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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 23:17

MademoiselleJ'ai une affection particulière pour ce film, que je ne me lasse pas de voir et revoir.

(il faut dire aussi qu'en ce dimanche pluvieux de mousson parisienne le type d'activité était peu varié)

(et il me fallait une transition après Nuala avant d'entamer un autre livre)

(et puis le dimanche soir c'est permis)

(tout est permis d'ailleurs)

(cela dit, rassurez-vous: une petite commande Amazon est en route, avec des dvd inédits)

(oué oué oué, des films que j'ai même pas vus en salle obscure)

 

J'aime bien ce film pour ses acteurs déjà.

Sandrine Bonnaire est lumineuse, Gamblin irrésistible, et on a envie de mettre des claques à Zinedine Soualem.

 

Et puis il y a l'histoire.

Celle d'un homme et d'une femme qui vont passer vingt-quatre heures ensemble, qui savent qu'ils ne repartiront pas ensemble, mais qui savent malgré tout en profiter, même si la chute doit faire mal (adieu chabadabada).

Car, comme le dit si justement ma chère Nuala, ce n'est pas la vraie vie. Et c'en est d'autant plus beau.

Et on l'apprécie encore plus quand on a conscience du caractère éphémère de la chose...

 

Une histoire qui peut arriver à tout le monde, bien ancrée dans la réalité (ah, le congrès de la boîte de Claire, le super Campanile, le café de gare...) mais qui permet de s'en échapper pour quelques heures.

Le temps d'une virée en scooter, d'une coupe de (mauvais) champagne sur la terrasse du Campanile, le temps d'un mensonge malgré lui...

 

Un film économe (dialogues et scènes inutiles nous sont épargnés) sans prétention ni sensiblerie, juste l'histoire d'une belle rencontre.

 

Avec juste les ellipses nécessaire, et l'humour aussi!

(si si)

(impossible de pleurer devant ce film)

(par contre on a un petit sourire niais après)

(et on rêve à nouveau à l'intermittent)

(encore lui, caramba! plus d'un an après... encore raté!)

 

 

Un peu de poésie avant la dure réalité du lendemain matin!

 

 

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Vous reprendrez bien un peu de Gamblin?

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:32

(parce que le titre français est vraiment trop moche)

 

e9639cfaf185eba46b2a681d49f85781-300x300.gifUn livre de Nuala O'Faolain, c'est à la fois un bonheur et un pincement au coeur.

Une joie de retrouver cet auteur que j'affectionne particulièrement (donc pour l'objectivité, on oubliera, vous êtes prévenus); et en même temps une certaine tristesse car elle est partie trop tôt, laissant trop peu de livres derrière elle... Chaque livre que je lis en fait un de moins à découvrir.

Voilà pourquoi je me rationne avec Nuala O'Faolain, j'essaie de faire durer le plaisir.

 

Donc voilà, je l'ai commencé avec joie, tout en essayant de ne pas le terminer trop vite.

Comme je cède à mes pulsions nualesques dans le désordre, j'avoue avoir été un peu déroutée au début (ma dernière lecture étant J'y suis presque, dont l'action se situe après celui-ci), mais ça n'a pas duré.

 

C'est vrai que j'ai eu un peu de mal au début, en comparaison avec J'y suis presque. Certainement parce que Nuala O'Faolain évoque davantage l'histoire de son pays, que je connais mal, qu'elle évoque des intellectuels irlandais qui me sont totalement inconnus (honte sur moi sans doute) (en même temps on ne peut pas tout savoir) (et on est pas tous obligés d'avoir fait normale sup') (et toc), et que les premières pages me semblaient un peu décousues.

 

Mais il n'empêche que, comme à chaque fois (que ce soit une oeuvre autobiographique ou pas), je lui suis reconnaissante.

Sentiment quelque peu étrange, mais vrai.

