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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:41

Smith-Just-Kids-COV_147859c-copie-1.jpgÇa faisait un petit moment que je l'attendais, mon rendez-vous avec Patti et Robert! 

 

De Patti Smith, je connaissais sa musique (j'ai eu la chance de la voir en concert il y a une dizaine d'années) et depuis peu ses photos (grâce au livre publié lors de l'exposition Land 250 à la Fondation Cartier*).

Pour être honnête c'était à peu près tout. Avant d'acheter ce livre à la dernière braderie des éditeurs d'arts, j'ignorais totalement sa pratique de la photographie (je sais).

Quant à Robert Mapplethorpe, honte sur moi, je le connaissais de nom mais sans savoir vraiment quel artiste il avait été (je sais).

 

Dès la première ligne, j'ai compris que je ne pourrai plus les lâcher jusqu'à la dernière.

Just Kids est un livre magnifique et bouleversant (je pèse mes mots, n'y voyez aucune sensiblerie de ma part) sur la poésie, l'amour, la mort, l'art, la vie.

Egalement l'instantané d'une époque révolue, où tout était possible, où les esprits n'étaient pas blasés dès leur prime jeunesse, où tout n'était pas encore corrompu.

 

Patti et Robert créaient ensemble, ils s'encourageaient et se stimulaient artistiquement.

Ils menaient une vraie vie de bohème (comme Rimbaud et les poètes qu'elle affectionne tant), dont Patti Smith nous montre tous les aspects: le charme de leurs panoplies étudiées comme le compte scrupuleux de chaque cent, les soirs (nombreux) où ils ne mangeaient pas, les expositions qu'ils vont voir à tour de rôle car ils ne peuvent acheter qu'un seul billet et qu'ils racontent ensuite à l'autre resté dehors à attendre... Sans que jamais ce ne soit misérabiliste.

(une bonne leçon pour la petite consommatrice que je suis, qui se plaint dès qu'elle doit attendre pour s'offrir les chaussures de ses rêves)

L' Art au centre de leurs vies, plus important que les considérations matérielles. Créer, sans cesse, tatonner, explorer plusieurs pistes (où l'on apprend que Patti Smith n'est pas venue à la chanson immédiatement). Essayer d'être un artiste vrai, sincèrement.

 

Il y a aussi cette relation si forte, si particulière, qui les unit, dès le début, et jusqu'à aujourd'hui, en dépit de la mort de Robert en 89. Une relation unique, indescriptible, que Patti Smith raconte sans mièvrerie aucune.

 

Et puis il y a ce tableau du New-York du début des années 70: la fin du règne de Warhol et de la Factory, l'ambiance magique du Chelsea Hotel, les personnages que l'on croise avec plaisir (Sam Shepard, Jimi Hendrix, Loulou de la Falaise, Janis Joplin et j'en passe...). Une époque où, même si tout n'était pas rose, tout semblait plus accessible, où les rêves étaient encore permis...

(c'est mon côté génération précaire du dimanche soir)

(non mais c'est vrai, on semble tous tellement frileux aujourd'hui, paralysés, en même temps impatients, sans rien faire vraiment)

(moi la première)

 

J'aurais volontiers prolongé le plaisir pour quelques pages encore...

 

Et, même si en refermant ce livre, j'ai été prise d'une nostalgie pour une époque que je connais pas, même si j'ai maudit le ciel de m'avoir fait naître ici-bas plutôt que de l'autre côté de l'Atlantique, quarante ans plus tôt, même si j'ai rêvé en m'imaginant poètesse de l'underground new-yorkais, même si le retour à mon quotidien matériel et confortable a été difficile, j'ai le sentiment que quelque chose a changé.

Que j'ai grandi, que je ne vois plus les choses de la même façon, que peut-être je vais commencer à me poser les bonnes questions.

 

Merci Patti!

 

23655066.jpgL'étoile de Robert

 

 

* exposition de 2008 regroupant divers travaux (photo, dessins, collages, etc) de Patti Smith

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 00:20

Ça peut sembler contradictoire avec mon dernier post, où l'acquisition de chaussures tant désirées faisait mon bonheur.

