage, de décalage...


Enfin, j'espère, car tout cela n'est que pure supposition.

 

A l'heure où j'écris ces lignes, je m'apprête à partir d'une minute à l'autre.

 

A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai soit en pleine ascension du Pico,

 

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soit en train d'admirer des baleines...

 

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Toutes les bonnes choses ayant une fin, j'arrêterai dès lundi de m'amuser avec le temps!

 

Les failles temporelles me manquent déjà...

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 09:34

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A chaque période sa chanson.

Je regrette souvent de ne pas les avoir consignées.

A part quelques rares cas particuliers (du type Muse ou Californication des Red Hot quand j'avais seize ans, Phoenix en intensif l'été dernier, et autres morceaux plus ou moins avouables), j'ai oublié la plupart de mes chansons-obsessions des mois et années écoulés.

En même temps quel bonheur (ou à l'inverse, quelle horreur) de voir refluer les souvenirs à l'écoute d'un seul morceau, aussi insignifiant puisse-t-il paraître.

Surtout quand on l'avait oublié.

Qu'on ne pouvait plus l'écouter, après s'en être saoûlé.

En allant bosser le matin, en rentrant le soir; dans le métro, à pied; dix, quinze, vingt fois par jour.

Tel un mantra quotidien.

Pendant une semaine, un mois, parfois davantage.

Jusqu'à la nausée, jusqu'à l'overdose.

A chaque chanson son souvenir, comme autant de madeleines.

 

La semaine juste avant les vacances, j'avais tout le temps sur les lèvres une des chansons des Bien-aimés:

 


 

 

Mais mon véritable mantra était cette superbe chanson de Foals (que la BO des Bien-aimés a rappelé à mon bon souvenir):

 


 

 

 

Par contre, je n'ai aucune idée de ce que j'écouterai au moment où ce billet paraîtra,

(et oui, puisque je suis en vacances)

(magie des billets programmés)

(désolée, je ne peux pas m'en empêcher, c'est tellement délicieux)

ni ce que j'écouterai quand je serai de retour à Paris, le coeur gros.

(mais pas pour longtemps)

(j'ai de sympathiques week-ends en perspective à l'automne)

(oui, je sais on n'est pas censé vivre pour ses vacances, mais là, présentement c'est ce que je fais, envers et contre tout)

(j'ai besoin de perspectives dans la vie)

 

Mais ce que je sais, c'est que je vais désormais essayer de tenir à jour le carnet de mes boulimies musicales.

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 09:28

S'il y a bien quelque chose que j'aime bien faire, c'est mon sac avant le départ.

 

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Etaler tous les vêtements sur le lit,

faire le choix des associations et en tirer les conséquences,

(cad emporter les accessoires & maquillage adéquats)

choisir le(s) livre(s) du voyage,

emporter des carnets parce qu'on ne sait jamais,

empaqueter le tout à la soviétique (héritage maternel récemment évoqué )...

 

C'est un art dans lequel j'excelle désormais, et où je bats mon record de vitesse à chaque fois.

 

Quelle satisfaction d'admirer son sac bien ficelé, prêt à partir!

Pour peu il me tendrait les bras.

 

Quand il s'agit en revanche de faire le chemin inverse, la tâche n'est pas aussi aisée.

Lui comme moi sommes récalcitrants, rien ne s'imbrique plus correctement, le sac de linge sale vient bouleverser la donne, les fermetures éclair sont mises à rude épreuve, et l'humeur est morose.

 

Si même les sacs se mettent à donner leur avis maintenant... 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 09:34

Car là, si tout va bien,

(à la veille des vacances j'ai toujours peur qu'un cataclysme ne survienne, me clouant à Paris pour l'éternité)

(ou une grève des aiguilleurs du ciel, plus probable)

(ou qu'un deus ex machina descende de son nuage: "Ah, tu y as cru, hein, à ces vacances? Et ben c'était une blague! Tu ne pars pas!")

pendant que vous serez face à vos écrans, blafards comme un lundi, dégrisés car aujourd'hui c'est la vraie rentrée, avec un vrai temps de rentrée, pluvieux et triste à souhait.

En cette heure sinistre donc (enfin pour vous, parce que moi perso, ça va), je serai arrivée à bon port.

 

J'aurai déterminé, non sans difficultés, le vernis officiel des vacances, choisi les robes, et bouclé mon sac de manière soviétique.

(un héritage maternel)

(synonyme de rentabilité maximale de l'espace)

(s'appliquant aussi au cabas maraîcher)

(non je ne suis pas une folle psychorigide)

(juste une folle de Tetris)


Je ne me serai pas bêtement trompée d'aéroport.

