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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 16:47

 

J'ai vu un chef d'orchestre féliciter tous ses musiciens, sous la rumeur d'applaudissements qui n'en finissaient pas.

J'ai vu des archets s'envoler, échevelés.

J'ai vu des regards complices, au rythme des pages tournées.


J'aurais pu rester des heures, fascinée par l'unisson de ces gestes, apaisée par le silence qui se fit à la fin de la symphonie.

 

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 10:09

Un cours de gym ordinaire dans la semaine d'une citadine toujours pressée - une heure d'oubli, une heure à l'écoute de ce corps que l'on n'a pas toujours envie d'entendre.

Puis c'est la fin, le moment de tout relâcher, de se laisser aller vers le sol avant de remonter doucement, tout doucement, "vertèbre après vertèbre". Je déroule ma colonne vertébrale, et sens sur ma taille les mains fermes de Dora qui m'apprennent à me redresser.

Je revois ses académiques et ses guêtres, ses bandes magnétiques dont les rythmes dictaient nos enchaînements, les mercredis après-midi et les soirées dans la salle au grand miroir et au sombre parquet, la grande diagonale que nous devions traverser, la scène du théâtre Toursky où je m'étais brûlé les pieds, la barre qui me fascinait, les vestiaires dont les fenêtres donnaient sur les cours intérieures du vieil Aix, les mystérieux rideaux qui séparaient le studio de danse de l'appartement, l'odeur de l'escalier; et les mains de Dora Feïlane.

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 21:37

J'aime la collection Ferragamo Eté 15.

J'aime le tombé de cette veste, j'aime ces camaïeus dissonants, la délicatesse de ce revers et l'élégance de ces chaussures.

J'aime ces cols boutonnés jusqu'en haut, j'aime cet imprimé girafesque, j'aime le point de cette maille, ce décolleté viril en diable, cette taille ceinturée, ces manches retroussées.

J'aime cet homme à l'élégance nonchalante, j'aime qu'il porte son sac à bout de bras. Il doit sentir le café et le cigarillo, une eau de cologne italienne peut-être - l'odeur d'un exquis raffinement.

 

 

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:58

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"On ne va pas toucher la longueur devant, ça vous donne beaucoup de charme."


Dans mes bras, coiffeur!


Plus tôt ce jour-là, je poussai avec appréhension la porte d'un salon inconnu.

(bien que recommandé par une amie avisée)


Un café?
Oui merci.
De la lecture?
Ça va aller.
Alors; qu'est-ce qu'on fait?


....


Un jour j'écrirai une thèse sur le pouvoir des coiffeurs.

La douceur de leurs mots, leur tact et leur écoute pour les bons,

la logorrhée et les coups de ciseaux trop hâtifs des autres;

nos pleurs en rentrant à la maison.

Et cette confiance qui nous regagne quand ils ont réussi,

et que l'on sort de chez eux l'âme invincible,

sans même craindre la pluie.

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 06:34

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Alléchée par une cagnotte record, je m'étais dit "pourquoi pas moi", et me voilà dans ce bureau de tabac, un peu gauche et inexpérimentée. En remplissant ma grille (47 comme le numéro de ma rue, 7 comme mon prochain numéro, 20 comme mon arrondissement... c'est fou comme on devient subitement mystique), j'aperçois des grilles de loto. Le tirage a lieu le lendemain, la cagnotte est beaucoup moins impressionnante que l'autre, mais cela peut malgré tout constituer un lot de consolation, à défaut d'un bonus (c'est fou comme nos raisonnements deviennent stupides avec ces jeux-là).
Mêmes numéros, même logique du moins (on ne change pas un mysticisme qui gagne), me voilà lestée de mes grilles et autres reçus, vecteurs de rêve pour les prochaines 48h.
Commence alors la folle espérance, suivie de près par la frayeur: et si.... Imagine si je... Mais comment ferais-je si...
Parfois je me dis que je n'aurais pas dû, que cette folle espérance est pire que tout. La minute qui suit, je me dis que c'est pour cette attente que l'on paie, pour ce délicieux rêve qui nous fait frissonner.
Le soir même, accaparée par d'autres pensées, j'avais oublié que j'avais joué.

