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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:45

J'aime bien répondre aux questions, j'adore donner mon avis sur la prochaine publicité pour soda (alors que je n'en bois pas), les biscuits apéritifs (alors que je n'en mange pas) ou la nouvelle génération de bières (car là j'en bois).

 

C'est donc tout naturellement que lorsque j'ai vu la gentille jeune fille du métro, j'ai su qu'elle était pour moi - enfin, que ses questions seraient pour moi, vous l'aurez compris.

Il faut dire aussi que j'avais ma tête de dame aimable et disponible.

(oui parce que tout le monde m'appelle madame maintenant)

(dis bonjour à la dame, laisse passer la dame, pardon madame... )

(c'est agaçant à la fin)


La plupart du temps j'ai une tête de vieille chouette désagréable et aigrie qui manque de sommeil et n'a pas pu s'asseoir dans le RER, mais ce soir-là je sortais du cinéma après une heure et demie de rêverie coréenne avec Isabelle Huppert.

C'était un peu comme si j'étais restée sur la plage de Mohang, une bouteille de Soju à la main.

Pleine d'une zenitude toute asiatique, donc, je me dirigeai d'un pas leste vers le métro,

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(mais sans parapluie parce que, ô miracle, il ne pleut plus à Paris depuis quarante huit délicieuses heures)

lorsque je l'aperçus (la gentille jeune fille du métro).

 

Ses questions furent effectivement pour moi, car j'avais ma tête de dame aimable et disponible, et étais en outre la seule à ne pas soigneusement éviter son regard.

" - Vous prenez la ligne 1092?

- Euh... oui (ndlr: l'unique ligne déservie par cette station)

- Et vous allez jusqu'à la station?

- Tartempionette

- Vous prenez une correspondance là-bas?

- Euh... non (ndlr: il n'y a aucune correspondance à cette station)

***interlude - je vous fais grâce des autres questions***

- Et vous avez quel âge?

- Euh... 27 ans (oui je sais, je suis pathologiquement incapable de donner mon âge du tac au tac)

- 25?

- Euh non, 27."

Et la gentille jeune fille de noter 267 sur sa tablette.

 

"Et bonne soirée, madame!"

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 07:54

"- Mon partiel est jeudi

- Ah, tu as annulé ta séance de psy alors?

- Non, je l'ai juste repoussée au vendredi, j'ai eu de la chance, elle avait un créneau à 15h

- ...

- Non parce que tu comprends je ne m'en sors pas, entre le travail, mon roman qui n'avance pas et mon analyse..."

 

Le métro avait un air new-yorkais ce soir...

 

Jusqu'à ce que j'aperçoive une limace sur le mur carrelé du métro.

(mini, mais limace quand même)

(l'automne est bel et bien là, qu'on se le dise)

(et les limaces aussi ont le droit de prendre le métro)

 

Y a-t-il des limaces dans le métro new-yorkais?

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 07:36

 

Dans la station de métro.

Le coude à coude entre les affiches

dans une lumière morte au regard égaré.

 

Le train arriva pour emmener

les visages et les porte-documents.

 

A la prochaine, l'obscurité. Nous étions assis

comme des statues dans ces voitures

qui dérapaient dans les cavernes.

Contraintes, rêveries, servitudes.

 

On vendait les nouvelles de la nuit

aux arrêts situés sous le niveau de la mer.

Les gens étaient en mouvement, chagrins et

taciturnes sous le cadran des horloges.

 

Le train transportait

les pardessus et les âmes.

 

Dans tous les sens, des regards

lors du voyage dans la montagne.

Et nul changement en vue.

 

Près de la surface pourtant, les bourdons

de la liberté s'étaient mis à vombrir.

Nous sortîmes de terre.

 

Une seule fois, le pays battit

des ailes avant de s'immobiliser

à nos pieds, vaste et verdoyant.

 

Les épis de blé arrivaient en vol

au-dessus des quais.

 

Terminus! J'étais allé

bien au-delà.

