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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 22:46

300_kmh.jpgJ'aime bien prendre le train.

Ou plutôt: j'adore prendre le train.

J'aime commander mes billets longtemps à l'avance, et j'aime les poser à leur place (maniaque? moi?).

J'aime qu'ils m'attendent, même si le départ est pour dans trois mois. Cette perspective n'est pas pour me déplaire.

J'aime arriver en avance à la gare (stress mon amour), j'aime être une des premières à m'installer à bord.  

J'aime sortir mes magazines (toujours les mêmes, spécial TGV: Biba, Cosmo, que du lourd quoi),

Parenthèse: un jour je lisais le supplément sexe du Cosmo à côté d'une dame... d'un certain âge qui lisait Pélerin magazine! Je ne saurais dire qui était la plus rouge de nous deux.

mon livre, mon ipod (parce que trois heures sans Vincent Delerm, c'est beaucoup trop long), mon écharpe (parce qu'il fait toujours froid dans le train)... Je me love contre la fenêtre, et je suis prête pour trois heures de bonheur, de lecture et de glande autorisés (culpabilité mon amour).

 

Sauf que.

 

On a beau avoir le choix: fenêtre ou couloir, voire même une place isolée quand on a de la chance (ou de l'argent, une raison de plus pour enrichir la Française des jeux jouer au loto), en haut ou en bas... on ne peut pas (encore?) choisir le wagon sans enfants.

Comme je suis une fille étonnamment chanceuse, je tombe toujours sur le wagon rempli d'enfants; au choix: famille nombreuse, retour de classe de neige... Trop de choix tuant le choix (c'est bien connu), je ne saurais vraiment pas désigner mon favori.

Le train de la joie (♬♪♫ de la vie, des amis ♬♪♫... hum) se transforme alors en train de l'angoisse, ambiance "Voyageurs au bord de la crise de nerfs".

Et c'est parti pour la minute scatologique (dont le champ sémantique varie en fonction de l'âge), suivie de la minute 1000 bornes ("le temps est écroulé Thomas, le temps est écroulé!!!"), pour finir (en beauté) avec la minute pétage de plombs (de la mère/du père/du gentil moniteur qui sature - en même temps, au bout de dix jours/ dix mois/ dix ans, je me mets leur place)...


Même en poussant le volume au maximum, je ne peux pas être en parfaite symbiose avec Benjamin Biolay et pleurer tout mon soûl dans mon écharpe...

Trop dur ma vie.

 

Heureusement pour moi, le temps finit toujours par "s'écrouler".

 

(ouf)


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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 23:59

Non seulement Adriana Karembeu dessine des montures affreuses pour Atoll (les opticiens!), les promeut (il faut bien gagner sa vie depuis que Christian est trop vieux pour taper dans un ballon), mais en plus des filles les mettent, et osent sortir avec, dans le métro!!! (véridique)

Le monde est fou.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 22:57

coincidence-L-1

 

Oui, comment se fait-il que...

... lorsque j'apprends un nouveau mot je ne cesse de le lire et de l'entendre partout pendant au moins une semaine?

... le hasard me joue parfois des tours, et ce à répétition?

... que parfois il suffit que je pense à un événement (toutes proportions gardées, bien sûr) pour qu'il se produise? (ça m'arrive assez rarement, je ne suis pas Alison Dubois mais bon des fois c'est vraiment bluffant)

 

Je m'interroge car hier je me disais: "Il faudrait que je me renseigne sur Oxford, ça m'intrigue, j'aimerais bien comprendre comment ça fonctionne" (allez savoir pourquoi, je me pose tout le temps plein de questions sur tout, c'est pour ça que mon émission radio préférée est Les petits bateaux - Le Masque et la plume est hors compétition, ce ne serait pas du jeu).

Jusque là tout va bien.

Mais aujourd'hui, je reçois mon Télérama (et oui, je suis abonnée à Télérama, et accro en plus, j'aime le mercredi rien que pour ça; c'est comme Vincent Delerm, pas toujours facile à assumer, mais je jure que je ne suis pas une prof de lettres à colliers ethniques et grandes étoles), et là, que vois-je? Un article sur les coulisses d'Oxford!


