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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 15:38

La faute à ce mois de Novembre, difficile comme à son habitude.

(le seul point positif, c'est que ce sentiment semble universel, un nombre incalculable d'individus souhaitant purement et simplement éliminer ce mois maudit du calendrier) (enfin, tous sauf ceux dont l'anniversaire tombe en novembre) (quelle angoisse, naître en novembre, quand je réalise à quoi j'ai réchappé j'ai presque envie de croire au Père Noël)

 

La faute à cette pluie qui est tombée sur Paris dix jours durant.

(avec des intensités différentes, pour varier les plaisirs: pluie+froid, pluie+vent, pluie+froid+vent... comme ça tu peux être humide et gelé, humide avec l'option "gouttes gelées dans ta face", humide, gouttes gelées dans ta face et parapluie retrouné...) (il va sans dire que quelle que soit l'option du jour, tu as le cheveu pluvieux donc frisé, et totalement réfractaire à toute tentative d'amélioration) (pendant dix jours

 

La faute à ce changement d'heure qui, combiné à la pluie, peut avoir des conséquences désastreuses sur mon horloge interne.

(à quelle heure a-t-on le droit de se mettre en pyjama? jusqu'à quelle heure peut-on décemment rester en pyjama?) (est-il normal d'avoir encore envie de regarder Frankie&Johnny/L'impasse/Shakespeare in love en étant pleinement consciente des conséquences pour mes glandes lacrymales?) (a-t-on le droit de prendre un apéro dès que la nuit tombe ou bien est-ce encore l'heure du thé?) (mes pyjamas ont beau être très chics, cela ne m'aide pas à répondre à ces questions hautement existentielles)

 

Forte de toutes ces ondes positives, lorsque l'on m'apprit qu'on pouvait faire Paris-Shangaï (ou Rio, Santiago, les Caraïbes, et pourquoi pas le tour du monde d'ailleurs?) pour 80€, j'ai eu comme une envie de fuite.

 

Le problème, c'est qu'il m'aurait fallu au moins huit semaines de congés pour ces vacances low-cost.

Et oui, car c'est bien de voyage en bâteau qu'il s'agit, l'économie a un prix (très bonne celle-là, je devrais me reconvertir en publicitaire). Les cargos blindés de containers acceptent aussi des passagers contre une somme modique, à condition de participer aux tâches quotidiennes.

Et là, après m'être rêvée en voyageuse aventureuse et solitaire (Corto Maltese n'était pas très loin), j'avoue avoir été ratrrapée par la réalité: éplucher des patates, affronter des tempêtes et être la seule femme à bord (pure imagination de ma part, j'ai imaginé un milieu très macho) pendant trois semaines...

Le tour du monde, ce serait pour une prochaine fois.

 

Que je croyais!

Car finalement j'ai fui.

Amérique latine, Philippines, Djibouti, Cambodge, et puis Paris aussi.

Sur l'épaule de Bernard Giraudeau.

 

Je me suis retenue de le lire trop vite, c'était tellement beau; j'étais tellement bien.

Sincère, poètique sans être mièvre, presque lyrique parfois, flamboyant.

 

Un livre qui m'a vraiment bouleversée, et que je relirai certainement, moi qui ne suis habituellement pas encline aux relectures.

 

cher-amour-09.jpg

 

Le seul problème, c'est que maintenant je suis encore plus triste qu'il soit mort si tôt.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 22:08

data-p78b4v9r-hyj7vzr0fc.jpgDéjà le week-end dernier il y avait des signes laissant présager une rechute.

En tirant mes rideaux, les arbres avaient tous changé de couleur.

En une nuit me semblait-il, leurs feuilles étaient passées du vert de fin d'été aux teintes flamboyantes de l'automne.

 

Et que me rappelle invariablement l'automne, sinon "When Harry met Sally"?

Ou le film que j'ai vu le plus regardé dans ma vie.

Et le pire, c'est qu'à chaque fois je découvre de nouveaux détails qui m'avaient échappés jusqu'alors...

(je devrais peut-être me lancer dans la rédaction d'une thèse à ce sujet... reconversion à étudier)

 

Quand j'avais sept ans, je le regardais en VHS quand j'étais malade (cela m'absorbait tellement que je ne répondais même pas au téléphone, ce qui avait fort inquiété ma maman une fois).

Ça m'amusait beaucoup, même si je ne comprenais jamais pourquoi leur première nuit jetait un tel froid entre eux.

(j'étais alors jeune et ignorante de ces choses-là)

J'imaginais que quand je serai grande je serai permanentée, avec une super manucure bois de rose et un joli brillant à lèvres rose nacré.

