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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 15:18

yards.jpgJames Gray a bien du talent.

 

J'avais eu la chance de voir The Yards au cinéma il y a deux ou trois ans, grâce à Nova.

Déjà impressionnée à l'époque, je n'en étais pas moins suspendue au film en le revoyant ce soir, même si je me souvenais vaguement de certains rebondissements.

 

Grâce aux acteurs, tous excellents, de Joaquin Phoenix (son acteur fétiche) repoussant à souhait (alors que tellement attendrissant dans Two Lovers) à Faye Dunaway glaçante en mère antipathique (elle m'a un peu fait penser à la mère d'Animal Kingdom), en passant par Mark Whalberg (binôme de Phoenix) (et ses biceps) (non mais vous avez vu la taille de ses biceps?) (c'est pas humain des biceps pareils...), et Charlize Theron bien évidemment (que devient-elle d'ailleurs?) (à part les pubs Dior)...

A l'ambiance totalement réussie, en dépit de peu de moyens, de la bande originale à la très belle photo en clairs-obscurs, presque picturale par moments.

Et au scénario, bien évidemment, mélange de tragédie grecque et de film noir comme je les aime.

Un passé familial aux contours flous mais à l'influence certaine, des relations ambiguës, la loi du silence, l'impossibilité d'échapper à son destin, les petits arrangements entre "amis"/avec la vérité, les sacrifices... Tous ces éléments s'imbriquent les uns dans les autres, et nous tiennent en haleine (même en revoyant le film!).

 

Comme ses autres films (que je trouve aussi excellents, on en reparlera), l'action se situe dans le New York de James Grey, c'est-à-dire non pas Manhattan mais le New Jersey, le Queens, le Bronx, le décor étant une composante particulièrement essentielle pour la tonalité du film.

 

C'est le savant équilibre de tous ces éléments qui fait l'excellence de ce film (non, je n'exagère pas) (oui, je pèse mes mots).

 

The Yards fut un échec commercial à sa sortie (j'avoue avoir du mal à comprendre pourquoi). James Grey attendit sept ans avant de tourner son film suivant, La nuit nous appartient, dont le succès lui permit de réaliser Two Lovers.

 

J'avoue attendre avec impatience son prochain film, car l'univers et la sensibilité de ce réalisateur me touchent particulièrement.

J'aime ses univers sombres, où le bonheur n'existe que fugacement, et encore en demi-teintes, et où les issues ne sont jamais simples, j'aime la lumière de ses films et leurs décors, j'aime ses acteurs et les personnages qu'ils incarnent me font trembler, rêver ou pleurer.

 

M.Grey, dîtes-moi que vous travaillez sur un nouveau projet...

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 19:21

Jusqu'à aujourd'hui je n'aimais pas relire; encore moins un livre lu et aimé à l'adolescence depuis une expérience douloureuse avec Jeanne Bourrin.

(et oui, à treize ans j'étais une indécrottable romantique fanatique de Jeanne Bourrin, je les avais tous lus)

(en même temps il y a pire, j'aurais pu être fan des Worlds Apart)

(bon ok, j'étais fan des Spice Girls)

(mais c'était le Girl Power, c'est pas pareil)

(bon ok, de DiCaprio aussi)

(mais c'était l'effet Titanic, ça ne compte pas vraiment)

(en plus ça n'a pas duré)

(ma préférence allait aux Amours blessées, ce qui m'a valu beaucoup de déceptions à cet âge, je rêvais d'un poète et de bals à la cour)

(un beau jour, devenue adulte et revenue des poètes et des bals à la cour, j'ai voulu relire les Amours blessées, obéissant à une nostalgie secrète et impérieuse)

(...)

(comment dire...)

(passé treize ans, Jeanne Bourrin ce n'est définitivement plus possible)

 

Depuis ce jour maudit, je m'étais jurée de ne plus jamais rien relire qui m'avait tant soit plu dans le passé, de peur de vivre à nouveau une déception cuisante.

C'était sans compter la force d'attraction de la collection Libretto (aux éditions Phebus).

Je suis totalement raide dingue de cette collection, avec ses couvertures délicieusement surannées, son format agréable et son papier de qualité... C'est vraiment ma collection préférée, la seule qui me fait succomber à chaque fois, la seule où j'ose me lancer sans crainte avec un auteur que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, car je ne suis jamais déçue.

 

Allant acheter L'oeuvre dans une de mes librairies préférées (A tout lire, un agréable fouillis de pile où je pourrai rester des heures, si seulement mon budget était illimité..), je l'ai vu, au-dessus de la pile, me faire de l'oeil.

