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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 12:07

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Quel bonheur plus grand que faire sa déclaration de sinistre avec son propriétaire et sa voisine maraboutée au beau milieu de ses culottes qui sèchent?

Quel bonheur, hein, plus complet que celui de les voir entrer dans son salon/sa chambre/sa pièce chez soi de manière totalement imprévue un mardi soir.

Mardi soir étant synonyme de futon non replié, lessive à détendre, menus papiers à classer...

Ajoutez à cela une petite pile de fringues à ranger (oh ça va hein c'est tombé juste la fois où je ne les avais pas rangées dimanche) (pour cause de fatigue intellectuelle intense) (et un peu de flemmingite aigüe), un petit tas de vaisselle à faire (petit, le tas) (faut quand même pas exagérer), un tas d'ampoules grillées (non remplacées... pour certaines depuis moins de 24h, pour une autre depuis bientôt... deux ans) (hum) (en même temps faut voir la taille de l'ampoule) et une chatte qui s'enfuit en courant chez les voisins (mais est-ce qu'un chat court?) (this is the Tuesday's question)...

 

Et vous aurez l'idée de mon état face à mes interlocuteurs.

 

- " Tu peux allumer?

- Heu alors en fait... euh... comment dire... tout a claqué hier soir et je n'ai pas eu...

- Attends mais t'as pas une autre lampe qui marche? (après deux tentatives stériles)

- Heu... alors tu sais en ce moment je bosse beaucoup alors bon... les ampoules..."

 

"Excusez-moi, hein, d'habitude c'est mieux rangé... Enfin, il n'y a pas de linge qui sèche... Oui oui je travaille tellement en ce moment..."

 

Avec en fond sonore mon estomac qui crie famine car il est 22h et je n'ai toujours pas dîné...

 

Voilà comment on se retrouve à écouter une émission nocturne sur l'évolution de la prononciation du mot "Yahvé".

(avec un spécialiste dont la voix ressemble étrangement à celle du professeur dans The Mask)

(mais si rappelez-vous: "lé masqué qué nous portons... nous portons tous un masqué")

(sauf que là c'est plutôt: "nous n'avons pas d'affirmation sémantiqué... il faut plutôt rester à l'idée d'une forme verbale non accomplie)

(cela permet de faire un lien avec les fameux chassou)

(les fameux chassou?!??!)

(??????)

 

...

 

Fissure du mardi soir, espoir?

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 12:09

C'est pas parce que j'écoute Chris Isaack en boucle depuis une semaine,

Ou bien parce que je perds tout sens critique devant Al Pacino,

Ou encore que je me pâme devant des histoires d'amour nuisibles pour la santé,

Que cela signifie que je suis devenue complètement nouille, hein.

(juste un peu)

 

La preuve: dans Frankie & Johnny (après promis j'arrête) le petit vieux habitué de l'Apollo Café a joué dans Mulholland Drive.

(et si!)

(quand je m'ennuierais à en crever je le prouverai en images)

(et toc!)

Ce film est décidément plus profond qu'il n'en a l'air...

(voire a des pouvoirs divinatoires)

(pour qui sait les interprèter bien évidemment)

(je vous rassure, je suis d'ordinaire plutôt cartésienne comme fille)

(et oué)

 

Bref.

 

Mon esprit s'est tellement élevé qu'il est allé au Musée d'Orsay la dernière fois.

 

Bon.

 

La vérité c'est que j'adore les pré-raphaélites.

(en partie à cause des couvertures 10/18 des Jane Austen)

Et que j'étais encore sous l'emprise de mon délire patti-smithesque.

(c'est-à-dire avec une folle envie de déclamer du Rimbaud toute la nuit, toute la vie, en fumant des roulées, envie de faire des collages avec des plumes, d'avoir les doigts maculés d'encre, les cheveux longs et décoiffés...)

(délire, le mot était définitivement bien choisi)

Et qu'on m'en avait dit le plus grand bien.

(qui a dit que j'étais un faible esprit?)

 

Donc j'y suis allée (quel suspense) (je sais vraiment y faire, n'est-ce pas?), même si ne je connaissais que la peinture pré-raphaélite, et pas vraiment dans le détail pour être honnête (la faute à qui?).

