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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 22:18

Hier matin, en descendant jusqu'au métro, je suis passée devant un collège et j'ai dû me frayer un chemin au beau milieu de tous ces collégiens qui piétinaient devant les portes. Premier matin du brevet. Je me suis revue, tant d'années en arrière (je ne veux même pas compter), le premier matin du brevet, avec mon Eastpak, mes Puma et mon stress en bandoulière.

...

Une centaine de mètres plus loin, je suis passée devant une école, et là c'est toute une tripotée de gamins que je dois contourner, prêts à grimper dans le bus, le pique-nique sur le dos, pour la dernière excursion de l'année. Là encore, je me suis revue, en CP, mon pique-nique sur le dos, prête à grimper dans le bus pour Marineland.

...

Je me rappelle tellement bien mon enfance que c'en est presque effrayant. J'ai parfois l'impression de mieux me souvenir de ce que j'ai vécu et ressenti il y a des années  

(ah, la première fois que j'ai pleuré pour un garçon... j'avais sept ans; ma mère était désemparée, la pauvre, elle a dû se dire que sa pauvre chérie n'était pas sortie de l'auberge)

que de ce qui m'est arrivé il y a trois ans. Bizarre.


A ma décharge, il faut également savoir que j'ai récemment vu "Les mains en l'air", et ce film donne furieusement envie de redevenir un enfant, au moins pour un mois de vacances en Bretagne. A voir absolument; en plus la jeune héroïne est à croquer.


Plus les années passent plus je suis victime d'une furieuse envie de revenir en arrière, loin en arrière, voire même très très loin parfois.

Que les choses soient claires: je ne suis pas de ces adultes qui fantasment sur les couches et les biberons (dans un épisode des Experts la victime avait une chambre de bébé secréte, adaptée à sa taille, avec couches et biberons... brrrr).

C'est juste que parfois je suis en proie à une terrible nostalgie de cette période où mes préoccupations principales étaient d'avoir un amoureux/une meilleure amie/des billes & des pogs/une jupe qui tourne (bon ok je suis encore obsédée par les jupes qui tournent, ET ALORS?). Et je voulais prendre le bus toute seule, et aller au café, et faire mes courses "comme une grande".

Aujourd'hui ça me gonfle de faire mes courses "comme une grande", et prendre le métro toute seule ne m'amuse plus depuis longtemps. 


C'est pour ça que j'ai décidé que ça ne pouvait pas me faire de mal de me vautrer dans le rêve avec Frankie et Johnny ce soir.

Frankie-Johnny.jpg

 Et oui, bien évidemment, je me reconnais totalement dans Frankie (et pas uniquement parce qu'on a les mêmes Reebok).

Mais ça, c'est une autre histoire...

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:36

Cette fois c'est sûr, j'ai un don de divination.

 

Je devine toujours qui est le coupable avant Tim Roth.

 

Et ouais, je suis comme ça, moi.

Hyper perspicace.

Et non, non, et non, les séries ne sont pas cousues de fil blanc, c'est bien de ma perspicacité légendaire qu'il est question ici.

Ou bien de ma faculté cachée, qui étouffe de rester dans l'ombre et l'anonymat depuis toutes ces années...

 

Quoi qu'il en soit, rien n'égale le plaisir de battre Tim Roth sur son terrain. Heureusement pour lui, il ne se doute pas que, de mon salon - enfin, de mon unique pièce, n'oublions pas que je suis une jeune active parisienne -, je devine la suite avant lui:

"Mais Tim, enfin, c'est son fils, c'est évident!"

"C'est la psy, ma main à couper que c'est la psy!"

.. ça lui mettrait le moral dans les chaussettes, le pauvre. Et entre nous, il n'a pas tellement besoin d'avoir le moral dans les chaussettes, il est suffisamment perturbé comme ça.

En même temps, il va m'être difficile de le lui cacher plus longtemps. Il demeure malgré tout LE maître, et serait capable de débusquer ma planque parisienne.

