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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:41

Un vingt et deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous.

On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi et pour enterrer les feuilles :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d´ailes,
Je montais jusqu´au ciel pour suivre l´hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d´Icare à présent m´abandonne,
L´hirondelle en partant ne fera plus l´automne :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous

Pieusement nous d´un bout de vos dentelles,
J´avais, sur ma fenêtre, un bouquet d´immortelles
Que j´arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m´en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous.

Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l´équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s´éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-deux septembre, aujourd´hui, je m´en fous

Et c´est triste de n´être plus triste sans vous

Le vingt-deux septembre
Georges Brassens, 1964


Parce que j'ai cette phrase dans la tête depuis hier, et que les mots sont diablement bien choisis!

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Published by leshumeursdeviolette - dans Soit dit en passant
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 21:24
http://a7.idata.over-blog.com/388x550/1/00/44/80/maurice/affiche_expo_bb.jpgJe ne m'attendais pas à la lune, mais quand même!

Je n'ai jamais été une grande fan de Brigitte Bardot, je voulais juste mieux comprendre comment elle avait bouleversé son époque.

Objectif raté.

Déjà, l'entrée coûte 11€ (!!!). Et la nette impression d'être la seule "moins de 60 ans" de la file (ça grouille de chevelures permanentées colorées au Régécolor) me refroidit, mais mon appétit sociologique est sans bornes! J'ai lu quelques articles, c'est l'expo qu'il faut voir: un mythe, son époque, bla-bla-bla.

La première salle est bondée. Je ne me décourage pas, et essaie de me faufiler entre les permanentes pour y voir quelque chose. Ca commence mal. Trois vidéos, dont je ne saisis pas bien la pertinence, tournent en boucle, à côté de tableaux d'Andy Warhol, d'une lettre originale de BB, de photos, ambiance gloubi-boulga. En plus, au milieu de salle, il y a une petite estrade avec des silhouettes blanches découpées, ambiance générique de James Bond. Bon, pourquoi pas (je viens d'arriver, je suis encore pleine de bonne volonté), mais ça prend presque toute la place ce truc, et la foule permanentée commence un peu à m'énerver.

Je m'évade, direction la passerelle où j'ai droit à un petit topo sur la France de René Coty et les actrices de l'époque. En visiteuse consciencieuse, je m'acquitte de mon devoir et lis sagement tous les textes.

Dans les salles suivantes, la scénographie est épouvantable: espaces exigus, coins et recoins engorgés en permanence, pans de murs colorés (je n'ose même pas évoquer les couleurs), et toujours le même schéma: une année, une affiche de films, et plein, plein, plein de petites photos sans intérêt autour - très mal légendées en plus, je passe un temps fou à relier chaque photo à son numéro.

Et il y a les textes! Aucune objectivité, aucun recul, aucun parallèle avec le contexte de l'époque, même pas de synopsis correct des films! C'est plein de superlatifs inintéressants et gratuits. Heureusement, au second degré c'est presque comique.

Et il y a les reliques, sous vitrine s'il vous plaît! Les tutus de la jeune Brigitte, la "clé de l'hôtel machin où BB passa une nuit en juin 67"...

J'ai de plus en plus de difficulté à réprimer mes fous rires nerveux.

Et parfois, la chronologie s'inverse: on passe de 1965 à " A l'âge de sept ans, la petite Brigitte...". Je n'y comprends plus rien, ça m'énerve. Mais qui donc a conçu cette expo?

C'est alors que la petite dame du musée m'invite à visiter la Madrague: l'apogée du parcours! ...Euh... C'est une estrade. Je monte un plan incliné, et hop, me voilà à St Trop'! Là, on se presse devant une cinquantaine de photos: "Brigitte et Alain", "Brigitte et Eddie", "Brigitte et Françoise"... Quelle chance! Dire que j'ai failli louper ça! (sur le petit écriteau annonçant cette salle, il est indiqué "départ toutes les heures")

Le pire, c'est que ce n'est pas terminé. Après, il y a encore "Venez visiter la mairie de St Tropez": dans une vitrine, la reconstitution d'un bureau d'élu municipal, avec bien évidemment le buste de Marianne-Brigitte... Je déprime sérieusement.

Mais le meilleur est pour la fin; après une petite introduction: "déjà jeune, Brigitte était sensible à la cause animale", la dernière salle est consacrée aux pratiques horribles que subissent encore les animaux aujourd'hui.

Je n'ai rien contre les animaux, c'est vrai: j'ai un chat. Mais bon, l'expo c'est bien "Les années insouciances" ou "Défendons les animaux avec Brigitte"? Aurais-je mal compris?

Quoi qu'il en soit, je n'y suis pas allée, les vidéos sanguinolentes, non merci.

Et voilà, c'est la fin. A côté du livre d'or, des tracts pour les droits des animaux. Je manque imploser, ou exploser, ou les deux à la fois je ne sais plus bien. Je crois bien que la colère m'aveugle sur ce coup.


