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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 16:56

I wish I was Fanny Brawne....

ou bien Keats himself.

Je n'arrive pas bien à me décider, à déterminer ce que j'aurais préfèré: lire d'aussi belles lettres ou bien les avoir écrites.`

"Je rêve toujours que nous soyions des papillons qui n'ayions à vivre que trois brèves journées d'été - et ces trois journées d'été, s'il m'était donné de les vivre avec vous, contiendraient pour moi plus de félicité que cinquante années de vie ordinaire", ah la la mais comment résister à ça, hein? c'est juste in-en-vi-sa-gea-ble.


Keats et Fanny Brawne étant morts depuis fort longtemps, je me force à m'interdire tout rêve de papillon (cela dit, ce serait fort pratique au bureau, je pourrais m'évader par la fenêtre et ne plus jamais revenir), et de toutes façons la saison la plus romantique c'est le printemps, pas le mois d'août (ça se saurait), et le printemps, et bien, il est loin derrière nous à l'heure où je vous parle.

 

N'empêche, je leur dois une fière chandelle Keats & Fanny.

Parce qu'après avoir refermé La Centrale d'Elisabeth Filhol j'étais un peu complètement sonnée.

Parce qu'il reste encore de trops longs jours jusqu'aux vacances.

Parce qu'ils me font rêver, et qu'ils sont modernes.

Allez voir Bright Star si vous ne me croyez pas. Aujourd'hui Keats serait un rocker au lieu d'un poète, et Fanny serait une it-girl trop stylée. Ce film est une pure merveille: en plus d'être une (très) (très) (très) belle histoire d'amour délicate et JAMAIS mièvre, c'est un pur bonheur pour les oreilles (ah, l'accent anglais...), et pour les yeux (ah, les saisons qui défilent dans la campagne anglaise, on aurait presque envie d'y habiter).

 

♬♪♫ Chabadabada ♬♪♫

bright-star.jpg

 

 

C'était la minute romantique du mois, promis j'arrête jusqu'en septembre.


Pour me calmer, je vais acheter le dvd de Bright Star et m'en enivrer jusqu'à plus soif parce que c'est l'un des plus beaux films de l'année et qu'il me tarde déjà de le revoir.

Et toc.

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 00:17

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Quatre petits jours loin de Paris.

 

Quatre petits jours loin du bureau, loin des soucis, loin de ma vie.

 

Des petites routes de campagne.

 

La tête par la fenêtre, les cheveux emmêlés à l'arrivée.

 

Et les étoiles, la nuit.

 

Et le bruit de la nuit.

 

 

 

<Photographie de Yosigo, un super photographe espagnol>

 

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 13:26

Ce qui est bien avec les longs courriers... c'est qu'on a une couverture et un oreiller.

Et qu'on peut regarder plein de films débiles (au moins deux, voire trois si on est vraiment insomniaque).

 

Des films débiles qu'on n'aurait jamais osé aller voir au cinéma - le même genre que ceux qu'on regarde les dimanches soirs de novembre sur TF1, quand l'espoir se meurt.

Des films débiles où de simples livreurs de fleurs habitent de jolies villas à Venice Beach (si j'avais su, je serais devenue livreuses, en plus j'aurais eu une belle casquette rose), où les héros ont beaucoup de coeur mais aucun goût (beurk la bague de fiançailles en forme de papillon, re-beurk le coeur "be my valentine" qui avance en sautillant, re-re-beurk les décos d'intérieur).

Des films débiles où l'amour finit toujours par triompher (même si Dr Mamour est un goujat, même si Dr Glamour est gay), ce qui est parfait pour mon moral.


(celui qui devine quel film j'ai regardé a le droit de me filer un gage)

 

Le pire c'est que ces films débiles me font un effet boeuf. Est-ce juste dû à l'euphorie du voyage vers une destination lointaine, ou parce que je m'autorise alors ce que je m'interdis toute l'année?

Quoi qu'il en soit, je ris, et même parfois je pleure (dans mon oreiller, bien évidemment) quand les héros finissent (enfin!) par s'embrasser - parce que bon, eux ne le savaient pas, mais moi, Violette Dubois, je le savais depuis le début !

