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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 09:34

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A chaque période sa chanson.

Je regrette souvent de ne pas les avoir consignées.

A part quelques rares cas particuliers (du type Muse ou Californication des Red Hot quand j'avais seize ans, Phoenix en intensif l'été dernier, et autres morceaux plus ou moins avouables), j'ai oublié la plupart de mes chansons-obsessions des mois et années écoulés.

En même temps quel bonheur (ou à l'inverse, quelle horreur) de voir refluer les souvenirs à l'écoute d'un seul morceau, aussi insignifiant puisse-t-il paraître.

Surtout quand on l'avait oublié.

Qu'on ne pouvait plus l'écouter, après s'en être saoûlé.

En allant bosser le matin, en rentrant le soir; dans le métro, à pied; dix, quinze, vingt fois par jour.

Tel un mantra quotidien.

Pendant une semaine, un mois, parfois davantage.

Jusqu'à la nausée, jusqu'à l'overdose.

A chaque chanson son souvenir, comme autant de madeleines.

 

La semaine juste avant les vacances, j'avais tout le temps sur les lèvres une des chansons des Bien-aimés:

 


 

 

Mais mon véritable mantra était cette superbe chanson de Foals (que la BO des Bien-aimés a rappelé à mon bon souvenir):

 


 

 

 

Par contre, je n'ai aucune idée de ce que j'écouterai au moment où ce billet paraîtra,

(et oui, puisque je suis en vacances)

(magie des billets programmés)

(désolée, je ne peux pas m'en empêcher, c'est tellement délicieux)

ni ce que j'écouterai quand je serai de retour à Paris, le coeur gros.

(mais pas pour longtemps)

(j'ai de sympathiques week-ends en perspective à l'automne)

(oui, je sais on n'est pas censé vivre pour ses vacances, mais là, présentement c'est ce que je fais, envers et contre tout)

(j'ai besoin de perspectives dans la vie)

 

Mais ce que je sais, c'est que je vais désormais essayer de tenir à jour le carnet de mes boulimies musicales.

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 09:28

S'il y a bien quelque chose que j'aime bien faire, c'est mon sac avant le départ.

 

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Etaler tous les vêtements sur le lit,

faire le choix des associations et en tirer les conséquences,

(cad emporter les accessoires & maquillage adéquats)

choisir le(s) livre(s) du voyage,

emporter des carnets parce qu'on ne sait jamais,

empaqueter le tout à la soviétique (héritage maternel récemment évoqué )...

 

C'est un art dans lequel j'excelle désormais, et où je bats mon record de vitesse à chaque fois.

 

Quelle satisfaction d'admirer son sac bien ficelé, prêt à partir!

Pour peu il me tendrait les bras.

 

Quand il s'agit en revanche de faire le chemin inverse, la tâche n'est pas aussi aisée.

Lui comme moi sommes récalcitrants, rien ne s'imbrique plus correctement, le sac de linge sale vient bouleverser la donne, les fermetures éclair sont mises à rude épreuve, et l'humeur est morose.

 

Si même les sacs se mettent à donner leur avis maintenant... 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 09:34

Car là, si tout va bien,

(à la veille des vacances j'ai toujours peur qu'un cataclysme ne survienne, me clouant à Paris pour l'éternité)

(ou une grève des aiguilleurs du ciel, plus probable)

(ou qu'un deus ex machina descende de son nuage: "Ah, tu y as cru, hein, à ces vacances? Et ben c'était une blague! Tu ne pars pas!")

pendant que vous serez face à vos écrans, blafards comme un lundi, dégrisés car aujourd'hui c'est la vraie rentrée, avec un vrai temps de rentrée, pluvieux et triste à souhait.

En cette heure sinistre donc (enfin pour vous, parce que moi perso, ça va), je serai arrivée à bon port.

 

J'aurai déterminé, non sans difficultés, le vernis officiel des vacances, choisi les robes, et bouclé mon sac de manière soviétique.