 

Quand j'étais ado, je le regardais toujours en VHS (la bande commençait d'ailleurs à être franchement usée), ces longues après-midi de vacances scolaires où je me plaisais à m'ennuyer savamment.

Ça m'amusait encore, même si je ne comprenais pas encore vraiment pourquoi leur permière nuit était un fiasco.

(j'étais encore innocente et persuadée que l'amour ne pouvait être que rose)

(même si, grâce à Dawson et Hartley coeurs à vif, je commençais à réaliser que l'amour pouvait aussi être rose grisé, mais bon ça restait quand même rose)

J'imaginais que moi aussi j'irais un jour faire carrière à New-York, que je ferais du fitness comme Meg et que je me marierais avec Billy Cristal.

(et également: j'imitais très bien LA scène du film, même si à l'époque il s'agissait d'un travail purement imaginatif)

 

Quand j'étais étudiante, j'ai investi dans le DVD (et dans la BO aussi, la totale...). J'ai découvert les vraies voix de Meg et Billy, je mettais les sous-titres en anglais pour faire genre j'améliore mes compétences linguistiques (toujours mieux que "je regarde toujours le même film depuis dix ans, et alors?").

(à l'époque je n'assumais pas trop)

(contrairement à aujourd'hui, ndlr)

Ça m'amusait toujours, je m'identifiais à mort à Meg Ryan. L'avenir me semblait tracé: je partirai à Paris en voiture avec mon Billy, on se recroiserait comme par hasard et on finirait par se marier (évidemment).

 

Hum.

 

Aujourd'hui, je ne suis pas permanentée, je n'ai pas de manucure bois de rose (plutôt crever), et je ne mets plus de brillant rose nacré depuis la fin du lycée.

Deux fois par an en moyenne (des fois j'alterne avec Frankie&Johnny, Bridget Jones ou des films à plus haute teneur lacrymale), je rechute. Sauf que maintenant je ne mets plus les sous-titres parce que de toutes façons je connais tous les dialogues par coeur je suis devenue bilingue (ben oué, je suis une working girl).

(à défaut de fitness, je suis une addict à la gym suédoise)

(même que Sally n'aurait pas renié mes Reebok montantes)

Et force est d'admettre que j'adore ce film, qu'en dépit de tous ces visionnages (dont je n'arrive même pas à estimer le nombre - en même temps c'est peut-être mieux ainsi), la magie opère toujours, et en plus maintenant je comprends tout!

 

Je vais donc écouter Harry Connick Junior toute la semaine, les pieds dans les feuilles mortes...

Soooo romantic!

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 08:44

On ne pourra pas dire que je n'ai pas essayé.

J'étais moi-même convaincue de mes capacités.

J'avais foi en ma volonté qui me semblait de fer.

 

C'était sans compter sur Novembre.

 

Novembre...

son ciel gris ombré...

ses trottoirs humides...

ses feuilles mortes...

(qui se ramassent à la pelle, comme dirait l'autre, le tractopelle me semble plus judicieux cette semaine)

et ses ventes presse.

 

...

 

Le problème des ventes presse, c'est qu'elles n'ont lieu qu'une fois par saison (soit deux fois par an pour les néophytes).

D'où l'impossibilité de procrastiner l'achat.

D'une belle pièce qui devient alors accessible, comme par miracle.

Et qui de surcroît est LA pièce qui (comme par hasard) manquait cruellement à ma garde-robe.

 

...

 

Ajoutez à cela la frustration qui était la mienne au bout de deux mois de non-shopping absolu,

(à part des collants, mais ça ça ne compte pas, c'est vraiment nécessaire)

(si en plus je tombais malade on ne serait pas sortis de l'auberge, enfin surtout moi)

 

mes récentes lubies de presque-femme,

(soit un besoin impérieux de belles pièces et de produits de beauté de marque)

(le problème étant que les faits ont tendance à m'encourager dans cette voie - essayez le rouge Coco, vous comprendrez)

(le problème étant également que ça ne m'empêche pas du tout d'aller encore chez H&M)

(enfin, seulement les mois où je suis autorisée à shopper)

(ce qui signifie donc que je suis théoriquement interdite d'H&M jusqu'à 2011)

(cela dit, rien ne m'empêche d'y rentrer, pour voir...)

