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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 22:54

9782070437788FS.gifJe l'avais acheté parce qu'il était sorti en poche.

Avant, il ne me disait rien. On en parlait trop peut-être, alors j'avais bouché mes oreilles. Je ne suis même pas sûre d'avoir alors bien compris de qui il s'agissait, et de quoi.

(souvent mon ignorance m'effraie)

Et ce soir, je suis heureuse d'avoir changé d'avis.

 

Je me suis lièvrée* avec bonheur ces deux dernières semaines.

Et, une demi-heure après avoir tourné la dernière page, je suis triste d'avoir à le quitter pour le ranger dans ma bibliothèque.

Encore retournée par cette lecture exceptionnelle.

(et oui, c'est Noël, je ne parviens pas à me défaire de ce lyrisme de saison)

(ma principale résolution pour l'année prochaine étant de jeter ma méchanceté aux orties)

(mais ce que ça va m'être difficile....)

(la vie sera moins drôle)

 

Je vais être honnête: à part Shoah je ne savais rien de Claude Lanzmann.

(maintenant mon ignorance me paralyse)

Et pour couronner le tout, je n'ai jamais vu Shoah dans son intégralité (ce à quoi je compte remédier très prochainement, il faut que je le voie).

C'est donc sans aucun a priori, vierge de toute attente, que j'ai commencé ma lecture.

 

J'ai rapidement compris l'importance de ce livre, sans toutefois prendre la mesure de l'impact qu'il aurait.

 

Claude Lanzmann ne se contente pas de retracer son destin hors du commun, ses engagements (la résistance, la lutte contre le colonialisme, l'état d'Israël, Shoah bien évidemment...), ses amitiés avec des personnalités exceptionnelles (Simone de Beauvoir, Sartre, Deleuze... la liste est longue), sa manière d'appréhender la vie, une traversée des époques historique et intellectuelle.

Sa plume est fine, et rarement j'ai été autant subjuguée par la langue française. Son vocabulaire est toujours juste, ses idées formulées avec une extrême précision, sans que jamais son propos ne devienne ampoulé ou abscons. Et sa lucidité lui permet de ne jamais tomber dans la sensiblerie et les raccourcis faciles.

Alors bien sûr, parfois certains termes philosophiques m'ont laissée au bord de la route (je n'ai pas fait hypokhâgne, comme lui), et parfois certaines considérations m'ont quelque peu irritée, me paraissant légèrement condescendantes - mais je ne parviens pas à déterminer si cette irritation est objective ou influencée par des avis extérieurs (merci papa).

 

Mais ce livre est vital, stimulant, un appel à la vie.

D'une rare intelligence.

 

Et par les temps qui courent, on aurait bien tort de s'en priver.

 

 

* je dois ce charmant néologisme à ma mère, qui l'a inventé alors que je lui faisais part de mon enthousiasme pour ce livre.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 17:19

C'était hier.

Sacré solstice d'hiver.

(il y a même des gens qui le fêtent...)

(en même temps c'est pas bête, c'est la nuit la plus longue de l'année quand on y pense)

(il faut vraiment que j'arrête d'être toujours sceptique comme ça, de prime abord)


Donc, scientifiquement, les jours vont rallonger.

A partir d'aujourd'hui.

 

...

 

Difficile à imaginer, n'est-il pas?

Quand il fait nuit noire le matin au réveil, nuit noire après le boulot, et quand on ne voit pas le soleil des semaines durant à cause de cette satanée neige...

 

Neige qui éveille en moi des sentiments pour le moins contradictoires: mi-blasée (ENCORE de la neige!) mi-émerveillée (quand je rentre le soir chez moi et qu'il y a des guirlandes lumineuses dans le jardin et que les sapins ensevelis sont terriblement photogéniques même si le père noël géant de mon hall me fait un peu peur).