 

Alors voilà mon deal, Tim, avant que tout ça n'aille trop loin :

Choix 1: embauche-moi, j'ai un don, je suis trop fortiche. Aucune intrigue ne résiste à ma perspicacité aiguë, à mon sens de la psychologie et de l'observation (pas mal cette phrase, je devrais la recycler pour mes futures lettres de motivation). Et je peux vous manger tous crus, toi et ton équipe, parce que:

- je suis à Paris, tu reconnaîtras que c'est quand même plus chic que Philadelphie, et moreover l'accent frenchy est so sexy, isn't it? ;

- j'ai peut-être des bureaux plus petits, mais qui dit petit dit moindres frais, je peux casser les prix si j'en ai envie;

- à moi toute seule, j'abats votre boulot à tous, je suis super balèze (oué oué oué, second round jeudi prochain, je suis prête, tu verras ça).

Alors embauche-moi, embauche-moi, embauche-moi, embauche-moi, embauche-moi s'il te plaît...............

 

Choix 2: présente-moi the Mentalist et on pourra (peut-être) trouver un accord. Parce que bon, le prends pas mal Tim, mais il est quand même vachement plus sexy que toi. Et lui au moins n'a pas l'âge d'être mon père. Bien sûr, il faudra nous aider à neutraliser John Le Rouge, je ne tiens pas à finir en macchabée aux ongles peints de son propre sang juste parce que je suis la nouvelle femme du Mentaliste.

Alors présente-moi, présente-moi, présente-moi, présente-moi, présente-moi s'il te plaît...............

 

Choix 3: trouve-moi le même mari qu'Alison Dubois, soit ultra patient, ultra gentil, ultra attentionné, ultra compréhensif, ultra amoureux, ultra tout sauf chiant.

Mais en plus beau steuplé.

Et aussi: qui ne dorme pas avec un tee-shirt antisexe.

Alors trouve-le moi, trouve-le moi, trouve-le moi, trouve-le moi, trouve-le moi s'il te plaît...............

 

Et je te ficherai la paix!

...

J'attends.

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 16:10

 

… où rien ne va.

Où plutôt : où tout va de travers.

Où tout me fait mal, où tout m’ennuie.

Où je voudrais partir en Australie.

 

Sans que je sache vraiment pourquoi.

 

Aujourd’hui, c'est le cas.

Gonflée à l’helium, je crois bien que je tuerais pour m'envoler par la fenêtre du bureau...

Et je flotterais… jusqu’à Sidney !

ballons

 

Ça ira mieux demain.  

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 22:46

300_kmh.jpgJ'aime bien prendre le train.

Ou plutôt: j'adore prendre le train.

J'aime commander mes billets longtemps à l'avance, et j'aime les poser à leur place (maniaque? moi?).

J'aime qu'ils m'attendent, même si le départ est pour dans trois mois. Cette perspective n'est pas pour me déplaire.

J'aime arriver en avance à la gare (stress mon amour), j'aime être une des premières à m'installer à bord.  

J'aime sortir mes magazines (toujours les mêmes, spécial TGV: Biba, Cosmo, que du lourd quoi),

Parenthèse: un jour je lisais le supplément sexe du Cosmo à côté d'une dame... d'un certain âge qui lisait Pélerin magazine! Je ne saurais dire qui était la plus rouge de nous deux.

mon livre, mon ipod (parce que trois heures sans Vincent Delerm, c'est beaucoup trop long), mon écharpe (parce qu'il fait toujours froid dans le train)... Je me love contre la fenêtre, et je suis prête pour trois heures de bonheur, de lecture et de glande autorisés (culpabilité mon amour).

 

Sauf que.

 

On a beau avoir le choix: fenêtre ou couloir, voire même une place isolée quand on a de la chance (ou de l'argent, une raison de plus pour enrichir la Française des jeux jouer au loto), en haut ou en bas... on ne peut pas (encore?) choisir le wagon sans enfants.