(un héritage maternel)

(synonyme de rentabilité maximale de l'espace)

(s'appliquant aussi au cabas maraîcher)

(non je ne suis pas une folle psychorigide)

(juste une folle de Tetris)


Je ne me serai pas bêtement trompée d'aéroport.

(Orly Orly Orly)

(non je ne souffre pas du syndrome de La Tourette, c'est un mantra hypnotique et déstressant)

(pour une fois que je ne vais pas à Roissy, ce serait dommage de se tromper)


J'aurai donc poirauté deux heures à Orly pour rien, j'aurai lu trois fois Glamour Biba Courrier International (c'est nul, il n'y a même pas de tests dans Courrier International) (or qui dit vacances dit tests débiles), bu quatre cafés et étudié tous mes camarades de voyages jusqu'à la moëlle.

 

A l'heure où vous lirez ce post, je saurai si de la nourriture est distribuée sur les lignes de la TAP (question qui me turlupine à l'heure où j'écris ces lignes), à quoi ressemble l'uniforme des hôtesses (idem), et si comme on le dit les pistes d'atterrissages des Açores sont extrêmement courtes.

 

Bref, le stress du voyage aura disparu pour laisser place aux vacances...

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 17:09

Il y a six ans jour pour jour, je débarquais à Paris.

Je m'en souviens comme si c'était hier: il faisait beau et chaud.
On avait eu un véritable été indien cette année-là, il avait fait bon jusqu'à la fin Octobre.
(en naïve provinciale, je croyais que c'était normal)
(il n'a plus jamais fait beau aussi longtemps)
J'avais débarqué Gare de Lyon, avec deux énormes sacs.
(mais sans jument jaune)
 
J'étais censée rester trois mois...
je suis ici depuis six ans.
J'adore Paris, je déteste Paris.
Je m'y sens bien, j'étouffe.
Je n'aime rien tant que la quitter, et y revenir.
 
Camille avait bien avant moi trouvé les mots justes :

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 22:43

(haha haha)

(je parie que je ne suis pas la seule à avoir cédé à la tentation)

(même si m'est avis que les autres auront préféré le mauvais esprit)

(bref)

 

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J'attendais ce film avec impatience, c'est vrai, on le sait, toute à ma réconciliation toute neuve avec Honoré.

Entre les interviews, les extraits, les critiques, ceux qui trouvaient le film trop long, ceux qui l'ont adoré, ceux qui l'ont détesté, j'avais peur d'avoir une sensation de déjà-vu.

 

Alors au début, oui c'est vrai, d'autant plus que Ludivine Sagnier, toute mignonne qu'elle soit, n'a pas la présence de Catherine Deneuve ni de Chiara Mastroianni.

Cette première partie, avec un intermède pragois pas franchement réussi selon moi, m'a laissée une impression pastelle un peu artificielle (en dehors de la scène d'ouverture avec les chaussures Roger Vivier, irrésistible pour les folles de chaussures comme moi).

Mais dès que Catherine Deneuve apparaît, le film prend son envol.

Elle ne m'a jamais autant impressionnée que dans ce film je crois. Pas forcément par son jeu (car elle est excellente dans tellement de films!), mais plutôt par sa présence, majestueuse et imposante.

La reine du cinéma français.

Chiara Mastroianni n'est pas en reste, troublante et courageuse (car pas du tout à son avantage dans ce film) (et aussi vraiment maigre).

Même Louis Garrel ne m'a pas agacée! (mais quand même: qu'est-ce que c'est que cette coiffure à la fin???)

 

Les chansons d'Alex Beaupain sont justes, simples et belles (surtout les paroles de "Who do you love?", tellement vraies!). Et donnent envie de chanter pour un oui ou pour un non, on essaie d'inventer des paroles pour n'importe quelle situation ("j'ouvre la porte...", "où sont mes clés?").

(ah bon, ça c'est que moi?)