 

D'ailleurs à propos de duboisisme, quand je suis partie en Chine sans emmener de baskets je me suis dit: "Violette ma fille il va t'arriver un truc au pied et tu vas le regretter toute ta vie". Et ben ça a pas loupé: un escalier chinois a décapité le bout de mon orteil. Alors bon d'accord je ne pense pas que je vais le regretter toute ma vie mais j'ai failli mourir de honte et mon pied a été défiguré (enfin, façon de parler) pendant une semaine... Le monde est fou.

 

Que d'émotions.

(Je re-situe: l'amour finit toujours par triompher).

 

Mais c'était sans compter le coup de grâce final. J'ai découvert dans les dernières heures du vol de retour qu'on pouvait aussi regarder des séries (oué oué je sais, mais déjà j'avais mis du temps à comprendre comment fonctionnait cette foutue télécommande; enfin je n'avais surtout pas compris qu'on pouvait la détacher du dossier, du coup je n'allais jamais dans le bon sens avec les flèches, bref).

C'est comme ça que j'ai pu passer mes dernières heures en l'air avec mes experts chéris (Las Vegas, ça va sans dire, et avec leurs vraies voix en anglais et tout; d'ailleurs Nick a vraiment une voix de Ken us, c'est tragique).  A moi les épisodes de la saison 10 inédite quand...


Ô stupeur...


roulement de tambour


Sarah est de retour.

 

...


Et oui.


Et non, je ne sais pas pourquoi.


Soit l'amour n'a finalement pas triomphé, soit Grissom est mort.

 

C'est horrible à dire, mais en ces temps modernes où la précarité sentimentale est de mise, mon petit coeur sensible et moi on préfèrerait qu'il soit mort.

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 12:55

Je n'ai pas vraiment l'habitude du luxe (c'est mon coté protestant). Enfin, je ne l'avais pas. Mais maintenant, tout a changé (tout se perd, mais je ne suis pas encore devenue papiste pour autant). J'y ai goûté, et j'ai bien aimé.

Car dans ma chambre (qui était beaucoup plus grande que mon nid parisien), j'avais à ma disposition: les beaux chaussons de Bill Murray (à défaut de sa compagnie), plusieurs peignoirs (ok, la chambre était prévue pour deux personnes, mais même si on avait été deux on en aurait eu plusieurs chacun), la possibilité de me faire cirer les chaussures tous les jours, des préservatifs, plein de bouteilles d'eau gratos, une bouilloire, la clim bien évidemment, plein plein d'échantillons, des peignes, des brosses à dents, un rasoir, plein plein plein de serviettes de toutes les tailles (et je n'en ai volé aucune, alors moi je dis bravo- bon ok, ma valise était déjà bourrée d'échantillons)... Bref, limite plus (voire beaucoup plus) de choix qu'à la maison.

Mais le clou du spectacle, c'était les toilettes. Panasonic s'il vous plaît. Avec tout plein de boutons. En chinois, bien entendu.
chinesewc.jpg

Premier usage, première angoisse. Comment tirer la chasse?

J'essaie plein de boutons: les voyants s'allument, clignotent, un tube en aluminium se téléscope pour laisser échapper un mince filet d'eau (... j'ai compris plus tard que son but était de rafraîchir les fesses!)... mais toujours pas de chasse d'eau.

Après 10 minutes d'angoisse où j'implorai l'esprit tout-puissant de Mac Gyver de ne pas m'abandonner, où je fouillai mes poches à la recherche d'un malabar salvateur, j'ai trouvé.


C'était comme chez nous en fait.

Un bête levier métallique sur le côté.

Hum.


J'étais finalement sauvée.


Le hic, c'est que dans mes tentatives désespérées j'avais complétement déréglé cet engin de malheur.


C'est comme ça que j'ai passé trois jours avec une lunette chauffante (très chauffante).

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 21:06

 

J'avais imaginé que ça ressemblerait à Lost in Translation.


J'avais emmené mon maillot, je voulais tester la piscine.

Je me voyais déjà au bar de l'hôtel, siroter une vodka-tonic en attendant désespérement le sommeil.

J'étais prête à croiser Bill Murray, on aurait erré ensemble dans les longs couloirs de l'hôtel, et on aurait terminé la soirée échoués devant d'incompréhensibles émissions chinoises...

 

...