Comme je suis une fille étonnamment chanceuse, je tombe toujours sur le wagon rempli d'enfants; au choix: famille nombreuse, retour de classe de neige... Trop de choix tuant le choix (c'est bien connu), je ne saurais vraiment pas désigner mon favori.

Le train de la joie (♬♪♫ de la vie, des amis ♬♪♫... hum) se transforme alors en train de l'angoisse, ambiance "Voyageurs au bord de la crise de nerfs".

Et c'est parti pour la minute scatologique (dont le champ sémantique varie en fonction de l'âge), suivie de la minute 1000 bornes ("le temps est écroulé Thomas, le temps est écroulé!!!"), pour finir (en beauté) avec la minute pétage de plombs (de la mère/du père/du gentil moniteur qui sature - en même temps, au bout de dix jours/ dix mois/ dix ans, je me mets leur place)...


Même en poussant le volume au maximum, je ne peux pas être en parfaite symbiose avec Benjamin Biolay et pleurer tout mon soûl dans mon écharpe...

Trop dur ma vie.

 

Heureusement pour moi, le temps finit toujours par "s'écrouler".

 

(ouf)


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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 22:57

coincidence-L-1

 

Oui, comment se fait-il que...

... lorsque j'apprends un nouveau mot je ne cesse de le lire et de l'entendre partout pendant au moins une semaine?

... le hasard me joue parfois des tours, et ce à répétition?

... que parfois il suffit que je pense à un événement (toutes proportions gardées, bien sûr) pour qu'il se produise? (ça m'arrive assez rarement, je ne suis pas Alison Dubois mais bon des fois c'est vraiment bluffant)

 

Je m'interroge car hier je me disais: "Il faudrait que je me renseigne sur Oxford, ça m'intrigue, j'aimerais bien comprendre comment ça fonctionne" (allez savoir pourquoi, je me pose tout le temps plein de questions sur tout, c'est pour ça que mon émission radio préférée est Les petits bateaux - Le Masque et la plume est hors compétition, ce ne serait pas du jeu).

Jusque là tout va bien.

Mais aujourd'hui, je reçois mon Télérama (et oui, je suis abonnée à Télérama, et accro en plus, j'aime le mercredi rien que pour ça; c'est comme Vincent Delerm, pas toujours facile à assumer, mais je jure que je ne suis pas une prof de lettres à colliers ethniques et grandes étoles), et là, que vois-je? Un article sur les coulisses d'Oxford!


Hum. J'en ai (presque) des frissons.


Comment dois-je le prendre?


Choix 1 ou L'irrationnel pour loi: le monde est fou (comme le collège! ... hum), voilà LA preuve supplémentaire qui convaincra les plus réticents.

Mouais. Un peu trop facile, là.


Choix 2 ou La paranoïa pour reine: on m'écoute, on me surveille, j'ai des implants dans le cerveau, j'en suis sûre. 

Mouais. Mais comme je ne suis pas Brad Pitt (sans blague), ça le fait moyen niveau crédibilité.

Pour les nuls en Brad Pitt, voir L'Armée des 12 singes.


Choix 3 ou La raison pure: pourquoi vouloir à tout prix interpréter ce qui n'a pas vocation à l'être?  

Mouais, peut-être le plus réaliste (mais chacun sait que la réalité et moi c'est pas gagné) mais ce n'est vraiment folichon.


Alors quoi?

...

Alors rien. Les coïncidences n'ont aucune signification, même Paul Auster l'a dit (et je ne sais pas pourquoi, je m'attendais plutôt au contraire de sa part), je cite: "Il n'y a pas de coïncidences, l'usage de ce mot est l'apanage des ignorants".

Et bing!