 

Combien étions-nous encore? Quatre,

cinq, à peine plus.

 

Et les maisons, les routes, les nuages,

les criques bleues et les montagnes

ouvrirent leurs fenêtres.

 

Tomas Tranströmer

 

 

 

Un peu de mal à écrire en ce moment, alors j'en profite pour partager ce poème dont la justesse et la modernité m'ont éblouie.

Je soigne mes envies de farniente à la poésie.

 

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:24

Le matin les backpackers se mêlent aux cadres pressés,

les sacs de voyage et les attachés-cases,

les visages froissés et les traits crispés

à égalité sous les néons blafards du métro.

 

Les nuits de mauvais sommeil, la tête contre la vitre,

ne semblent pas altérer l'impatience qu'ont les premiers

de déposer leur sac pour arpenter Paris.

 

Impatience qui gagne les autres le vendredi matin,

lorsque la perspective du week-end détend les figures.

La posture demeure un peu figée,

et le regard toujours fixé sur les écrans;

il n’y a pas d’heure pour la rentabilité…

 

Mais plane alors sur le wagon une vague odeur de conquête: une semaine de plus s'est écoulée.

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 08:06

- Il allait là à la mussu* Karim

- Ké** Karim?

- Mon ex

- Ah

...

(blanc dans la conversation)

...

Le bus s'arrête à un arrêt nommé "Castors".

 

- Hahahaha, castors!

- Kessjtavais dit avé des castors?

- Koi? Mais de koi tu parles là?

- Mais si, chatcastor, hamstercastor...

- Ah nan c'tait trop pas moi

- Mais si j'teuh dis! C'tait pas chiencastor? Ratcastor? Hahahaha

- Ah si t'as raison, mais ça m'stresse maintenant, t'aurais pas dû m'le dire!

 

Bénissez la bonté de la traductrice qui vous épargne une énumération sans fin de castors mutants...

 

Sans transition:

- J'ai trop envie d'm'achter le pantalon rose kon a vu là

- Ah oué?

- Oué... Mais ça fait pas trop salope, le rose?

(heureusement pour moi, je ne portais pas le mien ce jour-là)

(quoique... ça aurait pu être drôle)

- Nan trop pas...

- Koi?

- Nan trop pas, Céline elle a l'même

- D'ailleurs fô k'tu m'prêtes ton pantalon bleu, et j'te prête le noir

- Fô k'j'achète des pantalons noirs pour le stage, j'ai pas l'droit à autre choz

- Oué mais t'as vu t'as trô d'la chance quand même, moi j'dois porter l'tee-shirt Quick d'toutes les couleurs, là!

(mouhahaha)

- Elle devait pas v'nir avec nous, Jasmine?

- Oué mais après elle a dit k'ça la saoulait d'attendre, ça m'a saoulée

- Oué c'est clair

- Allez dégage ton pied, là!

 

 

Et encore, j'ai fait beaucoup de coupes.

 

 

* mussu = muscu, Note de la traductrice

** certaines expressions sont notées en phonétique dans le texte, afin de rester au plus proche de la réalité

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 08:00

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Il faisait doux, les oiseaux chantaient, le soleil brillait...

Un matin parfait.

Ou presque, car il fallait tout de même aller travailler.

Mais la douceur aidant, les sons mélodieux, la lumière... cela n'était pas si gênant.

 

J'en oubliais presque la brutalité de mon réveil.

(si passer de la "Harpe" aux "Grillons" n'était déjà pas une très bonne idée,

passer de "Grillons" "Guitare rythmique" l'est encore moins)

(l'ambiance MJC à même pas huit heures, c'est plutôt violent)

(ça, et l'impression d'avoir Patrick Bouchitey au pied de son lit)


Douceur nouvelle, miracle du printemps,

j'aimais à nouveau Paris;

aux oubliettes, les envies de fuite éperdues

et la poudre d'escampette...

 

Même le gris du métro et ses effluves d'ordinaire si déprimantes ne m'atteignaient pas.