Hum. J'en ai (presque) des frissons.


Comment dois-je le prendre?


Choix 1 ou L'irrationnel pour loi: le monde est fou (comme le collège! ... hum), voilà LA preuve supplémentaire qui convaincra les plus réticents.

Mouais. Un peu trop facile, là.


Choix 2 ou La paranoïa pour reine: on m'écoute, on me surveille, j'ai des implants dans le cerveau, j'en suis sûre. 

Mouais. Mais comme je ne suis pas Brad Pitt (sans blague), ça le fait moyen niveau crédibilité.

Pour les nuls en Brad Pitt, voir L'Armée des 12 singes.


Choix 3 ou La raison pure: pourquoi vouloir à tout prix interpréter ce qui n'a pas vocation à l'être?  

Mouais, peut-être le plus réaliste (mais chacun sait que la réalité et moi c'est pas gagné) mais ce n'est vraiment folichon.


Alors quoi?

...

Alors rien. Les coïncidences n'ont aucune signification, même Paul Auster l'a dit (et je ne sais pas pourquoi, je m'attendais plutôt au contraire de sa part), je cite: "Il n'y a pas de coïncidences, l'usage de ce mot est l'apanage des ignorants".

Et bing!

 

N'empêche, croisons les doigts, si ça continue je pourrais bientôt prédire les résultats du loto, ça me permettrait de payer mon tour du monde en trapèze volant.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 13:28
Mais que donc deviendrait France 2 sans les records d'audience de Chrisophe Hondelatte?
C'est la question que je me suis posée lorsque j'ai échoué devant Faîtes entrer l'accusé dimanche soir. Ce n'est pas bien glorieux, je sais (enfin, c'est quand même moins pire que La ferme célébrités), mais à mon corps défendant je n'avais pas sommeil, et surtout: TF1 n'avait diffusé que deux épisodes des Experts au lieu des trois habituels, et ce le soir du départ de Grissom!!!

NDLR:  je suis accro aux Experts. Attention, seulement les Experts Las Vegas (bon ok, parfois je craque pour Horatio, mais avec Las Vegas c'est de l'ordre de l'irrationnel). C'est la seule série dont j'ai vu tous les épisodes (bon ok, avec Urgences).

Alors là, le départ de Grissom, après la mort de Warrick, c'était le coup de grâce. Heureusement pour mon petit coeur sensible, il s'en va retrouver Sarah, donc j'étais plutôt réjouie, une fois de plus l'amour avait triomphé! Mais bon, il va quand même falloir que je fasse mon deuil de Grissom, et pour couronner le tout je n'aime pas Laurence Fishburne (il a des traces d'acné, et ça lui va moins bien qu'à Brad Pitt).

Bref, je me retrouve à zapper pour noyer mon chagrin. Et me voilà devant Christophe Hondelatte et sa petite veste (parce que ça fait sérieux).
Ce n'est malheureusement pas la première fois que cela m'arrive. La dernière fois, j'avais regardé (en entier, on ne m'y reprendra plus) l'épisode sur le tueur belge qui découpait ses victimes et les jetait dans je ne sais plus quelle rivière (une rivière belge a priori). Pendant trois semaines, je n'ai  plus osé me lever la nuit et je rêvais de mains (en décomposition, bien évidemment) qui se dirigeaient inéluctablement vers moi dans de l'eau verdâtre... Brrr.
Dimanche dernier c'était (un peu) moins glauque, enfin jusqu'au développement final - il faut croire que le critère de sélection est le découpage des victimes (à bon entendeur... si vous voulez rencontrer Christophe, vous savez ce qu'il vous reste à faire). Comme d'habitude, c'était ultra-kitsch: reconstitutions de mauvais goût  ("son 4x4 était garé dans la rue": plan sur un 4x4 dans la rue, les phares allumés, merci Christophe de nous prendre pour des nouilles sans imagination aucune), musique grand-guignolesque... et surtout, Christophe lui-même: sa compassion affectée, sa tête penchée vers la gauche (signe d'empathie), ses yeux plissés (marque d'intérêt)... Un vrai poème.
Et les descriptions des coupables sont tellement banales: "Il était le commerçant le plus apprécié du quartier", bla bla bla... "Mais quand même, des fois il sortait de ses gonds" , "Il était un peu bizarre"... que c'était en train de devenir carrément inquiétant. "Il sortait de ses gonds", "Il s'énervait tout seul", "Il était dans son monde"... Hum. Comme moi en fait... Brrr