Oui, c'est vrai, je l'avais déjà lu, à quatorze-quinze ans peut-être, je l'avais aimé mais mon souvenir n'était pas plus précis que cela.

Et comment résister à une si belle couverture?

 

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Je l'ai dévoré, je ne pensais plus qu'à lui, à Judith, Roddy, Martin et les autres jusqu'à la dernière page.

 

J'avais à nouveau quatorze ans.

 

On en a déjà parlé au Club, l'état d'esprit dans lequel on se trouve influe toujours sur nos lectures.

Pour ma part, je redeviens adolescente chaque été. Chaque été, je suis nostalgique des grandes vacances (deux mois quand même!) lorsqu'on est encore collégien, de l'ennui, de la chaleur, doux rythme estival... Chaque été je me rappelle les feux d'artifice du 14 Juillet, l'odeur de renfermé des Gîtes de France, les balades le soir après dîner, le bruit de la nuit, les jeux, les rêveries... Chaque été je me surprends à vouloir remonter le temps...

 

J'étais donc naturellement disposée à succomber à ce roman, parfaitement de saison pour moi.

Un roman initiatique par excellence, où la jeune et belle Judith va faire l'expérience des tragédies de l'adolescence, les joies et cruautés des ambiguës liaisons adolescentes (amicales ou autres), des premiers frissons...

Comment ne pas se reconnaître en Judith? Qui n'a pas fantasmé et idéalisé ses voisins? Qui n'a pas eu d'amitié passionnée et douloureuse?

Rosamond Lehmann décrit comme personne l'émoi de ces âges-là (enfance, adolescence, tous débuts de l'âge adulte), sans jamais tomber dans la sensiblerie niaise et mièvre, restituant à merveille l'atmosphère d'une fin de soirée exaltée comme celle d'une salle d'examen.

 

Un roman d'une stupéfiante beauté, et d'une extrême sensualité, tous nos sens étant sollicités par la beauté, la chaleur, la fraîcheur, les odeurs des personnages et des lieux.

Le tout dans une ambiance que j'affectionne particulièrement car propice aux fantasmes: l'Angleterre de l'entre-deux-guerres, Cambridge, les stations thermales où la jeunesse dorée joue au tennis et boit des cocktails...

 

Dieu que c'est bon d'avoir à nouveau quatorze ans!

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 23:10

Et bien certains si.

 

La preuve par trois:

(où l'on verra plus tard que cette expression est totalement surfaite)

(car a priori je n'ai pas trois arguments)

(joies de l'improvisation)

 

Errant par hasard sur le site du Monde,

(et oué ça claque hein, d'errer sur le site du Monde)

(je suis même sociétaire du Monde)

(et oué...)

 

je suis tombée sur un webdocumentaire sur les jeunes, soit les portraits de quinze ados d'aujourd'hui.

Les images défilent, parfois animées, parfois non, avec en fond les voix de nos jeunes héros qui se racontent un peu.

 

ado7f2d11yh9.1266312126.jpgEt voilà comment je suis restée scotchée, parfois amusée ("on m'a dit que la fac c'est tranquille alors ça me tente bien, et dans une dizaine d'année je trouverai un boulot peinard..." ; et mec, le chômage t'es au courant un peu?), parfois effarée ("je n'ai jamais fini un livre de ma vie", mais quel chagrin!), mais aussi impressionnée (merci à Annabelle et à sa révolte salvatrice).

Sans surprise, les garçons ne font pas preuve d'une maturité extraordinaire (à part un peut-être) et semblent curieusement imperméables au monde qui les entoure, hormis leurs diverses passions (Game Boy, sport ou musique), alors que les filles font preuve d'une perception de la vie, du futur et d'un pragmatisme impressionnants (pas toutes bien évidemment, mais je me suis souvent demandée si je faisais preuve d'une telle maturité au même âge).

 

De bien touchants portraits, que je vous encourage à aller voir , et qui me donnent envie de m'intéresser de plus près aux webdocumentaires en tous genres.

 

Je vous recommande d'y faire un tour, en attendant que Le Monde renouvelle l'expérience avec une autre famille d'individus!

(l'on aura donc vu  au passage qu'il ne s'agissait pas ici de preuve par trois à proprement parler)

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 21:33

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 10:05

de Diane Kurys

 

Asphodèle ayant eu la généreuse idée (merci!) de faire tourner ce dvd, je l'ai reçu la semaine dernière dans ma boîte aux lettres (merci Séverine!).