Le sillage de Booster laissé par un jeune homme sur le quai me rappelait mes amours adolescentes,

(mais si, Booster de Lacoste!)

(hyper tendance de 98 à 2001)

(cette époque bénie où l'on pouvait sortir du lycée à 15h plusieurs fois par semaine)

et c'est avec un sourire que je vis le métro arriver

car (ô joie) la rame est  presque vide.

(déjà, je suis de bonne humeur)

(je ne vais pas en plus aimer mon prochain)

(faut en laisser pour l'été!)


Le bonheur.

 

Ou presque.

 

Car dans ma rame,

une dame,

au demeurant très chic,  

(comme quoi les apparences sont trompeuses)

(se rappeler pour la suite: se méfier des dames bien coiffées et apprêtées)

(trop clean pour être honnêtes)

se coupait tout bonnement les ongles,

au vu et au su de tous

et ce, pour être parfaitement exacte,

(attention)

(âmes sensibles s'abstenir)

(je vous aurais prévenus)

en débordant presque sur les genoux de la dame assise en face d'elle.

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 08:03

c'est qu'ils font naître en nous une paranoïa surannée.

 

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Mardi, 19h, ligne 4.

 

Une jeune femme blonde s'assied à ma droite.

Un premier coup d'oeil par-dessus son épaule m'alerte:

(oui je sais, c'est mal mais je ne peux pas m'en empêcher)

(le pire c'est que lorsque cela m'arrive, je me tourne vers le malotru sans-gêne, le regard courroucé et le soupir au bord des lèvres)

(mais la morale chrétienne a beau exiger que l'on ne fasse pas à autrui ce que l'on n'aimerait pas subir, je ne peux pas m'en empêcher)

(de toutes façons, j'irai en enfer... alors en attendant, pourquoi se priver?)

sa dernière requête Google est "Gare de l'est Paris Moscou".

 

J'ai du mal à déglutir.

 

Le second coup d'oeil (qui s'imposait étant donné les circonstances) m'achève: elle écrit en cyrillique.

 

Je ne peux plus déglutir du tout.

 

Elle est du KGB, j'en suis sûre.

(comment ça, le KGB n'existe plus?)

(fadaises!)

(comme les morts mystérieuses de tant de Kennedy, de Marilyn Monroe, comme la disparition de la soeur de Mulder)

(et la découverte de la pomme de terre par Parmentier)


Pourquoi me file-t-elle, je ne le sais pas encore.

Mais quelque chose me dit que je ne vais pas tarder à le savoir...

 

Car cet homme là-bas, a un comportement des plus douteux: il me paraît beaucoup trop absorbé dans sa lecture pour être honnête. C'est bien simple il ne lève jamais la tête! Il doit avoir des mini-jumelles cachées dans sa chevelure, reliées à un écran dissimulé dans son journal. C'est pour ça qu'il lit toujours la même page depuis six stations!

 

Et ce blond à l'autre bout du wagon! En plus d'une musculature particulièrement développée, son visage a une curieuse ressemblance avec Shark.

 

J'ai maintenant des difficultés à respirer, et je suis coincée dans ce fichu carré! Côté fenêtre en plus, ce qui accentue ma claustrophobie naissante.

Pourquoi, ô pourquoi me suis-je assis à cette place d'où je peux difficilement m'extirper?

(alors que je ne m'assieds jamais dans les carrés d'habitude, question de principe et de survie)

(sûrement une sordide histoire de phéromones)

(cf l'expérience de la salle d'attente: dans 99,9% des cas les femmes s'assoient sur ou juste à côté du siège où un homme s'était auparavant assis, libérant alors des phéromones qui attireront une heure plus tard les pauvres animaux que nous sommes)

(notre libre-arbitre n'est donc qu'illusion: tous nos comportements sont dictés par des réactions biologiques)

(votre petit ami si spirituel, si intelligent, si tout? revenez à la réalité: si vous partagez le même lit, c'est parce que chacun a trouvé le partenaire idéal et complémentaire pour perpétuer l'espèce)

(idem pour Roméo & Juliette, et tous les autres)

(non seulement cette loi biologique me déprime, mais je serai prête à poursuivre en justice celui qui m'a attirée dans ce satané carré!)