C'en était trop, j'ai éteint ma télé...

... pour me plonger dans la lecture de Femelles de Joyce Carol Oates (NDLR: mon écrivain préféré, c'est la meilleure), un recueil de nouvelles mettant en scène des femmes meurtrières...

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 15:03
Aujourd'hui c'est dimanche (sans blague).
Et aujourd'hui, comme souvent le dimanche (surtout quand il fait gris et froid, comme aujourd'hui - MAIS C'EST QUAND LE PRINTEMPS???), je ne suis pas du tout téméraire et je traîne. Parfois c'est productif, parfois pas du tout, mais, dans un cas comme dans l'autre, ça me fait du bien, et je mesure la chance que j'ai d'entendre les oiseaux toute la journée, de n'avoir aucun vis-à-vis...
NDLR: bon ok, sauf pendant le mois de novembre, où j'ai beaucoup de mal à avoir ne serait-ce qu'une seule pensée positive; d'ailleurs je pense militer bientôt pour l'élimination pure et simple de ce mois maudit.

Et aujourd'hui, en plus de mes habituelles considérations métaphysiques dominicales, j'ai réalisé que le week-end prochain, c'est Pâques. Ce qui signifie que cela fera alors quatre ans que je suis ici.
Quatre ans! Cruel constat: les années filent, le temps m'échappe, bref, il est vraiment temps de commencer la crème anti-rides.

(soupir)

Je me souviens de ma première nuit: les cartons qui attendaient sagement leur heure dans un coin, la bibliothèque vide, les murs blancs. Les plombs avaient sauté, je n'avais pas trouvé ça très drôle. J'avais du mal à rester calme, ça faisait tellement longtemps que j'attendais ça. Tout commençait, enfin.

Quatre ans plus tard, j'ai toujours l'impression que tout commence, enfin - peut-être devrais-je y voir le signe précurseur d'une pathologie?!!
Les plombs sautent encore de temps en temps (mais maintenant ça me fait rire), le piano est toujours dans l'entrée (je n'en joue toujours pas), les volets sont toujours rouillés...
Mais je m'y plais. Même si j'ai parfois l'impression que c'est un piège, une cage dorée, que ce confort est responsable de mon immobilisme, que si je n'avais pas tant peur de le perdre je ferais beaucoup plus de choses: trapéziste (mais j'ai le vertige), ambassadrice de l'Unicef (mais je ne suis pas Angelina Jolie), jet-setteuse (mais les soirées branchées m'ennuient), intermittente du spectacle (pourquoi pas?), touche-à-tout surdouée (actrice-chanteuse-danseuse, et puis j'aurais fait de la peinture aussi, comme Juliette Binoche)... Hum.

Mais, comme souvent, on n'est pas resté fâché très longtemps. Un coup de pinceau, et c'était reparti comme au premier jour! Il faut croire que soit j'aime les cages dorées, soit je suis maso.

Je me doute bien qu'il me faudra faire un jour mes cartons, tout décrocher, et m'en aller, mais je n'ai pas vraiment envie d'y penser, je préfère me dire que j'en ai encore pour cent ans, dans ma cage.
Et puis chacun sait que la réalité et moi, c'est pas gagné.


***


Et dans la série "Home sweet home", Vincent Delerm a c
omposé une chanson qui me plaît beaucoup (et oui, j'adore Vincent Delerm, on ne peut pas avoir que des qualités):
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 20:17
les-annees annie-ernaux 080725105713Car, évidemment, il ne peut pas s'agir des nôtres, mais plutôt de celles de nos parents.