Mais depuis j'ai rangé mes affaires d'hiver, et sorti celles d'été.

(j'adore changer de garde-robe, je redécouvre toujours de belles endormies)

Et force est de constater que je ne manque de rien.

Absolument rien, en fait.

(ça commence à être vraiment tendu au niveau du placard...)

(il me faut un dressing)

(un vrai appartement d'adulte avec balcon, chambre ET dressing)

(et pourquoi pas un Basquiat tant qu'on y est?)

Entre les chaussures, les tops et les jupes je peux tenir quelques mois sans jamais être habillée de la même manière (ce qui peut sembler un peu stupide à Paris, quand on sait que l'été est souvent fugace et surtout traître).

 

Et là, en contemplant l'étendue du désastre, je me suis demandée comment je pouvais bien faire pour avoir toujours envie de quelque chose.

(enfant de la consommation un jour, enfant de la consommation toujours)

J'en étais presque écoeurée. J'ai fait du tri, mais je n'ai pas éliminé grand chose.

Et je me suis rappelée cette conversation qu'on avait eue une fois au Club.

Emilie évoquait le blog d'une fille qui avait fait le vide chez elle, elle s'était débarassée de tous les objets superflus, et possédait au final très peu de choses. Le strict minimum en fait. Faire le vide chez soi pour s'alléger l'esprit.

Je ne pensais pas pouvoir être un jour sensible à ce type de philosophie.

Je suis terriblement matérielle: je tiens à ce que j'ai, j'ai besoin de mes objets, de mes livres, pour me sentir bien, chez moi.

J'ai un appétit insatiable pour tout ce qui est chaussures, fringues et sacs. Je peux même inventer un nouvel usage pour justifier un achat (!) (je ne suis pas une grande malade de la carte bleue, ne vous méprenez pas).

 

Mais hier, au milieu de ma pyramide de chaussures, j'ai entrevu ce que ça pouvait être.

J'ai alors fermement résolu d'acheter moins, mais mieux.

 

652_large.jpg

 

J'en suis même venue à me dire que finalement, ce n'était pas si grave si ce @#§*#!  de colis Topshop ne me parvenait jamais. Que c'était peut-être un signe, après tout (philosophie du dimanche soir, bonsoir) (ben oui, hier c'était la fin du middle-week) (donc un vrai-faux dimanche soir).

 

Bref, j'allais devenir une adulte mûre et réfléchie.

(mouhahaha)

 

 

Enfin, ça c'était avant ce soir.

 

Avant que je ne récupère dans ma boîte aux lettres mon invitation pour la vente presse d'Isabel Marant.

 

...

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 00:27

M.Cafard m'a rendu visite ce matin.

 

Parce qu'une sale gosse ado m'a traitée de riche fonctionnaire posée dans le métro.  

(j'aurais bien aimé pouvoir lui dire: "mais non, je suis une saltimbanque instable!" mais le fait est que c'est faux)

(et même si j'aime beaucoup mentir, il faut savoir rester crédible)


Parce que depuis quelques jours je suis avec Patti et Robert, et par contraste j'ai l'impression que ma vie est terriblement fade.

(on y reviendra)

(à Patti et Robert, pas à mes états d'âme de riche fonctionnaire posée)

 

Parce que deux jours c'est pas suffisant.

 

Parce que ça donne un avant-goût de vacances qui me laisse sur ma faim.

 

Parce que demain j'aimerais bien être mon chat, pour ne pas me lever, ni aller travailler, ni rien d'ailleurs.

(ça existe pas, Vis ma vie de chat parisien?)

 

 

Et puis il a fait terriblement beau.

 

Et j'ai trouvé mes chaussures rouges.

 

Enfin.


Après des mois de recherches.

 

Et soudain tout va mieux.

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 00:03

Ce qui est bien quand on donne son sang, c'est qu'on a droit un condensé de sa vie en cinq minutes.

 

- "Vous avez pris des médicaments, de l'aspirine?

- Non

- Vous êtes allée chez le dentiste?