(après tout, ça fait aussi partie de mon métier)

(hum)

 

la douloureuse réalité des caïpiroskas à 6€,

(en même temps déjà que je suis frustrée de tout, je ne vais pas en plus condamner ma vie sociale)

(et donc l'opportunité potentielle de rencontrer un vieux croulant qui m'offrirait tout plein de fourrures et de diamants - j'envisage sérieusement d'emménager au bord du lac Leman)

(maman, je blague)

 

la cruauté du mois de Novembre,

(pas besoin de développer, chacun sait que ce mois ne devrait même pas exister)

(ou bien devrait être LE mois où les vacances en Guadeloupe seraient obligatoires)

 

et la joie de lâcher 200€ à la SNCF pour Noël,

(mais je ne m'étendrais pas sur ce sujet, je risque de devenir vraiment mauvaise)

et vous comprendrez pourquoi je viens de craquer en 48h, réduisant à néant toutes mes bonnes résolutions.

 

...

 

Alors voilà.

Je sais qu'en bonne protestante j'aurais dû m'obstiner davantage, continuer à boire du bouillon et préférer les thema d'Arte aux soirées Caïpiroska,

(le tout en me flagellant, bien évidemment)

mais j'ai failli.

 

...

 

Pardonnez-moi, car j'ai cédé à la tentation.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:04

En ce sombre soir de novembre,

 

(et oui, l'heure d'hiver est arrivée, en revanche les lumières de Noël, non; on voit la nuit tomber derrière les fenêtres du bureau, et quand on sort dans le noir on est presque déçu qu'il ne fasse pas si froid)

(on ne peut même pas aller boire un vin chaud et se réchauffer les mains)

(ceci n'est pas une incitation à l'alcoolisme, il est juste prouvé scientifiquement que le vin chaud est beaucoup plus sexy que le chocolat viennois)

 

j'aurais pu vous parler des joies du covoiturage,

(ou de l'art de soutenir une conversation pendant trois heures avec de parfaits inconnus dont bien souvent le seul point commun avec nous est ce trajet dans cette voiture - voire éventuellement un mal de fesses atroces s'il s'agit d'une Fiat)

(et d'acquiescer poliment aux lieux communs du conducteur, de rigoler aux blagues idiotes du gros lourd de service - "les instits sont tous crados!", "il n'y a que des profs dans ma famille", "et ben tu vois de quoi je parle alors!" ... véridique -, et d'essayer entre autres de faire abstraction des dents pleines de tartre de cette pauvre étudiante tristounette - en même temps, avec des dents pareilles il y a de quoi)

(je sais, je suis méchante, mais c'est trop bon, et de toutes façons l'enfer n'existe pas alors...)

 

de mes difficiles tentatives de réconciliation à base de croquettes et brumisateur avec Simone qui me fait payer cher mes absences répétées,

(Simone, c'est mon chat)

(oui je suis une fille à chat, ET ALORS?)

(je ne vois pas où est le problème)

 

de ma motivation inouïe pour un mardi soir de novembre,

(j'ai fait la cuisine! à 22h en plus!)

(bon ok, ma tentative de pomarine farcie s'est transformée en compotée mais pour une fois ce n'est pas cramé)

(incroyable mais vrai, c'est juste bon, et pourtant j'avais pris quelques libertés par rapport à la recette officielle)

(...)

(serais-je en train de me transformer en ménagère idéale???)

(...)

(vu l'état de mon appartement ce soir, je peux affirmer que non)

 

de ma résistance incroyable au shopping tentateur,

(je fais mes comptes chaque jour pour déterminer combien d'apéros je peux me permettre ce que je peux dépenser chaque semaine)

(et en plus j'élimine tout ce dont je n'ai pas vraiment besoin)

(mais vraiment, pas comme les autres mois de l'année)

(...)

(serais-je en train de me transformer en protestante pure et dure???)

(...)

(vu la poussière qui s'acumule sur ma Bible, il est clair que la réponse est non)

 

de mon assiduité à la gym suédoise qui m'a permis de maîtriser le pas de Lady Gaga...

(et oué)

(et même que le prof m'a félicitée devant tout le monde)

(et non, je ne révèlerai pas le nombre de cours qui ont été nécessaires pour atteindre ce haut niveau)

 

 

 

Mais non.

Ce soir j'ai envie de partager mon bonheur/ma joie/mon hystérie: non seulement Henri Dès a laissé repousser sa moustache, mais j'ai été citée au Masque et la Plume pour la seconde fois de ma vie!

 

 

sourires béats, joie, bonheur, paix et amour sur la terre etc etc etc...

 

 

J'envisage sérieusement d'élever un autel à la gloire de Jérôme Garcin.

 

garcin.jpg

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 23:28

Est-ce parce que je n'ai pas grandi à Paris?
(minute provinciale du lundi soir bonsoir) 

Parce que j'ai commencé à travailler à vingt ans?
(minute Zola d'automne, bonsoir) 

Que je n'ai jamais été insouciante? 

