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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 10:46


C'est une histoire banale.
Quatre frères et sœurs, la mort d'un parent, la maison que l'on vide et les vieux fantômes qui ressurgissent.

C'est une histoire banale, mais c'est justement en cela qu'elle nous touche, qu'elle atteint l'universalité. 
Saul, Hélène, Elias et Rena, autant de trajectoires différentes, de parcours singuliers. Et c'est dans leur singularité que l'on retrouve des morceaux de nous-mêmes.

La vie à côté de laquelle on est passé, celle qu'on a vécue, les choix que l'on fait qui ne nous définissent pas pour autant, les accidents de la vie, les relations frère-sœur, parent-enfant, rien de bien nouveau sous le soleil, et pourtant ce court récit à quatre voix nous emporte.
La plume de Kéthévane Davrichewy, précise comme un outil d'orfèvre et en même temps si simple, avec un vrai sens du dialogue, dissèque l'être humain sans concession, sans affectation et sans aucun artifice superfétatoire.

Ces quatre-là pourraient être des projections de nous-mêmes, nos frères, nos soeurs, nos cousins, nos enfants.
Les histoires de famille finissent toutes par se rejoindre, jusqu'à la fin des temps.

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:34

Sonia Rykiel - Collection Croisière 2016

 

Je suis décoiffée, mes cheveux sentent encore le tabac et la vodka d'hier.
J'ai la voix rauque et la face blanche, je disparais derrière les sequins de ma robe.
Je suis libre, je n'ai pas d'amant. Tous les lits sont le mien, et je fais mienne chaque chaise où je m'affale, le menton dans la paume, mon coude perforant ma cuisse.
Ni désabusée ni boudeuse, sur le fil que je tends entre élégance et négligé.

 

 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 20:59

Alerte *SPOILER* pour ceux qui ne l'auraient pas vu.

 

Encore un film que je ne m'étais pas décidée à aller voir en salle. Peur d'être déçue, peur de ne pas accrocher au genre du thriller que j'affectionne assez peu d'ordinaire.
J'ai finalement passé les deux heures et quelques qu'a duré le film littéralement scotchée à mon siège; à peine si j'ai entendu l'hôtesse me parler!

Encore sous le choc des rebondissements (le premier jet de cet article a été écrit à chaud, dans l'avion), je ne sais pas encore si la mise en scène est particulièrement réussie, mais je peux en revanche me prononcer sur le scénario et le montage.

Alternant au début présent avec le quotidien de Nick, bouleversé (le quotidien, plus que Nick lui-même, c'est d'ailleurs là le début de ses ennuis) par la disparition de sa femme, et passé du couple, de la rencontre à la demande en mariage, à l'appui notamment d'extraits du journal intime d'Amy, le film nous manipule totalement, même si certaines pistes sont déjà bien présentes - pour ma part, le ton employé par Amy dans son journal me semblait trop contradictoire avec ce que l'on percevait de sa personnalité.

Au-delà de l'intrigue qui nous tient en haleine du début à la fin, Gone Girl soulève des problématiques intéressantes: qu'est-ce qui fait un mariage, connaît-on et peut-on vraiment connaître l'autre, comment nos relations avec nos parents nous façonnent, comment nos comportements se révèlent-ils si prévisibles, comment pouvons-nous être si facilement manipulés, quelles ficelles sont tirées pour nous berner si facilement, comment tout à notre répoque relève de la communication, de la publicité, et pourquoi par conséquent il vaut mieux maîtriser ce nouvel art, plutôt que l'honnêteté... Les réponses, cyniques et glaçantes, persistent encore, bien après avoir vu ce film.

Et Rosamund Pike (que j'avais déjà adorée dans Une éducation) est sans doute la psychopathe la plus charismatique du cinéma de ces dernières années.

 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 21:58

La plupart des gens normaux sortent le jeudi soir. Avec leurs amis, accoudés au bar ou avachis en terrasse, ils refont le film de leur semaine presque achevée, de leurs frustrations professionnelles, de leurs succès.
La plupart des gens, mais, pour une fois, pas moi.

J'avais pour ce jeudi choisi un autre combat que la gueule de bois du vendredi matin, que la faim croissante et insatiable des lendemains de fête, de la bière de trop et des cheveux qui sentent les dizaines de "dernières cigarettes" (après celle-là, j'arrête, je rentre, non j'te jure en plus j'ai un skype call demain matin).
Non, pas de ça pour moi cette fois, moi cette semaine j'avais donc choisi un autre combat: la guerre des poils.
Laser, épilation orientale, les rendez-vous s'enchaînaient dans un accord parfait, tout était au poil, si je puis dire.