(Orly Orly Orly)

(non je ne souffre pas du syndrome de La Tourette, c'est un mantra hypnotique et déstressant)

(pour une fois que je ne vais pas à Roissy, ce serait dommage de se tromper)


J'aurai donc poirauté deux heures à Orly pour rien, j'aurai lu trois fois Glamour Biba Courrier International (c'est nul, il n'y a même pas de tests dans Courrier International) (or qui dit vacances dit tests débiles), bu quatre cafés et étudié tous mes camarades de voyages jusqu'à la moëlle.

 

A l'heure où vous lirez ce post, je saurai si de la nourriture est distribuée sur les lignes de la TAP (question qui me turlupine à l'heure où j'écris ces lignes), à quoi ressemble l'uniforme des hôtesses (idem), et si comme on le dit les pistes d'atterrissages des Açores sont extrêmement courtes.

 

Bref, le stress du voyage aura disparu pour laisser place aux vacances...

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 17:09

Il y a six ans jour pour jour, je débarquais à Paris.

Je m'en souviens comme si c'était hier: il faisait beau et chaud.
On avait eu un véritable été indien cette année-là, il avait fait bon jusqu'à la fin Octobre.
(en naïve provinciale, je croyais que c'était normal)
(il n'a plus jamais fait beau aussi longtemps)
J'avais débarqué Gare de Lyon, avec deux énormes sacs.
(mais sans jument jaune)
 
J'étais censée rester trois mois...
je suis ici depuis six ans.
J'adore Paris, je déteste Paris.
Je m'y sens bien, j'étouffe.
Je n'aime rien tant que la quitter, et y revenir.
 
Camille avait bien avant moi trouvé les mots justes :

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 22:43

(haha haha)

(je parie que je ne suis pas la seule à avoir cédé à la tentation)

(même si m'est avis que les autres auront préféré le mauvais esprit)

(bref)

 

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J'attendais ce film avec impatience, c'est vrai, on le sait, toute à ma réconciliation toute neuve avec Honoré.

Entre les interviews, les extraits, les critiques, ceux qui trouvaient le film trop long, ceux qui l'ont adoré, ceux qui l'ont détesté, j'avais peur d'avoir une sensation de déjà-vu.

 

Alors au début, oui c'est vrai, d'autant plus que Ludivine Sagnier, toute mignonne qu'elle soit, n'a pas la présence de Catherine Deneuve ni de Chiara Mastroianni.

Cette première partie, avec un intermède pragois pas franchement réussi selon moi, m'a laissée une impression pastelle un peu artificielle (en dehors de la scène d'ouverture avec les chaussures Roger Vivier, irrésistible pour les folles de chaussures comme moi).

Mais dès que Catherine Deneuve apparaît, le film prend son envol.

Elle ne m'a jamais autant impressionnée que dans ce film je crois. Pas forcément par son jeu (car elle est excellente dans tellement de films!), mais plutôt par sa présence, majestueuse et imposante.

La reine du cinéma français.

Chiara Mastroianni n'est pas en reste, troublante et courageuse (car pas du tout à son avantage dans ce film) (et aussi vraiment maigre).

Même Louis Garrel ne m'a pas agacée! (mais quand même: qu'est-ce que c'est que cette coiffure à la fin???)

 

Les chansons d'Alex Beaupain sont justes, simples et belles (surtout les paroles de "Who do you love?", tellement vraies!). Et donnent envie de chanter pour un oui ou pour un non, on essaie d'inventer des paroles pour n'importe quelle situation ("j'ouvre la porte...", "où sont mes clés?").

(ah bon, ça c'est que moi?)

(autant pour moi)

(n'empêche que ça embellit le quotidien)

(à l'heure où tous les hebdomadaires nous abreuvent de conseils pour pimenter le quotidien toute l'année, voilà une bonne idée à prendre)

(plus sympa qu'aller au supermarché déguisée en fée avec ses filles)

(lu dans ELLE cette semaine)

(ah, après les feuilletons people/policier/anorexique de l'été, le numéro de la rentrée spécial enfants)

(... que du bonheur)

(qu'est-ce qui m'attend ce vendredi, honnêtement je ne saurais le dire)

 

Sous ses airs de ne pas y toucher, ce film n'est pas qu'une simple comédie musicale sur l'amour, ses détours et ses peines.

En tous cas, il a touché quelque chose en moi, au-delà des éternelles questions: vaut-il mieux aimer, être aimé, aimer pour toujours, être libre...

 

Comme le dit si justement Catherine, répondant à sa fille qui lui demande si elle sera enfin heureuse pour de bon avec son père: "ça on ne peut le savoir qu'à la fin, autant penser au moment présent".

 

 

Et en bonus cette très belle reprise des Pretenders:

(car la BO, en plus des chansons originales d'Alex Beaupain, est sublime)

 


 
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 16:38

 

Les trottoirs de ma rue sont encombrés de feuilles mortes et de gens exhibant leur joli bronzage, gage de vacances réussies.