(autant pour moi)

(n'empêche que ça embellit le quotidien)

(à l'heure où tous les hebdomadaires nous abreuvent de conseils pour pimenter le quotidien toute l'année, voilà une bonne idée à prendre)

(plus sympa qu'aller au supermarché déguisée en fée avec ses filles)

(lu dans ELLE cette semaine)

(ah, après les feuilletons people/policier/anorexique de l'été, le numéro de la rentrée spécial enfants)

(... que du bonheur)

(qu'est-ce qui m'attend ce vendredi, honnêtement je ne saurais le dire)

 

Sous ses airs de ne pas y toucher, ce film n'est pas qu'une simple comédie musicale sur l'amour, ses détours et ses peines.

En tous cas, il a touché quelque chose en moi, au-delà des éternelles questions: vaut-il mieux aimer, être aimé, aimer pour toujours, être libre...

 

Comme le dit si justement Catherine, répondant à sa fille qui lui demande si elle sera enfin heureuse pour de bon avec son père: "ça on ne peut le savoir qu'à la fin, autant penser au moment présent".

 

 

Et en bonus cette très belle reprise des Pretenders:

(car la BO, en plus des chansons originales d'Alex Beaupain, est sublime)

 


 
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 16:38

 

Les trottoirs de ma rue sont encombrés de feuilles mortes et de gens exhibant leur joli bronzage, gage de vacances réussies.

 

Si ces derniers m'agaçaient il y a encore une semaine,

(car non contents d'être tous joliment bronzés, ils sont revenus en masse dans le métro, nous dévisageant d'un drôle d'air, nous et nos petites mines blanches et fatiguées)

(ni juillettistes ni aoûtiens, ni Dieu ni maître, telle est notre devise, à nous qui défions les vacances scolaires)

(je ne sais pas encore si mon penchant anarchique s'explique par l'excitation des vacances toues proches ou par un surmenage intense)

(à suivre à la rentrée, la vraie, l'unique: la mienne)

(oh ça va hein, si on a même pas le droit d'être mégalo à l'heure de partir en vacances...)

(après avoir trimé tout l'été, je vous le rappelle, hein)

(oui Fantine, c'est moi)

(comment ça, Fantine n'avait pas de congés payés, elle?)

(ben moi je n'ai pas de RTT)

(ok, ok, j'arrête)

je n'en ai cure aujourd'hui.

 

Car c'est officiel, c'est la rentrée.

Paris Plage et les cinémas en plein air ont tout remballé le week-end dernier.

Ça sent la fin des vacances, des contrats saisonniers et des amours balnéaires.

Les bonnes résolutions ("cette année, je vais enfin me mettre au sport/arrêter de fumer/boire deux litres de thé vert chaque jour"), les cartables et les cahiers neufs.

(seul point positif de la rentrée: les cahiers neufs)

(ce que j'aimais les choisir, magnifier la page de garde de ma nouvelle écriture turquoise...)

(les chefs d'entreprise devraient nous offrir des trucs neufs à chaque retour de vacances, ça nous motiverait)

(et pas d'agrafeuses ni de stylos, quelque chose de plus recherché s'il vous plaît)

(je vous ferai connaitre les dates de dédicace de mon prochain ouvrage, "Les clés du management à l'aube de l'apocalypse")

(ben oui, mon éditeur a prévu de publier avant décembre 2012)

(haha haha)

 

Mais tout ça m'est bien égal, car dans sept jours, pardon: dans sept petits jours je serai dans l'avion.

(mettez donc ma folie sur le compte de ces sept petits jours qui me séparent des vacances)

(merci par avance pour votre compréhension)


A mon tour de danser maintenant!

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 09:20

Vous revenez de vacances, le moral regonflé à bloc?

Plein de bonnes résolutions pour la rentrée?

Oui cette année, c'est décidé, vous direz enfin merde à Bernard et à ses blagues sexistes à la photocopieuse? Vous demanderez enfin une augmentation, et ne vous laisserez plus marcher sur les pieds?