La cire maison, encore appelée cire orientale, fait l’objet d’avis élogieux dans le monde de l’esthétique. Plus douce, moins chimique, plus nette, moins douloureuse et plus durable, l’épilation à la cire orientale séduit de plus en plus d’instituts et s’invite dorénavant dans la salle de bains de nombreuses beautystas. http://www.elle.fr/Beaute/Soins/Tendances/Comment-reussir-sa-cire-d-epilation-maison-2709331


Ça a commencé à déraper quand le laser m'a proposé d'avancer mon rendez-vous. Rien de grave me direz-vous, mais cela grippait mon enchaînement huilé, le poil me frisottait.
Et me voilà à errer, petit cochon grillé traînant le pied boutiques bien achalandées, jetant un œil distrait ça et là, retardant au maximum le moment de rallier mon second champ de bataille.
Mais rien n'y fit, ni les flâneries, ni la distraction, j'étais bel et bien en avance, terriblement en avance même, et je dus me résolus à patienter, zieutant le ballet des femmes dans ce temple de la beauté, essayant de discerner mes sœurs d'arme de celles simplement venues se délasser.

Mon tour vint enfin, je montai fébrilement l'escalier; enfin le coup de grâce, enfin le glas allait sonner pour ces parasites!
C'est alors que tomba le couperet.
"Ils sont trop courts vos poils."
Devant ma mine déconfite et mon silence accablé, la pauvre dame dut me le répéter.
"- Ils sont trop courts vos poils, ça va casser.
- Mais ça fait trois semaines, moi je les trouve déjà bien longs, je vous jure ça fait trois semaines. Vous savez ils sont clairs, alors on ne les voit pas, mais ils sont bel et bien là!"
Face à mon entêtement bêta, l'argument suprême: "Mais vous allez payer pour rien."
Bouche bée.
Enfer et damnation.
Le film de ma vie passe en boucle devant mes yeux, ma soirée perdue à déambuler dans Paris, toutes ces journées passées en pantalon à les cacher...
"- Mais ça vous dérange vraiment les poils? (réplique un peu surréaliste dans un établissement tel que celui-ci)
- Ben oui... ce n'est tout de même ce que Dieu a créé de plus beau, les poils.
- Surtout que vous en avez beaucoup."


"..."

J'avais bien fait d'accepter leur thé.

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:44

Sur les longs courriers, les longues minutes à désespérément chercher le sommeil trouvent refuge dans la sacro-sainte télécommande, à ce moment où tous mes scrupules s'envolent, m'amenant à des choix souvent hasardeux.
En partant pour Shanghai, mon jus de tomate au fond du gosier, j'ai eu une subite envie de trafic de drogue et de 70s, d'accent marseillais et de belles gueules.

http://ekladata.com/CmdJlphrNaC21MvgHaynNZuy30Q.jpg

La French a certes comblé mes attentes, mais à quel prix!
Que ce film est lent! Il passe son temps à loucher du côté des références américaines qui le hantent sans jamais leur arriver à la cheville. Ce complexe français disparaîtra-t-il un jour? Pourra-t-on un jour voir un film de gangsters français sans qu'il semble calqué sur Scorsese ou sur le De Palma de la grande époque (comprendre de L'impasse)?

Dans La French rien n'est inédit, sans ce plaisir que l'on a à retrouver de vieux amis parfois, quand bien même l'on saurait à l'avance de quoi notre soirée sera faite, tout semble réchauffé.
Le malfrat bling-bling (Magimel n'a malheureusement pas la décadance inspirée de Claudio Santamaria aka Dandy dans Romanzo Criminale) qui veut prendre la place du boss, le boss bon patriarche, la main sur la tête de ses enfants, le juge en rébellion contre le système, les fourrures et les boîtes de nuit...

Les présences de Lellouche et Dujardin (je n'irai pas jusqu'à parler de charisme, tant leur jeu était peu inspirant - voire peu inspiré?) n'y peuvent rien, le film se traîne, sans rythme, sans intérêt; les clichés s'enchaînent à une vitesse effrayante. Magimel avec sa Porsche et sa dent de requin, Lellouche courant avec son fils face à la mer, Dujardin remuant ciel et terre... Tout sonne faux, tout est creux, tout est plat, même les accents marseillais contrefaits!

Tout, sauf les deux actrices.
Céline Sallette, parfaite comme souvent, donnant à son personnage une sincèrité touchante en peu de scènes. Et Mélanie Doutey, disparue des écrans depuis trop longtemps, que l'on retrouve ici méconnaissable, parée d'un casque roux laqué, avec au fond des yeux une gravité, une énigme, que l'on aurait aimé creuser.
Les costumes de ces dames sont également remarquables, avec une préférence pour ceux de l'épouse du malfrat, le pouvoir d'attraction du soufre sans doute. Robes lamées, plein-soleils imprimés, créoles dorées aux oreilles et coiffure élaborée... Le soleil de la Méditerranée sied aux tenues ostentatoires.

