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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 08:14

Depuis une quinzaine de jours, mon quotidien est particulièrement austère.

(ne va pas t'imaginer, ô lecteur, que je traverse une crise spirituelle nécessitant un recentrage sur les vraies valeurs de la vie)

(le port du collier, l'usage de la charette et la lampe à pétrole)

(rien de tout cela, je suis juste hyper busy quoi)

(NDLR: prononcer "bisy" avec l'accent parisien)

(ben oué j'suis overbooked, blindée, charette)

(comme quoi on revient à la charette)

(l'amishitude me fait tourner en bourrique, c'est pour ça)

(pour la charette, la bourrique?)

(...)

 

Heureusement il y a dans la vie des micro-événements qui pimentent notre quotidien.

(même notre quotidien d'Amish)

(comme un noeud rouge au cou d'une bourrique, par exemple)

 

D'abord, je me suis rendue compte que les aliments composant mes repas avaient de plus en plus souvent une seule et même couleur: le vert.

(comme l'espoir?)

(mais non, comme la couleur des prés où paisseront mes vaches quand j'irai vivre avec les miens à Amishville)

(ou bien le vert complémentaire du noeud rouge de la bourrique)

La première fois, c'est amusant; la deuxième, aussi (le fameux comique de répétition); puis cela devient angoissant.

Qu'est-il advenu de mon libre arbitre?

Sophie Calle a-t-elle pris le contrôle de mon cerveau?

Qui me manipule?

Autant de questions qui resteront sans réponses.

(à l'heure où nous bouclons cet article, ces interrogations n'ont toujours pas trouvé de réponses)

(mais la victime a vu le rythme des repas verts s'espacer)

(le ministère essaie - sans succès - d'étouffer la rumeur naissante d'une éventuelle menace verte)

(une affaire à suivre dans tous les cas)

 

Ensuite, j'ai rempli un formulaire où il fallait rayer la mention inutile: Madame ou Mademoiselle?

Si j'ai d'abord eu l'impression de transgresser un interdit, de remonter le temps, un frisson m'a ensuite parcouru l'échine.

Ne s'agirait-il pas d'un test, d'une mise à l'épreuve?

Que devais-je rayer?

Et surtout: qui était derrière tout ça?

La menace verte?

(à ce stade de l'enquête nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer cette théorie)

(mais il faut ne faut négliger aucune piste)

 

Ou bien s'agissait-il de ceux qui ont neutralisé ma box une après-midi durant, me causant frissons et sueurs froides?

(une après midi-marseillaise, soit moins d'une heure)

Etais-je punie? De quoi?

Pourquoi les plombs avaient-ils brusquement sauté, sans raison, mettant ma box à mal?

Devais-je y voir une allusion fine à l'éventuel destin de mes propres plombs?

(le syndrôme de persécution est fréquent chez les individus souffrant d'amishitude aiguë)

(il disparaît en général dès la fin de la crise)

(crise dont la durée varie d'un individu à l'autre)

 

Il est temps pour moi de fuir ce monde moderne!

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 07:58

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J'aime être à contre-courant.

(partir à droite quand tout le monde part à gauche)

J'aime rester à contre-courant envers et contre tout.

(parce que j'ai raison de partir à droite)

J'aime râler contre celles qui sont à contre-courant.

(partir à gauche quand tout le monde part à droite, non mais quelle idée?!?)

J'aime râler contre celles qui restent à contre-courant envers et contre tout.

(persuadées qu'elles sont d'avoir raison)

(n'importe quoi)

(il faut savoir admettre ses erreurs)

 

J'aime rire des rares hommes qui s'aventurent à la gym.

(et de leur incapacité à coordonner leurs mouvements)

(et lorsque par miracle ils y parviennent, il est alors temps de changer de mouvement)

(mouhahaha)

J'aime rire quand on leur intime publiquement l'ordre de faire les pompes sur les pieds.

(et non sur les genoux comme nous autres pauvresses)

(discriminante, la gym?)

(les clichés dans le milieu sportif, mythe ou réalité?)