 

Non seulement c'est une très belle exposition, mais comme tous les touristes vont s'agglutiner du côté de Monet, on peut prendre tout son temps, et même rester seul devant chaque oeuvre aussi longtemps qu'on le souhaite.

(pour les parisiens, c'est un atout de taille)

(pour les non-parisiens, non nous ne sommes pas des fadas)

(venez un samedi aprém au Grand Palais, et on en reparle)

 

Et non seulement c'est un plaisir inimaginable (voire même un luxe) de profiter de ce temps-là, mais en plus pour cette exposition c'est indispensable.

 

Se laisser embarquer par cette ballade (ouais je sais c'est facile mais en même temps c'est le mot le plus approprié) (et re-toc) à la fois surannée et tellement moderne, tellement spontanée alors qu'on la sait artificielle (ah, les pauvres modèles qui devaient poser pendant de loooongues minutes) (tout ça pour un résultat bluffant de naturel), se laisser envoûter par la magnétique Jane Morris... ça n'a pas de prix.

 

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Courrez-y!

(jusqu'au 29 mai)

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:18

J'ai une affection particulière pour ce film (sans blague, on n'avait pas remarqué) (c'est pas comme si je le citais à tout bout de champ).

 

Sans que je me l'explique vraiment.

 

Je sais bien que cette histoire est un peu légère, qu'elle comporte quelques incohérences, que le film manque de rythme (et de profondeur).

 

Il n'empêche.

 

frankie amp johnny 1991 fichefilm imagesfilmJe ne peux pas m'empêcher de rechuter deux fois par an, la faute à mon coeur de midinette.

Qui craque complètement pour Al Pacino (comme d'hab' me direz-vous, sauf que là il y exploit: cet homme réussit à sexyser le bandana) (nan mais le bandana, cet exploit mérite d'être souligné) (noué sur la tête en plus) (et le vieux marcel défraîchi) (si si messieurs dames, je vous jure) en homme sur-déterminé comme il n'en existe que dans les films.

Qui est touché par Michelle Pfeiffer en indécrottable célibataire (à grosses chaussettes), terrifiée par l'avenir, la vie, l'amour; empêtrée dans ses contradictions et ses faiblesses; qui déplie son lit chaque soir (comme moi!).

Qui s'emballe pour cette histoire pas franchement romanesque (mais à mon avis c'est sa force) (et non, je ne suis pas du tout objective, je sais), qui pourrait presque être la nôtre.

 

Enfin presque...

Car si nous aussi déplions nos lits, Al Pacino ne vient pas nous brancher chaque jour à la photocopieuse, nous répétant au creux de l'oreille: "I got a crush on you" (c'est ce qu'il est en train de lui susurrer ci-dessus).

Ou bien "I'm completely mad of you" au bowling (je déteste le bowling, ça commence bien).

Si nous aussi sortons le samedi soir ("the loneliest night of the week"), Al Pacino ne vient pas nous chercher par surprise (comment pourrait-il bien avoir mon adresse de toutes façons? je suis sur liste rouge).


Et surtout: il ne nous met pas de pansement dans la salle de bains.

(je ne sais pas pourquoi, cette scène est celle qui dérègle tout mon système lacrymal)

(à chaque fois)

(alors que franchement ce n'est pas la plus émouvante)

(si les scénaristes savaient..)

(le ridicule ne tue pas)

(le tétanos, si)

 

 

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Donc là Johnny a taillé une rose dans une pomme de terre pour Frankie, c'est-y pas mignon?

 

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Même avec un bavoir ce mec est sexy.

(en plus il est branché, il a des wayfarer)

(et il prépare des sandwiches pour sa meuf)

 

 

Ah la la, ce film devrait être interdit!

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 15:13

(ou ma troisième participation au challenge Sagan)

 

Rafraîchissons-nous la mémoire...

 

Mes dernières lectures saganesques m'avaient enchantée, et je n'avais qu'une envie: continuer.

 

Ayant une demi-heure à tuer un soir vers St Michel, je suis allée faire un tour chez Gibert (moi qui n'y avais jamais mis les pieds auparavant) (je sais bien que c'est une honte, mais c'est comme ça) (pour ma défense, le quartier latin n'est pas vraiment mon quartier préféré), et commençais à chercher à la lettre S (tentant ainsi de limiter toute autre tentation) (et d'essayer de vider mes piles avant tout autre achat) (exception faite pour Sagan, ils ont beau dos les challenges!).