(+100 points pour la neige, sachant que je ne n'ai quasiment jamais envie de prendre des photos)

(si j'avais un iphone, peut-être qu'alors je me sentirais libérée dans mon rapport à la photo)

(et oui, tous les moyens sont permis pour réclamer un iphone)

 

Mais j'avoue que ces derniers temps, la blasitude me gagne face à la neige (à Noël, tous les néologismes sont permis).

Blasitude de devoir mettre quasiment tous les jours mes "bottes de neige" (comprendre "qui résistent à la neige"). Car soit la neige de la veille n'a pas fondu, soit il neige, soit il risque de neiger.

Et j'avoue ne pas avoir tellement envie de renouveler l'expérience des sachets plastiques dans les chaussures pour rendre imperméables des bottines perforées (cherchez l'erreur) (je viens du sud, moi, j'ai toujours l'espoir que la météo se trompe, et surtout la vanité de croire que la météo se pliera à mes caprices vestimentaires).

Blasitude de mettre des collants tous les jours, même en pantalon.

Blasitude d'avoir faim tout le temps...

 

 

D'où cet amer et cruel constat: je ne pourrai jamais habiter à Montreal.

(si tant est que cette idée m'ait jamais effleurée)

(mais j'aime assez l'idée d'une destinée scellée avant même que je me sois penchée sur la question)

...

(la neige me rend maboul, on en a déjà eu la preuve  ici )

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 23:45

le pouvoir qu'ont les chansons niaises.

Quel que soit notre caractère, quelle que soit notre volonté.

 

Pourquoi, dans telle ou telle situation, je ne parviens à me mettre dans la peau d'un héros shakespearien?

 

Parce qu'alors une phrase de Natasha St Pierre (que ses fans me pardonnent de mal orthographier son nom) tourne et retourne dans ma tête: "♬♪♫ nos rendez-vous manqués ♬♪♫"...

Ou bien (variante, attention), Joe Coker: "♬♪♫ You are so beautiful... to me ♬♪♫" (avé les notes de piano, n'oublions pas que "Carlito's way" est MA référence)

Ou encore (ma préférée depuis Septembre, la faute à Shoukran, Dieu me pardonne): "And so it is, just like you said it would be..."

 

...

 

J'en profite pour confesser une addiction récurrente, quasi quotidienne à l'approche de Noël (par pitié évitez-moi les ritournelles habituelles sur ce que Noël réveille en chacun de nous) (car dans le cas présent ça me fiche carrément les j'tons)...

...

Francis Cabrel.

 

J'avais envie d'en parler depuis longtemps; mission accomplie ce soir.

Je choisis le prétexte de Noël, pardonnez-moi d'en profiter lâchement.

Car la rechute est fréquente, si régulière, que le terme de rechute est en fait totalement inadapté.

J'aime Francis, voilà c'est dit, c'est un fait.

Comme 2 et 2 font 4.

Je l'aime depuis plus de quinze ans, et le jour où j'ai pu (enfin) assister à l'un de ses concerts reste marqué d'une pierre blanche comme l'un des plus beaux jours de ma vie.

J'avais tatoué son nom au marqueur sur ma poitrine, il a chanté toutes les chansons que je souhaitais entendre, dans une symbiose en parfaite adéquation à mes désirs dont lui seul avait le secret (bien évidemment).

 

Alors voilà, c'est dit.

 

Francis, je t'aime, et le jour de ta mort sera décrété jour de neuil national en mon pays.

(avec ou sans moustache, cheveux longs ou pas, tout cela est totalement irrationel)

 

Franciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis

(c'est quand même mieux que les super-rennes de Noël, non?)

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 16:17

Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie dans les salles, soit presque dix ans.

A l'époque j'avais tellement aimé que j'avais acheté la BO, l'affiche, la totale quoi.

(cinq ans avant, j'avais fait la même chose avec Romeo+Juliet, depuis ça m'a passé, merci)

Je me rappelle n'avoir pas vu le temps passer, avoir eu peur, avoir pleuré.