J'aime voir la sueur (du stress et non de l'effort) perler sur leur front à ce moment fatidique où ils se doivent de garder la face devant la faune gymesque (féminine à 99%, le pourcentage restant étant en général représenté par le professeur qui, par définition, sait faire de vraies pompes).

 

J'aime faire partie de cette secte où les professeurs n'ont de cesse de s'accueillir en poussant de petits cris perçants et en s'embrassant sans fin:

(comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis des années)

(ou qu'ils avaient survécu à une catastrophe nucléaire, ou encore à un enlèvement dans la jungle colombienne)

(essayez avec vos collègues demain, vous me remercierez du résultat)

"Oulala qu'est-ce qu'on est content d'être là, c'est tellement bien hein, t'as vu mes nouvelles baskets?"...

J'aime suivre leurs amours comme un épisode de Dallas.

(et lancer de fausses rumeurs aussi - "je crois qu'X n'est plus avec Y mais avec D... si si je te jure, ou alors il la trompe: il lui a pris la main!")

(mais prendre la main, est-ce tromper?)

(...)

J'aime rire en prenant conscience de nos mouvements ridicules, exécutés tant bien que mal, avec plus ou moins d'adresse, mais en général sans grâce aucune.

J'aime perdre le contrôle et être manipulée par un(e) prof allumé(e) acharné(e), dont le charisme parvient à me faire oublier le ridicule de la ma notre situation.

(je crois que c'est le moment où je réalise que je suis en train de me faire piéger)

(mais je ne peux pas résister)

(il faudra qu'Harvey Keitel vienne me délivrer)

 

J'aime gambader dans la rue après, les endorphines me donnant des ailes...

(et me permettant d'occulter la rougeur de mes joues, mon humidité capillaire et mon sac de sport sans allure)

 

... jusqu'à ce que je croise un banc de jeunes belles et beaux, archi-branchés jusqu'au bout des ongles, sirotant des coupes de champagne sur le trottoir.

 

Un vernissage sans doute.

Le rouge de leurs joues est siglé, leur capillarité maîtrisée, et leurs apprêts soignés.

 

Et feues mes endorphines oubliées.

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 08:04

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Pompons de babouche marocains, disparus mystérieusement l’un après l’autre sans laisser de traces. Aperçus pour la dernière fois dans mon salon, durant la dernière semaine de Février.

(comme si j'avais un salon)

(comprendre: dans mon salon/salle à manger/chambre)

(on fait ce qu'on peut, hein)

 

Si je vous dis alors que vendredi dernier la matinale de France Culture était diffusée depuis Moscou,

 (ils me poursuivent je vous dis)

(quoi ? une élection ? quelle élection?)

(vous devez faire erreur, croyez moi sur parole : j’ai mes sources)

qu’à la place de mon Brice Couturier habituel

(dont je viens de découvrir le visage, incapable de résister à la tentation)

(il y a des jours comme ça où la googlisation exerce un attrait auquel on ne peut se soustraire)

(grossière erreur dans mon cas)

(je pensais qu’il était jeune !)

 (les voix radiophoniques doivent rester des voix sur lesquelles calquer tous nos délires)

(Jérôme Garcin et Philippe Meyer exceptés)

(bref)

 un journaliste russe a fait une chronique sur le FSB (successeur du KGB),

et que ma poupée russe me regarde d’un œil noir,

qu'en dîtes-vous?

 

...

 

Je me suis vengée en tuant l’araignée de ma salle de bains, elle avait un comportement suspect.

On n'est jamais trop prudent.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 08:13

Je n'ai acheté que deux livres à la librairie.

(bon d'accord, j'en ai commandé deux)

(mais même en additionnant les quatre, on est loin des cinquante euros traditionnels)

(je dirais même plus, bien loin)

 

Je suis ressortie de chez Sephora avec le démaquillant dont j'avais besoin, et c'est tout.

(et pourtant, j'ai essayé une crème de jour, un peu traîné au niveau des vernis)

(tout en me répétant que c'était mal, que je n'en avais pas besoin, que j'en avais déjà plein)

(la dame de la caisse trouvait pour sa part que c'était mal de repartir avec un seul article seulement)

(enfin, le bien et le mal, c'est un peu comme les goûts et les couleurs, après tout...)