Je n'avais le choix qu'entre deux ouvrages, et la quatrième de couverture (encore elle!) m'a poussée à choisir Le lit défait.

 

Comme d'habitude, je suis entrée dans l'histoire dès les premières lignes, retrouvant avec plaisir l'écriture fluide et précise de Sagan qui m'avait séduite. Et me retrouvant au lit avec Edouard et Béatrice, qui se retrouvent après cinq années; interminables pour lui, qu'elle n'a pas vu passer; constat qui dès le départ déséquilibre leur passion.

A l'inverse de mes précédentes lectures, ce ne fut pas une lecture facile.

 

Déséquilibre amoureux, va et vient des sentiments, impossible compréhension entre les deux amants... Edouard et Béatrice ne sont jamais à égalité, se comprennent mal, interprètent de travers les gestes et paroles de l'autre, même (surtout) lorsque ce dernier agissait sans aucunre arrière-pensée.

Et ce tout au long du livre. Même lorsque Béatrice comprend qu'elle est vraiment amoureuse d'Edouard, ils se connaissent toujours aussi mal.

 

Alors, c'est vrai que ce livre m'a paru un peu long, peut-être parce qu'Edouard m'a agacée en amoureux transi acceptant toutes les humiliations sans broncher, que la personnalité de Béatrice a été longue à déchiffrer, parce qu'enfin aucun personnage ne m'était entièrement sympathique.

 

Mais Sagan décrit tellement bien ce constat désespéré de toute histoire sentimentale, ces malentendus quotidiens inéluctables, dont l'accumulation a des conséquences disproportionnées, que je nesaurais qque trop recommander cette lecture. Ses mots sont si justes, si vrais qu'on croirait que ce sont de ses propres sentiments qu'il s'agit - difficile également de ne pas penser à elle au-delà du personnage de Jolyet (accro à la morphine sur son lit de mort).

 

Pour l'optimisme on repassera donc.

Car si même les deux héros ne cessent de se retrouver, le constat de l'écart entre leurs corps si proches et leurs âmes si éloignées est tellement qu'on sait leur histoire en sursis, condamnée d'avance.

(qui a dit que Sagan, c'était les bisounours pour adulte?)

 

 

Au-delà de ce constat d'une acuité effrayante (preuve pour moi d'une lucidité féminine peu commune), Sagan sait comme personne restituer le lourd climat d'un lit défait. 

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 23:20

qu'il disait.

 

tumblr_ljw22twp5b1qazstso1_500_large.pngAvec le sourire en plus, ce sadique.

Pendant qu'il répondait à ses appels sur son iphone dernier cri (mon dentiste a bon goût et je crois beaucoup d'argent aussi).

 

Ça n'avait pas très bien commencé:

- "On ne s'est pas vu depuis novembre 2009!

- Ah bon, déjà? Vous êtes sûr?

- La machine ne se trompe jamais!" (mon dentiste est un homme moderne et je crois bien qu'il a un faible pour les nouvelles technologies) (la dernière fois je me suis presque fait jeter parce que je n'avais pas de carte vitale! alors qu'on venait de voler mon sac à main...) (mon dentiste est un homme sans coeur).

 

En même temps, l'année dernière, quand j'avais vu sa merveilleuse chaîne hi-fi dans la salle d'attente j'avais commencé à transpirer. Sans même entendre le bruit de cette satanée fraise.

La vue de cette chaîne rutilante, à peine plus épaisse qu'un magazine, m'avait donné des sueurs froides (un détartrage simple? 150€ s'il vous plaît).

 

Ceci, allié à une peur infantile de la fraise (j'entamerai un jour une psychanalyse à ce sujet) (quand je me sentirai adulte et responsable) (autant dire jamais), m'avait amenée à reporter sans fin ce rendez-vous redouté.

 

- "Vous avez une petite inflammation de la gencive.

