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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 15:38

La faute à ce mois de Novembre, difficile comme à son habitude.

(le seul point positif, c'est que ce sentiment semble universel, un nombre incalculable d'individus souhaitant purement et simplement éliminer ce mois maudit du calendrier) (enfin, tous sauf ceux dont l'anniversaire tombe en novembre) (quelle angoisse, naître en novembre, quand je réalise à quoi j'ai réchappé j'ai presque envie de croire au Père Noël)

 

La faute à cette pluie qui est tombée sur Paris dix jours durant.

(avec des intensités différentes, pour varier les plaisirs: pluie+froid, pluie+vent, pluie+froid+vent... comme ça tu peux être humide et gelé, humide avec l'option "gouttes gelées dans ta face", humide, gouttes gelées dans ta face et parapluie retrouné...) (il va sans dire que quelle que soit l'option du jour, tu as le cheveu pluvieux donc frisé, et totalement réfractaire à toute tentative d'amélioration) (pendant dix jours

 

La faute à ce changement d'heure qui, combiné à la pluie, peut avoir des conséquences désastreuses sur mon horloge interne.

(à quelle heure a-t-on le droit de se mettre en pyjama? jusqu'à quelle heure peut-on décemment rester en pyjama?) (est-il normal d'avoir encore envie de regarder Frankie&Johnny/L'impasse/Shakespeare in love en étant pleinement consciente des conséquences pour mes glandes lacrymales?) (a-t-on le droit de prendre un apéro dès que la nuit tombe ou bien est-ce encore l'heure du thé?) (mes pyjamas ont beau être très chics, cela ne m'aide pas à répondre à ces questions hautement existentielles)

 

Forte de toutes ces ondes positives, lorsque l'on m'apprit qu'on pouvait faire Paris-Shangaï (ou Rio, Santiago, les Caraïbes, et pourquoi pas le tour du monde d'ailleurs?) pour 80€, j'ai eu comme une envie de fuite.

 

Le problème, c'est qu'il m'aurait fallu au moins huit semaines de congés pour ces vacances low-cost.

Et oui, car c'est bien de voyage en bâteau qu'il s'agit, l'économie a un prix (très bonne celle-là, je devrais me reconvertir en publicitaire). Les cargos blindés de containers acceptent aussi des passagers contre une somme modique, à condition de participer aux tâches quotidiennes.

Et là, après m'être rêvée en voyageuse aventureuse et solitaire (Corto Maltese n'était pas très loin), j'avoue avoir été ratrrapée par la réalité: éplucher des patates, affronter des tempêtes et être la seule femme à bord (pure imagination de ma part, j'ai imaginé un milieu très macho) pendant trois semaines...

Le tour du monde, ce serait pour une prochaine fois.

 

Que je croyais!

Car finalement j'ai fui.

Amérique latine, Philippines, Djibouti, Cambodge, et puis Paris aussi.

Sur l'épaule de Bernard Giraudeau.

 

Je me suis retenue de le lire trop vite, c'était tellement beau; j'étais tellement bien.

Sincère, poètique sans être mièvre, presque lyrique parfois, flamboyant.

 

Un livre qui m'a vraiment bouleversée, et que je relirai certainement, moi qui ne suis habituellement pas encline aux relectures.

 

cher-amour-09.jpg

 

Le seul problème, c'est que maintenant je suis encore plus triste qu'il soit mort si tôt.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 21:55

drake1.jpgEt voilà, c'est terminé.

J'ai eu beau lire (presque) toutes les notes et les remerciements, il a fallu le refermer. 

Puis me résoudre à le ranger dans ma bibliothèque, après dix jours intenses.


Dix jours avec Yves St Laurent, Pierre Bergé, Loulou de la Falaise, Betty Catroux, Karl Lagerfeld, Jacques de Bascher, Kenzo, et j'en passe...

Dix jours pour une trentaine d'années que je n'ai pas vécues.

Dix jours à passer de l'admiration à la fascination, avec parfois un détour par la déception.

 

Si l'histoire de la mode a toujours su me captiver, je ne me suis pas toujours intéressée de près aux histoires personnelles de ses acteurs - à part Chanel évidemment, mais c'est l'exception qui confirme la règle.