 

Si ces derniers m'agaçaient il y a encore une semaine,

(car non contents d'être tous joliment bronzés, ils sont revenus en masse dans le métro, nous dévisageant d'un drôle d'air, nous et nos petites mines blanches et fatiguées)

(ni juillettistes ni aoûtiens, ni Dieu ni maître, telle est notre devise, à nous qui défions les vacances scolaires)

(je ne sais pas encore si mon penchant anarchique s'explique par l'excitation des vacances toues proches ou par un surmenage intense)

(à suivre à la rentrée, la vraie, l'unique: la mienne)

(oh ça va hein, si on a même pas le droit d'être mégalo à l'heure de partir en vacances...)

(après avoir trimé tout l'été, je vous le rappelle, hein)

(oui Fantine, c'est moi)

(comment ça, Fantine n'avait pas de congés payés, elle?)

(ben moi je n'ai pas de RTT)

(ok, ok, j'arrête)

je n'en ai cure aujourd'hui.

 

Car c'est officiel, c'est la rentrée.

Paris Plage et les cinémas en plein air ont tout remballé le week-end dernier.

Ça sent la fin des vacances, des contrats saisonniers et des amours balnéaires.

Les bonnes résolutions ("cette année, je vais enfin me mettre au sport/arrêter de fumer/boire deux litres de thé vert chaque jour"), les cartables et les cahiers neufs.

(seul point positif de la rentrée: les cahiers neufs)

(ce que j'aimais les choisir, magnifier la page de garde de ma nouvelle écriture turquoise...)

(les chefs d'entreprise devraient nous offrir des trucs neufs à chaque retour de vacances, ça nous motiverait)

(et pas d'agrafeuses ni de stylos, quelque chose de plus recherché s'il vous plaît)

(je vous ferai connaitre les dates de dédicace de mon prochain ouvrage, "Les clés du management à l'aube de l'apocalypse")

(ben oui, mon éditeur a prévu de publier avant décembre 2012)

(haha haha)

 

Mais tout ça m'est bien égal, car dans sept jours, pardon: dans sept petits jours je serai dans l'avion.

(mettez donc ma folie sur le compte de ces sept petits jours qui me séparent des vacances)

(merci par avance pour votre compréhension)


A mon tour de danser maintenant!

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 09:20

Vous revenez de vacances, le moral regonflé à bloc?

Plein de bonnes résolutions pour la rentrée?

Oui cette année, c'est décidé, vous direz enfin merde à Bernard et à ses blagues sexistes à la photocopieuse? Vous demanderez enfin une augmentation, et ne vous laisserez plus marcher sur les pieds?

Ou bien vous plaquerez tout, et tournerez le dos au système parce que la vraie vie ce n'est pas ça?

Ou encore vous allez bientôt partir en vacances,

(comme moi)

(et non je n'ai pas écrit cette phrase uniquement pour faire des envieux)

(je n'ai pas dit que je ne voulais pas faire d'envieux, mais que ce n'était pas mon unique intention, nuance)

vous contenez difficilement votre impatience, mais vous êtes quand même amour et joie mêlés à l'idée de faire bientôt votre sac?

 

Rien de tel que le dernier Lars Von Trier pour vous remettre les idées en place.

 

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Après un prologue très esthétique, voire esthétisant, que j'ai pour ma part jugé un peu long et surtout inégal - certaines images étant très belles et surtout très évocatrices (comme Kirsten Dunst entravée par des liens laineux grisâtres, ou bien en Ophélie), d'autres un peu trop sensationnelles à mon goût - et une première partie (consacrée à Justine, la jeune mariée dépressive et inadaptée/able) poussive et pénible pour moi (sans doute nécessaire à la cohérence du film, mais peut-être aurait-elle pu être raccourcie?), le film prend toute sa dimension avec la seconde partie, centrée sur Claire, la soeur attentionnée et plus terre à terre, et cette fameuse planète qui se rapproche de plus en plus vite.

Tout s'intensifie alors, la tension et nos sentiments vont crescendo.

Comme Claire (j'aime beaucoup Kirsten Dunst, mais franchement je pense que Charlotte Gainsbourg méritait davantage le prix d'interprétation dans ce film), on a peur, et, même si la fin est connue, on ne peut s'empêcher d'espérer.

 

Il n'est pourtant à aucun moment question de Dieu ni de foi - la seule allusion faite à l'église est énoncée par Charlotte Rampling, qui déclare qu'elle n'a pas assisté à la cérémonie religieuse car cela ne signifiait rien pour elle.

J'ai trouvé assez troublant cette absence totale de religion, même lointaine, et le fait que, même dans cette situation sans espoir, aucun des personnages ne se tourne vers Dieu, par conviction ou pas.