 

Je suis à la fois touchée par son parcours si riche et tout sauf linéaire, sa lucidité et le regard sans aucune complaisance qu'elle porte sur elle-même, sa vie de femme entière et si moderne en dents de scie, entre passages à vide et plaisirs à durée variable, ses forces et ses faiblesses...

Elle m'ouvre des portes sur des univers dont je n'avais aucune idée, elle me donne envie de voyager, elle m'éduque (aussi bizarre que cela puisse paraître).

 

Mais ce que je retiens surtout, c'est sa formidable capacité vitale, son enthousiame insatiable qui reprend toujours le dessus, un jour ou l'autre (à se faire pâmer Boris Cyrulnik).

Et sa passion pour la lecture (les deux étant à mon avis inextricablement liés depuis son passage au pensionnat): "Il n'y a personne sur terre avec qui j'aurais parlé plutôt que de lire Madame de Mauves", "nous sommes allées dans un ferry au départ de Trieste, à cause de Nabokov et d'une de ses nouvelles que j'aimais"...

Si je m'écoutais je continuerais à la citer encore et encore, tant son écriture est généreuse et sincère.

Et nous encourage à continuer, encore et encore: "Continuer de travailler [...] Continuer d'espèrer [...] Être simplement moi-même [...] Que puis-je faire d'autre [...] que m'accrocher et remercier Dieu en qui je ne crois pas des miracles dont il m'a comblée?"

 

 

Pour finir en beauté, ce poème de Raymond Carver extrait de Late fragment, judicieusement choisi par Nuala O'Faolain en préambule à son dernier chapitre:

(drôle de coïncidence, la veille on me recommandait de lire cet auteur... ce poème me donne très envie d'acheter l'un de ses recueils, moi qui suis plutôt réfractaire à la poésie)

 

 

And did you get what

you wanted from this life, even so?

I did.

And what did you want?

To call myself beloved, to feel myself

beloved on the earth.

 


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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 23:09

shake2

 

Je me souviens, j'avais treize-quatorze ans.

Ce qui est sûr c'est que j'étais en quatrième, en plein dans cet âge pourri où tout est nul, où on rêve d'avoir un super petit ami trop beau trop cool trop tout (sauf qu'avec le recul en revoyant certains photos on comprend mieux pourquoi rien de tel n'est arrivé).

Et j'avais pleuré à la fin (et j'avais essuyé mes joues à la va-vite pendant le générique pour ne pas perdre la face) (je me souviens m'être fait démasquer par mon père: "Ah bon, t'as pleuré?") ("ben oué c'est trop triste, 'tain tu comprends rien t'es vraiment qu'un vieux naze") (treize ans, quel bel âge, disions-nous...).

Je voulais me transformer en Gwyneth Paltrow, elle était mon icône absolue (en plus à l'époque elle était fiancée avec Brad Pitt) (et même qu'il lui avait offert une montre Panthère de chez Cartier) (ah non, mince, c'est faux, elle venait de rencontrer Ben Affleck sur ce tournage précisément) (ah, la vie d'artiste...) (allez savoir pourquoi mon cerveau retient tout ça, alors que je ne me rappelle jamais mon numéro de sécurité sociale) (ce doit être une question de priorités dans la vie...).

Plus de dix ans plus tard (oué ben ça va hein, pas la peine d'en rajouter), le charme opère toujours, et la fontaine de larmes est toujours au rendez-vous (plus efficace qu'une crème anti-rides).

Il faut dire qu'il est drôlement bien ficelé, ce film. A priori ça a l'air d'une histoire d'amour de plus, en costumes et avec de jolis acteurs. Sauf que le scénario est super bien chiadé, avec de petites allusions fines à l'oeuvre de Shakespeare, et des dialogues plus subtils qu'ils n'en ont l'air.

Ça, c'est pour la caution intelligente, genre je me cultive, je ne fais pas que rêver et me faire du mal devant une histoire d'Amour (oui avec un grand A) hautement improbable.