Longtemps, Karl Lagerfeld était pour moi synonyme de travail acharné, de foultitude de collections par saison, de piles de livres, de débit accéléré, de coca-light, de régime, de catogan, mitaines et slim noir... Et si j'étais habituée à l'omniprésence de son image, je ne savais pas grand chose de lui, excepté qu'il avait remporté le prix du meilleur manteau au concours du Secrétariat International de la Laine en 1954, comme Yves St Laurent.

Qui, pour sa part, était pour moi évocateur de smoking, transparences, trench et caban, saharienne, alliance de couleurs inattendues... Je savais ce que, nous les femmes, lui devions, je connaissais son univers, ses influences, son histoire en tant que couturier, mais pas vraiment son histoire à lui (enfin, plutôt leur histoire, la destinée de Pierre Bergé étant indissociable de la sienne). La rétrospective organisée cette année au Petit Palais m'avait mise sur la voie, certes, mais c'est grâce à Alicia Drake que j'en ai le plus appris finalement. 

 

Sur leurs caractères, leurs histoires personnelles, leurs modes de vie, leurs relations avec les autres, leurs évolutions respectives dans le métier, leur manière même de l'aborder, leur rivalité qui finalement n'en est pas vraiment une car ils ne jouent pas sur le même terrain (quand l'un crée un style propre, reconnaissable entre tous, tendant vers l'art plutôt que vers le commerce, l'autre est un vrai caméléon, dessinant pour une multitude de marques différentes, anticipant clairement l'avenir de l'industrie de la mode).

 

Mais également sur une époque où Zara et H&M n'existaient pas. Où l'on parlait encore de vêtements et non de produits. Où la mode commençait à peine à s'industrialiser, à se mondialiser. Où les nuits parisiennes étaient folles, avant d'être dévastées par le sida. Et j'en passe bien évidemment, car Alicia Drake est évidemment bien meilleure que moi sur ce sujet.

 

J'imagine alors le travail de titan qui a dû précéder la rédaction de cet ouvrage. Les interviews, les recherches, la synthèse... qui ont abouti à cet ouvrage véritablement riche, intelligent et fin, dont je recommande vivement la lecture.

Sans jamais être redondante ni ennuyeuse, Alicia Drake nous aide à décrypter Yves et Karl en tant qu'êtres humains, à mieux saisir les évolutions de la mode et de ses fonctionnements, à percevoir les climats de ces époques révolues (le règne de la Haute couture comme les folles années de fêtes parisiennes, auxquelles succèdent les ravages du sida).

Et si l'on ne s'attache pas forcément aux protagonistes (car finalement ni l'un ni l'autre ne sont follement sympathiques, enfin cela n'engage que moi, qui étais la première surprise car St Laurent partait avec au moins vingt points d'avance sur Lagerfeld pour finalement se retrouver à égalité), l'addiction est tellement forte qu'on ne peut lâcher ce livre avant de l'avoir terminé.

 

Et rangé dans sa bibliothèque, comme moi ce soir.

 

Qui suis un peu désemparée maintenant, par ce vide à combler.

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 12:24

9782707148995.jpgIl y a des livres dont l'on connaît la fin dès les premières pages, sans que cela soit un problème.

Car au final, peu importe le dénouement, ce sont les rebondissements qui comptent. C'est ce que j'avais découvert avec Jane Austen: on sait très bien que l'héroïne va se marier, parfois même avec qui; mais le plaisir consiste à subir et déjouer avec notre héroïne les embûches qui se dressent sur le merveilleux chemin du mariage (je tiens à rappeler que j'évoque ici Jane Austen, n'y voir aucun lien avec mes opinions réelles).


C'est ce plaisir que je viens de retrouver grâce à Edith Warthon.

Je savais pertinemment que cette pauvre Charity allait tomber amoureuse de Lucius, qu'il ne l'épouserait pas, et qu'elle se retrouverait fatalement enceinte par-dessus le marché.

Ainsi résumé, ce roman peut laisser présager un ennui mortel.