En dehors de cela, pas grand choses ou presque.
La French est un un film raté.

 

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 21:51
Une semaine à l'heure chinoise

 

Une semaine à chercher le sommeil dans des draps d'hôtel toujours trop froids.

Une semaine à tenter de dominer la climatisation, de percer la logique des circuits électriques dans les hôtels, passer les trois quarts du temps à appuyer sur tous les interrupteurs en priant pour que la lumière du fond, oui, celle qui ne sert à rien à part peut-être nous empêcher de rejoindre Morphée dans ces draps décidément bien trop froids, s'éteigne cette fois.

Une semaine à compter les heures passées dans les bouchons.

Une semaine à scruter le ciel en se demandant s'il peut être un tout petit peu bleu, parfois.

Une semaine à jouer à une autre, le soir, lorsque la portière de la voiture est claquée et qu'ils sont tous partis. Être cette autre qui ne craint pas, le soir, de se mêler à la foule d'inconnus croisés en bas. Cette autre qui, le soir, face à ces tours, se brûle les yeux.

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 18:23

"Il ne faut pas trop de nostalgie dans la vie, c'est dangereux, ça peut vous faire couler. Mais on a besoin de souvenirs, de douceur, de l'espèce de ce coton moelleux de ce bon vieux temps."

Pierre Gagnaire

 

 

 

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 22:39
Journal d'une femme de chambre

Trois ans déjà depuis Les adieux à la reine. Trois ans déjà et j'avais encore en tête ses images, sa lumière, sa vie, puisque c'est tout cela qui a présidé à mon retour dans les salles obscures en ce soir d'Avril où le printemps semble disparu à jamais.
N'ayant ni lu le roman d'Octave Mirbeau ni vu l'adaptation de Joseph Losey avec Jeanne Moreau, c'est vierge de tout a priori que je suis entrée dans le cinéma.
Je ne sais pas très bien ce qui m'a séduite en premier, le charisme de Célestine incarnée avec morgue par Léa Seydoux, la lumière ou encore le raffinement et la justesse des costumes.

Il faut dire qu'elle a un sacré pouvoir de séduction, Célestine, que ce soit auprès des femmes comme des hommes, des patrons comme de ses pairs. On la remarque toujours, Célestine, elle peut s'en permettre, des choses (même refuser une place), et Léa Seydoux lui prête une colère sourde, une révolte à peine dissimulée qu'elle porte en son sein (la tension de ses doigts crispés autour de la paire de ciseaux qu'elle apporte à sa maîtresse laisse présager du pire). Car elle n'en peut plus Célestine, de ces patrons qui l'aliènent, la chosifient, qui la réduisent au néant, qui la nient (oui bien sûr mon petit la perte de votre mère est une grande peine, mais cela ne doit pas affecter l'ouvrage), et de tous ces autres qui ne voient que ses atours.

Car c'est surtout de cela dont il est question ici: d'une société où les uns commandent aux autres, où les premiers tiennent les seconds entre leurs mains. Une société où pour une femme mal née, la domesticité est une solution dont on s'accomode, faute de mieux, l'autre solution étant le lupanar. Il faut faire bonne figure, ne pas tomber dans l'embarras (d'une grossesse tout sauf heureuse), atterir dans une bonne maison, où, avec un peu de chance, on aura des maîtres compréhensifs - sauf que maîtres ils demeurent. 
Illustration d'une lutte qui existe déjà entre les classes, reflet de la vie de ces femmes, Journal d'une femme de chambre se fait également le reflet d'une société française en proie à un antisémitisme effrayant à l'heure de l'affaire Dreyfus.

Le tout accompagné de la toujours pertinente musique de Bruno Coulais, d'une photographie léchée digne des tableaux de Vermeer, et d'une mise en scène subtile mais bien présente - superbe scène de la rencontre entre Célestine et son nouveau maître, elle ne s'offrant au regard du spectateur que dans un miroir judicieusement placé.

Ajoutez à cela des costumes incroyables, dont chacun renseigne et renforce la personnalité de celui qu'il habite. La somptueuse toilette de Célestine comme son habit de bonne, les frusques de Joseph, les bottes du maître, tout fait sens et est un vrai régal pour les yeux.
Un délice que viennent renforcer les décors faussement simples, qu'il s'agisse des fleurs écloses des jardins, de l'office ou encore du lit de Joseph, où les draps rayés font vibrer le jaune curry de sa couverture, à laquelle répond un bleu ciel d'une douceur infinie.

 

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 22:23

Los Angeles, cité des anges, une soirée dans une villa perchée.
Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont acteurs.
Elle a le coup de foudre, le vrai, celui qui vous ôte la respiration, qui vous coupe l'oxygène, celui qui vous enchaîne à un parfait inconnu au premier regard.