 

En proie à toutes ces angoisses biologicoppressantes, je remarque à peine que la jeune femme a quitté ma rame.

Les deux malabars aussi ont disparu.

 

Je reprends à peine des couleurs, lorsqu'un jeune couple russe vient s'asseoir en face de moi...

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:48

 

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We rose up slowly de Roy Lichtenstein, qui illustrait la couverture de Pour toujours de Judy Blume, que j'ai adoré... en quatrième.

 

Un matin de novembre, sur une mini-ligne vers 8h45, le wagon est infesté d'ados.

(je penche pour une classe de quatrième)

(vous savez cette classe qu'on a tous détestée)

(même Ophelia, la bombasse du collège qui sortait pourtant avec tous les beaux gosses)

 

Deux filles discutent:

(par avance, pardon pour la ponctuation)

(mais, dans un souci d'approche naturaliste du sujet, je me suis efforcée de retranscrire les dialogues au plus près de la réalité)

(les notes entre crochets sont des ajouts de la traductrice pour une meilleure compréhension des événements)

- "Non mais tu vois alors je prenais ma douche, et genre son pote, tu vois, un pote un peu gros mais avec un beau visage, tu vois, moi j'aime bien les beaux visages, son pote il me voit et il l'appelle quoi, mais vraiment pas discret tu vois?

- Hinhin;

- Et là du coup il arrive il me regarde en train de me doucher tu vois < la scène se déroulait à la piscine, pas de panique >, alors du coup je me suis trooop bien lavée tu vois? <mimes> (c'est vrai que sa copine a l'air débile, elle ne sait certainement pas comment on se lave, pardon comment on se lave troooop bien)

- Hinhinhinhin;

- Ah oué j'étais trop fière de moi, hein, (quoi? mais fière de quoi? toutes ces luttes féministes pour ça???!!!???) et après je suis allée dehors avec ma serviette, et ils jouaient au ballon tu vois?

- Hinhin;

- Et ils faisaient trooooop exprès de faire tomber le ballon juste à côté de moi, et à un moment il m'a demandé si je voyais le ballon, et si je pouvais lui rendre;

- Hinhinhinhin;

- ... (mon esprit a décroché, je repensais à sa fierté à la douche; ça me tracassait) Mais comme il avait dix-sept ans tu vois il travaillait tout l'été." (non mais est-ce qu'au moins il avait un scooter?)

Là j'avoue j'ai complètement décroché quand j'ai réalisé que depuis quinze minutes elle racontait un épisode qui s'était déroulé l'été dernier...On est en novembre, la rentrée est passée depuis longtemps!

Déjà que c'est long et violent au niveau du langage, alors si en plus il n'y a même pas de sensationnel...

 

 

Le même jour, vers 19h sur un quai relativement vide (si si, ça arrive parfois) (tout dépend de la ligne).

Dans le coin qu'un distributeur de friandises à la peinture écaillée forme avec le mur d'une couleur douteuse, un jeune couple entrelacé se roule soigneusement de grosses galoches dans le sens des aiguilles d'une montre.

Le métro arrive, la fille monte dans la rame, il quitte le quai; ils ne se disent pas au revoir.

 

 

Du wagon au quai d'une autre ligne, deux garçons discutent:

- "Nan mais t'as vu moi j'connais du monde!

- Mais tu veux la pécho ou pas?

- Nan mais moi je connais du monde, mon gars;

- Mais tu veux la pécho ou bien?

- Nan mais moi...."

 

 

J'ai remis mes écouteurs.

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 19:28

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Ou comment enchaîner en moins de deux heures un palmarès flamboyant:

 

• Une surpopulation inquiétante, avec un taux de densité au mètre carré absolument terrifiant en termes d'hygiène et de liberté individuelle (de ses mouvements).