Et bien non.

Car Charity est loin d'être une idiote sentimentale, et elle savait très bien elle aussi (et dès le début) que Lucius ne l'épouserait jamais.

Ni mélo ni miévrerie à l'horizon donc.


Juste le bonheur de lire le sentiment amoureux si justement décrit (et le plaisir physique évoqué sans détours, ce qui provoqua un tollé à la parution du livre), et une héroïne qui se révèle au fil des pages terriblement moderne et d'autant plus attachante.

Et même si la fin est grise, j'ai été bien heureuse de prolonger l'été grâce à Charity et Lucius.

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 00:29

Depuis dimanche dernier.

(effet collatéral de Jason?)

 

J'avoue, vers la fin je ne me suis pas vraiment investie.

 

Cela dit, je lui suis quand même infiniment reconnaissante d'avoir accru mon vocabulaire.

Mon expression préférée: "elle s'en souciait comme un poisson d'une pomme".


J'ai bon espoir de la placer inopinément dans une conversation, l'air de rien.


 

Mais ce qui est le plus étrange dans tout ça, c'est que j'ai presque envie de remettre ça avec lui.

(éternel retour ou pur masochisme?)

 

Enfin, soyons clairs: d'abord j'ai dit "presque", et puis j'ai d'abord envie de profiter de Patrick et des autres maintenant que je suis liiiibre!!!

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 10:40

... c'est qu'il ne sait pas me retenir.

 

Pourtant c'est pas faute d'essayer.

 

Car nos débuts, même s'ils n'étaient pas prometteurs, laissaient présager d'un meilleur avenir... Même si parfois c'était long (surtout les passages où il feinte pour obtenir un baiser de sa mère avant d'aller se coucher, j'ai vraiment cru mourir, c'était interminable et très irritant en plus) (enfin ça m'a irritée - je prends les devants face aux proustiens purs et durs), souvent la magie se produisait. Alors touchée par sa senibilité, et surtout impressionnée à choisir les bons mots pour décrire des impressions/sentiments/situations que j'arrive difficilement à définir, je me suis acharnée.

Il faut également dire que le contexte cévenol était plutôt propice à ce rapprochement.

(le silence, la montagne, la chaise longue, lui et moi, chabadabada...)

Je suis venue à bout de cette première partie, et étais conquise par la deuxième dès la première page.

J'y ai vraiment cru alors, grâce à Odette notre affaire prenait une tournure plus intéressante.

Sauf que.

Je me suis lassée de ses longues phrases.

Que j'ai fini par trouver ennuyeuses.

Où même ses mots si justement choisis ne m'éblouissaient plus.

 

Alors je me force à aller au bout - parce que je sais aussi que si je laisse tomber maintenant je ne parviendrai jamais au bout (et pourtant, Dieu sait que les autres, sur ma table de chevet, me tentent avec leurs belles couvertures, leurs titres alléchants, porteurs d'une multitude de promesses...).

 

En attendant d'en avoir fini avec Marcel (pardon Marcel, tu sais combien j'aurais aimé que ça marche, mais là c'est juste pas possible), je me console avec Patrick qui ne m'apporte, lui, que du bonheur dans le métro.

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 15:56

Et puisqu'on est dimanche, et que dimanche c'est le jour des masques & cie, il me faut confesser ma récente addiction aux pages beauté des magazines.


Avant cela ne m'intéressait pas, je tournais les pages en regardant les photos, comme une enfant.

Mais maintenant que j'ai 25 ans, que je ne suis apparemment plus une enfant et que la ride me guette, je lis scrupuleusement tous les articles.

Et je me pose des questions existentielles:

- doit-on se démaquiller avec un coton ou du bout des doigts?

J'ai opté pour le bout des doigts, comme Jeanne Moreau dans "Jules et Jim" (ça c'était pour relever le niveau, même si c'est ma soeur qui me l'a dit parce que je ne l'ai pas vu ce film - oui je sais, honte sur moi, je sais je sais JE SAIS, ce sera réglé avant 2011 promis)

- suis-je vraiment obligée de commencer la crime anti-rides dès maintenant?