Ou bien vous plaquerez tout, et tournerez le dos au système parce que la vraie vie ce n'est pas ça?

Ou encore vous allez bientôt partir en vacances,

(comme moi)

(et non je n'ai pas écrit cette phrase uniquement pour faire des envieux)

(je n'ai pas dit que je ne voulais pas faire d'envieux, mais que ce n'était pas mon unique intention, nuance)

vous contenez difficilement votre impatience, mais vous êtes quand même amour et joie mêlés à l'idée de faire bientôt votre sac?

 

Rien de tel que le dernier Lars Von Trier pour vous remettre les idées en place.

 

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Après un prologue très esthétique, voire esthétisant, que j'ai pour ma part jugé un peu long et surtout inégal - certaines images étant très belles et surtout très évocatrices (comme Kirsten Dunst entravée par des liens laineux grisâtres, ou bien en Ophélie), d'autres un peu trop sensationnelles à mon goût - et une première partie (consacrée à Justine, la jeune mariée dépressive et inadaptée/able) poussive et pénible pour moi (sans doute nécessaire à la cohérence du film, mais peut-être aurait-elle pu être raccourcie?), le film prend toute sa dimension avec la seconde partie, centrée sur Claire, la soeur attentionnée et plus terre à terre, et cette fameuse planète qui se rapproche de plus en plus vite.

Tout s'intensifie alors, la tension et nos sentiments vont crescendo.

Comme Claire (j'aime beaucoup Kirsten Dunst, mais franchement je pense que Charlotte Gainsbourg méritait davantage le prix d'interprétation dans ce film), on a peur, et, même si la fin est connue, on ne peut s'empêcher d'espérer.

 

Il n'est pourtant à aucun moment question de Dieu ni de foi - la seule allusion faite à l'église est énoncée par Charlotte Rampling, qui déclare qu'elle n'a pas assisté à la cérémonie religieuse car cela ne signifiait rien pour elle.

J'ai trouvé assez troublant cette absence totale de religion, même lointaine, et le fait que, même dans cette situation sans espoir, aucun des personnages ne se tourne vers Dieu, par conviction ou pas.

En même temps, à quoi bon puisque tout finira mal de toute manière?

 

La scène finale, très belle, donne naissance à une multitude de (remises en) questions.

 

Si en plus, comme moi, quand vous sortez du cinéma le ciel est zébré d'éclairs, si des bourrasques commencent à souffler tout autour de vous, vous n'avez pas fini de vous la prendre, cette claque.

 

"Personne ne nous regrettera", ne l'oublions pas.

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:47

L'heure des vacances approchant de plus en plus (plus que deux longues petites semaines...), j'ai de plus en plus de mal à dompter mon impatience, tellement j'aimerais me téléporter dans le futur...

Je n'ai pas vraiment envie de me promener, même s'il fait beau, je ne peux plus voir Paris, j'ai envie de faire mon sac, de me tailler maintenant, vite, loin et pour longtemps!

 

Ayant précédemment fui la réalité en me réfugiant en Amérique, j'ai renouvellé l'expérience ce dimanche.

Mais là je voulais du rêve, du vrai.

 

Destination la Californie, Hollywood précisément, en compagnie de Leslie Caron dont je suis actuellement en train de dévorer les Mémoires, un vrai délice.

Quel bonheur de croiser Gene Kelly, Fred Astaire, Liz Taylor, Roland Petit et tant d'autres!

Quel plaisir de partager ses souvenirs!

Au-delà des anecdotes,

(Gene Kelly était chauve!)