Et ça aurait pu être pire: j'ai failli y aller avec mon gilet en lapin. Dieu seul sait ce qu'ils auraient fait de moi s'ils avaient vu ça, à Boulogne Billancourt.

 

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:20
C'est comme la cérémonie de clôture du Festival de Cannes. Chaque année, ça me fait un effet boeuf.
Au début, ça commence bien. J'adore ce rendez-vous, alors je me prépare: téléphone éteint, plateau-repas, et plaid
(même pour Cannes au mois de mai, une soirée télé sans plaid est une hérésie) ; je me cale dans mon canapé et c'est parti.
J'aime regarder les actrices, leurs coiffures, leurs robes; je m'amuse à deviner qui a habillé qui. J'aime aussi regarder les acteurs, même si c'est moins drôle: beaucoup moins de fantaisies capillaires (quoique), et puis ils sont tous en smoking! (ce qui me permet toutefois de bénir à chaque fois Hedi Slimane et ses costumes branchés qui me donnent limite envie d'être un mec - j'ai dit limite, ne nous emballons pas). Bref, tout ce petit monde défile, les monstres sacrés, ceux qu'on admire, ceux qu'on aime moins, les jeunes premiers, les petites nouvelles... et moi, enfouie son mon plaid, je me régale.
La cérémonie commence, et c'est le moment que choisit Mister Cafard pour prendre
discretos l'ascenseur, sur la pointe des pieds, direction mon douillet perchoir. Les récompenses pleuvent, les larmes coulent sur les joues des heureux élus, les remerciements n'en finissent pas, et Mister Cafard frappe à ma porte. On a nos petites habitudes tous les deux maintenant, alors je ne résiste pas. Il vient s'installer avec moi, sur le canapé - mais pas sous mon plaid quand même, faut pas déconner!
On a plus d'une fois la larme à l'oeil (j'ai une fâcheuse tendance à l'empathie extrême), on pleure au moins une fois. Et puis on finit toujours par se demander pourquoi on se fait chier à aller bosser tous les jours, du lundi au vendredi, alors que franchement on pourrait jouer la comédie et avoir de super belles robes, gagner un César... et pourquoi pas un Oscar d'abord!?!
Et puis ça y est, c'est fini, ils vont faire la fête au Fouquet's, fini les paillettes! J'essaie de me débarasser de Mr Cafard qui aimerait bien s'incruster pour la nuit; ça ira mieux demain.

Normalement ça se passe comme ça.

Sauf que samedi dernier, en plus de toutes ces émotions, les Césars m'ont empêchée de dormir.
Bon d'accord, il y avait aussi cette foutue tempête, le boucan d'enfer dans mes vieux volets (51 ans d'âge, qui dit mieux?)...
Mais quand même: LE regard de la soirée a volé mon sommeil!
Celui que Raphaël a posé sur Mélanie Thierry quand elle a appris qu'elle était le Meilleur Espoir Féminin de l'année. Un mélange de fierté, d'amour bien sûr, et un je ne sais quoi mêlé à plein d'autres choses que je ne saurai pas trop décrire (NDLR: sans blague, on n'avait pas remarqué). Bon, j'extrapole peut-être, j'idéalise sans doute. Mais on a bien le droit de sublimer, non? Et avec les stars, c'est permis, non?
Il faut aussi resituer le contexte: déjà, je ne savais même pas qu'ils s'étaient remis ensemble, d'où un premier choc, purement people certes, mais un choc quand même; alors ce regard en plus c'est la cerise de la soirée!
Du coup maintenant je me dis:
pourquoi je me fais chier à aller bosser tous les jours, du lundi au vendredi, alors que franchement je pourrais jouer la comédie et avoir de super belles robes, gagner un César... et un mec chanteur trop beau, qui m'aimerait tellement fort que ça en crèverait l'écran et que le monde entier le saurait! (à supposer que le monde entier regarde la remise des Césars ce soir-là)
Me voilà bien rendue. Mister Cafard commence limite à se foutre de ma gueule tellement c'est énorme.

Bon, ok, j'avoue, je le trouve quand même super beau gosse ce Raphaël; c'est sur que si ça avait été Gérard Depardieu ça ne m'aurait pas fait le même effet.