Je n'ai pas été tellement déçue, mais plutôt irritée.

 

testud-sagan.jpgEn dehors de la performance d'actrice de Sylvie Testud, vraiment impressionnante (surtout à la fin, parce qu'au début, les tics de langage et de la main dans le cou sont un peu agaçants; même si véridiques, ils semblent un peu artificiels), le reste reste terriblement superficiel.

On passe d'une période à une autre, sans jamais rien approfondir.

D'où une incompréhension de ses choix de vie, et des liens qui la rattachent aux autres.

Peut-être aurait-il mieux valu ne s'attacher qu'à une époque, au lieu d'avoir l'ambition de retracer une vie entière.

Ajoutez à cela un défilé incessant d'acteurs connus, que l'on s'amuse à reconnaître (tiens, Podalydès, et voilà Balibar...), une mise en scène plus que plate (ah le dialogue entre le fils et l'infirmière à la fin, on dirait un téléfilm sentimental de la Trois) (mais d'où sort donc cet affreux acteur?), une musique dégoulinante omniprésente assez désagréable qui gâche selon moi les meilleurs moments du film, et un coucher de soleil final mystico-sentimentalo-kitsch, et vous prendrez la mesure du dommage...

 

Surtout après avoir lu Avec mon meilleur souvenir, on se dit qu'il y avait là une matière autrement plus riche que ce roman-photo joliment illustré (blague à part, les costumes sont vraiment réussis), qui ne fait à mon sens que renforcer le cliché habituel, et ne rend as vraiment justice à la Sagan que l'on découvre au travers de ses écrits.

 

Heureusement, il y a Sylvie Testud. N'ayant pas connu le personnage Sagan de son vivant, j'ai quand même été bluffée par son jeu; elle a su faire vivre cette femme, me la rendre réelle et plus proche.

Et tous les passages en voix off, où on la voit écrire, sont à mon sens les plus réussis (si l'on parvient à faire abstraction des violons, bien évidemment).

Et donnent envie de se replonger vite fait bien fait dans l'un de ses livres! Ce qui n'est déjà pas si mal...

 

Pour finit, une phrase saganesque à méditer: "Bien sûr on a des chagrins d'amour, mais on a surtout des chagrins de soi-même".

 

...

 

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 23:51

beginners-movie-poster.jpgDes semaines que j'avais envie de le voir.

 

Des semaines que j'avais envie d'aller au cinéma, et je n'ai pas été déçue.

 

Je remarque de plus en plus combien il m'est difficile d'évoquer les films ou les livres qui me touchent vraiment 

 

Je n'ai jamais été une grande fan d'Ewan Mc Gregor, mais force est d'avouer qu'ici il m'a surpris, tout en douceur et retenue.

Et si Mélanie Laurent m'avait un peu irritée ces derniers temps avec l'omniprésence de son album, je l'ai retrouvée ici avec plaisir, oubliant totalement mon agacement.

 

Alors oui, c'est vrai, certains reprocheront certainement à ce film son rythme un peu étrange, le recours aux flash-backs, et peut-être même que certains s'ennuieront et n'y verront aucun intérêt.

Tant pis pour eux.

Moi, j'ai vu un beau film, doux-amer et drôle, poétique et sincère. Et fin.

A plusieurs reprises j'ai eu peur que cela ne dérape dans l'évidence ou la facilité; le terrain était glissant. Mais cela n'arriva pas.

Cela n'est pas un film renversant d'un point de vue strictement cinématographique, mais c'est vraiment interpellant.

Non seulement adapté de la véritable histoire du réalisateur, c'est aussi une histoire très contemporaine, qui peut trouver un écho chez chacun d'entre nous.

 

A voir et à revoir.

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 23:20

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Je peux bien l'avouer maintenant, je n'avais jamais lu Zola avant.

(je sais je sais je sais, c'est la honte) (en plus pour une aixoise c'est un comble!) (que dis-je, un comble, un vrai scandale!)

Juste quelques extraits par-ci par-là, les naturalistes étant au programme l'année où je passai mon bac français. Maupassant me traumatisa tellement,

(ah, la côtelette froide de Pierre & Jean)

(des milliers d'ados, que dis-je, c'est une génération entière qui a été traumatisée par ce roman d'un ennui abyssal)

(pardon pardon pardon, mais c'est vrai)

(profs de français qui passez par ici, mettez-vous à nos places cinq minutes),

 que je me promettai de ne plus jamais, mais alors jamais tenter à nouveau l'expérience.