- Ahan (j'ai la bouche grande ouverte) (et ça commence à me faire mal d'ailleurs, donc si on pouvait accélérer ça m'arrangerait au niveau des crampes)

- Ah mais vous avez vraiment une tendance à saigner des gencives!

- ... (sans blague mec tu me tues avec ton karcher là) ".

 

"Bon, et bien à l'année prochaine! La visite, c'est une fois par an!" me lance-t-il avec un sourire carnassier (faisant mentir l'adage selon lequel les cordonniers sont les plus mal chaussés).

 

En même temps, à ce prix-là, je comprends qu'il ait envie de me revoir souvent.

(et au bout de dix détartrages, on en a un gratuit?)

 

Heureusement, mon dentiste est beau gosse.

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 22:56

drop-copie-2.jpgIl fait beau j'étais bien.

Je sors du cinéma, des idées de posts plein la tête (Tomboy que je venais de voir, ma séance chez le dentiste, l'expo sur les préraphaélites, bref que du bonheur...).

Il fait bon, je remonte l'avenue Gambetta sans veste, comptant les mois qui me séparent des vacances (quatre! aouch!).

Je croise plein de gens dans ma rue (!) (quand on connaît ma rue c'est plutôt un exploit) (ce signe étrange aurait dû m'alerter).

J'arrive chez moi, les oiseaux chantent, ça sent bon, une odeur doucement épicée s'échappe d'une cuisine, j'entends mes voisins rire, certains fument à la fenêtre... Comme un air de vacances... Je souris.

J'entre dans mon hall, je presse le bouton de mon ascenseur, tiens j'ai enfin reçu mon ELLE, la soirée s'annonce paresseuse et douce...

Dans l'ascenseur je suis éblouie par la blancheur de mes dents (en même temps à 60€ le détartrage, ça peut briller) (quand on connaît mon obsession de la blancheur dentaire, cela prend une ampleur différente) (trois taches et du tartre en moins et je me prenais pour la bombasse dentaire du 20ème), et tout à coup la vie est plus belle.

 

Jusqu'à ce que j'ouvre ma porte.

Déjà il a fallu que je force comme une malade.

Il n'a pas plu depuis des jours, cela aurait dû m'alerter.

 

Mais non (ou les vertus durables de l'effet ultra-brite).

 

Et là...

une flaque immense dans mon entrée (ouais j'ai une entrée, je sais c'est trop la classe).


J'ai d'abord cru à un vilain tour félin (appelez la SPA si vous voulez) (mais à mon corps défendant nous avons un lourd passif liquide) (failli écrire "pissif", le beau lapsus!).

Mais non.

Flic floc flic floc.

Il pleuvait dans mon entrée.

Devant, au fond, sur les côtés, même dans ma pièce (et oui, il n'y en a qu'une) (on ne peut pas avoir deux pièces et une entrée) (et le cul de l'agent immbolier il faut choisir à Paris messieurs dames).

 

Et là, gestion responsable et tout à fait adulte du problème:

(admirez, m'sieur dames, prenez-en de la graine)

"Allô papamaman?"

 

...

 

Oui je sais.

 

En même temps je l'ai fait parce que mon voisin n'est pas là.

 

Et que ma voisine du dessus ne répondait pas.

 

En même temps la vraie question n'est pas là.

 

 

La VRAIE question est: "Mais qu'ai-je donc fait à ma voisine du dessus dans une vie antérieure?"

 

 

 N.B.: c'est notre troisième dégât des eaux...

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 23:49

thelma-et-louise-1991-04-g.jpgSailor&Lula m'avait donné envie d'un road-movie...

Alors j'ai craqué pour un petit plaisir aux vertus incomparables: revoir Thelma & Louise (pour la Xème fois).

Mais comme je ne l'ai pas autant vu qu'un certain film qui bat tous les records, à chaque fois c'est un peu nouveau .

 

La première fois que je l'ai vu, je n'avais aucune idée de la fin, et j'ai tremblé pour Thelma et Louise pendant tout le film. Bien évidemment, j'avais pleuré comme une madeleine à la fin. Le tout entrecoupé d'un émerveillement sur la bogossitude juvénile de Brad Pitt.