En même temps, à quoi bon puisque tout finira mal de toute manière?

 

La scène finale, très belle, donne naissance à une multitude de (remises en) questions.

 

Si en plus, comme moi, quand vous sortez du cinéma le ciel est zébré d'éclairs, si des bourrasques commencent à souffler tout autour de vous, vous n'avez pas fini de vous la prendre, cette claque.

 

"Personne ne nous regrettera", ne l'oublions pas.

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:47

L'heure des vacances approchant de plus en plus (plus que deux longues petites semaines...), j'ai de plus en plus de mal à dompter mon impatience, tellement j'aimerais me téléporter dans le futur...

Je n'ai pas vraiment envie de me promener, même s'il fait beau, je ne peux plus voir Paris, j'ai envie de faire mon sac, de me tailler maintenant, vite, loin et pour longtemps!

 

Ayant précédemment fui la réalité en me réfugiant en Amérique, j'ai renouvellé l'expérience ce dimanche.

Mais là je voulais du rêve, du vrai.

 

Destination la Californie, Hollywood précisément, en compagnie de Leslie Caron dont je suis actuellement en train de dévorer les Mémoires, un vrai délice.

Quel bonheur de croiser Gene Kelly, Fred Astaire, Liz Taylor, Roland Petit et tant d'autres!

Quel plaisir de partager ses souvenirs!

Au-delà des anecdotes,

(Gene Kelly était chauve!)

(un mythe s'est effondré, moi qui voulais tant me marier avec lui quand j'avais sept ans)

(enfin, pour être exacte je ne voulais pas vraiment me marier avec lui, je voulais qu'il tombe amoureux de moi, comme de Joy dans Les Girls, l'un de mes films cultes)

(alors qu'aujourd'hui s'il me montrait une pièce entièrement tapissée de photos de moi je prendrais mes jambes à mon cou et fuirais plutôt qu'être ravie)

ces mémoires sont également le reflet d'une époque à travers la destinée personnelle de Leslie Caron, et autant de portraits des artistes qu'elle a croisés. Et le sien aussi, forcément. Je découvre la personnalité de cette femme dont je ne connaissais jusqu'ici que le nom (oh ça va hein), je porterai un regard différent sur Un Américain à Paris désormais.

Son écriture étant très agréable, je ne vois pas le temps passer et dois me forcer à le refermer.

 

Et puis, pour la soirée, j'ai craqué.

Dix jours qu'il m'attendait, que je repoussais l'échéance.

Je le gardais pour les situations de crise - mais franchement, l'impatience non maîtrisable est une situation de crise.

 

J'ai regardé Pretty Woman.

En plus une version intégrale de deux heures, avec des  scènes inédites.

Oui oui, deux heures de Richard Gere et Julia Roberts.

Soit deux heures de bonheur.

Car oui, même dix ans plus tard, je connais la majorité des répliques par coeur, et rien n'a changé: je ris, je plonge dans un silence quasi-religieux aux mêmes moments,

(ah, l'étreinte sur le piano..)

(ça marche aussi avec la Traviata, les escargots, et l'exquise vengeance sur Rodeo Drive)

(qui, je l'ai appris grâce à Leslie, tire son nom car au XIXème on l'empruntait à cheval pour se rendre au ranch d'el rodeo de las aguas)

(amis de la Culture dominicale, bonsoir)

et j'ai même failli verser une larmichette.

(dûe à l'impatience, certainement)

(il faut se montrer gentil avec moi jusqu'aux vacances, vous l'aurez compris)

(ou je ne réponds plus de rien)

 

Je suis également toujours incapable de le regarder en VO. C'est sans doute le seul film dont je tolère la version française, car pour moi Pretty Woman c'est la vieille VHS enregistrée un soir de rediffusion sur TF1, usée à force de l'avoir trop visionnée, et avec les vieilles pubs en plein milieu.

(l'avantage avec la VHS c'est qu'on pouvait les passer en accéléré)

(sauf les soirs on se faisait un revival vieilles pubs)

(c'est marrant jusqu'au moment où on réalise qu'on a autant vieilli que les pubs)

(...)

 

J'aime toujours autant Barney; même si je ne le trouve pas si beau que ça, Richard Gere me fait craquer en yuppie au coeur tendre; et Jason Alexander me répugne toujours autant.

 

Alors oui, je sais, c'est cliché, c'est daté, c'est complètement irréel.

 

 

Mais on est à Hollywood les mecs, la ville du rêve.

Ton rêve ne se réalisera peut-être jamais, mais t'as le droit de rêver, mec,

on est à H O L L Y W O O D!

 

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En bonus le clip kitsch à souhait qui rappelle des souvenirs:

 

 


 

 

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