- quid du contour des yeux?

Et j'en passe...


Mais ce que je préfère en fait, ce sont les conseils beauté des experts:


belle-peau.jpg




Non seulement j'ai toujours du miel de thym à la maison (parce que dans ma famille on a toujours du miel de thym à la maison), mais en plus j'ai un pilon dédié à la confection de ma petite mixture.

Mixture qui évidemment est toujours parfaitement homogène, et ne dégouline ni sur mon cachemire ni ne coule dans ma soyeuse chevelure (car oui, j'ai une soyeuse chevelure).






 

 

cheveux blonds

 

Et j'ai également dans mon vanity une poudre réservée à l'usage capillaire, c'est plus hygiénique.

Et comme je fais du beauty consulting, mes horaires suffisamment souples me permettent de passer chaque matin deux heures dans ma salle de bains pour réveiller la lionne qui sommeille en moi.




 


mascara.jpg

 

Et puis j'ai BAC+5 en mascaralogie.



 


langue-copie-1.jpg

 

...

En revanche, j'ai beau essayer tous les jours, plusieurs fois d'affilée, le bout de ma langue n'atteint jamais le bout de mon nez...






Aurais-je un double menton???!!!????

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 20:31

Ça commençait bien.

Une vraie passion.

Je n'arrivais plus à le lâcher.

Je comptais les heures qui me séparaient de nos retrouvailles.


Et puis je me suis lassée.

J'ai été déçue qu'il se révèle si éloigné de ce que nos débuts avaient auguré.

Il a même commencé à m'agacer (!)

 

Je suis tout de même allée jusqu'au bout parce que n'en jetons plus j'avais envie de connaître la fin.

Mais franchement.

Déjà il faut aimer l'Histoire.

Moi j'aime bien l'Histoire, hein (spéciale dédicace à mon Papa), mais bon six pages sur Willy Brandt ou l'industrie pétrolière... hum. Ou alors faut-il avoir été à Sciences-po?

Et puis, forcément, le héros est un solitaire, taciturne même. Forcément, il est brillant et n'écoute personne. Forcément, ses deux meilleurs amis, un garçon et une fille "sélectionnés" comme lui, finissent par tomber amoureux l'un de l'autre. Forcément, son mentor devient son père spirituel (il a perdu le sien étant enfant). Forcément la fin est ouverte, à suivre... Ça ne vous rappelle pas quelqu'un?

Concentrez-vous, vous ne le sentez pas, ce vieux relent d'Harry Potter qui irrite vos narines?


Ouf, Sliv Dartunghuver n'a pas de cicatrice sur le front.

Mais il s'en est fallu d'un cheveu.


Il faut tout de même reconnaître quelques talents à Bello: son récit est extrêmement bien construit, son histoire donne le tournis et développerait une paranoïa même chez l'individu le plus confiant de la terre, et surtout, il parvient (malgré mes réserves ci-dessus) à nous rendre rapidement accros.


Sauf que c'est souvent prévisible, et au final pas tellement original.

Je parie d'ailleurs mon bonnet que notre héros finira par épouser Lena Thorsen, dont les comportements froids et méchants s'expliqueront par une histoire personnelle trop lourde à porter - cf sa question portant sur le salaire: à mon avis elle doit subvenir aux besoins de sa mère/sa soeur/les deux, et en plus elle a (à mon humble avis) certainement été abandonnée par son père à la naissance, d'où sa relation conflictuelle avec tous les hommes qui croisent son chemin.


Je ne sais plus trop qu'en penser.

Sauf que je ne suis pas certaine de lire la suite.


Ou alors pendant mes vacances?

 

9782070355273FS.gif


 

 

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 20:17
les-annees annie-ernaux 080725105713Car, évidemment, il ne peut pas s'agir des nôtres, mais plutôt de celles de nos parents.

Je n'avais rien lu d'Annie Ernaux, je ne la connaissais même pas. Je me souviens d'avoir lu des articles sur ce livre à sa parution, mais je ne les avais pas découpés - NDLR: je découpe tout ce que j'aime: images, adresses, bons mots ET les critiques des livres qui m'intéressent, que je plie en huit avant de les glisser (religieusement) dans mon Moleskine (chéri), et que je ressors ensuite en librairie.