Avoir surtout aimé ne pas tout comprendre.

Ce film m'avait transportée.

 

 

Dix ans plus tard, le constat est le même.

Je n'ai pas vu le temps passer, j'ai eu peur, j'ai pleuré.

J'ai mieux compris certains passages, d'autres me sont demeurés totalement opaques, mais cela m'importait peu.

J'étais transportée.

 

 

Et ce soir, en écoutant à nouveau la BO, je me rappelle ma déconfiture lorsque, il y a presque trois ans, en Californie, je suppliai mon amie de passer à Mulholland Drive.

Comme ça.

Pour voir.

Je voulais en avoir le coeur net.

 

Qu'est-ce que j'imaginais?

Trouver Naomi Watts au beau milieu de la route? Un cow-boy dans un corral? Un théâtre abandonné?

 

...

 

Nous n'avons jamais trouvé Mulholland Drive.

Le GPS nous menait dans une impasse, vers une route qui n'existait pas (!).

Après vingt minutes de tentatives forcenées, il a bien fallu se résoudre à abandonner.

 

 

Adieu cow-boy, adieu LA, adieu palmiers...

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 22:42

 

Je me souviens, quand j'étais étudiante, un de mes professeurs m'avait raconté que dans sa prime jeunesse il lui arrivait de s'affamer pour un pull Kenzo.

Resituons le contexte 1: j'ai suivi les cours d'une école de mode, on imagine effectivement mal un professeur de maths tenir des propos aussi peu rationnels à ses élèves de prépa...

Resituons le contexte 2: il était jeune dans les années 70, soit en pleine explosion des jeunes créateurs (dont Kenzo faisait alors partie) (c'était ma minute historienne de la mode) (***APPLAUSE***)

 

 

A l'époque,

(néandertanlienne sans aucun doute, il y a plus de cinq ans, une époque où le Mentalist et Lady Gaga n'existaient même pas)

(mais comment ai-je pu vivre sans le Mentalist???)

(comment ferai-je pour vivre sans le Mentalist??????)

(tels Romeo&Juliette, je ne nous imagine effectivement pas dans dix ans, empêtrés dans nos habitudes et nos non-dits)

je n'avais pas compris.

"Quelle drôle d'idée" avais-je alors pensé... Comment peut-on se priver autant pour un simple pull?

 

 

C'est qu'à l'époque (glacière sans aucun doute), j'étais encore pure et innocente.

Je gagnais 250€ par mois en tant que caissière, et je m'autorisais, trois fois par an, après chaque rendu de dossier, à dépenser 120€ de fringues.

En réglant par chèque pour que ça me fasse moins mal au coeur.

Hum.

 

Depuis, le choc climatique a eu lieu, bouleversant mes comportements et surtout mes réactions face aux stimuli des boutiques.

 

Je ne suis plus une pure et innocente jeune fille en contrat étudiant chez Casino.

J'ai basculé du côté obscur.

Lentement, mais sûrement, j'ai laissé les 120€ trimestriels derrière moi.

Une petite vente privée par-ci, un salon par-là, et me voilà prête à manger du bouillon trois soirs par semaine pour un sac, un rouge à lèvres Chanel, ou une bague-chat...

 

Et le pire, c'est que tout ça ne me déplaît pas.

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:55

Et depuis que je suis sortie du cinéma, je flotte.

Sur les trottoirs, dans le métro... Je n'entends rien, et j'ai envie de ne plus rien entendre, de ne plus rien dire; j'ai envie de me laisser porter longtemps encore.

C'est étrange, car l'histoire ne se déroule pas aux Caraïbes mais en banlieue parisienne, ses héros ne sont pas des baroudeurs aux destins exceptionnels mais des individus comme vous et moi.

Il s'agit juste d'une tranche de vie, pas d'une évasion du réel telle que je les affectionne tant.