 

Je suis allée chercher mon chéquier à la banque.

(le pauvre m'attendait depuis environ soixante-dix jours)

(en même temps le samedi matin en général je préfère dormir)

(plutôt que d'aller faire la queue à la banque pendant un quart d'heure)

(enfin, chacun ses choix)

 

 

J'ai beau chercher, je ne comprends pas ce qui m'arrive.

 

Une petite tendance à l'auto-punition suite à mon comportement épouvantable?

Un pragmatisme impressionnant face au découvert qui me gagne?

Un refus masqué de la société de consommation

Ou bien, ce qui m'angoisse le plus:

serais-je en train de devenir une adulte raisonnable?

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 19:50

the cell by naoko tori-d35sd0x largebéni, puis haï, à nouveau béni, pour être haï à nouveau, finalement chéri,

(pas bien sur le dos, pas bien sur le ventre)

(j'veux dormir, j'veux respirer, j'veux arrêter de tousser)

(ni avec toi ni sans toi...)

 

depuis mon lit malmené donc, j'ai réalisé...

 

... que le fantasme (malsain, sans aucun doute) de la maladie qui m'a poursuivie toute mon enfance n'avait rien, mais alors vraiment rien de sexy;

(quand j'étais petite, j'adorais jouer à la mourrante crachant ses poumons, un linge humide sur le front, révélant des aveux terribles d'une petite voix faiblarde - "C'est moi qui ai tué John Duchesne il y a quinze ans", ou les soirs plus sentimentaux "Dis à John que je ne l'ai jamais oublié", voire même "La solution réside dans la clé" les soirs de grand mysticisme)

(allez savoir pourquoi...)

(en vrai, cracher ses poumons est juste douloureux, le gant humide finit souvent par mouiller l'oreiller et à part "j'ai mal/j'ai sommeil/j'en ai marre" je n'ai pas trouvé de tirade plus inspirée)

 

... qu'un chat, ça dormait quand même beaucoup;

(vraiment beaucoup)

(le nombre d'heures de sommeil est-il proportionnel au nombre de poils perdus chaque jour?)

(la fièvre provoque chez moi des questionnements non seulement très sérieux mais utiles, voire même indispensables, à l'élévation de nos débats de société)

 

... que ma babouche droite était moins blanche que la gauche;

(mon pied droit serait-il plus sale que le gauche?)

(faisant fi de théories et croyances millénaires selon lesquels le côté gauche est impur)

(cela mérite débat, me semble-t-il)

 

... que si Ryan sonnait à la porte, je serais obligée de faire la morte, ou de l'envoyer paître;

(même si cela devait me déchirer le coeur)

(encore une fois la fièvre a fait son petit effet)

(sans blague)

 

... que la maladie saisonnière engendrait souvent une totale régression; 

(envie de regarder de vieux Walt Disney)

(envie de se faire dorloter)

(j'ai fini par lire "Tu ne dors pas, petit ours" donc bon... ahem...)

 

... que l'aventure extrême n'était pas si loin: se laver, se nourrir, se soigner; autant d'actes a priori banals qui prennent alors des allures d'expédition de survie;

(d'où des calculs pour rentabiliser au mieux ses mouvements, économiser son énergie...)

(sans parler de la force mentale)

(je suis prête pour Quantico)

 

... que manger de la soupe à chaque repas ne rendait pas forcément aimable;

(par contre, la guérison, oui, bizarrement)

 

... qu'un petit horoscope n'aurait pas été de refus;

("un début de semaine flamboyant")

(hahahaha)


ne serait-ce que pour m'aider à le quitter maintenant, ce lit chéri,

d'où je voyageais en Polynésie avec Melville cet après-midi,

d'où je comptais les étoiles de mon plafond,

d'où je voyais le ciel si bleu dehors, sans me sentir vraiment concernée...

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 08:03

iphone_299_large.jpgLili Galipette souhaite fouiller dans mon sac...

Histoire de voir si son contenu pourrait dévoiler à un(e) inconnu(e) que j'ai une double vie sur le net...

(alléchante proposition, n'est-il pas?)

(personnellement je suis très curieuse du contenu des sacs des autres, de leurs petites histoires et de leurs manies...)