N'empêche... elle en avait de la chance, Mélanie Thierry, ce soir-là!
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Published by leshumeursdeviolette - dans On a bien le droit de rêver
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:07

... ça commençait bien. Les années 40, l'ambiance mi-gothique mi-polar,
le héros torturé (pas trop de suspense de ce côté-là, mais bon c'est un héros de film noir après tout)... dans mon fauteuil, je suis enthousiaste. La musique et les lumières aidant, je sens bientôt oppressée (bien joué, Martin), et commence à prier pour que Di Caprio ressorte vivant de cette île maléfique, j'ai un mauvais pressentiment...
Heureusement pour ma petite âme sensible, on ne le quitte pas d'une semelle: Leo interroge les patients, Leo interroge le personnel, Leo est hanté par son passé, Leo fait des cauchemars, Leo se douche (ça j'ai bien aimé, il est devenu vachement musclé depuis le Titanic), Leo se perd dans le cimetière, Leo escalade les rochers... Il est de tous les plans! En même temps ce n'est pas plus mal: sans prendre en compte les cinq minutes où j'ai admiré son torse et où je me suis demandée si ses tatouages étaient vrais ou pas, s'il n'avait pas été le héros ça aurait été quand même vachement moins bien. Parce qu'il est bon, vraiment bon, ça je ne peux le nier, et rien que le fait d'imaginer ce que ça aurait pu donner avec un acteur médiocre me donne des frissons...
Bref, le plus important, c'est que l'enquête de Leo progresse, et de rebondissement en rebondissement je crois qu'on se rapproche de la vérité. Grave erreur. Les aventures de Leo au pays des fous criminels durent deux heures et dix-sept minutes.
Et oui, c'est long.
Mais en même temps comment ai-je pu croire que tout aurait été plié en une heure et demie?
Donc bon voilà, les rebondissements commencent à me lasser (voire même à me gonfler, à la fin). Plus le film avance, plus les ficelles deviennent grossières. Parfois on frôle carrément le grotesque, ça devient presque embarassant: doit-on être subjugué par le bond sensationnel que l'enquête vient de faire ou doit-on en rire tellement c'est énorme?
Non mais franchement, le coup de l'arroseur arrosé, depuis Le sixième sens et Les autres, c'est devenu un classique! Ca m'agace.

... c'est de la belle ouvrage. Un film de genre parfaitement maîtrisé: décors et costumes soignés, belle photo, musique redoutablement efficace, tout est impeccable. Les acteurs sont excellents,
mention spéciale à Michelle Williams dont les apparitions sont trop rares à mon goût.

... j'y ai cru, à plusieurs reprises. Quelques scènes m'ont redonné espoir.
Les cauchemars du héros (qui m'ont fait penser à du Burton, allez savoir pourquoi), à la limite du ridicule parfois ("je tiens ma défunte épouse dans mes bras, quand elle se transforme en petit tas de cendres"), m'ont touchée sans que je me l'explique. J'ai même eu peur à certains moments!
Je me suis dit que je m'étais trompée, que je me fiais trop à mes premières impressions, que quand même c'était un Scorsese, que les critiques éaient bonnes... Mais non. Trop c'est trop. Trop grossier, trop lourd, trop long - deux heures et dix sept minutes tout de même!

Et pourtant, j'aurais aimé l'aimer ce film!

http://cine-serie-tv.portail.free.fr/actu-cine/23-07-2009/shutter-island-le-poster-ou-il-manque-du-monde/shutter_island_5.jpg

Mais non.


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Published by leshumeursdeviolette - dans Vu
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 11:43
tahar.jpg
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Published by leshumeursdeviolette - dans Sans paroles
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 15:45
Il y a comme ça des petites phrases comme ça qui me mettent à genoux.
Des phrases de rien du tout, des phrases banales, que certains n'entendent même pas.
Des petites phrases anodines qui, l'air de rien, réduisent mes espoirs à néant.
 
" Mais il n'y a pas quelque chose que tu aies vraiment envie de faire? "
...
" Je vais bientôt partir "
...
" Et ton boulot, ça va? "
 
... Euh ...


noir c'est noir copie
 

Et là, en une fraction de seconde, la réalité me rattrape.
Cruellement, bien évidemment. 
Avec son lot d'interrogations, bien entendu.
Et de réflexions absolument non productives, comme d'habitude.



J'étais bien, dans le désert.
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Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 17:28

manege.jpg                                


… jusqu’aux prochaines vacances
... jusqu’au prochain voyage
... jusqu’à la prochaine valise que je fermerai


                             ***

          Jusqu’à ma prochaine évasion !

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 17:32

Là, en ce moment, je suis dans les dunes.


Il fait chaud le jour, froid la nuit, et le ciel est rempli d'étoiles.


Pas d'ordinateur, pas de téléphone, pas de maquillage... juste le sable, les étoiles, et moi.


desert03.jpg

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Published by leshumeursdeviolette - dans Pérégrinations
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 00:22
... car elle nous permet de faire des déclarations telles que: "Je me suis offert un boyfriend hier".
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Published by leshumeursdeviolette - dans Soit dit en passant
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:27
CIRCUSsarahmoon


A chaque fois c'est pareil.

Une soirée au spectacle, et je me rêve en comédienne, danseuse de claquettes, meneuse de revue... parfois même en clown blanc.

Dans ma loge, je me maquille.

"C'est à toi"

...

Et la valise jamais défaite
Et les journées à tailler la route
Et la vie en décalé

...

Dans ma salle de bains, je me démaquille.




photo Sarah Moon: http://www.photoarts.com/Visavis/moon.html

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Published by leshumeursdeviolette - dans On a bien le droit de rêver
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