Je n'avais rien lu d'Annie Ernaux, je ne la connaissais même pas. Je me souviens d'avoir lu des articles sur ce livre à sa parution, mais je ne les avais pas découpés - NDLR: je découpe tout ce que j'aime: images, adresses, bons mots ET les critiques des livres qui m'intéressent, que je plie en huit avant de les glisser (religieusement) dans mon Moleskine (chéri), et que je ressors ensuite en librairie.

Bref. A l'époque, pas si lointaine d'ailleurs (un an à tout casser), je n'avais pas accroché. J'avais une mauvaise impression:ce serait barbant, je ne voyais pas ce que cette lecture pouvait m'apporter.
Peut-être ai-je lu ces critiques en diagonale.
Ou bien peut-être qu'elles étaient juste ratées.
Quoi qu'il en soit,  j'aurais manqué quelque chose si j'étais passée à côté de ce livre.

Heureusement pour moi, j'ai eu une seconde chance! Il y a peu, je tombais dessus dans une de mes librairies préfèrées. Aucun ouvrage de ma fameuse liste n'étant disponible, et n'ayant aucune envie de les commander, je me retrouvais dépitée et, il faut bien l'admettre, un peu frustrée.

 *** NDLR: je n'aime pas commander dans une librairie, je ne sais pas si c'est parce que ça me rappelle trop les rentrées scolaires de mes années collège, ou bien si c'est à cause de ma timidité maladive (les libraires me font toujours un peu peur, allez savoir pourquoi); je pencherais plutôt pour l'option de la contrainte qui me mine, devoir repasser dans cette même librairie deux jours plus tard me déplaît, rien que cette idée
m'esclave, comme dirait Agrippine (celle de Bretécher, évidemment) ***

Retour dans la librairie où j'erre, à l'affût de livres susceptibles de combler ma (grande) déception de n'avoir pas trouvé ceux pour lesquels j'étais entrée - vous suivez?
Et là je l'ai vu, dans le coin des poches. La couverture m'a plue, l'extrait de la quatrième de couverture aussi, alors je l'ai pris.

J'ai commencé à le lire le jour-même, pour ne plus le lâcher jusqu'à l'avoir terminé.
C'est le genre de livres qu'on essaie de ne pas finir trop vite pour faire durer le plaisir.

Ca ressemble à une autobiographie, sans en être véritablement une. C'est impersonnel tout en ne l'étant pas.
C'est un mélange de souvenirs, d'événements, de détails dans lesquels on se retrouve souvent.
Annie Ernaux mêle le collectif à l'individuel, et on comprend mieux (enfin, cela n'engage que moi) ce qu'ont vécu nos parents, ce qu'ils ont traversé.
C'est un roman français, en fait (certainement plus que celui de Beigbeder à mon humble avis).

Il m'est difficile d'en dire plus, il faut juste le lire, et vite!
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 22:17
Moi aussi j'y cru, comme Jenny.
Je me suis emballée, je me suis laissée griser: la musique, les clubs, Paris...
C'était tellement tentant.

J'aurais dû m'en douter.
Au fond de moi, je savais bien que cela ne pouvait pas durer indéfiniment, pas comme ça.
Trop beau, trop fort, trop tout; la vie rêvée, en somme.


Mais à chaque fois je suis repartie de plus belle, m'abandonnant à ces doux mirages... qui semblaient terriblement réels!

A un moment, j'ai même cru qu'on ne se ferait pas avoir, Jenny et moi, qu'on prendrait la poudre d'escampette avant qu'il ne soit trop tard.

Mais voilà.

Ca aurait pu être sordide, raté, de mauvais goût, voire même encore pire.
Au contraire, c'est vraiment beau, et subtil aussi.
Adjectif banal, mais tellement approprié ce soir!