Certes, si j'apprécie cette dimension "supérieure" à sa juste valeur, il me faut avouer qu'il m'est aussi très agréable de me rincer l'oeil devant Joseph Fiennes, le seul homme de la création à rester sexy avec des mains dont la propreté est douteuse (mais c'est l'encre de sa plume! so romantic...), une boucle d'oreille (que les fans de P.Diddy me pardonnent) et surtout un petit collant bleu.

(est-ce que quelqu'un a des nouvelles de ce charmant jeune homme tragiquement disparu depuis?)

 

Tout ceci explique et pardonne:

- mon look de panda éploré en fin de soirée;

- mon envie subite de longue et blonde chevelure ondulée;

- l'écoute en boucle de musiques tristes et pathétiques (ambiance retour à mes treize ans).

 

 

Il est temps que je m'offre de nouveaux dvd.

 

 

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Il est pas trop beau, ce poète maudit?

(en plus, il irait tellement bien avec mes taches couleur vanille)

 


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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 23:23

(ou la grosse claque dans ta gueule)

 

 

Animal-Kingdom-copie-2.jpgLes histoires de gangsters, comme les histoires d'amour, finissent mal (en général) (Al Pacino et De Niro sont passés par ici) (pour mon grand plaisir d'ailleurs) (repasseront-ils par là?) (facile, je sais, mais tellement tentant!).

Et pourtant, on a beau s'en douter, ils ont beau s'en douter, on ne peut pas s'empêcher de recommencer.

 

C'est comme une fatalité. On n'échappe pas à son destin.

C'est ce qu'apprend à ses dépens (du moins au début) le jeune J., qui a trouvé refuge chez sa grand-mère et ses oncles après l'overdose de sa mère. 

Ses oncles, c'est pas vraiment du genre qui fait rêver. Petites chemisettes, tongs, et dents de traviole, on est plutôt loin du mythe de la petite frappe sexy...

(cela dit il y en a quand même un qui n'est pas totalement à jeter)

(c'est le plus intelligent, c'est pour ça)

(l'intelligence rend sexy, qu'on se le dise)

(cela dit Demorand n'est pas franchement ultra-sexy)

Et même de la vie hors-la-loi telle qu'on nous la présente souvent: cocaïne, poules de luxe et night-clubs; là c'est plutôt cocaïne en famille dans le salon (devant maman, qui embrasse d'ailleurs tous ses garçons sur la bouche), voitures miteuses et virée au japonais.

 

Une vie presque banale, les tatouages (plutôt efficaces d'ailleurs pour la touche de sexytude) les flics et la peur en plus.

 

Mais résumer Animal Kingdom à un film de gangsters de plus ne serait pas lui rendre justice.

C'est une véritable tragédie, où il est question d'honneur, de folie, de sacrifice, de mort, de justice, de choix, de destinée... Sans jamais tomber dans un manichéisme pur et dur.

 

 

Rajoutons à cela que cette histoire est remarquablement filmée, que la  photo est superbe, la bande originale vraiment réussie, que les acteurs sont tous impeccables - du mutique Josh s'affirmant peu à peu à la grand-mère oedipienne qui devient peu complètement glaçante et angoissante, en passant par le flic idéaliste, sans oublier les oncles (mention spéciale au fou Pope) -, et le scénario vraiment bien ficelé (moi qui suis pourtant difficile, j'ai été en haleine jusqu'à la fin), et vous comprendrez pourquoi c'est à mon sens l'un des meilleurs films de l'année (oui je sais qu'on est même pas en juin, et alors?).

(et aussi que l'accent australient est vraiment charmant)

 

 

Un vrai bijou.

 

 

NDLR: il est judicieux de prévoir une clope/un carré de chocolat/les Bisounours en sortant du cinéma, jusqu'au coucher.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 22:05

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On a souvent dit que les français étaient en retard sur la fiction politique, contrairement aux anglais ou aux américains qui n'hésitent pas à mettre en scène leurs héros politiques contemporains (Tony Blair, pour ne pas le citer), ou bien à imaginer des situations troublement proches de la réalité.