(un mythe s'est effondré, moi qui voulais tant me marier avec lui quand j'avais sept ans)

(enfin, pour être exacte je ne voulais pas vraiment me marier avec lui, je voulais qu'il tombe amoureux de moi, comme de Joy dans Les Girls, l'un de mes films cultes)

(alors qu'aujourd'hui s'il me montrait une pièce entièrement tapissée de photos de moi je prendrais mes jambes à mon cou et fuirais plutôt qu'être ravie)

ces mémoires sont également le reflet d'une époque à travers la destinée personnelle de Leslie Caron, et autant de portraits des artistes qu'elle a croisés. Et le sien aussi, forcément. Je découvre la personnalité de cette femme dont je ne connaissais jusqu'ici que le nom (oh ça va hein), je porterai un regard différent sur Un Américain à Paris désormais.

Son écriture étant très agréable, je ne vois pas le temps passer et dois me forcer à le refermer.

 

Et puis, pour la soirée, j'ai craqué.

Dix jours qu'il m'attendait, que je repoussais l'échéance.

Je le gardais pour les situations de crise - mais franchement, l'impatience non maîtrisable est une situation de crise.

 

J'ai regardé Pretty Woman.

En plus une version intégrale de deux heures, avec des  scènes inédites.

Oui oui, deux heures de Richard Gere et Julia Roberts.

Soit deux heures de bonheur.

Car oui, même dix ans plus tard, je connais la majorité des répliques par coeur, et rien n'a changé: je ris, je plonge dans un silence quasi-religieux aux mêmes moments,

(ah, l'étreinte sur le piano..)

(ça marche aussi avec la Traviata, les escargots, et l'exquise vengeance sur Rodeo Drive)

(qui, je l'ai appris grâce à Leslie, tire son nom car au XIXème on l'empruntait à cheval pour se rendre au ranch d'el rodeo de las aguas)

(amis de la Culture dominicale, bonsoir)

et j'ai même failli verser une larmichette.

(dûe à l'impatience, certainement)

(il faut se montrer gentil avec moi jusqu'aux vacances, vous l'aurez compris)

(ou je ne réponds plus de rien)

 

Je suis également toujours incapable de le regarder en VO. C'est sans doute le seul film dont je tolère la version française, car pour moi Pretty Woman c'est la vieille VHS enregistrée un soir de rediffusion sur TF1, usée à force de l'avoir trop visionnée, et avec les vieilles pubs en plein milieu.

(l'avantage avec la VHS c'est qu'on pouvait les passer en accéléré)

(sauf les soirs on se faisait un revival vieilles pubs)

(c'est marrant jusqu'au moment où on réalise qu'on a autant vieilli que les pubs)

(...)

 

J'aime toujours autant Barney; même si je ne le trouve pas si beau que ça, Richard Gere me fait craquer en yuppie au coeur tendre; et Jason Alexander me répugne toujours autant.

 

Alors oui, je sais, c'est cliché, c'est daté, c'est complètement irréel.

 

 

Mais on est à Hollywood les mecs, la ville du rêve.

Ton rêve ne se réalisera peut-être jamais, mais t'as le droit de rêver, mec,

on est à H O L L Y W O O D!

 

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En bonus le clip kitsch à souhait qui rappelle des souvenirs:

 

 


 

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 21:33

 

Je ne me suis jamais posée cette question.

 

Car je sais.

 

Et oué.

 

Depuis presque quinze ans (aïe aïe aïe) (douloureux constat) je sais.

 

Tout a commencé une froide journée d'hiver, autour de Noël.

Avant? Après? Peu importe, sachez juste qu'il faisait froid et blanc, et que j'allais sur mes douze ans.

(et que j'en étais encore aux prémisses de mon adolescence)

(ô période bénie)

(surtout pour mes parents)

(mais à cette époque-là ils ne savaient pas encore ce qui les attendait...)

(à cette époque-là mon père ne savait pas encore que l'année suivante son livre de chevet serait "L'adolescent: l'écouter, le comprendre, l'aimer"...)

 

Bref, mon grand-père m'avait offert un livre sur les Châteaux de la Loire.