Quand je suis arrivée à l'hôtel, une pancarte m'informait de la fermeture exceptionnelle de la piscine cette semaine.

Et puis je n'ai pas eu à attendre désespérement le sommeil, bizarrement.

Et puis il n'y avait que des chinois dans cet hôtel, aucun occidental à l'horizon alors Bill Murray, hein...

 

...


Heureusement, l'ascenseur faisait le même "dong" que dans le film.

Et j'avais les mêmes chaussons que Bill Murray.


nicefeet.jpg


Autrement je me serais sentie vraiment lésée.

 


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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 09:21

Et me voilà dans le RER.

Défraichie, pas vraiment coiffée, les vêtements tout froissés, je rêve d'une douche, d'un bon café et d'une cigarette (dans cet ordre). Mais il me faut attendre encore une heure avant d'arriver à la maison.

On devrait toujours venir vous chercher à l'aéroport. Un père, un oncle, un ami ou plus, peu importe tant qu'il est content de vous revoir, qu'il vous le dit, et qu'il porte votre valise. Je devrais peut-être monter une agence d' "airport pick-up boys"...


Heureusement, il fait beau à Paris ce matin, j'irai boire mon café en terrasse.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:32

Heure chérie, heure bénie.

Il n'y pas de bruit, hormis les cigales qui s'en donnent à coeur joie.

Il y a même un peu d'air.

 

C'est l'heure de la sieste, et je vais pouvoir en profiter.

 

Il me semble que je pourrais rester ici mille ans.

***

Avant je n'aimais pas trop revenir ici. Trop petit, trop de souvenirs, trop tout...

Retrouver une chambre de jeune fille qui n'était plus vraiment la mienne, avoir des souvenirs au coin de chaque rue, préférer Paris...

Un jour on m'a demandé pourquoi je ne revenais pas plus souvent. A l'époque cela me paraissait incongru. Mes terres, j'en avais soupé pendant vingt ans, il était temps de partir, de passer à autre chose.

Aujourd'hui je comprends mieux. 

  ***

Deux jours à peine, deux jours presque écoulés déjà, et un avant-goût de vacances tellement fort que je me demande quand est-ce que je pourrai bien revenir...

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 22:18

Hier matin, en descendant jusqu'au métro, je suis passée devant un collège et j'ai dû me frayer un chemin au beau milieu de tous ces collégiens qui piétinaient devant les portes. Premier matin du brevet. Je me suis revue, tant d'années en arrière (je ne veux même pas compter), le premier matin du brevet, avec mon Eastpak, mes Puma et mon stress en bandoulière.

...

Une centaine de mètres plus loin, je suis passée devant une école, et là c'est toute une tripotée de gamins que je dois contourner, prêts à grimper dans le bus, le pique-nique sur le dos, pour la dernière excursion de l'année. Là encore, je me suis revue, en CP, mon pique-nique sur le dos, prête à grimper dans le bus pour Marineland.

...

Je me rappelle tellement bien mon enfance que c'en est presque effrayant. J'ai parfois l'impression de mieux me souvenir de ce que j'ai vécu et ressenti il y a des années  

(ah, la première fois que j'ai pleuré pour un garçon... j'avais sept ans; ma mère était désemparée, la pauvre, elle a dû se dire que sa pauvre chérie n'était pas sortie de l'auberge)

que de ce qui m'est arrivé il y a trois ans. Bizarre.


A ma décharge, il faut également savoir que j'ai récemment vu "Les mains en l'air", et ce film donne furieusement envie de redevenir un enfant, au moins pour un mois de vacances en Bretagne. A voir absolument; en plus la jeune héroïne est à croquer.


Plus les années passent plus je suis victime d'une furieuse envie de revenir en arrière, loin en arrière, voire même très très loin parfois.

Que les choses soient claires: je ne suis pas de ces adultes qui fantasment sur les couches et les biberons (dans un épisode des Experts la victime avait une chambre de bébé secréte, adaptée à sa taille, avec couches et biberons... brrrr).

C'est juste que parfois je suis en proie à une terrible nostalgie de cette période où mes préoccupations principales étaient d'avoir un amoureux/une meilleure amie/des billes & des pogs/une jupe qui tourne (bon ok je suis encore obsédée par les jupes qui tournent, ET ALORS?). Et je voulais prendre le bus toute seule, et aller au café, et faire mes courses "comme une grande".