On a souvent dit que dans notre chère patrie on évoquait les hommes politiques après leur mort (De Gaulle, Mendès-France, Blum ou encore Mitterand).

Qu'on ne se risquait pas à dépeindre les destins de nos contemporains.

Alors pour une fois qu'un film retraçait la conquête à l'Elysée du président français, il fallait bien que je satisfasse ma curiosité!

 

Déjà, comme j'en avais eu l'aperçu avec la bande-annonce (même si je sais bien qu'il faut s'en méfier, j'ai du mal à m'en défaire), le casting est aux petits oignons: Podalydès (forcément) parfait dans un rôle pourtant casse-gueule, Florence Pernel enfin débarassée de son image de juge tf1esque (et oui, c'est dimanche soir) (et le dimanche soir on a le droit d'inventer n'importe quel adjectif), Hyppolite Girardot, Bernard Lecoq, etc etc... Pas un mot à redire, tout ce petit monde maîtrise tellement bien sa partition que c'en est troublant; et même pas irritant finalement puisque l'on se laisse porter par le côté romanesque de l'histoire.

 

Les dialogues sont très bien écrits, on rit souvent. Un petit bémol tout de même sur certaines répliques un peu trop artificielles à mon goût, notamment le: "Je ne pars pas sur un coup de tête, je pars sur un coup de coeur" de Florence-Cécilia (non mais franchement???).

La vulgarité des hommes politiques, comme la violence de leurs propos, est un peu surprenante pour le néophyte qui, comme moi, ne connaît rien aux us et coutumes politiques, et s'imagine gentiment que ces messieurs (car il faut être honnête mesdames, c'est tout de même plutôt machiste comme milieu...) expriment leurs pensées en des termes fleuris et recherchés, de par leurs loooongues études et leur statut d'élites de la France (à part Sarkozy, soit dit en passant). La palme revenant à Bernard-Chirac avec son: "Sarkoy sera mon dernier scalp".

 

Certaines scènes prennent un autre sens aujourd'hui, deux semaines après l'affaire DSK: répliques sur la frilosité de la presse française à publier certaines informations*, petits gestes trop appuyés envers les femmes... Détails qui seraient certainement passés au travers des mailles avant, mais qui ne laissent pas indifférent désormais.

 

 

Mais deux choses m'auront surtout marquée.

 

La première, c'est Florence Pernel qui a réussi à faire de Cécilia un être humain, avec des sentiments. Moi à qui cette femme donnait des frissons dans le dos, tant elle me semblait glaciale et hautaine, j'ai réussi à éprouver de l'empathie pour elle. N'allons pas jusqu'à la sympathie tout de même, mais j'ai été émue par ce personnage, touchée par sa détermination.

(en plus, on a toutes les deux pleuré le soir de l'élection, alors!)

(ne nous emballons pas non plus, j'ai écrit empathie, pas sympathie!)

 

La deuxième, c'est que la politique est une addiction, au même titre que le jeu ou tout comportement excessif. Finalement, j'ai l'impression que la fin importe plus que les moyens, que tous les moyens sont bons justement pour ariver au pouvoir. Et qu'après tout, peu importe le fond. La conquête de l'Elysée est dépeinte par le film comme une succession d'entretiens, de déjeuners feutrés dans des palais ministériels aux boiseries dorées, de stratégies qu'on croirait publicitaires, un véritable parcours intensif bien éloigné de la réalité... A un seul moment du film est évoqué un projet politique concret (le CPE de Villepin), la scène dure quelques minutes seulement. C'est un parti pri, sans aucun doute, puisqu'à mon humble l'avis l'ambition du film n'est pas de faire de la politique et dure.