Après une moue dépitée,

(ben oué j'avais presque douze ans, mon grand-père n'y connaissait vraiment rien)

(j'aurais préféré avoir une bague dont la pierre change de couleur selon l'humeur)

(ou bien une paire de DocMartens)

(ou un keffieh)

(ou un Eastpack)

(en somme tout sauf un livre)

(parce que les livres c'est trop chiant et ça craint)

(à part Judy Blum)

(pour les passages un peu olé-olé de "Pour toujours") 

j'ai fini par le lire,

(il devait vraiment faire moche ces vacances-là, ou bien j'avais été interdite de Difool)

et par ne plus le lâcher jusqu'à la dernière page.

 

Plus que l'Histoire de France, ce qui m'intéressait, moi, c'était les histoires de coeur, les initiales entrelacées sur les façades, les passages souterrains, les encres invisibles, les poisons...

J'ai fini par persuader mes parents d'aller visiter les Châteaux de la Loire aux prochaines vacances d'été.

(ah ben oui, en ce temps-là nos vacances étaient planifiées six mois à l'avance)

(!)

(et les vacances étaient synonymes de Gîtes de France sentant le moisi, de papiers tue-mouches, de places de villages déserts, de pique-niques à base d'oeufs durs et de fromages odorants, de couvre-lits en chenille, de lectures chuchotées du guide bleu dans la nef de la cinquantième église du séjour...)

 

Plus ou moins à la même période, le hasard me fit découvrir Jeanne Bourrin.

(enfin, je pense plutôt que le hasard s'appelait maman)

(qui avait dû sentir ma soif de romantisme)

(ah ben oui, à douze ans ça rêvait du premier amour hein)

 

Et Les amours blessées.

Je ne me souviens pas vraiment du récit en lui-même, mais qu'est-ce que je l'ai aimé alors!

Je n'ai retrouvé ce sentiment avec aucun autre de ses livres.

(et pourtant, j'en ai bouffé du Jeanne Bourrin après)

(je crois bien que je les ai tous lus, recherchant à retrouver l'effet du premier)

(on ne se moque pas, franchement Jeanne Bourrin à douze-treize ans c'est que du bonheur)

 

Et à partir de là j'ai su que je voulais être Cassandre Salviati.

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La belle Cassandre, fille d'un banquier italien, dont le père possèdait mon château préféré, Talcy (où se trouve soi-disant le fameux rosier).

Qui, à treize ans, rencontre Ronsard à un bal de la cour à Blois, et va lui inspirer ses vers les plus célèbres.

De jolies robes, un bal, un château, une belle histoire d'amour platonique,

(ben oué, Ronsard était déjà tonsuré donc bon)

(en même temps il avait sept ans de plus que moi donc... ahem)

(et même s'il n'avait pas été tonsuré il était trop pauvre, mon père n'aurait jamais accepté)

(vous me direz, on aurait pu fuir ensemble)

(mais j'étais une fille sage et raisonnable)

et passionnée (enfin, d'après Jeanne), avec à la clé des poèmes pour l'éternité, c'était pour moi le bonheur assuré!

(on notera mon goût déjà prononcé pour les frivolités, superficialités et légèretés en tous genres)

 

Bien sûr, j'ai finalement dû épouser un riche noble comme moi, et lui faire des enfants, et tenir mon rang, et certainement ne plus jamais connaître l'amour.

(et avoir une vie d'un ennui abyssal)

(genre la Cendrillon de Téléphone, à côté de mon destin c'est peanuts)

 

Mais peu m'importait! J'avais été heureuse, j'avais été aimée, et tout le monde le saurait jusqu'à la fin des temps!

(Dieu que j'étais romantique!)

(et absolument pas féministe aussi)

(mais j'étais Cassandre, c'était ça le plus important)


 

*** Intermède poétique illustrant mes propos***

(et justifiant mon non-féminisme)

 

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 

*** Fin de l'intermède poétique ***

(faut avouer que mon mec savait y faire...)

 

 

Cet été-là, j'ai fait mon pélerinage à Talcy et au prieuré de St Cosmes (dernière demeure de Ronsard), priant pour qu'on m'écrive des vers, à moi aussi.