(des fois il y en a même que j'aimerais suivre)

(c'est mon petit côté Sophie Calle)

(le jeudi, c'est arty)

(bref)

(vous avez remarqué à quel point ce mot est devenu indissociable de la tête du héros de la série du même nom?)

(pas terrible au niveau de la sexytude)

(voilà pourquoi il vaut toujours mieux privilégier l'artytude, envers et contre tout)

(n'importe quoi)

(c'est parce que j'attends Shabbat depuis lundi)

(bref)

(mouhahaha)

 

En bonne blogueuse que je suis,  je suis censée avoir entre cinq et dix outils et/ou sources d’inspiration dans mon sac à main.

(preuve est faite que je suis une mauvaise blogueuse, j'en ai deux, parfois trois...)

(mais je ne me sens pas disqualifiée pour autant)

(j'adore ces exercices)

(qui de surcroît me sauvent quand je n'ai aucune idée d'article, et qu'il est plus de 23h...)

Je dois ensuite taguer au moins sept personnes, indiquer le site qui vous a tagué, et l’informer de la remise de votre copie.

(je suis une mauvaise blogueuse et une mauvaise élève, car j'annonce d'emblée que je ne taggerai personne)

(je suis pour la liberté du tag, moi, Madame)

(et à deux mois d'un certain scrutin j'estime quil est important, voire nécessaire, de camper sur ses positions)

Titrer le post « Nom de votre site » dans mon sac…

(décidément très mauvaise élève)

(c'est mon côté anarchique)

(ça va avec l'artytude, la liberté du tag, la rebellion, tout ça)

(vous aussi, vous avez envie que je sois en week-end, n'est-ce pas?)

Remettre ces règles dans le post.

(bon ça c'est le seul truc que j'ai vraiment fait)

(nan parce que parfois il faut faire des concessions)

(car c'est aussi ça, la vraie liberté)

(n'importe quoi)

 


Bref, j'ai vidé mon sac.

(haha)

(en plus c'est pas comme si j'étais la première à la faire, celle-là)

(mais le jeudi, c'est permis, puisque c'est presque vendredi)

(et le vendredi, tout est permis)

(c'est mon patron qui l'a dit)

 

Mon ami Freud pourrait vous expliquer sans peine pourquoi mon sac est une extension de mon nid, de mon intimité, voire même parfois de mon essence, et ce que cela signifie.

Mon attachement totalement inconsidéré pour ce prolongement de mon être peut entraîner un début d'hystérie si l'objet de mon affection vient à disparaître de mon champ de vision. Rien que d'imaginer que l'on pourrait à nouveau me l'enlever me donne des frissons.

(et oui, deux ans et demi après le vol de mon sac, le seul jour de ma vie où je l'avais suspendu à mon dossier, m'a laissé des séquelles irréversibles)

(et un vide épouvantable)

(je n'ai toujours pas fait le deuil de mon cachemire préféré)

(voilà)

 

Ce petit côté Bernadette Chirac "jamais sans mon sac" est assez difficile à gérer au quotidien, et s'accompagne souvent du "jamais une seule pochette de mon sac ne manquera à l'appel".

 

Donc jamais sans...

 

... mon portefeuille

(mes papiers, mes papiers, où sont mes papiers?)

(et ma carte, elle est où ma carte?)

 

... mon porte-monnaie

(ma cassette! ma cassette!)

(et parce qu'on ne mélange pas la ferraille et les cartes)

(et oué)

 

... ma pochette à chéquier

(et à stylos aussi)

(parce que c'est important, les stylos, mais sans pochette ça peut fuir et faire des taches)

(et oué)

 

... ma pochette à stick hydratant, rouge à lèvres, roll-on aux huiles essentielles

(parce que je suis une jeune citadine moderne)

(et comme toutes les jeunes citadines modernes j'ai plusieurs vies dans la même vie, et plusieurs journées dans une journée)

(j'ai donc besoin de me sentir hydratée, détendue et belle en même temps)

(hahahaha*)

(* rire d'idiote, NDLR)

 

...mon Moleskine

(lui, il est vraiment sacré, donc on ne rigole pas)

(...)