Il n'empêche que je suis ressortie avec la désagréable impression que nos chères élites passent au final peu de temps sur les vrais problèmes (et ce à mon avis, pas qu'à l'UMP de Sarkozy), et qu'ils réfléchissent davantage à leurs stratégies presque meurtrières qu'à l'essentiel, la politique à l'état pur.

 

 

J'espère me tromper, mais ce constat a au moins l'avantage (après je l'avoue, un petit passage à vide "tous pourris" limite abstentionniste) (ce qui n'a jamais été ma philosophie jusqu'à ce jour) de raviver ma petite flamme citoyenne.

 

 

* je conseille à ce sujet l'article paru dans le Télérama de cette semaine: "L'affaire DSK ferait-elle évoluer les médias?"

(c'était ma minute Sciences-Po, désolée)

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 22:56

L'avantage avec mon mur délicatement moucheté de taches jaune pipi couleur vanille et mes ampoules défuntes (et toujours pas remplacées depuis quinze jours) (je sais) (quinze jours déjà? ce que le temps passe, c'est fou), c'est que je peux m'imaginer en poète maudit.

(pourquoi pas en poètesse, me demanderez-vous) (à raison)

(première hypothèse: j'ai toujours inconsciemment voulu être un garçon, et ce désir secret s'exprime de temps à autre bien malgré moi)

(étant donné mon goût semble-t-il insatiable pour les sacs, chaussures, vernis et autres folies du même acabit nous prouvent le contraire)

(preuves matérielles à l'appui si besoin - tickets de carte bleue, collections à trois chiffres...du dossier, vous l'aurez compris, sans contrefaçon de surcroît) (ha ha)

(seconde hypothèse: mon esprit est tellement imprégné du machisme ambiant de notre société actuelle qu'il en a inconsciemment assimilé les codes, jusqu'à les exprimer de manière totalement naturelle)

(la seconde hypothèse a clairement ma préférence)

(notons tout de même que dans les deux hypothèses l'inconscient joue un rôle fondamental)

(...)

("poursuivez...")

 

 

Je lis donc mes livres à la lueur vacillante des bougies, dont les flammes dansantes exacerbent sur mes murs les ombres de ma misère (et oui, au pays des poètes maudits les flammes ont le pouvoir d'exacerber les formes) (et toc) et sonnent les cloches cruuelles de mon éternel sort (et oui, on ne craint pas l'éternité non plus) de papillon errant, ma destinée de pantin de la fortune... la condition humaine...

(aïe aïe aïe ma mère pourquoi m'as-tu fait naître?*)

(ayayayayayayaya)

(yeuh)

 

 

Il est temps que j'aille me fournir en ampoules.

(à défaut d'absinthe)

(ç'aurait été plus rigolo)

(mais bon)

(on est pas là pour rigoler)

(ah bon?)

 

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* hommage à Astérix en Hispanie

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 08:00

en bon provincial qui se respecte, rentre à Paris le dimanche soir en TGV.

Quel bonheur en effet, que de marcher le long du quai jusqu'au Train bleu, en tirant une valise pleine à craquer (de confitures diverses et variées, d'huiles d'olive et de calissons), pour s'engouffrer ensuite dans ce bon vieux métro, à l'air saturé de relents divers et variés (poètes du dimanche soir...).

Quel bonheur de retrouver ce bon vieux stress, les pots d'échappement, et mon beau volume parisien (ha ha ha, à partir de 10 mètres carré on a le droit à l'AOC" beau volume") (et uniquement si on a des toilettes chez soi).

Quel bonheur de vider ma valise, d'aligner mes pots de confiture dans ma cuisine (je vous avais bien dit que j'avais un beau volume), de retrouver mon ciel parisien...

Je suis peut-être fada, mais j'aime toujours autant rentrer à Paris!

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 12:07

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Quel bonheur plus grand que faire sa déclaration de sinistre avec son propriétaire et sa voisine maraboutée au beau milieu de ses culottes qui sèchent?