 

N'empêche, croisons les doigts, si ça continue je pourrais bientôt prédire les résultats du loto, ça me permettrait de payer mon tour du monde en trapèze volant.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 15:03
Aujourd'hui c'est dimanche (sans blague).
Et aujourd'hui, comme souvent le dimanche (surtout quand il fait gris et froid, comme aujourd'hui - MAIS C'EST QUAND LE PRINTEMPS???), je ne suis pas du tout téméraire et je traîne. Parfois c'est productif, parfois pas du tout, mais, dans un cas comme dans l'autre, ça me fait du bien, et je mesure la chance que j'ai d'entendre les oiseaux toute la journée, de n'avoir aucun vis-à-vis...
NDLR: bon ok, sauf pendant le mois de novembre, où j'ai beaucoup de mal à avoir ne serait-ce qu'une seule pensée positive; d'ailleurs je pense militer bientôt pour l'élimination pure et simple de ce mois maudit.

Et aujourd'hui, en plus de mes habituelles considérations métaphysiques dominicales, j'ai réalisé que le week-end prochain, c'est Pâques. Ce qui signifie que cela fera alors quatre ans que je suis ici.
Quatre ans! Cruel constat: les années filent, le temps m'échappe, bref, il est vraiment temps de commencer la crème anti-rides.

(soupir)

Je me souviens de ma première nuit: les cartons qui attendaient sagement leur heure dans un coin, la bibliothèque vide, les murs blancs. Les plombs avaient sauté, je n'avais pas trouvé ça très drôle. J'avais du mal à rester calme, ça faisait tellement longtemps que j'attendais ça. Tout commençait, enfin.

Quatre ans plus tard, j'ai toujours l'impression que tout commence, enfin - peut-être devrais-je y voir le signe précurseur d'une pathologie?!!
Les plombs sautent encore de temps en temps (mais maintenant ça me fait rire), le piano est toujours dans l'entrée (je n'en joue toujours pas), les volets sont toujours rouillés...
Mais je m'y plais. Même si j'ai parfois l'impression que c'est un piège, une cage dorée, que ce confort est responsable de mon immobilisme, que si je n'avais pas tant peur de le perdre je ferais beaucoup plus de choses: trapéziste (mais j'ai le vertige), ambassadrice de l'Unicef (mais je ne suis pas Angelina Jolie), jet-setteuse (mais les soirées branchées m'ennuient), intermittente du spectacle (pourquoi pas?), touche-à-tout surdouée (actrice-chanteuse-danseuse, et puis j'aurais fait de la peinture aussi, comme Juliette Binoche)... Hum.

Mais, comme souvent, on n'est pas resté fâché très longtemps. Un coup de pinceau, et c'était reparti comme au premier jour! Il faut croire que soit j'aime les cages dorées, soit je suis maso.

Je me doute bien qu'il me faudra faire un jour mes cartons, tout décrocher, et m'en aller, mais je n'ai pas vraiment envie d'y penser, je préfère me dire que j'en ai encore pour cent ans, dans ma cage.
Et puis chacun sait que la réalité et moi, c'est pas gagné.


***


Et dans la série "Home sweet home", Vincent Delerm a c
omposé une chanson qui me plaît beaucoup (et oui, j'adore Vincent Delerm, on ne peut pas avoir que des qualités):
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 15:45
Il y a comme ça des petites phrases comme ça qui me mettent à genoux.
Des phrases de rien du tout, des phrases banales, que certains n'entendent même pas.
Des petites phrases anodines qui, l'air de rien, réduisent mes espoirs à néant.
 
" Mais il n'y a pas quelque chose que tu aies vraiment envie de faire? "
...
" Je vais bientôt partir "
...
" Et ton boulot, ça va? "
 
... Euh ...


noir c'est noir copie
 

Et là, en une fraction de seconde, la réalité me rattrape.
Cruellement, bien évidemment. 
Avec son lot d'interrogations, bien entendu.
Et de réflexions absolument non productives, comme d'habitude.



J'étais bien, dans le désert.
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 17:28

manege.jpg                                


… jusqu’aux prochaines vacances
... jusqu’au prochain voyage
... jusqu’à la prochaine valise que je fermerai


                             ***

          Jusqu’à ma prochaine évasion !

 

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