Jusqu'à aujourd'hui (comme chacun sait, je suis pleine de contradictions).

Sur le conseil d'une amie,

(non agrégée de lettres, et n'ayant pas pour mission cachée de me convertir (à l'insu demon plein gré, ça va de soi) aux classiques)

(enfin pas à ma connaissance)

(n'empêche que ça aurait pu être un challenge de taille, suite à mon cuisant échec avec Marcel),

je me suis laissée tenter, et l'ai proposé au Club, sachant qu'il y avait des amatrices des Rougon-Macquart.

 

Je l'ai acheté un peu en avance, les quatre cents pages m'effrayaient un peu, le souvenir de L'Assomoir assomant me revenant (oui je sais c'est nul) (mais c'était l'âge bête) (et en même temps je continue de trouver ce jeu de mots assez drôle).

Et finalement je l'ai littéralement dévoré.

Une semaine top chrono.

Impossible de le lâcher.

Dans le métro, dans l'ascenseur, dans la rue, dans le train, le soir dans mon lit même quand j'avais sommeil.


Le bonheur incomparable d'une belle lecture, décuplé me semble-t-il quand on ne s'y attend pas (ce qui était le cas pour moi cette fois, vous l'aurez compris).

J'étais impatiente de le retrouver le soir.

Même si je devais le lire à la bougie.

(cela va de soi, puisque je n'ai toujours pas acheté d'ampoules depuis.... un mois et demi, deux mois?)

(hum)

(en même temps les jolies bougies spécialement conçues pour shabbat ont une durée de vie de 26h)

(alors franchement hein, pourquoi s'en priver?)

 

Même si les notes en bas de pages de mon édition m'ont assez vite agacées, à constamment établir des parallèles entre le récit littéraire et la réalité (la préface suffisait amplement), me ramenant ainsi à une position de jeune élève qui ne me plaisait guère.

Même si c'est pessimiste, et qu'on a le fol espoir du succès de Claude, tout en pressentant rapidement une sombre fin.

On ne peut pas ne pas s'emporter pour cette fresque d'une époque, pour cette histoire d'amour tragique jouée d'avance (dès le départ, et jusque dans leur passion, c'est l'esthétique de Christine qui séduit Claude et le rend fou d'elle, pas son caractère, ni quelque autre qualité), et pour ce peintre dont la seule passion est son art, source de vie et de malheur à la fois.

Qu'elle est bien rendue, la souffrance quotidienne, l'insatisfaction chronique, l'angoisse sourde qui devient omniprésente et toute-puissante!

 

Un vrai choc pour moi que cette découverte (tardive) de Zola, et l'envie maintenant de m'attaquer au reste, et vite, pour rattraper ce temps perdu!

J'ai hâte de partager mon enthousiasme le 24 juillet, au Luxembourg...

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 10:26

car j'ai failli rechuter.

 

En pensées seulement, mais quand même...

 

Ma télé a failli me manquer.

 

Comme quoi il en faut peu pour que ma volonté vacille:

- une journée de travail comme une autre;

- un séjour dans un métro bondé (mais quand partiront-ils enfin en vacances, ces @#$*§! de parisiens?!?);

- la perspective trop lointaine des vacances;

- le corps détendu après un cours de gym (ah la gym et moi, il faudra un jour que je creuse ce sujet);

- la flemme de lire (parce que Zola c'est bien, je n'arrive pas à le lâcher, mais c'est pas super gai non plus hein) (et parfois il vaut mieux se séparer un peu pour mieux se retrouver) (et toc);

- la flemme tout court...

 

... et j'ai repensé à Horatio.

(fatalement)

(ça se passe souvent comme ça, vous avez remarqué?)

(un moment de faiblesse, et les revoilà!)

(qui ça? ♬♪♫ Les fantômes de l'ennui ♬♪♫)

(trop de mariages a tué mon inconscient)

(depuis samedi dernier je ne suis qu'amour et images)

(haha, haha)

 

A nos longues soirées ensemble...

(trop longues?)

C'était bien, c'est vrai, mais en même temps on a déjà un peu fait le tour de la question...

(et le réchauffé, ça craint)

(en plus ça ne tient jamais)

A quoi bon s'acharner à préserver une flamme déjà morte?

(c'est bien ce que je disais)

D'un autre côté ça ne me ferait pas de mal non plus...

(on est pas sorti de l'auberge)

 

Je le rappelle ou pas?