- Non, j'ai prévu d'y aller la semaine prochaine (on s'en fouuuuut, surtout le médecin qui est à 15mn de la fin de son service)

- Vous avez voyagé en dehors de l'Europe?

- Non

- Pas d'Amérique Latine, Asie, Afrique?

- Non (pas la peine de remuer le couteau dans la plaie)

- Vous avez un partenaire particulier?

- Comme dans la chanson? Non

- Vous habitez toujours rue Tartempion?

- Oui."

 

Mais je vous assure, j'ai fait plein de trucs aussi, depuis l'année dernière!

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 23:45

... le middle-week! Ou deux jours de congés en pleine semaine, quand tout le monde ou presque va au turbin.

 

Je ne m'en lasse pas.

 

Demain matin donc, pas de réveil, pas de métro (enfin, pas tout de suite), pas d'Alain-Gérard Slama.

 

Cette agréable perspective, associée aux effets surprenants des endorphines,

(vive la gym)

(je n'aurais jamais imaginé déclarer une chose pareille)

(si seulement tous mes profs de sport pouvaient être au courant; après l'humiliation de la gym au sol devant toute la classe, ils auraient du mal à croire que je fais du sport deux fois par semaine depuis quatre ans)

(***admirez la régularité***)

(dans la vie il y a deux catégories de filles: celles qui sont fortes en gym, et les autres)

(inutile de préciser que je fais partie de la deuxième catégorie)

(et que ce fut douloureux)

réussit presque à me faire oublier que je n'ai toujours pas reçu mon ELLE, ni mon colis Topshop, que je n'ai pas de sac de week-end alors que je pars en week-end ce week-end (vous me suivez?), que je suis en léger conflit avec mes cheveux, que je n'ai toujours pas de nouvelles de mon beau futon tout neuf alors que le mien se délite sous mon poids (déprimant constat), que ma vie est un drame, en somme!

 

 

Mais ce soir tout, ça m'est bien égal.

 

Pourquoi?

 

Parce que demain je ne travaille pas!

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 23:06

Je m'étais dit: "Je vais m'organiser plus pour poster plus" (mouhahaha).

Donc en théorie écrire plus de billets le week-end, programmer les posts de la semaine.

Parce que quand je n'écris plus ici ça me manque, je perds la main, c'est plus difficile de revenir.

En pratique je n'ai pas toujours quelque chose à dire, et dans ces cas-là je préfère me taire. Et puis ces derniers temps il n'y avait absolument rien au cinéma et en plus ma concentration était accaparée par Ohran Pamuk.

 

Dans l'absolu ma nouvelle résolution sonnait bien.

 

Mais cet absolu ne tenait pas compte du printemps.

Et à Paris, le printemps on en profite, parce qu'on ne sait jamais combien de temps cela va durer.

(alors qu'on sait pertinemment qu'en Avril...)

(la preuve depuis hier)

 

1-prague-musee-mucha-printemps.jpgAlors on était tous dehors.

Sur les quais de Seine, dans les parcs, aux terrasses des cafés.

A croire que l'été était déjà arrivé, pauvres mortels que nous sommes.

A ranger nos écharpes et nos bonnets.

A sortir nos sandales et nos robes dénudées.

(et les bouteilles de rosé)

(oh ça va, c'était juste pour la rime)

 

Cet entrain printanier me bluffe toujours autant, même au bout de cinq printemps parisiens.

(compte qui, au passage, ne nous rajeunit pas)

 

 

On se fait tout le temps avoir.

Chaque année.

 

 

Et aujourd'hui on est encore plus blasé qu'avant le soleil.

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 21:43

6541170_6592399.jpgSi si!!!

Sans même lire certains passages en diagonale!

 

Pour être honnête, ça n'a pas été une franche partie de plaisir.

 

736 pages, c'est long.

 

Je n'ai pas habituellement peur des pavés, c'est donc en toute innocence que je me suis lancée dans ce roman prévu au programme du club (respire Sandra, tout va bien se passer je t'assure) (et pas uniquement parce que je suis bien élevée).

Je n'ai pas non plus l'habitude des romans historiques.