(minute protestante du mois, bonsoir) 

Ou bien parce que je suis trop vieille? 

(minute angoisse quotidienne, bonsoir)

 

En dépit de mon ouverture d'esprit,
(exceptionnelle pour un lundi soir d'automne, à noter)
de ma bonne humeur,
(fait encore plus exceptionnel pour les raisons citées précédemment ci-dessus)
de la jolie jupe que j'avais mise pour honorer ce lundi,

(rien à voir, mais j'aime bien les rythmes ternaires)
je n'ai pas aimé "La Vie au ranch".

 

ranch1.jpg

 

Du tout.

Du tout du tout.

Je me suis même ennuyée.
Je les ai trouvés toutes très très parisiennes.
Agaçantes en fait.

A mille lieues de moi.

(même si je m'y suis un peu retrouvée malgré tout, mais par égard pour mes parents je n'entrerai pas dans les détails)

 
(il y a même un instant où je me suis demandée: "mais que font leurs parents?")
(et après j'ai transpiré sur mon siège, terrorisée en repensant à ce qui m'avait traversé l'esprit)

Trop stylées, trop minettes, trop tout.

J'avais envie d'écraser leurs cigarettes, d'éteindre leur chaine hi-fi, de les passer sous la douche.

Et pourtant moi aussi je fume en pyjama parfois.
(mais je n'ai jamais les cheveux gras, Dieu m'en préserve)
(et je me lave toujours les dents avant d'aller me coucher)
(prémices d'un vieillissement accéléré?)

Heureusement, il y a quand même des scènes assez justes, et j'ai envie de revoir bientôt certaines de ces jeunes actrices.

Et, même s'il est très (trop à mon goût, cela aurait gagné à avoir une portée plus universelle) parisien, ce film a le mérite d'être un instantané des minettes parisiennes d'aujourd'hui.

Langage, attitudes, fringues, tout y est, rien ne manque.


Mais en ce lundi soir d'octobre, j'ai sacrément l'impression d'être une vieille conne.

 

En plus je ne sais même pas qui est Benjamin Siskou.

 

...

 


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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 12:55

Comme la plupart des filles, j'ai eu ma période Jane Austen. A treize ou quatorze ans, j'ai dévoré tous ses livres en six mois.

Et puis, comme il se doit, j'ai enchaîné avec les films.


J'avais adoré "Emma" (c'est peu de le dire) , mais il faut aussi préciser qu'à cette époque Gwyneth Paltrow était mon icône absolue.

Comme elle, je voulais être grande, blonde et manger des graines.

Comme elle je voulais être fiancée à Brad Pitt (qui m'aurait bien évidemment offert une montre Cartier, une panthère plus précisément.

(je suis toujours bluffée par ma capacité à retenir des années durant certains détails totalement inutiles, alors qu'après quinze jours de vacances j'oublie systématiquement mon code à la pointeuse ou mon numéro de sécu... ça doit être l'attrait du glamour, je ne vois que ça, ou bien une mémoire sélective, comme les vieux)

Comme elle, je voulais jouer de jolies jeunes femmes dans des films en costumes.

(inutile de préciser que rien de tout cela ne s'est concrétisé, en dépit des efforts fournis à l'époque).

Tout ça pour expliquer mon manque d'objectivité à l'époque car "Emma" n'est certainement pas la meilleure adapatation cinématographique de Jane Austen.

(la passion m'aura aveuglée, sans aucun doute)

 

A l'époque je n'avais pas encore découvert l'adaptation d'"Orgueil et Préjugés", superbe téléfilm en deux parties de la BBC, avec Colin Firth et sa chemise blanche...

(téléfilm à côté duquel le film avec Keira Knightley fait pâle figure, même si je dois avouer qu'il n'est pas si raté que ça)

 

En revanche le film d'Ang Lee, "Sense & Sensibility", était encore récent.

Avec une Kate Winslet pré-Titanic, et, surtout, Emma Thompson.

Bien sûr à l'époque j'avais adoré, et j'avais essentiellement été touchée par Kate Winslet. Ce qui est plutôt logique finalement; à treize ans on est plus attiré par la passion et ses extrêmes, et l'on a du mal à concevoir qu'il est parfois plus sage de ne pas écouter son coeur mais sa raison.