(vraiment pas)

 

... mon iphone♥ 

(c'est vrai qu'on n'a pas encore dépassé le cap des trois mois de passion...)

(... mais j'y crois)

 

... mon ipod

(mon premier amour, dont je n'arrive pas vraiment à me défaire)

(en même temps, quand on a un ordi d'un autre temps incompatible avec son iphone, on n'a pas vraiment le choix)

(et puis j'ai toujours été favorable à la polyandrie)

 

... mes mouchoirs

(parce qu'on ne sait jamais)

 

... ma pochette "lapin"

(pour faire plaisir à Lili Galipette)

(et parce qu'on ne sait jamais)

 

... la pochette de mon câble Apple

(oui je sais, j'ai une pochette pour tout)

(et alors?)

(je ne vois pas ce qu'il y a de pathologique à cela)

 

... mon passe Navigo

(pour pouvoir utiliser ma pochette de jeune citadine moderne)

(merci de voir ci-dessus)

 

... des chewing-gums, des bonbons à la menthe

(parce que comme disait la dame de la pub, c'est important d'avoir confiance en soi)

 

... un miroir de poche

(ça évite de se mettre du rouge à lèvre sur les dents)

(ou le nez)

(no comment)

 

photo-copie-2.JPG

 

Et parfois un livre.

Parfois seulement, car la jeune citadine que je suis a la chance de ne pas arpenter de trop longs couloirs de métro, et  ne parvient pas à s'arracher au spectacle vivant qu'offre ce moyen de transport.

Je préfère écouter de la musique et des podcasts, et me couvrir de ridicule en rigolant toute seule lorsque cela s'étripe au Masque.

 

Et un éventail en été.

 

Et bien d'autres choses.

 


Que de bavardages, n'est-ce pas?

Et vos sacs, que recèlent-ils?

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:03

On m'a offert un lot de vieilles cartes postales.

Elles étaient jolies, surtout ces deux-là.

 

photo-copie-1

 

J'ai regardé au dos, curieuse de leur provenance... il s'agissait en fait d'un seul envoi.

 

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Quand on est amateur de vieilles cartes, on tombe souvent sur des cartes qui ont une petite histoire.

Mais jusqu'à aujourd'hui,

(enfin pas vraiment aujourd'hui puisque je vous rappelle que là exactement je suis dans le désert)

(vous me détestez, hein?)

(je ne m'en lasse pas)

j'avais plutôt l'habitude des "Bons baisers de Pont-Aven" et autres "Affectueuses pensées du Vercors". Parfois un peu plus développées mais toujours des cartes de politesse, d'information; la bienséance avant tout.

 

Je n'étais donc pas vraiment préparée à ce genre de découverte.

Je n'ai pas pu m'empêcher de tout lire, bien évidemment.

 

Datée du 20 Janvier 1985, soit quelques jours avant ma propre naissance, il s'agit d'une lettre d'anniversaire d'un père à sa fille.

Ce n'est pas une lettre ordinaire, on devine entre les lignes que tout n'est pas simple entre ces deux-là, que la vie semble difficile pour cette Florence qui semble tenir les gens à distance et éluder nombre de questions.

 

Cette lecture, même si j'avais un peu l'impression d'avoir fait intrusion dans une histoire qui ne me regardait pas, m'a émue.

C'est bête, hein, mais les mots de ce père qui cherche à rattraper sa fille, tout ce que j'ai imaginé autour de cette fille (son visage, sa vie, son appartement, ses espoirs...), ça m'a touchée, remuée.

 

Et aujourd'hui je me demande ce qui s'est passé cette année-là, si elle a accepté la visite de son père, si elle est devenue plus heureuse, et ce qui lui est arrivé pour que cette lettre me tombe entre les mains vingt-sept ans plus tard...

 

Car des lettres aussi personnelles, on ne s'en débarasse pas comme ça, on les garde souvent dans des boîtes qu'on empile au fond des placards.

On retombera dessus des années plus tard, ça nous fera tout drôle.

 

Ou quelqu'un d'autre tombera dessus, et se demandera ce que l'on est devenu.