333939-le-film-une-education-637x0-3.jpg

Ca faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant laissée porter.
Déçue par mes dernières expériences cinématographiques, je suis rentrée dans la salle avec un peu d'appréhension (mais il faut bien rentabiliser son pass illimité).
Et quel bonheur ce soir!
Rien que le fait d'entendre cette langue anglaise, si belle, et si bien servie par des dialogues ciselés, drôles, fins, m'a enchantée.
Et puis il y a Carey Mulligan. Cette fille crève l'écran; j'espère que la revoir bientôt.
Peter Sarsgaard est dangereusement irrésistible, à tel point que je l'ai même trouvé beau par moments (et pourtant il a le torse velu!). J'ai adoré revoir Emma Thompson (qui me manque cruellement, il faut bien le dire, mais pourquoi donc ne la voit-on pas plus souvent?). Les parents sont tordants, tout comme la ravissante idiote... Un casting parfait.

Alors oui, bien sûr, il y a quelques bémols: la musique un peu trop larmoyante parfois, et la dernière partie qui m'a un peu déçue... je ne sais pas trop comment l'expliquer, un poil too much peut-être?

Mais j'ai été tellement transportée, et c'est rare (même si je suis bon public), que ces (pauvres) bémols n'entachent en rien mon enthousiasme!

Et aussi: c'est un des rares films (enfin, en ce qui me concerne) qui donne furieusement envie de tomber amoureuse: vite, n'importe comment, sans craindre la suite.

Et ça fait un bien fou!
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 16:23
41mB6PzbEwL. SL500 AA300Il faut lire ce livre. Absolument.

Parce qu'on a tous eu un jour un petit boulot, pour l'été ou l'année. C'était dur, mais on savait que cela avait une durée limitée.

Parce qu'on se plaint tout le temps: d'être à découvert, de ne jamais avoir de vacances, d'avoir déjà usé tous nos tickets restos du mois alors qu'on est que le 10.

Parce que la vie nous semble terriblement injuste parfois: nos talents méconnus, notre vernis qui s'écaille déjà, le mauvais temps chaque week-end...


***STOP***


En refermant ce livre, sonnée, un peu groggy, je me sens un peu ridicule, voire carrément déplacée avec mes plaintes de petite fille gâtée.


J'avais ma petite idée sur ce livre. J'ai été caissière quand j'étais étudiante, je me souviens de mes collègues, des horaires qui changent chaque semaine, du salaire ridicule à la fin du mois, et de l'impossibilité de travailler réellement à temps plein, même pour celles qui le souhaitent (30 heures par semaine maximum, payées au SMIC cela ne mène pas loin).

J'étais loin d'imaginer la réalité que nous décrit Florence Aubenas, réalité précaire qui concerne tellement de gens.

Pour moi ce livre a été un réel choc, et il résonne encore en moi dix jours après l'avoir refermé.

Après, libre à chacun d'interpréter cette prise de conscience comme il le veut, ce que l'on en fera (ou pas) ne regarde personne d'autre que nous.


Mais il faut lire ce livre, c'est important.



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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:41

Un vingt et deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous.

On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi et pour enterrer les feuilles :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d´ailes,
Je montais jusqu´au ciel pour suivre l´hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d´Icare à présent m´abandonne,
L´hirondelle en partant ne fera plus l´automne :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous

Pieusement nous d´un bout de vos dentelles,
J´avais, sur ma fenêtre, un bouquet d´immortelles
Que j´arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m´en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous.

Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l´équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s´éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous

Et c´est triste de n´être plus triste sans vous

Le vingt-deux septembre
Georges Brassens, 1964


Parce que j'ai cette phrase dans la tête depuis hier, et que les mots sont diablement bien choisis!

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 21:24
http://a7.idata.over-blog.com/388x550/1/00/44/80/maurice/affiche_expo_bb.jpgJe ne m'attendais pas à la lune, mais quand même!

Je n'ai jamais été une grande fan de Brigitte Bardot, je voulais juste mieux comprendre comment elle avait bouleversé son époque.

Objectif raté.