Et lorsque j'ai revu le film hier,

(magie des après-midi pluvieuses d'automne, qui ont cette merveilleuse capacité de me confiner à l'intérieur, bien au chaud avec une tasse de thé, et de me faire prendre quarante ans au passage, enfin bref)

(en partageant la peine de Kate Winslet face à Willoughby, même si je le savais déjà, à chaque fois je tombe dans le panneau - il faut dire qu'il a les yeux qui frisent, ce qui met ma raison à mal)

(j'ai même à nouveau craqué pour Hugh Grant, alors que je pensais être passée à autre chose depuis longtemps)

j'ai été très impressionnée par le jeu d'Emma Thompson, toute en retenue, en finesse, économe de ses moyens et toujours juste.

Encore une grande actrice qui se fait définitivement trop rare sur nos écrans.

(ben oui ma bonne dame)

 

 

Le seul vrai problème dans tout ça, c'est que maintenant j'ai envie d'habiter un cottage dans le Devonshire, de ramasser des fleurs dans les champs et peut-être même d'avoir un mari pasteur (si c'est Hugh Grant, bien évidemment).

 

♬♪♫ Tralala ♬♪♫

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C'est malin.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 21:55

drake1.jpgEt voilà, c'est terminé.

J'ai eu beau lire (presque) toutes les notes et les remerciements, il a fallu le refermer. 

Puis me résoudre à le ranger dans ma bibliothèque, après dix jours intenses.


Dix jours avec Yves St Laurent, Pierre Bergé, Loulou de la Falaise, Betty Catroux, Karl Lagerfeld, Jacques de Bascher, Kenzo, et j'en passe...

Dix jours pour une trentaine d'années que je n'ai pas vécues.

Dix jours à passer de l'admiration à la fascination, avec parfois un détour par la déception.

 

Si l'histoire de la mode a toujours su me captiver, je ne me suis pas toujours intéressée de près aux histoires personnelles de ses acteurs - à part Chanel évidemment, mais c'est l'exception qui confirme la règle.

Longtemps, Karl Lagerfeld était pour moi synonyme de travail acharné, de foultitude de collections par saison, de piles de livres, de débit accéléré, de coca-light, de régime, de catogan, mitaines et slim noir... Et si j'étais habituée à l'omniprésence de son image, je ne savais pas grand chose de lui, excepté qu'il avait remporté le prix du meilleur manteau au concours du Secrétariat International de la Laine en 1954, comme Yves St Laurent.

Qui, pour sa part, était pour moi évocateur de smoking, transparences, trench et caban, saharienne, alliance de couleurs inattendues... Je savais ce que, nous les femmes, lui devions, je connaissais son univers, ses influences, son histoire en tant que couturier, mais pas vraiment son histoire à lui (enfin, plutôt leur histoire, la destinée de Pierre Bergé étant indissociable de la sienne). La rétrospective organisée cette année au Petit Palais m'avait mise sur la voie, certes, mais c'est grâce à Alicia Drake que j'en ai le plus appris finalement. 

 

Sur leurs caractères, leurs histoires personnelles, leurs modes de vie, leurs relations avec les autres, leurs évolutions respectives dans le métier, leur manière même de l'aborder, leur rivalité qui finalement n'en est pas vraiment une car ils ne jouent pas sur le même terrain (quand l'un crée un style propre, reconnaissable entre tous, tendant vers l'art plutôt que vers le commerce, l'autre est un vrai caméléon, dessinant pour une multitude de marques différentes, anticipant clairement l'avenir de l'industrie de la mode).

 

Mais également sur une époque où Zara et H&M n'existaient pas. Où l'on parlait encore de vêtements et non de produits. Où la mode commençait à peine à s'industrialiser, à se mondialiser. Où les nuits parisiennes étaient folles, avant d'être dévastées par le sida. Et j'en passe bien évidemment, car Alicia Drake est évidemment bien meilleure que moi sur ce sujet.

 

J'imagine alors le travail de titan qui a dû précéder la rédaction de cet ouvrage. Les interviews, les recherches, la synthèse... qui ont abouti à cet ouvrage véritablement riche, intelligent et fin, dont je recommande vivement la lecture.

Sans jamais être redondante ni ennuyeuse, Alicia Drake nous aide à décrypter Yves et Karl en tant qu'êtres humains, à mieux saisir les évolutions de la mode et de ses fonctionnements, à percevoir les climats de ces époques révolues (le règne de la Haute couture comme les folles années de fêtes parisiennes, auxquelles succèdent les ravages du sida).

Et si l'on ne s'attache pas forcément aux protagonistes (car finalement ni l'un ni l'autre ne sont follement sympathiques, enfin cela n'engage que moi, qui étais la première surprise car St Laurent partait avec au moins vingt points d'avance sur Lagerfeld pour finalement se retrouver à égalité), l'addiction est tellement forte qu'on ne peut lâcher ce livre avant de l'avoir terminé.