(ça marche aussi quand on regarde Top Gun avec le jeune Tom Cruise)

(si bien entendu on arrive à faire abstraction de la scientologie)

(et de la rumeur selon laquelle il aurait empêché sa jeune épouse d'émettre le moindre son pendant son accouchement)

(ce qui, soit dit en passant, n'a l'a pas empêchée d'inventer le boyfriend)

(ni de mettre des talons à sa fille)

(j'arrête la minute people)

 

Aujourd'hui, je ne pleure plus à la fin.

Je m'émerveille de la beauté de Susan Sarandon (mais pourquoi ne la voit-on pas plus souvent, goddamn?!?)

(j'ai décidé de dire goddamn à tout bout de champ, comme Louise)

(mais en fumant moins)

(et en portant beaucoup moins de bagues, surtout)

et du corps fabuleux de Geena davies (la garce);

(je me console en mangeant du chocolat)

(noir bien sûr, c'est plein de magnésium)

(mais le magnésium n'empêche pas de culpabiliser)

je suis heureuse de retrouver Harvey Keitel;

(reviens sur nos écrans, Harvey)

(suis cap' de braquer des banques juste pour que tu reviennes)

je jubile toujours autant quand nos fugitives préférées se vengent de la grossièreté du chauffeur,

(si seulement on pouvait faire ça dans la vraie vie)

(soupir)

et je ne me remets toujours pas de la bogossitude juvénile de Brad Pitt.

 

Et les paysages incroyables que nos héroïnes traversent me donnent à chaque fois une furieuse envie de partir aux Etats-Unis, de louer une décapotable et de dormir dans des motels.

 

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Encore plus le dimanche soir.

 

 

Et un peu de bogossitude juvénile pour faire de beaux rêves:

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With or without hat?

That is the question...

 


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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 01:01

Cela faisait quelques mois déjà qu'il traînait sur mon bureau, toujours sous blister.

(je sais)

(comme les vieux)

(et je sais que ça craint, c'est bon)

 

Je l'avais acheté juste après avoir revu Mulholland Drive, obéissant à une mouvance lynchienne de saison, et influencée par la caution cannesque (palme d'or 90, s'il vous plaît).

 

Tout ça pour au final le laisser prendre la poussière des semaines durant.

 

wild_at_heart_ver11.jpgIl me faisait un peu peur en fait: la couverture kitsch, le résumé ("un monde étrange, sensuel et cruel") (je sais bien que c'est comme les quatrièmes de couverture, souvent peu représentatif de l'oeuvre, mais, comme pour ces dernières, je n'ai pas pu m'empêcher de le lire), la durée (127mn ça fait un peu peur quand la motivation est en berne).

 

J'ai longtemps repoussé le rendez-vous.

Jusqu'à ce soir.

Où j'avais envie d'un film inédit, pour changer.

 

Quelle claque!

 

Passé un court temps d'adaptation (voir Nicolas Cage jeune, s'habituer aux looks très datés qui curieusement vieillissent assez bien, se remettre dans l'ambiance lynchienne), la magie prend.

On est rapidement embarqué par cette d'histoire d'amour jamais niaise dont le couple, d'étreintes charnelles hautement passionnées aux confessions sur l'oreiller, gagne en profondeur au fur et à mesure.

J'ai retrouvé l'ambiance lynchienne si particulière qui m'avait séduite dans Mulholland Drive: des personnages secondaires aussi étudiés que les rôles principaux (la mère et Dafoe en tête, mais les autres ne sont pas en reste, mention spéciale à Isabella Rossellini en fausse blonde); une galerie de personnages d'arrière-plan farfelus et touchants pour certains (les zigotos de l'hôtel, le petit vieux de la station service), vaguement angoissants pour d'autres (M.Reindeer qui vit luxueusement, entourée de créatures à demi-nues); des plans qu'on pourrait estimer gratuits mais qui apportent au film une note absurde et poétique à la fois (je pense notamment à l'apparition des trois grâces obèses qui tournent un film pornographique dans la chambre voisine de nos héros); quelques touches de "paranormalité" (la boule d'une mystérieuse voyante) qui font craindre un mauvais sort (cet accident ne serait-il pas un mauvais présage?); et une bande originale littéralement envoûtante (entre Chris Isaack et Cage qui chante du Presley)...