Déjà, l'entrée coûte 11€ (!!!). Et la nette impression d'être la seule "moins de 60 ans" de la file (ça grouille de chevelures permanentées colorées au Régécolor) me refroidit, mais mon appétit sociologique est sans bornes! J'ai lu quelques articles, c'est l'expo qu'il faut voir: un mythe, son époque, bla-bla-bla.

La première salle est bondée. Je ne me décourage pas, et essaie de me faufiler entre les permanentes pour y voir quelque chose. Ca commence mal. Trois vidéos, dont je ne saisis pas bien la pertinence, tournent en boucle, à côté de tableaux d'Andy Warhol, d'une lettre originale de BB, de photos, ambiance gloubi-boulga. En plus, au milieu de salle, il y a une petite estrade avec des silhouettes blanches découpées, ambiance générique de James Bond. Bon, pourquoi pas (je viens d'arriver, je suis encore pleine de bonne volonté), mais ça prend presque toute la place ce truc, et la foule permanentée commence un peu à m'énerver.

Je m'évade, direction la passerelle où j'ai droit à un petit topo sur la France de René Coty et les actrices de l'époque. En visiteuse consciencieuse, je m'acquitte de mon devoir et lis sagement tous les textes.

Dans les salles suivantes, la scénographie est épouvantable: espaces exigus, coins et recoins engorgés en permanence, pans de murs colorés (je n'ose même pas évoquer les couleurs), et toujours le même schéma: une année, une affiche de films, et plein, plein, plein de petites photos sans intérêt autour - très mal légendées en plus, je passe un temps fou à relier chaque photo à son numéro.

Et il y a les textes! Aucune objectivité, aucun recul, aucun parallèle avec le contexte de l'époque, même pas de synopsis correct des films! C'est plein de superlatifs inintéressants et gratuits. Heureusement, au second degré c'est presque comique.

Et il y a les reliques, sous vitrine s'il vous plaît! Les tutus de la jeune Brigitte, la "clé de l'hôtel machin où BB passa une nuit en juin 67"...

J'ai de plus en plus de difficulté à réprimer mes fous rires nerveux.

Et parfois, la chronologie s'inverse: on passe de 1965 à " A l'âge de sept ans, la petite Brigitte...". Je n'y comprends plus rien, ça m'énerve. Mais qui donc a conçu cette expo?

C'est alors que la petite dame du musée m'invite à visiter la Madrague: l'apogée du parcours! ...Euh... C'est une estrade. Je monte un plan incliné, et hop, me voilà à St Trop'! Là, on se presse devant une cinquantaine de photos: "Brigitte et Alain", "Brigitte et Eddie", "Brigitte et Françoise"... Quelle chance! Dire que j'ai failli louper ça! (sur le petit écriteau annonçant cette salle, il est indiqué "départ toutes les heures")

Le pire, c'est que ce n'est pas terminé. Après, il y a encore "Venez visiter la mairie de St Tropez": dans une vitrine, la reconstitution d'un bureau d'élu municipal, avec bien évidemment le buste de Marianne-Brigitte... Je déprime sérieusement.

Mais le meilleur est pour la fin; après une petite introduction: "déjà jeune, Brigitte était sensible à la cause animale", la dernière salle est consacrée aux pratiques horribles que subissent encore les animaux aujourd'hui.

Je n'ai rien contre les animaux, c'est vrai: j'ai un chat. Mais bon, l'expo c'est bien "Les années insouciances" ou "Défendons les animaux avec Brigitte"? Aurais-je mal compris?

Quoi qu'il en soit, je n'y suis pas allée, les vidéos sanguinolentes, non merci.

Et voilà, c'est la fin. A côté du livre d'or, des tracts pour les droits des animaux. Je manque imploser, ou exploser, ou les deux à la fois je ne sais plus bien. Je crois bien que la colère m'aveugle sur ce coup.


Et ça aurait pu être pire: j'ai failli y aller avec mon gilet en lapin. Dieu seul sait ce qu'ils auraient fait de moi s'ils avaient vu ça, à Boulogne Billancourt.

 

 

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