 

J'en étais là, quand je me suis rappelée la petite phrase de ma soeur, me conseillant d'aller voir ça:

 

 


 

 

Inutile de préciser que j'ai retrouvé Zola avec un plaisir infini, voire même décuplé...

 

 

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 08:23

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Gare de Lyon, premier vendredi de Juillet.

 

Des gens partout.

Des familles, des valises, des guitares, des animaux, des cris, des soupirs, des pleurs, des vieux, des bébés, des amoureux, des prétentieux, des laids, des beaux, des petits, des gros.

Partout, la foule.

 

Où que l'on soit, on est toujours sur le chemin de quelqu'un.

Pardon, excusez-moi, désolé, je voudrais passer; mais vous êtes en plein milieu bon Dieu!

 

Le wagon plein à craquer.

Les bébés qui pleurent, les chats qui miaulent, les pépettes qui téléphonent, les ronflements, les effluves étranges des plats du wagon bar, le sifflement strident de la porte qui ne cesse de s'ouvrir.

Les passages incessants, dans un sens, puis dans l'autre, tiens ce sont toujours les mêmes.

 

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Les gens m'amusent.

 

[Minute Strip-tease: un jeune boutonneux à casquette écoute sa messagerie, le haut-parleur activé: "Aujourd'hui à 15h44: allo c'est maman, je suis au tribunal pour la comparution devant le juge, il faut que tu viennes; il faut que tu viennes tout de suite". Silence gêné. Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.] 

 

A ma droite, un couple de jeunes tourtereaux. Lui prépare son examen de pompier, elle s'endort sur son épaule. 

Devant moi, un jeune couple de catholiques très amoureux. Chevalières au petit doigt, ils n'arrêtent pas de s'embrasser, entre un article de Paris Match et une inviation de l'Union de franche-Comté (une découverte pour ma part, au programme diaboliquement tentant: bridge, rallye automobile, j'en passe et des meilleures). Il va lui chercher à manger, alors que de l'autre côté du couloir monsieur laisse madame se débrouiller pour trouver une autre place libre lorsqu'il s'avère que la sienne ne l'est pas (ensemble ou pas, quelle muflerie tout de même...).

 

J'ai même vu un jeune homme traverser tout le wagon un Marc Levy à la main, sans être autrement gêné (!).

 

...

 

La morale de cette histoire, c'est qu'il fait bon prendre ses quartiers d'été en Septembre.

Asociale, moi?

Si peu...

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Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 08:34

2877304388.08._SS500_SCLZZZZZZZ_V1056562281_.jpgLors de mon dernier séjour en terre aixoise, je n'arrivais pas à lâcher Les années douces , tellement j'étais captivée.

Surfant sur la vague nippone (ma mère est très moderne) (presque une femme Barbara Gould à sa façon) (!), ma mère m'a rapporté d'une braderie ce livre de la même maison (éditions Philippe Picquier).

D'après la quatrième de couverture (je sais, je sais, je sais), il s'agissait d'un roman policier.

En vérité il s'agit plus de suspense et de tension psychologique que d'intrigue policière à vraiment parler.

 

Il est question de chat donc, d'ambiguité, de secrets, de passions, de malaise et de perversité...et en même temps de douceur.

Le tout dans le Tokyo d'après guerre, où les Américains sont encore présents (mais ne se mélangent pas), et les clivages ville/campagne encore bien marqués.

Une écriture simple, avec de très beaux passages presque poétiques (qu'ils sont forts ces Japonais), même sensuels parfois (ils sont vraiment forts ces Japonais), et une mère Nature omniprésente (ils sont... c'est bon on a compris maintenant).

 

Je ne peux malheureusement en dire plus sous peine de gâcher le plaisir, mais c'était une très belle découverte.

 

L'auteur, Mariko Koike, a écrit d'autres romans "policiers", pour lesquels elle a reçu des prix dans son pays natal.

Moi qui ne suis pas vraiment fan de ce genre littéraire, à part Conan Doyle et Maurice Leblanc (amours de jeunesse) (je voulais me marier à Arsène Lupin) (♬♪♫ c'est le plus grand des voleurs...♬♪♫) (bref), une phase intensive d'Agatha Christie à l'adolescence (comme tout le monde) (il y a toujours des Agatha Christie dans les bibliothèques des maisons de vacances) (où tout le monde fait la sieste et où l'on lit par dépit), et aujourd'hui deux dérogations pour Fred Vargas (ah, Adamsberg...) et Michael Connelly (ah, Harry Bosch...), j'ai bien envie de tenter les autres ouvrages de la dame japonaise.

 

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