(bien évidemment, comme toutes les filles (enfin je crois) j'ai eu ma période Jeanne Bourrin)

(les amours blessées, tout ça)

(ce qui engendra plus tard de cruelles désillusions dans ma vie d'adulte)

(comment ça, tous les hommes ne sont pas des poètes?)

(on devrait l'interdire en fait)

(comme si on avait besoin de ça)

 

Bref, je me suis plongée dans ce roman sans aucun a priori, ni aucune crainte.

Au début tout allait bien, j'étais contente de retrouver Istanbul, cette ville que j'avais tant aimé l'été dernier.

Je reconnaissais les lieux, tout me semblait plus ou moins familier; j'étais bien. Tout me transportait: l'intrigue, l'exotisme, le style.

Mais aujourd'hui me faut bien avouer tout de même que cette lecture ne fut pas qu'une partie de plaisir.

 

Si au début le décor et l'histoire m'enchantèrent, j'ai eu plus de mal à m'accommoder du style pas toujours simple (cela faisait bien longtemps que je n'avais pas cherché autant de mots dans le dictionnaire).

En fait je crois qu'il ne faut pas aborder ce roman en s'attendant à une véritable intrigue policière (comme je l'ai fait, vous l'aurez compris). Car au final celle-ci n'est qu'un prétexte au tableau d'une époque, d'un univers, d'un récit. Qui prend son temps, qui fait des détours. Par une intrigue amoureuse, et surtout par une confrontation des codes picturaux d'Orient et d'Occident, vrai sujet du livre (enfin, d'après moi).

Alors oui c'est vrai, le style d'Ohran Pamuk est parfois un peu difficile. Et le suspense est parfois mis de côté, au profit de considérations plus élevées ou bien de détours plus enlevés.

Je ne vais pas mentir, je n'ai pas pris un plaisir fou à cette lecture.

Mais je crois que si je l'avais lu en vacances la donne aurait changé; je l'aurais certainement terminé plus rapidement. Car ce qui a fini par me lasser, c'est surtout de ne pas constater ma progression (au niveau du nombre de pages, cela finit par être un peu décourageant), et d'en attendre un peu trop côté suspense (j'avais en tête Le cercle de la croix de Iain Pears, où le rythme est pour le coup vraiment haletant).

J'aurais sans doute apprécié davantage les détours colorés qu'emprunte Pamuk pour nous raconter son histoire... alors que là j'ai connu de vrais passages à vide.

J'ai appris tellement de choses (sur l'art de la miniature dans l'empire ottoman, et j'en passe) et j'en suis vraiment contente.

 

Mais je suis aussi vraiment contente de l'avoir terminé, et de pouvoir recommencer à lire pour le plaisir.

(j'ai lu un article très alléchant sur le dernier livre de Pamuk dans Télérama (je sais je sais,je suis un cliché)  (et alors?), mais je dois avouer que le nombre de pages m'a freinée) (647!!!))

 

Patti Smith, me voilà!

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 19:18

Je lisais tranquillement mon ELLE, impatiente de découvrir les secrets de beauté de star de la semaine (c'est l'une de mes ma drogues)...

(elles boivent toutes un jus de citron au réveil, paraîtrait que ça purifie l'intérieur et embellit l'extérieur)

(elles mettent toutes de l'écran total, tous les jours)

(et elles font toutes du pilates/de la barre au sol/du yoga)

(moi le matin, je n'ai pas le temps de me presser un citron, je trouve que l'écran total a une odeur bizarre hors contexte estival et je n'ai pas envie de me lever à six heures pour faire du yoga)

(alors je bois une théière de thé vert chaque dimanche, je prends des baies de maqui tous les matins et je gyme suédois)

(c'est moins cher que le pilates ou le coach personnalisé, et ça me donne un peu l'impression d'être une star top glamour)

(bref)

 

Et là patatras: pas de secrets beauté cette semaine.

C'est pas grave, me dis-je, je vais me rattraper avec la psychologie des stars de la semaine.