 

Un mois d'août dans l'ouest parisien donc, où se retrouvent pour quelques jours à peine des adolescents devenus adultes sans s'en rendre compte (toujours comme vous et moi).

Quelques-uns habitent encore ici, d'autres sont simplement de passage.

D'après-midi à la piscine aux balades au parc, on en apprend un peu plus sur chacun, jamais plus qu'il n'en faut.

Pas de destins sensationnels ni de péripéties trépidantes, juste des situations que nous avons tous vécues, de près ou de loin: un parent malade, un retour de soirée en marchant des heures au petit matin, une cigarette partagée sur un canapé...

 

Et, grâce à une musique enchanteresse (je suis totalement tombée sous le charme de Tahiti Boy & the Palmtree Family, dont le nom est la seule caution exotique du film soit dit en passant), une très belle lumière qui sublime ces jours d'été qui s'étirent comme la grisaille floconneuse que nousautres parisiens connaissons si bien, une ribambelle d'acteurs toujours justes (mention spéciale à Didier Sandre et à la voix de Lolita Chammah), et surtout grâce à une économie de dialogues inutiles et une pudeur bienvenue, on est nous aussi littéralement transporté.

Et on a envie, nous aussi, de passer le mois d'août à Boulogne.

Alors bien sûr, on peut reprocher à Mikhaël Hers de se laisser emporter parfois par des effets de style un peu faciles (ralentis et gros grain), mais en même temps qui n'aurait pas cédé à cette tentation avec pareille atmosphère?

 

Avis aux amateurs, comme moi, de réalité sublimée.

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:35

Alors que je commençais à peine à m'y habituer.

 

Après avoir pesté la première journée, à en avoir marre des pieds congelés, à être blasée par ces satanés flocons ("encore!", "déjà!"...).

 

J'étais rentrée finalement, pour trouver le jardin littéralement enseveli, et j'avais capitulé.

 

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Trop tard sans doute.

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:24

Je n'aime pas la neige.

Non c'est pas joli, ça glisse et ça devient gris.

 

Je prends mes douches à la bougie.

Joie des coupures d'électricité, merci la neige...

 

Je tue des marins chaque soir.

Quelle trahison après Bernard ...

 

 

Et Noir Désir n'existera plus jamais.

 

 

Mais j'ai de nouvelles chaussures.

 

 

Ou la hiérarchisation de mes plaisirs quotidiens.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 23:58

 

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Il faut bien avouer que j'y allais en traînant des pieds.

Le cirque, bof. Je n'y avais pas mis les pieds depuis au moins 15 ans et ça ne me manquait pas particulièrement.

Il faut aussi dire que quand j'étais petite je regardais le cirque sur la 3 tous les mardis soirs, alors bon le cirque j'en avais soupé. J'estimais avoir eu ma dose pour une vie entière.

C'est ce que je croyais...

Car un beau dompteur de fauves (avec de grandes pattes et une boucle d'oreille, le mon fantasme absolu), un clown irrésistible et deux trapézistes plus tard, il a bien fallu que j'avoue mon plaisir.

 

le jongleur

Oui j'ai aimé.

J'ai beaucoup ri.

Peu résisté.

J'ai cédé, j'ai pardonné les volants à paillettes, les lèvres blanches ourlées de noir, les cheveux gominés, les violons, les chorégraphies à mi-chemin entre Starmania et Kamel Ouali, les chaînes en or autour du cou des dompteurs...

Mais il faudra quand même qu'un jour on m'explique pourquoi au cirque, comme dans les compétitions de gymnastique ou de patinage artistique, les costumes sont si kitsch... Même les plus beaux ont toujours l'air un peu tarte.

Souvent tremblé.

Le danger était palpable ce soir, à plusieurs reprises. C'est la première fois que j'ai eu aussi peur, j'ai vraiment cru que ça allait mal se terminer cette histoire, je voyais déjà les pompiers débarquer sur la scène, rivalisant de pectoraux avec les équilibristes Ukrainiens.