Elle est française, il est canadien, elle est blanche, il est noir, "pourquoi a-t-elle besoin de [le] signaler, quel rapport avec l'histoire?" C'est que cette "petite distance, pas grande mais mesurable", "rapportée au corps humain [...], c'est la mesure du blanc au noir, c'est la mesure des lieux communs avec lesquels, depuis deux jours, elle bataille."

Le coup de foudre se transforme en passion dévorante, pour elle du moins. Et c'est avec elle que nous vivrons, de son côté, ces longs et pénibles épisodes de l'attente, des espoirs déçus, des incompréhensions, de leurs peaux différentes qu'il n'a de cesse de lui rappeler, de leur déséquilibre amoureux, elle qui attend trop, lui qui donne si peu, quand il l'a décidé, embarqué dans un projet plus important qu'elle.
"C'était un homme avec une grande idée. [...] Et pour elle la grande idée était comme une autre femme, et elle ne voulait pas qu'il la suive."

De Los Angeles à Paris, du pays basque au Congo, des plages de Malibu aux rivières d'Afrique, des contours d'une piscine hollywoodienne (on croisera même George Clooney) aux Pygmées de la forêt, les désillusions de Solange, son désarroi face à cet homme qu'elle reconnaît instinctivement sans le connaître... De l'idée première au story-board, des repérages à la fin du tournage, les mots de Marie Darrieussecq déroulent le film de "cette sorte de maladie", du premier émoi à la dernière nuit, sans lourdeur, sans sentimentalisme, juste de bout en bout.

"Deux survivants d'une même odyssée ou, n'exagérons rien, d'un même périple cahin-caha."

 

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 10:03

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C'était un jour ordinaire. Faisait-il beau ou pas, était-ce un lundi repenti ou un glorieux jeudi, je ne sais plus; au détour d'une conversation de bureau le titre de ce film a ressurgi, et l'envie m'a pris de le regarder à nouveau, quinze ans plus tard, histoire de voir.

Je ne me rappelle pas comment je l'avais découvert à l'époque. Pas au cinéma c'est certain, toujours est-il que  je m'étais procuré la VHS, puis la bande originale que j'écoutais jusqu'à la nausée, puis l'affiche dûment épinglée à la tête de mon lit... Si j'avais pu, je crois bien que j'aurais acheté des bougies en forme d'ange comme celles qu'a Juliette dans sa chambre!
Au-delà de son fort pouvoir lacrymal, ce film aura tout de même eu le mérite de me faire lire le texte original, dans une édition de poche dont la couverture était à des années lumière de l'univers baroque du film de Baz Luhrmann.

Quinze ans plus tard, et alors que je n'ai depuis aimé aucun autre des films de ce cher Baz, qu'allais-je en penser?

Mes souvenirs étaient si flous que j'en avais oublié la magnificence et la démesure des décors: les immeubles Montaigu et Capulet de Verona Beach, ses Christs géants, la croix tatouée dans le dos du Père Laurent, les baraques mexicaines sur la plage... Comme toujours chez Baz Luhrmann, les décors sont plus que chiadés, mais c'est le seul film du réalisateur dont l'esthétique me touche autant. Le moindre ange, la moindre fleur, chaque bougie, tout est cohérent, pensé et disposé à chaque endroit dans un but bien précis; cet univers latino-kitsch est l'un des aspects les plus prégnants du film et contribue à sa superbe.
Je suis aujourd'hui plus attirée par le charisme érotico-malsain des Capulet Boys, Tybalt en tête (et son gilet rouge surtout), que par les chemises fleuries des Montaigu qui avaient mes faveurs lorsque j'étais adolescente - j'ai souri en découvrant au générique que c'était Versace qui avait signé leurs costumes.

Reste que, n'ayant plus quatorze ans, même si j'apprécie la modernité de l'adaptation (ah, Mercutio en minijupe et talons pailletés!), les effets de caméra de Luhrmann m'ont parfois agacée, l'hystérie générale (la mère de Juliette, sa nourrice, les hoquets de ce cher leo en pleurs...), la surflamboyance m'ont un peu lassée.

Et, malgré le plaisir de céder à nouveau à d'anciennes amours (en l'occurence, revoir la petite gueule d'amour de Leonardo), les pouvoirs lacrymaux de Romeo+Juliet semblent s'être envolés en même temps que la candeur de nos deux héros. Ce qu'ils sont jeunes alors, ces deux-là, Claire Danes à peine sortie d'Angela, 15 ans, et DiCaprio avant qu'il ne devienne un monstre scorsesien!

S'est envolée en même temps un peu de la mienne. Il a fallu un jour décrocher le poster, remiser la cassette au fond du placard. Il n'y a que la bande originale qui m'aura suivie jusqu'ici.

 

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