Quel bonheur, hein, plus complet que celui de les voir entrer dans son salon/sa chambre/sa pièce chez soi de manière totalement imprévue un mardi soir.

Mardi soir étant synonyme de futon non replié, lessive à détendre, menus papiers à classer...

Ajoutez à cela une petite pile de fringues à ranger (oh ça va hein c'est tombé juste la fois où je ne les avais pas rangées dimanche) (pour cause de fatigue intellectuelle intense) (et un peu de flemmingite aigüe), un petit tas de vaisselle à faire (petit, le tas) (faut quand même pas exagérer), un tas d'ampoules grillées (non remplacées... pour certaines depuis moins de 24h, pour une autre depuis bientôt... deux ans) (hum) (en même temps faut voir la taille de l'ampoule) et une chatte qui s'enfuit en courant chez les voisins (mais est-ce qu'un chat court?) (this is the Tuesday's question)...

 

Et vous aurez l'idée de mon état face à mes interlocuteurs.

 

- " Tu peux allumer?

- Heu alors en fait... euh... comment dire... tout a claqué hier soir et je n'ai pas eu...

- Attends mais t'as pas une autre lampe qui marche? (après deux tentatives stériles)

- Heu... alors tu sais en ce moment je bosse beaucoup alors bon... les ampoules..."

 

"Excusez-moi, hein, d'habitude c'est mieux rangé... Enfin, il n'y a pas de linge qui sèche... Oui oui je travaille tellement en ce moment..."

 

Avec en fond sonore mon estomac qui crie famine car il est 22h et je n'ai toujours pas dîné...

 

Voilà comment on se retrouve à écouter une émission nocturne sur l'évolution de la prononciation du mot "Yahvé".

(avec un spécialiste dont la voix ressemble étrangement à celle du professeur dans The Mask)

(mais si rappelez-vous: "lé masqué qué nous portons... nous portons tous un masqué")

(sauf que là c'est plutôt: "nous n'avons pas d'affirmation sémantiqué... il faut plutôt rester à l'idée d'une forme verbale non accomplie)

(cela permet de faire un lien avec les fameux chassou)

(les fameux chassou?!??!)

(??????)

 

...

 

Fissure du mardi soir, espoir?

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 12:09

C'est pas parce que j'écoute Chris Isaack en boucle depuis une semaine,

Ou bien parce que je perds tout sens critique devant Al Pacino,

Ou encore que je me pâme devant des histoires d'amour nuisibles pour la santé,

Que cela signifie que je suis devenue complètement nouille, hein.

(juste un peu)

 

La preuve: dans Frankie & Johnny (après promis j'arrête) le petit vieux habitué de l'Apollo Café a joué dans Mulholland Drive.

(et si!)

(quand je m'ennuierais à en crever je le prouverai en images)

(et toc!)

Ce film est décidément plus profond qu'il n'en a l'air...

(voire a des pouvoirs divinatoires)

(pour qui sait les interprèter bien évidemment)

(je vous rassure, je suis d'ordinaire plutôt cartésienne comme fille)

(et oué)

 

Bref.

 

Mon esprit s'est tellement élevé qu'il est allé au Musée d'Orsay la dernière fois.

 

Bon.

 

La vérité c'est que j'adore les pré-raphaélites.

(en partie à cause des couvertures 10/18 des Jane Austen)

Et que j'étais encore sous l'emprise de mon délire patti-smithesque.

(c'est-à-dire avec une folle envie de déclamer du Rimbaud toute la nuit, toute la vie, en fumant des roulées, envie de faire des collages avec des plumes, d'avoir les doigts maculés d'encre, les cheveux longs et décoiffés...)

(délire, le mot était définitivement bien choisi)

Et qu'on m'en avait dit le plus grand bien.

(qui a dit que j'étais un faible esprit?)