 

Et rangé dans sa bibliothèque, comme moi ce soir.

 

Qui suis un peu désemparée maintenant, par ce vide à combler.

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 21:47

affiche-us-the-social-network-4761933zgrxi.jpg 

 

Je me rappelle la première fois où je suis allée sur Facebook.

J'avais été invitée par une ancienne connaissance. A l'époque (fin 2005, début 2006, autant dire l'ère des dinosaures), on en parlait peu, et dans mon entourage personne ne l'utilisait.

Je m'étais inscrite sans trop savoir pourquoi, sans comprendre l'intérêt ni le but de la chose, et n'y étais pas retournée avant des mois.

Ce qui paraît grosso modo inconcevable aujourd'hui.

 

Comme tout le monde j'ai suivi les récents démêlés de Mark Zuckerberg avec la justice, sans trop y prêter attention ni prendre vraiment position (à tort?).

 

En revanche je ne connaissais rien de ses débuts, de l'ascension fulgurante de ce geek harvardien devenu depuis le plus jeune billionnaire du monde.

 

Mais peu importe finalement qu'il s'agisse de Facebook.

Car en définitive c'est une fois de plus le récit de l'irrésistible ascension d'un jeune génie opportuniste, sauf que, comme nous ne sommes qu'en 2010, on ne sera pas témoin de sa déchéance que l'on ne peut s'empêcher d'imaginer inévitable et grandiloquente (tel Al Pacino dans Scarface, genre je hurle à la mort en tirant sur tout le monde avec ma kalachnikov, le visage recouvert de cocaïne, de toutes façons je m'en fous vous crèverez tous avec moi).

(à l'exception qu'Al Pacino est sexy, même en chemise hawaïenne, même avec une énorme montre dorée au poignet, même - voire surtout - quand il est puant et antipathique, ce qui n'est malheureusement pas le cas de notre jeune Mark qui a autant de charme qu'une huître, même lorsqu'il troque - enfin! - ses claquettes de piscine (avec chaussettes s'il vous plaît) contre un vrai costard)

 

Une irrésistible ascension dont le héros, une fois n'est pas coutume, n'est pas motivé par l'argent mais par une soif apparemment intarissable de reconnaissance, d'intégration, de considération.

(je ne ferai pas d'analyse psychologique sur le sujet,  d'abord je ne connais pas son passé familial, je ne sais pas s'il a un frère musclé et beau, ni si sa maman le rejettait lorsqu'il courrait se réfugier dans ses jupons alors non, pas de raccourci facile)

(même si c'est affreusement atrocement terriblement tentant)

 

Car finalement le point de départ c'est ça: intégrer un "final club", être invité dans les soirées les plus fermées, se faire plaquer contre le mur des toilettes par une fille en talons aiguille... Devenir populaire, ou l'éternelle rengaine.

 

Faire la nique à cette élite bien née au physique avantageux,

(si on aime les Ken en gilet Harvard, bien entendu)

qui brille par une merveilleuse combinaison de la tête et des jambes,

(la course d'aviron m'a presque passionnée, alors que lorsqu'enfant je lisais les aventures d'Alice à la bibliothèque verte je zappais joyeusement les courses de Ned, son petit ami musclé, tellement cela m'était d'un ennui mortel)

qui se rassemble en clubs sélectifs dont les critères d'admission sont terriblement difficiles et surtout tellement contradictoires avec ce qu'on attend d'une élite,

(il faudra d'ailleurs un jour m'expliquer pourquoi les grandes écoles affectionnent cette schizophrénie entre l'excellence intellectuelle et la satisfaction d'instincts basiques et primaires; personnellement, à la surprise première a succédé un malaise et un dégoût que mon bouillon du soir a bien du mal à faire disparaître)

(mais peut-être que mes lectures d'Alice et Tintin m'ont éloigné de la réalité trop longtemps)

et qui reçoit les non-membres dans un garage à vélos uniquement, considérant cela même comme un privilège, signe supplémentaire (si cela était encore nécessaire) de leur condescendance!

Les supplanter sur leur propre terrain en somme, et leur prouver que tout ne se passe pas toujours comme ils le souhaitent.

(c'était la minute bolchévique du lundi soir, bonsoir!)

 

Sauf que bientôt il n'est plus question de cela, mais de poursuivre un mouvement perpétuel.

Et être le premier.

S'entourer des bonnes personnes au bon moment.