 

Et quinze après, j'y retournerais volontiers...

 

Merci à la délicieuse Asphodèle, grâce à qui j'ai retrouvé avec bonheur mes vieilles amours...

 

Et en bonus, mon rosier et mon château:

(où ma descendante Diane fut la muse d'Agrippa d'Aubigné, s'il vous plaît)

(et oué, on a le gène du poète dans la famille)

(en plus de toutes nos autres vertus telles que la beauté, la douceur, la tempérance, l'intelligence, la sagesse..)

(ok j'arrête)

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 09:37

J'ai failli à mes bonnes résolutions.

 

into-the-wild-1.jpgJ'ai regardé Into the Wild. Et même si certaines coquetteries m'ont agacée (la musique, bien que parfaitement adéquate, un peu trop omniprésente à mon goût, certaines coquetteries visuelles et surtout l'usage des ralentis complètement superflus), comment ne pas être fasciné par cette histoire?

Encore plus d'actualité aujourd'hui, quand tant de jeunes occidentaux font le choix de mettre la réalité entre parenthèses pour faire le tour du monde sac au dos?

(Le Monde magazine (ou était-ce encore Le Monde2?) avait publié un portfolio plutôt amusant de ces jeunes aux quatre coins du monde, ayant tous plus ou moins le même discours et le même parcours, mettant ainsi en évidence la banalité, voire presque la fatuité pour certains, d'une telle démarche).

On s'est tous un jour posé la question de partir à l'aventure, hors des sentiers battus, hors du système. En voilà un qui l'a fait, et jusqu'au bout. Le fait qu'il s'agisse d'une histoire vraie interpelle et remue encore plus de questions que prévu...

Questionnements qui ne sont pas près de disparaître de mon esprit...

D'autant plus que l'omniprésence de Thoreau dans ma vie en ce moment soulève chez moi de grandes interrogations. Je n'ai jamais été vraiment troublée par les coïncidences mais là c'est assez fort: je ne connaissais cet homme des bois ni d'Eve ni d'Adam (je sais), je le découvre au travers d'un article dans le Télérama spécial Forêts, deux jours plus tard Patrick Mulvaney (voir ci-dessous) le cite, et enfin dimanche c'est Alex Supertramp qui s'y colle!

Dois-je y voir un signe du destin? (moi qui n'y crois pas)

Dois-je tout plaquer pour devenir garde forestière?

Ou encore faire le tour de toutes les forêts du monde?

(si quelqu'un a la réponse, merci de bien vouloir me contacter par mail)

(même si soyons honnêtes je ne pourrais jamais partir en Alaska)

(monter une tente toute seule, ok, mais tuer une bête et la dépecer, non merci)

(en plus j'ai trop peur des araignées)


 

 

9782253157502FS.gifEn parallèle j'ai lu Nous étions les Mulvaney.

Enfin, dévoré serait un terme plus adéquat. Je n'avais pas lu aussi intensément depuis longtemps. Impossible de le refermer, même (surtout) à deux heures du matin. Mais comment laisser les Mulvaney?

La force fascinante des récits de Joyce Carol Oates m'a toujours captivée, mais je ne crois encore jamais à ce point.

Ce matin c'est complètement lessivée que j'ai lu la dernière page.

Epuisée et complètement retournée.

Le déclin, la désagrégation et la lente et longue souffrance d'une famille américaine pas comme les autres, le récit d'un gâchis, le rêve américain brisé, les travers d'une société étouffante et bien-pensante, l'impossibilité de surmonter les regards et dires de ses concitoyens...

Un roman vraiment bouleversant.

 

 

 

Et voilà, le week-end est bel et bien terminé maintenant.

Je ne suis pas partie, mais j'en ai eu l'impression.

Trois jours au beau milieu des immenses espaces américains.

Le retour à la réalité du métro va m'être bien difficile...

 

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