 

Donc j'y suis allée (quel suspense) (je sais vraiment y faire, n'est-ce pas?), même si ne je connaissais que la peinture pré-raphaélite, et pas vraiment dans le détail pour être honnête (la faute à qui?).

 

Non seulement c'est une très belle exposition, mais comme tous les touristes vont s'agglutiner du côté de Monet, on peut prendre tout son temps, et même rester seul devant chaque oeuvre aussi longtemps qu'on le souhaite.

(pour les parisiens, c'est un atout de taille)

(pour les non-parisiens, non nous ne sommes pas des fadas)

(venez un samedi aprém au Grand Palais, et on en reparle)

 

Et non seulement c'est un plaisir inimaginable (voire même un luxe) de profiter de ce temps-là, mais en plus pour cette exposition c'est indispensable.

 

Se laisser embarquer par cette ballade (ouais je sais c'est facile mais en même temps c'est le mot le plus approprié) (et re-toc) à la fois surannée et tellement moderne, tellement spontanée alors qu'on la sait artificielle (ah, les pauvres modèles qui devaient poser pendant de loooongues minutes) (tout ça pour un résultat bluffant de naturel), se laisser envoûter par la magnétique Jane Morris... ça n'a pas de prix.

 

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Courrez-y!

(jusqu'au 29 mai)

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:18

J'ai une affection particulière pour ce film (sans blague, on n'avait pas remarqué) (c'est pas comme si je le citais à tout bout de champ).

 

Sans que je me l'explique vraiment.

 

Je sais bien que cette histoire est un peu légère, qu'elle comporte quelques incohérences, que le film manque de rythme (et de profondeur).

 

Il n'empêche.

 

frankie amp johnny 1991 fichefilm imagesfilmJe ne peux pas m'empêcher de rechuter deux fois par an, la faute à mon coeur de midinette.

Qui craque complètement pour Al Pacino (comme d'hab' me direz-vous, sauf que là il y exploit: cet homme réussit à sexyser le bandana) (nan mais le bandana, cet exploit mérite d'être souligné) (noué sur la tête en plus) (et le vieux marcel défraîchi) (si si messieurs dames, je vous jure) en homme sur-déterminé comme il n'en existe que dans les films.

Qui est touché par Michelle Pfeiffer en indécrottable célibataire (à grosses chaussettes), terrifiée par l'avenir, la vie, l'amour; empêtrée dans ses contradictions et ses faiblesses; qui déplie son lit chaque soir (comme moi!).

Qui s'emballe pour cette histoire pas franchement romanesque (mais à mon avis c'est sa force) (et non, je ne suis pas du tout objective, je sais), qui pourrait presque être la nôtre.

 

Enfin presque...

Car si nous aussi déplions nos lits, Al Pacino ne vient pas nous brancher chaque jour à la photocopieuse, nous répétant au creux de l'oreille: "I got a crush on you" (c'est ce qu'il est en train de lui susurrer ci-dessus).

Ou bien "I'm completely mad of you" au bowling (je déteste le bowling, ça commence bien).

Si nous aussi sortons le samedi soir ("the loneliest night of the week"), Al Pacino ne vient pas nous chercher par surprise (comment pourrait-il bien avoir mon adresse de toutes façons? je suis sur liste rouge).


Et surtout: il ne nous met pas de pansement dans la salle de bains.

(je ne sais pas pourquoi, cette scène est celle qui dérègle tout mon système lacrymal)

(à chaque fois)

(alors que franchement ce n'est pas la plus émouvante)

(si les scénaristes savaient..)

(le ridicule ne tue pas)

(le tétanos, si)

 

 

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Donc là Johnny a taillé une rose dans une pomme de terre pour Frankie, c'est-y pas mignon?

 

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Même avec un bavoir ce mec est sexy.

(en plus il est branché, il a des wayfarer)

(et il prépare des sandwiches pour sa meuf)

 

 

Ah la la, ce film devrait être interdit!

 

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