Quitte à laisser du monde au bord de la route.

Pour continuer à avancer, coûte que coûte.

 

Même si cela doit à la longue laisser un goût amer.

 

Et je ne peux m'empêcher de voir dans cette implacable démonstration l'écho de mes lectures saint-laurentiennes/lagerfeldisantes actuelles.

Où le but de Karl Lagerfeled, comme Mark Zuckerberg ce soir, est d'être le meilleur, toujours en avance d'un coup.

Où la passion semble tout justifier, et ne partage sa victime avec personne (l'amitié n'étant pas vraiment à l'honneur ce soir, ni chez Karl).

 

...

 

Je pense que pour ma prochaine lecture j'investirai dans les Bisounours ou Bambi.

 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 22:58

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Faisant fi de mes bas instincts,

(faire la couch potatoe devant Bones en mangeant des Special K après avoir transpiré suédois)

(c'est dire combien ils sont bas, sachant qu'en outre cette série a sur moi un effet soporifique assez bluffant)

(en plus je n'aime pas David Boreanaz, je ne l'ai jamais aimé, même à l'époque d'Angel dans Buffy - c'est dire)

j'ai décidé de boire mon bouillon devant Arte.

(j'ai terminé la boîte Special K ce matin, ça aide)

 

J'avais bien repéré que la chaîne diffusait "Être et avoir" ce soir, mais je ne m'en croyais pas à la hauteur ce matin.

(car je n'avais pas prévu de faire la coach potatoe, mais d'aller au vernissage de Basquiat, ce qui, à cause de la Sncf, s'est finalement avéré impossible, à mon grand chagrin/désarroi/malheur; c'est pour cela que j'avais décidé de me consoler en me roulant dans la médiocrité comme dans la fange les cochons, bref)

 

Lorsque le film était sorti en salles, je n'y étais pas allée car j'avais bien trop peur. Et lorsqu'il avait été diffusé à la télévision pour la première fois, j'étais encore sous le coup de cette même peur.


Car entre les documentaires et moi ce n'est pas toujours l'amour fou (puisque chacun sait que la réalité et moi ce n'est pas tellement l'amour fou non plus), alors un documentaire avec des enfants!

(parce que bon les enfants et moi c'est pas trop ça non plus, je préfère jouer à dormir plutôt que jouer à la Barbie (oui, avec une majuscule), et en général je conclue souvent par un "bon je vais aller rejoindre les grands à l'apéro hein, à plus")

(inutile de préciser que je remporte généralement un succès fou, enfants et parents confondus)

Un documentaire avec des enfants donc, et sur l'école en prime!

Ce n'est pas que je n'aime pas l'école, ou bien que j'en sois traumatisée, mais depuis que je l'ai quittée je ne me sens pas vraiment concernée par ce qui s'y passe, à tort certainement mais en un sens c'est aisément concevable (et parfaitement remédiable).


Donc, bref, motivation au point mort.


Et puis (miracle du jeudi soir? effet boomerang du non-vernissage? soif soudaine d'humanité? on ne le saura jamais...) je me suis surprise à accélerer mon allure suédoise dans le métro pour arriver à l'heure à l'école.

 

Bien m'en a pris!

 

Alors que depuis quelques semaines je vis en Saint-Laurent,

(au figuré, hein, ne nous emballons pas, je n'ai pas été promue senior manager de la zone Europe du jour au lendemain)

(et quand cette phase saint-laurentienne/lagerfeldisante de ma vie sera achevée, je décrirai par le menu cette folle aventure)

je me suis laissée embarquer en Auvergne (Saint-Laurent ne m'ayant jamais paru aussi loin que ce soir-là), ensorcelée par la douce voix de George Lopez (l'instituteur de mes rêves, il a presque détrôné M.Junqua, dont j'étais pourtant terriblement mordue en CE1) et les babillages des enfants (mention spéciale à Jojo, mais franchement qui ne voudrait pas d'un gamin comme ça?).

(il faudrait juste lui couper sa petite mèche années 80 et il serait parfait)

(je n'ai d'ailleurs pas pu m'empêcher de constater une forte influence des années 80 dans l'Auvergne des années 2000, au point de vue capillaire comme vestimentaire; rho ça va je plaisante)

 

J'ai vraiment été touchée par cette classe unique, ce maître et ses élèves de tous âges, l'apprentissage de la lecture, du calcul, de la vie ensemble, du plus jeune âge jusqu'aux portes du collège.

 

Et à une époque où l'on a peur des blancs, où l'on parle souvent pour ne rien dire (sauf dans les films conceptuels thaïlandais aux titres obscurs), j'ai apprécié ces longs plans sur la nature, ses bruits, les champs, la vie agricole, les saisons qui passent.