Quelle idée, aussi, de marcher sur un fil les pieds sur les épaules d'un autre, de sauter à la corde sur ce même fil, de se tenir du bout des doigts seulement... Ils sont fous ces acrobates.

Et en même temps, lorsqu'on est témoin des regards échangés après l'exploit, de l'émotion qui transpire de leurs corps tremblants, on imagine combien le jeu en vaut la chandelle, combien cette adrénaline n'est à nulle autre pareille.

 

Voilà pourquoi ce soir j'ai envie d'avoir un tigre, un mari trapéziste ou jongleur, d'être une as de la voltige, de mettre des faux cils dans ma loge, de pénétrer dans la caisse infernale chaque soir, peut-être même de porter une robe à paillettes allez savoir...

(rayer la mention inutile)

 

sarah moon3

photos Sarah Moon

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:40

la-princesse-de-montpensier-affiche_301698_31396.jpgSi ces dernières semaines Bernard Giraudeau m'avait transportée avec son romantisme fou, la Princesse de Montpensier a clairement refroidi mes ardeurs.

 

Amère désillusion.

 

Je savais bien que ce De Guise était trop beau pour être honnête.

Trop de passion, trop de fossettes, trop de cheveux ...

Mais j'avais bien trop envie d'y croire.

Qui peut résister au charme d'un homme mal coiffé, balafré, prêt à se battre en duel pour vous? Franchement???

 

Il était tellement plus attrayant qu'un Prince trop propret, trop poli, et à la longue beaucoup trop jaloux.

En même temps, en face de Gaspard Ulliel, qui ne le serait pas, hein?

 

Je me suis cependant laissée tourner la tête par le Duc d'Anjou, et sa perle à l'oreille.

Depuis mon plus jeune âge, je trouve les perles à l'oreille terriblement sexys.

Bien évidemment, dans le contexte de la Renaissance, hein, tous les Usher à diamants me laissent de marbre. Mais un gentilhomme de la Renaissance légèrement pervers avec fraise et perle...................

Bon c'est sûr, les culottes bouffantes à crevés et les collants cassent un peu le reste, mais si le gentilhomme en question est Raphaël Personnaz je le prends même avec ses bas et ses culottes si peu flatteuses (car il va de soi qu'il ne les gardera pas longtemps, mais là je m'égare totalement)

 

Mais bon il avait quand même du khôl et moi le khôl c'est pas franchement ma tasse de thé.

Allez savoir pourquoi un oeil fardé me refroidit plus qu'un bas... Sûrement parce que c'est moins sexy à enlever.

Hum.

 

Et puis il y avait aussi Lambert Wilson, l'amour platonique le plus attrayant de la planète.

Le plus intelligent, le plus érudit, le plus fin.

Je veux bien apprendre des poésies par coeur s'il est mon professeur.

 

Mais à mon âge (que je veux jeune encore) on préfère encore la totale déraison au contentement (raisonnable, cela va de soi) de l'âme.

 

Et je savais bien que tout cela allait mal finir, je savais bien que ce cher comte avait raison.

Mais quand il s'agit d'amour on se plaît souvent à foncer droit dans le mur, allez savoir pourquoi.

Le masochisme n'est pas une réponse acceptable, je préfère la thèse de l'éternel retour, aux accents beaucoup plus tragiques à mon sens.

C'est plus romanesque, on a l'impression de vivre plus fort lorsqu'on est sur la corde raide.

 

Et c'était tellement plaisant d'y danser, sur cette corde, avec la belle Mélanie Thierry.

En renouant avec ma passion pour les capes et les épées, les duels, le sang versé.

Les paysages lumineux et sensuels.

Les scènes de bal inévitables.

Et les amours malheureuses, fatalement.

 

Les passions contrariées (pléonasme?) sont souvent les plus belles, pour mon plus grand bonheur une fois de plus.

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