(parce que, sachons-le, on n'est jamais collé-serré avec Brandon ou Brenda)

(mais plutôt avec Robert qui vient de faire un déménagement et qui apparemment est passé à côté d'une des inventions les plus révolutionnaires de notre siècle)

(le déodorant)

(fonctionne aussi avec Micheline et le dentifrice)

(malheureusement on ne choisit pas)

(et déjà si on ne se prend pas une main déplacée on peut s'estimer heureuse)

 

• A nouveau la même densité effrayante (parce qu'à deux, c'est mieux), comme quoi changer de ligne ne résout pas tous les problèmes.

(une philosophie de vie à retenir, m'sieurs dames)

(life is a lonesome way, and)

(bref, vous avez compris)

 

• Une de mes préférées: la 12 et ses wagons remplis de mâles dominants de retour d'un obscur salon Porte de Versailles. En général ces messieurs sont un peu alcoolisés (le champagne mousseux Listel coule à flot sur les stands moquettés de bleu), ont l'humeur coquine avec toutes les demoiselles ayant le malheur de partager leur wagon, le regard bovin et les pupilles dilatées; on imagine aisément la fin de la troisième mi-temps, heu pardon, de la soirée: "S'cusez le, mamzelle, HIPS", "Beniléoulnouvodirecteuhrcômcialdlaraigion???", "C'est quand l'heure de l'apéroooooooooo??????????"... (soupir)

 

• On enchaîne avec le massacre de Julio Iglesias à l'accordéon (je ne le porte pas spécialement dans mon coeur, mais quand même!), puis en bonus l'indétrônable Besame mucho, décidément toujours aussi bien placé au Top 50 souterrain depuis cinquante ans au moins.

(mais pourquoi????)

(pourquoi sur une ligne où il n'y a pas de touristes mais que des parisiens gris qui font la gueule (dont moi) et rêvent de leur lit)

(et de silence aussi)

Heureusement, certains interprètes ont compris qu'il ne fallait pas tout miser sur leur voix, mais également sur le look, et cette fois-là la vision de cette paire de richelieus bicolores vernis (non, ce n'est pas trop pour une seule paire) m'a délectée.

 

• Un vieux papi libidineux (en sortie avec mamie, le caniche, et la chevalière, comme il se doit), et un couple fraîchement rabiboché (avis aux amateurs: si vous aimez le théâtre, vous pouvez vous quitter et vous retrouver sur le même quai à partir de minuit, parce que bon il faut quand même un certain laps de temps entre chaque rame pour avoir le temps de bien s'engueuler d'abord, puis de se réconcilier ensuite) plus tard, toute balade souterraine s'achève fatalement par le bouquet final: le vomi. Pendant ou après, peu importe; personnellement j'y ai toujours droit au moins une fois par semaine.

 

 

Article non sponsorisé par la ville de Paris

 

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 10:46

tumblr_lm60m6L06m1qb3p76o1_500_large.jpgJ'ai oublié mon ipod au bureau.

 

Ça a l'air de rien comme ça, mais en fait c'est l'angoisse.

Dans le métro ça prend carrément une tournure dramatique.

Et à l'heure du dernier métro ça devient tragique.

 

Du coup j'écoute les gens (un peu comme d'habitude en fait, mais là je suis plus assidue) (et puis ça m'évite de voir Gary qui fait pipi dans un coin) (ce qui est un véritable facteur cafardesque) (ah si on pouvait tous avoir des fleurs à l'intérieur, tout serait quand même bien plus simple) :

- le couple établi: "c'était une bonne soirée";

- les jeunes gens sages qui s'endorment poliment en souriant;

- les bandes de filles/de blancs-becs survoltés parce que passablement éméchés, dont nous censurerons les propos par respect pour l'espèce humaine;

- le couple d'un soir: "c'est là ta maison?"

 

J'envisage sérieusement de faire carrière aux RG.

 

 

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