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 22:46

(ou une folle histoire de chaussettes)

 

C'est faire la preuve d'une abnégation suprême.

 

C'est accepter douloureusement que la coquetterie du mois sera ce superbe pantalon de trekking,

(heureusement les genoux sont préformés)

(je suis une sportive maintenant, donc sensible à ce type d'argument)

(en fait il est surtout noir, ce pantalon)


et la fantaisie cette charmante frontale...

(heureusement elle existait en noir)

(coordonnée au pantalon... en randonnée aussi on se doit d'avoir un minimum de classe)

 

C'est subir de violents chocs visuels.

(le sol est vert, les néons crus et dans les rayons les gammes sont... comment dire... saturées?)

(c'est bien de vouloir copier Patagonia les mecs, mais pourquoi en cyclamen?)

(et puis qui aurait envie de payer 100€ pour une veste bleue?)

(bleu Décathlon exactement)

(il y a sans doute eu une réunion: "cet hiver les mecs, retour aux sources, on met en avant les codes de la marque, je veux du bleu partout!")

(... ahem...)

 

C'est se soumettre à une logique... différente.

(pas moins de trois rayons différents pour les chaussettes, selon le sport)

(ça change du rayon accessoires où les bonnets tutoient les écharpes)

(et où les culottes fricottent avec les chaussettes)

(on en revient toujours à ces satanées chaussettes)

 

C'est aussi le moyen de tester son endurance,

(j'ai tourné pendant vingt minutes avant de trouver les bonnes chaussettes)

(après j'ai réalisé qu'il me fallait un caleçon pour la gym)

(caleçon se trouvant au rayon fitness... à l'autre bout du magasin)

(je dirais même plus: à l'extrême opposé)


de mettre sa fierté de côté,

(quand on se décide à demander à un vendeur où sont ces @#!$* de chaussettes de randonnée, et qu'on réalise qu'on vient de passer devant trois fois au moins)

(...)

(heureusement les vendeurs sont toujours gentils)

(et ne se moquent pas)


et de s'instruire.

(en faisant une analyse comparative des 1er et 2nd prix du rayon chaussettes)

(j'ai bien évidemment choisi le premier prix)

(je préfère conserver mon pouvoir d'achat pour des choses beaucoup plus jolies)

(et sans doute beaucoup moins confortables aussi)

(mais il faut souffrir pour être belle, c'est ma mère qui l'a dit)

 

C'est aussi une épreuve de bravoure, parce que traverser tout Paris un sac Décathlon à bout de bras, comment dire...

 

Je crois que je suis prête pour les bérets verts.

 

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(à prendre au second degré, bien évidemment)

(mon père était prof)

(ce serait bête d'être déshéritée sur un malentendu)

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:07

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Déjà que c'est l'angoisse d'aller chez le vétérinaire...

 

♦ Tout le monde vous parle dans la rue.

"- Ah c'est lourd un minet comme ça... Moi quand j'amène mes oiseaux chez le vétérinaire...;

- MEEEOOOOWWW!!

- Ah et puis ils n'aiment pas ça, hein"

(sans blague)

(en même temps je n'aime pas trop ça non plus, hein, me scier les doigts avec une @#!*♣!!! de cage en osier)

(c'est pas parce que j'ai un chat que je suis une fille sympa)

 

♦ Le stress monte pendant tout le trajet.

(je vais donc en avoir pour 100€ minimum...)

(@#!*♣!!!)

(et si c'était encore plus cher?)

(à combien chiffrer mon attachement félin?)

(rappelez-moi de ne jamais me reproduire)

 

♦ Une fois qu'on y est, c'est un peu comme un autre monde...

Un monde où la hiérarchie des événements est... différente.

"Wanda! Wanda arrête de sauter sur la cage enfin!"

(NDLR: Wanda est un chien à face écrasée et aux longues oreilles qui doivent ramasser la poussière et bien d'autres choses à mon humble avis)

"Excusez-la, Wanda adôôôôôre les chats, hein Wanda?"

"Wanda, tu me fatigues, Wanda tu m'épuises... Pourquoi tu aimes les chats à ce point, Wanda?"

(...)

Un monde où les codes sont différents...