Sans que jamais l'on ne tombe dans une sensiblerie bon marché, avec effets faciles ou musique niaise à la clé.

(ce qui, il faut l'avouer, fait un bien fou comparé au fourrage de foin d'une Karine Lemarchand toujours prompte à lâcher une petite larme sur un fond de "qu'est-ce que c'est beau la nature; et les vraies gens!")

(je ne peux pas toujours réfrener mes bas instincts, à ma plus grande honte)

 

 

Un film enchanteur donc, dont on aurait tort de se priver car, en plus du bonheur qu'il procure, est porteur d'espoir, et d'humanité.

(♬♪♫ tatata!♬♪♫)

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 22:35

affiche-vous-allez-rencontrer-un-bel-et-sombre-inconnu.jpgJe sors rarement en colère du cinéma.

Déçue, oui.

Vraiment déçue, aussi.

 

Mais en colère à en rugir, presque jamais.

 

C'est pourtant ce qui m'est arrivé ce soir.

(depuis, je me venge sur les Special K sans aucun appétit, si c'est pas malheureux d'en arriver là)

(la colère ne me réussit pas)

 

Ce soir, j'ai bien cru que j'allais imploser au beau milieu de la salle obscure.

Une heure et trente-huit minutes de jacassements incessants, j'avais l'impression d'être enfermée dans une cage avec des perruches.

 

Je n'attends pas chaque nouveau film de Woody Allen comme l'arrivée du messie, mais quand même!

(c'est dommage, cela aurait pu expliquer mon énervement dont je ne vois toujours pas la fin)

 

 

Je ne demande pas à tous les films de m'emporter au coeur d'une histoire terriblement forte et romanesque.

(ou les deux, soyons fous)

Je suis même plutôt sensible aux histoires non définies, sans but ni fin précis.

Mais quand même!


tout est couru d'avance:

- le vieux qui épouse une jeunette stupide et cupide,

(pauvre pauvre PAUVRE Anthony Hopkins qui compte les minutes qui lui restent avant que les effets du Viagra ne se fassent sentir, quelle finesse...)

(en plus la cruche en question est moche, et son accent affreux même pas drôle)


- l'écrivain raté qui vole le manuscrit d'un autre,

(en plus j'ai l'horrible impression d'avoir déjà ça quelque part, mais où?)


- la jeune fille bien élevée qui plante tout le monde à la veille de son mariage...

(heureusement, elle est jouée par Freida Pinto que je ne connaissais pas; non je n'ai pas vu "Slumdog millionnaire", et alors?)

(cette fille est tellement belle que j'aurais pu passer trois heures à la regarder)

(depuis j'ai une furieuse envie de me laisser pousser les cheveux et de m'habiller en rouge)

(déjà que je réfrène une furieuse envie de chaussures rouges depuis plus d'un mois - je souligne au passage ce magnifique exploit -, le destin ne m'aide vraiment pas)


... et j'en passe.

 

Mais si encore c'était de la belle ouvrage.

 

Si seulement les dialogues étaient drôles...

Je ne dis pas qu'ils sont mal écrits, c'est juste que j'ai eu l'impression de les avoir entendus cent fois, voire mille déjà.

Et force est d'avouer qu'on n'est pas au top de la subtilité.

Ni de l'originalité. 

 

Si seulement on n'avait pas l'impression que les acteurs sont tellement contents de jouer dans le dernier Woody Allen qu'ils jouent leur partition sans fausses notes - mais du coup sans véritable intérêt pour nous.

(même Naomi Watts, que j'aime pourtant de tout mon coeur...)

(si seulement il y avait au moins un beau gosse pour le plaisir des yeux... mais entre un Hopkins sous viagra, un Banderas même pas sexy, et un écrivain raté qui sort dans la rue la chemise grande ouverte alors qu'il n'est même pas doté d'un beau torse musclé et luisant!) (soupir)

 

Si cette sempiternelle voix off, agaçante, irritante, voulait bien nous laisser en paix, ENFIN!

 

Si seulement je n'avais pas l'impression d'avoir vu ces décors mille fois déjà...

 

 

On peut faire du neuf avec du vieux, mais cette fois j'ai eu la triste impression que Woody s'est bien moqué de nous, que tout cela n'était qu'une énième resucée de ses préoccupations habituelles... qu'il était fatigué, pas inspiré, que son film était bâclé.

 

 

Et après le choc de "Vicky Cristina Barcelona", que ma déception est cruelle ce soir!


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