Bref. A l'époque, pas si lointaine d'ailleurs (un an à tout casser), je n'avais pas accroché. J'avais une mauvaise impression:ce serait barbant, je ne voyais pas ce que cette lecture pouvait m'apporter.
Peut-être ai-je lu ces critiques en diagonale.
Ou bien peut-être qu'elles étaient juste ratées.
Quoi qu'il en soit,  j'aurais manqué quelque chose si j'étais passée à côté de ce livre.

Heureusement pour moi, j'ai eu une seconde chance! Il y a peu, je tombais dessus dans une de mes librairies préfèrées. Aucun ouvrage de ma fameuse liste n'étant disponible, et n'ayant aucune envie de les commander, je me retrouvais dépitée et, il faut bien l'admettre, un peu frustrée.

 *** NDLR: je n'aime pas commander dans une librairie, je ne sais pas si c'est parce que ça me rappelle trop les rentrées scolaires de mes années collège, ou bien si c'est à cause de ma timidité maladive (les libraires me font toujours un peu peur, allez savoir pourquoi); je pencherais plutôt pour l'option de la contrainte qui me mine, devoir repasser dans cette même librairie deux jours plus tard me déplaît, rien que cette idée
m'esclave, comme dirait Agrippine (celle de Bretécher, évidemment) ***

Retour dans la librairie où j'erre, à l'affût de livres susceptibles de combler ma (grande) déception de n'avoir pas trouvé ceux pour lesquels j'étais entrée - vous suivez?
Et là je l'ai vu, dans le coin des poches. La couverture m'a plue, l'extrait de la quatrième de couverture aussi, alors je l'ai pris.

J'ai commencé à le lire le jour-même, pour ne plus le lâcher jusqu'à l'avoir terminé.
C'est le genre de livres qu'on essaie de ne pas finir trop vite pour faire durer le plaisir.

Ca ressemble à une autobiographie, sans en être véritablement une. C'est impersonnel tout en ne l'étant pas.
C'est un mélange de souvenirs, d'événements, de détails dans lesquels on se retrouve souvent.
Annie Ernaux mêle le collectif à l'individuel, et on comprend mieux (enfin, cela n'engage que moi) ce qu'ont vécu nos parents, ce qu'ils ont traversé.
C'est un roman français, en fait (certainement plus que celui de Beigbeder à mon humble avis).

Il m'est difficile d'en dire plus, il faut juste le lire, et vite!
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 16:23
41mB6PzbEwL. SL500 AA300Il faut lire ce livre. Absolument.

Parce qu'on a tous eu un jour un petit boulot, pour l'été ou l'année. C'était dur, mais on savait que cela avait une durée limitée.

Parce qu'on se plaint tout le temps: d'être à découvert, de ne jamais avoir de vacances, d'avoir déjà usé tous nos tickets restos du mois alors qu'on est que le 10.

Parce que la vie nous semble terriblement injuste parfois: nos talents méconnus, notre vernis qui s'écaille déjà, le mauvais temps chaque week-end...


***STOP***


En refermant ce livre, sonnée, un peu groggy, je me sens un peu ridicule, voire carrément déplacée avec mes plaintes de petite fille gâtée.


J'avais ma petite idée sur ce livre. J'ai été caissière quand j'étais étudiante, je me souviens de mes collègues, des horaires qui changent chaque semaine, du salaire ridicule à la fin du mois, et de l'impossibilité de travailler réellement à temps plein, même pour celles qui le souhaitent (30 heures par semaine maximum, payées au SMIC cela ne mène pas loin).

J'étais loin d'imaginer la réalité que nous décrit Florence Aubenas, réalité précaire qui concerne tellement de gens.

Pour moi ce livre a été un réel choc, et il résonne encore en moi dix jours après l'avoir refermé.

Après, libre à chacun d'interpréter cette prise de conscience comme il le veut, ce que l'on en fera (ou pas) ne regarde personne d'autre que nous.


Mais il faut lire ce livre, c'est important.



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