Rajoutez à cela un road-movie jusqu'au Texas, donc des décors à couper le souffle, un montage au poil et des plans stylisés, le tout dans une ambiance magiquement ozesque...

 

Sailor&Lula est une histoire flamboyante, où le sexe comme la violence (la première scène, l'accident, les nouvelles atroces que Lula entend à la radio) sont exacerbés, sans que le film ne paraisse grandiloquent, mais au contraire lyrique.

 

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Un pur chef d'oeuvre!

 

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Elle est pas belle Isabella?

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 16:52

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Et dire qu'à cause du mariage du siècle le remboursement de mon colis Topshop est encore reporté... alors que j'ai reçu ce matin le futon dont je n'ai pas encore payé un centime!

Cherchez l'erreur...

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:48

J'aime bien prendre le train, on le sait.

(sauf quand je suis félinement stressée, mais je n'en dirai pas plus)


Mais quand même on assiste parfois à d'étranges scènes...

 

Je ne pense pas aux couples improbables (le petit nerveux moche avec la grande blonde) (comment ça, je stéréotype?) (sachez que toutes mes remarques sont basées sur des observations et expériences bien réelles) (mon esprit scientifique refoulé depuis que j'ai choisi de passer un bac L), ni à la famille nombreuse hyperactive et hypersaoulante, ou bien à la petite mamie qui veut absolument vous présenter son lapin, ou (mieux) son chat au vôtre (les gens pensent toujours que la caisse du chat est un facteur de sympathie) (mais NON; détrompez-vous: avoir un chat ne fait pas de moi une fille sympa) (et je n'aime pas tellement parler de chats non plus).

 

Non, rien de tel.

 

Je pense plutôt à ma voisine au retour. Une pauvre étudiante s'acharnant sur son rapport de stage (ben oui j'ai vu) (attention je n'ai pas lu, juste vu) (tout le monde le fait d'abord, même mon voisin à l'aller louchait sur mon ELLE) (surtout quand j'en étais à l'article sur Waity Katie) (qui, à l'heure qu'il est, ne doit pas trouver le sommeil, pauvrette) (une pensée émue pour la future princesse).

J'ai bien cru qu'elle allait casser son ordi, la tablette et moi avec! Mais le plus étrange n'était pas ses accès de rage muets (genre "C'est à moi que tu parles?", ambiance La Haine dans le tgv) (si elle avait pu se transformer en Vincent Cassel ce trajet aurait été beaucoup plus sympathique) (teneur minimum en sexytude garantie), mais sa méfiance hallucinante. Quand elle s'est levée pour aller aux toilettes, elle a éteint son ordinateur, l'a rangé dans sa housse, avec son sandwich et son coca (!). Tout ça pour rallumer son portable, et tout ressortir moins de cinq minutes plus tard.

Ai-je plutôt l'air d'une voleuse de coca ou d'une plagieuse de rapport de stage? (la psychomotrie en maternelle, tout à fait moi d'ailleurs) (quand on connaît mon amour des enfants et mon sens de la coordination inné)

 

Je pense aussi à ce couple de quinquas bronzés ("la cinquantaine ils s'éclatent, au volant du 4x4"*), frisant le ridicule avec leur chien.

"- Il est vraiment fatigué;

- Oui c'est vrai, il marche à reculons;

- Je vais peut-être le porter en sortant du métro, pour qu'il ne se fatigue pas trop"

...

(et là c'est la version courte) (nota bene: le chien était un fox terrier peut-être plus tout jeune, mais pas fatigué du tout)

Ne nous méprenons pas, n'appelez pas la SPA: j'aime les animaux (avec du sel et bien cuits).

Mais quand même...

 

Je vous épargnerai le mec dont la copine va lui chercher des trucs toutes les cinq minutes (qui est le plus bête des deux?) (la poule ou l'oeuf?).

 

Il me devenait de plus en plus difficile de garder mon calme. En plus je lisais un roman particulèrement glauque de Marie Ndiaye.

Je me suis donc réconfortée en regardant (sans le son et en alternant entre les deux écrans) deux séries américaines que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam.

C'est dire à quel point j'étais désespérée.

 

Ah, si seulement on pouvait avoir un wagon entier pour soi!

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* Vincent Delerm, Tes parents

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