(pourquoi sont-elles devenues célèbres? la vraie problématique étant: et pourquoi pas nous)

 

C'est là, en tournant fiévreusement les pages, que je suis tombée sur l'article qui allait me retourner: "Il ne veut pas coucher; moi si!"

Ça promettait d'être drôle.

Je découvrai donc cette tendance d'un oeil distrait, surtout concentrée sur mes tartines.

(oui parce que lorsqu'un abricot glisse le long de ma tartine pour finir dans mon thé, ça m'énerve)

Jusqu'au témoignage de Marc, 23 ans, étudiant en droit international (pouet pouet): "Si elle accepte dès le premier soir, c'est que ce n'est pas une fille sérieuse. (...) C'est important et rassurant que la personne ne se dévoile pas d'emblée. Pour moi, c'est même une question d'éducation."

 

...

 

Laissez-moi vous dire que mon abricot a plongé dans mon thé illico presto.

 

On est bien en 2011, rassurez-moi?

"Une question d'éducation"?!!??? J'avoue en être restée bouche bée.

(et pourquoi pas les bagues de pureté, tant qu'on y est?)

Selon notre jeune étudiant en droit international (pouet pouet) passer à l'acte signifierait se livrer totalement...

Hors de la chair, point de mystère? Allons donc...

 

Je comprends bien l'idée, remettre au goût du jour le fait que tout ne soit pas gagné d'avance (encore que ce "tout" me déplaise un peu; rien n'est gagné d'avance, même quand on n'a pas attendu un mois pour passer à l'acte) (enfin cela n'engage que moi), l'importance de l'attente par rapport au désir, c'est important, évidemment.

Sacraliser un acte devenu facile pour notre génération est louable, et pourquoi pas alléchant quand on sait qu'il est plus facile aujourd'hui de trouver quelqu'un pour une nuit que pour un mois.

 

Mais ce qui me gêne, sous couvert de ces jolies intentions, c'est le machisme ordinaire et rétrograde qui pointe le bout de son nez.

 

En 2011, une fille qui couche le premier soir est toujours une fille facile; un garçon sera toujours un Don Juan.

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 21:49

C'est la première fois que je fais ça.

Lire un livre que je n'ai pas choisi.

Vous me rétorquerez que c'est faux, que c'est la même chose avec les livres qu'on nous offre. Sauf qu'on n'est jamais obligé de lire un livre qu'on nous a offert (surtout si c'est un Pancol).

C'est une expérience plutôt drôle. J'ai eu l'impression d'être une critique du Masque et la Plume (traduction: j'étais au septième ciel).

Je me demande d'ailleurs comment ils font pour tenir tout l'année, parce que pour moi ce ne fut pas vraiment une partie de plaisir (même si je recommencerais demain s'il le fallait, merci Ladies) (c'est mon côté maso, fais-moi mal Johnny Johnny Johnny, tout ça...) (maman c'est une blague).

 

41pveroxyqL. SL500 AA300La préface (dithyrambique) laissait pourtant présager d'un bon moment.

La Roumanie dans les années 80, donc sous Ceaucescu (l'Histoire pour les nuls, me voilà), "un rythme survolté", humoir noir au rendez-vous, un "récit témoin où l'imaginaire s'ancre dans le réel ou l'historique"...

 

Sauf que.

Dès les premières phrases le style de Predescu me gêne. Quelque chose sonne faux. Le ton est trop familier, et surtout sans réel intérêt. Plus proche d'un article de magazine que d'un roman.

Bon.

Je m'accroche; je compte sur l'ironie, l'audace et l'insolence promises.

 

141 pages plus loin, j'ai eu l'ironie, une fausse insolence, mais j'ai surtout connu l'ennui.

Le héros n'est ni sympathique ni antipathique. Juste inconsistant. On le connaît tellement mal (malgré quelques bribes de son passé), il paraît tellement inintéressant qu'on a du mal à se soucier de ses péripéties.

Encore faudrait-il comprendre ces dernières...

Je ne suis pas une militante de la chronologie, mais encore faut-il que les allées et venues entre passé et présent soient claires... Le récit est totalement décousu. Non seulement je pense m'être méprise sur l'ordre de certains événements, mais cette errance m'a vraiment gênée.