"Vous êtes d'accord pour l'échographie? Et au cas où l'on ne verrait rien, pour la radio? Je vous donne quand même les tarifs... ça ferait donc -BIP-"

(NDLR: montant censuré car particulièrement indécent en ces temps de crise)

"Bien sûr si votre ex-mari peut passer dans l'après-midi, ce serait mieux"

(Une garde partagée pour un chien???)

(...)

(ça me rappelle Catherine Frot)

Un monde où la solitude est extrême...

"- La date de naissance de votre chat?

- ... Euh... elle a quatre ans... euh... c'est en mars... euh non elle va en avoir cinq... euh attendez, je vais vérifier dans le carnet de santé."

(ahem)

(rappelez-moi de ne jamais me reproduire)

"- Et vous lui donnez quoi à manger?

- Euh... des croquettes de grande surface, sans marque (moins d'1€ le paquet, soit dit en passant);

- Je vois...

- ...

- Et vous consultez régulièrement?

- ... Euh... non... euh... enfin quand il y a un problème...

- ... D'accord...

- ..."

(c'est le moment où le rendez-vous prend une dimension psychanalytique)

(c'est le moment où je prends le pauvre vétérinaire pour un psy)

 

 

Bref, comme si tout cela ne suffisait pas, je reçois depuis une multitude de spams me proposant de me rembourser mes factures félines... Alors que je n'ai jamais évoqué ce sujet par mail!

 

Brrr.....

 

Je crois que je préférais encore les pantins maléfiques de R.L.Stine au grand méchant Google...

 

 

 

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:13

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Après avoir longuement hésité à procrastiner cette rude mission,

(en même temps après être sortie en vrac de Shame)

(en ayant perdu mon bonnet)

(mon bonnet noir, mon tout premier bonnet, celui que j'ai acheté en arrivant à Paris il y a... six ans - *aouch*)

(parce que bon à Aix non seulement c'était un peu la honte le bonnet - se démarquer? plutôt mourir... - mais en plus on en avait pas fondamentalement besoin)


après avoir failli rater mon arrêt de métro toute tourneboulée par Shame que j'étais,

 

après avoir trouvé un remplaçant à feu mon bonnet noir,

(parce que non seulement j'ai horreur de perdre quelque chose,

- je m'attache à tout, et encore ça va mieux, parce qu'en CE1 je n'arrivais pas à me séparer de mes stylos bille... pathologique? vous avez dit pathologique?-

mais en plus je perds mon bonnet juste avant un week-end de grand froid)


j'avais juste envie d'un bain chaud, d'un bon film et d'une nuit au chaud.

 

...

 

Ma baignoire est un leurre,

je connais tous mes dvd par coeur,

et je n'allais quand même pas me coucher à 20h non plus.

 

...

 

Voilà comment je me suis retrouvée à faire tous mes paquets de Noël, ne remettant pas à demain ce que je pouvais faire le soir même.

(***APPLAUSE***)

 

...

 

Il y eut du suspense,

(vais-je avoir assez de papier cadeau pour tous les cadeaux?)

(la réponse est bien évidemment... non)

(mais bon déjà j'ai du papier cadeau, d'habitude je me débrouille avec du papier journal donc bon)


de l'action,

(un chat sautant sur le papier, mangeant les plastiques, faisant tomber le stylo par terre, semant ses poils sur le scotch)

(des glissades contrôlées sur le plancher)


du sang,

(j'ai continué à couper sans voir que c'était ma main et non le papier...)

(en plus le papier que j'ai choisi cette année est marron et turquoise, rien à voir avec la couleur de ma peau....)


du MacGyverisme,

(des calculs pour minimiser l'emploi de papier cadeau)

(du scotch-babouche)

(des méninges qui chauffent donc)


de l'art... disons... contemporain,

(je suis décidément archi-nulle en paquets)

(on dirait presque des compressions de César)


et aussi beaucoup de jurons plus ou moins fleuris.

 

 

Et comme je vous ai mis l'eau à la bouche ci-dessus, voilà mon cadeau de Noël:

 

MacGyver1.jpg

 

Merry Xmas!

 

 

 

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Published by leshumeursdeviolette - dans Disgressions
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