Aujourd'hui ça me gonfle de faire mes courses "comme une grande", et prendre le métro toute seule ne m'amuse plus depuis longtemps. 


C'est pour ça que j'ai décidé que ça ne pouvait pas me faire de mal de me vautrer dans le rêve avec Frankie et Johnny ce soir.

Frankie-Johnny.jpg

 Et oui, bien évidemment, je me reconnais totalement dans Frankie (et pas uniquement parce qu'on a les mêmes Reebok).

Mais ça, c'est une autre histoire...

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 12:41

betty-1992-10-g.jpgJeudi soir Arte diffusait "Betty" de Claude Chabrol.

Je ne suis pas une chabrolienne pure et dure. Je préfère me sentier d'attaque et avoir foi en l'espèce humaine avant, parce qu'à la fin je suis toujours un peu déboussolée.


Je n'ai pas particulièrement foi en l'espèce humaine en ce moment, mais Betty était interprétée par Marie Trintignant, et je n'ai pas pu me décoller de l'écran.


Pour une fois, je ne me suis pas vraiment identifiée à l'héroïne.

Bon ok, à un passage seulement: quand l'un de ses amants lui dit qu'elle rêve tellement sa vie, qu'elle idéalise tellement ce qu'elle aimerait être que forcément la réalité est dure, et que c'est la dégringolade assurée.


Et maintenant je serais bien embêtée de devoir expliquer pourquoi, mais depuis que j'ai vu ce film, je suis hantée par Betty/Marie.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 22:42

C'est la fin de l'année.

Si j'étais à l'école primaire, la maîtresse nous autoriserait à apporter nos jeux de société en classe. Malheureusement, je ne suis plus à l'école primaire depuis longtemps, et je ne pense pas que mon patron apprécierait que je ramène la bonne paye au bureau.


C'est la fin de l'année, et je suis un peu triste.

Parce que, comme chaque année à cette période, avec le soleil survient M.Cafard. Et j'ai alors envie de m'en aller loin, très loin, de me faire la malle, de prendre la route. Je ne supporte plus les pots d'échappement, je veux du vert, je veux être prof pour les vacances, j'veux des cigales, du soleil, et puis du pastis aussi (pardon maman).

Je rêve à ma maison avec terrasse en Italie. Que ma vie serait belle si j'étais Gwyneth: je ferais des confitures dans la cuisine, les oiseaux m'aideraient bien évidemment, et j'irais passer le mois d'août dans une maison perdue en Sardaigne.

***Considérations hautement constructives du mois de juin***


Mais cette année, comme si cela ne suffisait pas, Jean-Luc Hees et Philippe Val ont décidé de me donner le coup de grâce.


Avant d'aller plus loin, il faut savoir que j'ai France Inter dans le sang. La légende raconte que, petite, je dansais sur le jingle du journal. Pour moi un dimanche soir sans "Le Masque et la Plume" n'est pas un vrai dimanche soir (d'ailleurs quelle n'a pas été ma fierté quand j'ai entendu Jérôme Garcin me citer un soir!). Et je me réveille avec la matinale depuis plus de dix ans (d'ailleurs je trouve que François Hollande est invité bien trop souvent, et ça me contrarie pour la journée).


Bref, comme chaque année, la grille de France Inter va changer à la rentrée.

Déjà, Nicolas Demorand s'en va, parce qu'il en a marre de sa vie monacale (et aussi parce qu'il a pris au moins dix kilos depuis qu'il présente la matinale, il l'a dit dans ELLE). Entre nous, sa vie monacale moi je m'en fous, il m'aidait à me lever le matin, et ça c'est du service public!

Mais le pire c'est que Stéphane Guillon s'en va aussi (Didier Porte aussi, mais moi je l'aime pas trop). Et que ce n'est pas un choix.

Je ne suis pas une savante, je ne sais pas bien expliquer les choses. Mais je trouve que c'est grave ce qui se passe à France Inter. Une radio de service public qui se fout de son public, c'est bien triste.


La chronique de François Morel ce matin était tellement juste!

c'est par là

Et tellement triste.

 

J'espère qu'ils me le laisseront, lui au moins.

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Published by leshumeursdeviolette - dans Soit dit en passant
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