Quelle est l'histoire, au juste? Qu'a à nous dire l'auteur?

Il n'y a aucune progression dramatique, aucun pic, juste un enchaînement plat d'anedcotes lassantes et paresseuses qui ne servent en aucun cas le récit, et finissent surtout par devenir agaçantes.

Ce qui m'a le plus déçue, c'est qu'il y avait vraiment matière à écrire un roman  intéressant, touchant, interpellant. La vie sous Ceaucescu, les situations ubuesques dans lesquelles se retrouvent les personnages, un avortement...

Mais on dirait que Pedrescu n'a écrit son roman que pour des Roumains. On est exclu du récit, truffé de références qui pour nous ne signifient rien. Sans parler des jeux de mots intraduisibles à répétition que même les notes en bas de page ne parviennent à éclairer.

Sans donner un cours d'Histoire généraliste, il aurait pu davantage resituer le contexte, l'atmosphère de cette époque; cela aurait davantage humanisé son récit et ses personnages.

Et surtout accru la portée de son roman.

 

On pense forcément au film de Cristian Mungiu, dont la fiction était bien ancrée dans le réel.

Dans un autre genre, Goodbye Lenin! de Wolfgang Becker nous emportait avec ses héros, que l'on comprenait, sans pour autant avoir jamais vécu en Allemagne de l'est.

Et il faut avouer que le livre de Pedrescu supporte mal la comparaison.

Le support n'est peut-être pas totalement comparable, mais je reste convaincue qu'il aurait vraiment pu faire mieux, s'il s'était donné un peu plus de mal.

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 21:35

20080523053610.jpgQuinze jours à me prendre la tête sur mon disque dur.

 

A bouffer du forum de geek.

 

A chercher toutes les solutions possibles et inimaginables.

 

A pester contre ce sort qui fait de moi le jouet de la fortune.

(si si, entre la Freebox, ça et mon manque de chaussures rouges elle n'est pas facile ma vie)

 

...

 

Tout ça pour ça.

 

En même temps, il n'était indiqué nulle part qu'il fallait brancher les deux ports USB en même temps.

 

Bêtement pragmatique, je m'étais juste demandée pourquoi nous laisser le choix de choisir celui qu'on préférait (de port USB) (comme j'aime bien avoir le choix, j'ai tendance à croire que tout le monde aime ça) (sauf que parfois trop de choix tue le choix) (dans la ville de Foix?) (oh ça va hein, le lundi c'est permis).


J'ai cru à une fantaisie starckienne (ah ben oui, déjà que ça fait mal de dépenser autant pour un disque dur - alors qu'on pourrait acheter plein de trucs utiles vitaux à la place, comme du vernis, un sac, une paire de chaussures... - autant que ce soit un beau disque dur) (donc design) (parce que bon le design c'est vital bien utile quand même). En même temps avec une coupe de cheveux pareille (celle de Starck bien sûr) on est en droit de s'attendre à tout.

 

Bref, ce soir c'est un peu la honte.

Je pourrais vous dire que le mode d'emploi est très mal fait (c'est vrai, il n'y a aucun schéma ni aucune flèche) (un mode d'emploi sans images c'est quand même juste la loose), que le service assistance du fabriquant est juste tout naze (sans aucune mauvaise foi bien sûr), que jusqu'à aujourd'hui j'ai toujours tout géré toute seule sans aucun problème (sauf la Freebox, mais je jure que là j'ai tout bien branché comme il faut) (j'en ai eu la preuve en images au début) (c'est le cas de le dire) (oh ça va, le lundi c'est permis) (les blagues pourries, au cas où certains seraient perdus)...

Je sais bien que personne ne me croira, qu'on me prendra pour une fille incapable de démêler ses câbles toute seule, qu'on fera une rapide croix sur mon passé d'executive woman... Mais ce n'est pas le pire.

 

 

Le pire, c'est que je vais devoir m'excuser auprès du service assistance.

De m'être un peu emportée.

Pour rien.

 

Hum.

 

Ça ne tue peut-être pas, mais c'est sacrément douloureux.

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