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 06:39

Mon vernis a la même couleur que mes Nike.

Mes boucles d'oreille sont assorties à mes Nike.

Mon manteau s'accorde magnifiquement avec mes Nike.

 

Il n'y a pas assez de miroirs qui me permettent de contempler mes pieds.

Il n'y a pas assez de superlatifs pour exprimer mon bonheur.

 

Avec mes Nike je pourrais faire le tour de la terre.

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 07:07

J'ai acheté une paire de Nike.

Pas pour la gym, non.
Pour la ville.

Ça ne m'était pas arrivé depuis au moins dix ans.
Je me souviens encore de l'air émerveillé de mes parents lorsque j'ai acheté mes premières "vraies" chaussures à la fin du lycée.
Je n'aurais jamais cru que l'on m'y reprendrait un jour.

Seulement voilà, les tendances dictatoriales un lien publicitaire perfide les aléas de la vie ont fait que...
Et me voilà en train de commander une -superbe- paire de Nike.
De la tracer sans relâche jusqu'à récupérer mon paquet.
MON paquet.
MES Nike.

Ouverture de la boîte.

Joie. Bonheur. Amour.

Les couleurs sont aussi encore plus belles que sur la photo.
La taille est bonne, elles me font un petit pied.
Cris de joie, impatience de les porter.

Il pleut.

La météo prévoit dix jours de pluie.

Horreur.

Malheur.

Le soir, je me couche à la fois émerveillée et frustrée de ne pas pouvoir étrenner mes adorées.

Le lendemain matin, le ciel est de mon côté, le soleil radieux est de la partie. 

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:30

(mieux vaut tard que jamais), j'ai des envies de longues boucles noires, de canotier et d'ombrelle.
De champs d'orge et de coquelicots, de lac sacré et de parties de tennis.
De récitals de piano et de campagne anglaise, de longs voyages et de grosses malles.
Et de Florence, évidemment!

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:27

L'impasse étant mon film préféré (bien que le nombre de visionnages soit inférieur à celui de mon film fétiche), nul ne sera étonné que la grâce de Penelope Ann Miller (qui a depuis totalement disparu des écrans, à mon grand regret) soit l'un de mes absolus en terme de féminitude. Je ne me suis jamais métamorphosée en grande blonde bouclée, mais j'ai longtemps caressé l'idée d'avoir ne serait-ce qu'un centième de la grâce de cette fille-là.
Scène mythique que celle où la belle Gail (alias Penelope Ann, vous l'aurez compris) se rend à son cours de classique. Dépliés, entrechats, dépliés, un joli chignon perché sur le haut de sa jolie tête, Gail se meut au milieu de ses camarades et l'on ne voit qu'elle.
Sur le toit de l'immeuble en face, Al Pacino la regarde, tout de contemplation pétri sous une pluie diluvienne.

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Pour mon malheur cette image m'accompagne toujours dès que je passe le seuil de ma salle de gym.
Je n'ai pas de joli chignon au haut de ma tête, ne me démarque de mes acolytes que par les mèches folles et frisottantes de ma masse chevelue après l'effort, et les pompes sur fond de Rammstein ont remplacé les dépliés tchaïkovskiens.


Inutile de préciser qu'Al Pacino ne m'attend jamais à la sortie.

 

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 06:58

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Comme si les tongs ne suffisaient pas, on notera l'apparition d'un autre symptôme tropical: la maison de vacances, et avec cette douce illusion les délires de déco qui s'ensuivent.

Tout à coup on a des envies de bois exotique et de canne tressée, de blanc marié à une palette de bruns foncés, avec une petite touche de bleu tout de même (hommage à la mer si proche)...

Les coquillages savamment parsemés dans les différentes pièces de ce doux nid ne prendraient jamais la poussière, on inviterait ses amis sur la varangue, vêtu de blanc afin de rehausser notre hâle raffiné, les verres s'entrechoqueraient et les fleurs du jardin soupireraient jusqu'au petit matin.

Jusqu'à ce méchant matin qui briserait ma chimère en éclats.

Adieu varangue, adieu jardin...

 

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