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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 18:08

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"Il faut bien sûr compter avec le vieux préjugé comme quoi Français rime avec dévergondé. Sans doute les Française sont-elles généralement peu aimées des autres femmes à cause du succès qu'elles obtiennent auprès des hommes?"

(il n'y a pas de mal à se faire du bien, NDLR)

 

"Tout ceci n'a pas le sens commun, bien sûr, ce ne sont que flatteries à la française, comme il leur est très naturel d'en dire quand cela leur semble utile, mais qui sont cependant agréables à entendre."

(encore heureux, NDLR)

 

"On dit que les français sont libertins."

(mouhahaha, NDLR)

 

"On m'a donné un roman qui s'y passe [au Japon], Madame Chrysanthème, de Pierre Loti. [...] C'est très français, en ce sens que l'héroïne est une femme de douteuse vertu."

(je crois que celle-ci est la plus savoureuse, NDLR)

 

Extraits d' "Une odeur de gingembre" d'Oswald Wynd, dont la lecture me procure beaucoup de plaisir - et quelques fous rires aussi.

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 18:14

(dimanche soir dont la force est décuplée par plus de deux semaines de froid et pluie ininterrompus)

(et ce n'est pas le rayon de soleil de ce soir qui m'abusera)

(le lundi au soleil qu'on n'aura jamais, ça vous parle?)

(comme les ponts qu'on n'aura jamais, d'ailleurs...)

 

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J'aimerais tant m'étendre sur le bord du chemin

Pour dégeler goutte à goutte comme la neige qui fond

Qu'âme et corps mélangés aux flots

Je puisse moi aussi couler par les pores de la nature.

 

 

Henry David Thoreau

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 07:59

Ça commençait mal.

Enfin, ça continuait mal.

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(image représentative des deux dernières semaines)

(... voilà...)

(pas encore le déluge, mais presque)

(je maintiens en vie le couple d'araignées de ma salle de bains au cas où)*

(enfin, c'était mon intention)

(mais hier soir il a bien fallu que quelqu'un paie)

(pour ce froid, pour cette pluie, pour ce vent)

(et puis elle me narguait, aussi, à se pavaner sur mon lavabo, du haut de ses jambes interminables)

 

*(allusion fine à l'Arche de Noé, NDLR)

(cette note s'adressant à tous ceux ayant séché les cours de catéchisme dans leur prime jeunesse,

et par conséquent en incapacité de comprendre cette allusion fine)

 

J'avais oublié mes chaussettes de sport (celles qui ne dépassent pas des baskets), j'ai donc dû garder mes chaussettes de ville pendant le cours de gym; et si elles sont parfaitement assorties à mes bottines, là, avec mon legging noir,j'avais juste l'air tarte.

(en plus, elles n'allaient pas non plus avec mon tee-shirt)

(j'ai donc développé une paranoïa croissant au long du cours)

("t'as vu ses chaussettes?", "non mais ça va pas du tout avec son tee-shirt", "non mais c'est quoi ces chaussettes?!?!!!")

Ça a presque gâché ma joie et ma fierté qui m'avaient pourtant envahie au début du cours.
Et oui, depuis deux semaines, les dames de la gym non seulement me reconnaissent, mais s'enquièrent de mon état.

(respect)

(cinq ans plus tard, je passe enfin de l'ombre à la lumière)

(fini, mon destin de Jane Doe)

 

Et ces satanées chaussettes, non contentes d'avoir pollué mon cours de gym de leurs ondes néfastes, m'ont à nouveau couverte de ridicule: ces pestes avaient retenu le bas de mon pantalon, conférant à ma jambe gauche un aspect pour le moins grotesque, ce dont je me suis rendue compte dix minutes plus tard...

(ce dont je me serais bien passée, soit dit en passant)

(c'est un peu comme lorsque votre sac à main entraîne votre jupe dans son ascension, et que vous marchez pendant de longs mètres avec la jambe droite dénudée)

(de préférence dans un quartier où les terrasses des cafés succèdent à d'autres terrasses, qui elles-mêmes en précèdent d'autres....)

(j'espère de tout mon coeur que les individus dont la route a croisé la mienne ce soir étaient aussi accaparés que moi par la gestion de leurs parapluies)

(le ridicule ne tue peut-être pas, mais il nuit, c'est certain)

 

Je n'épiloguerai pas sur l'étape suivante, ou comment j'ai mis dix minutes à dévisser ma gourde dans le métro, sous les regards observateurs de tous mes voisins.

Ni comment je me suis fait mal au doigt ce faisant.

 

Et puis je suis rentrée chez moi; et voilà:

 

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(tout est bien qui finit bien)

(CQFD)

(depuis, le soleil est reparti)

 

 

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 08:03

(surtout quand c'est Pâques au tison)

(et qu'on regrette amèrement d'avoir rangé tous ses pulls)

(et ses écharpes aussi)

 

Un peu d'esprit...

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un poil de pratique...

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et l'inexplicable pouvoir du satin!tumblr_lsqf8naxP71r4vn34o1_500.jpg

 

Géniales images en provenance d'ici.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 21:46

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Tu dessines la ligne de tes sourcils,

d'un geste un peu fébrile.

 

Et ta prose volubile,

tes poses versatiles,

ton pas juvénile

 

me condamnent à l'exil.

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:05

si chère Nuala,

 

J'ai terminé Chimères il y a quelques jours, et si sa lecture m'a procuré un plaisir intense, je me sens aujourd'hui un peu seule et désemparée.

 

Car c'est bientôt la fin de la découverte, de l'inédit: il ne me reste plus qu'un seul ouvrage à lire de vous.

 

Je sais bien qu'il y aura des relectures heureuses, plus tard, lorsque j'aurai vieilli de quelques années, lorsque j'aurai vécu davantage.

 

Peut-être que cette autre que je serai alors y découvrira de nouvelles pistes.

 

Peut-être même serai-je un jour plus vieille que vous, Kathleen ou Rosie?

 

...

 

Mais d'ici-là?

 

Vous avez apporté tant de réponses à mes questionnements, tant d'apaisement à mes angoisses; vous m'avez offert tant de possibles, donné tant de courage!

 

Ça peut paraître idiot, mais je me sens bien démunie aujourd'hui.

 

Désarmée.

 

 

Vous êtes décidément partie trop tôt.

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:12

Le jour chavire

 

Immobile, la fourmi fait le guet, scrute

le néant. Et le néant s'entend, au-delà des gouttes du

    feuillage

assombri et des murmures nocturnes des canyons de

    l'été.

 

Le sapin est debout, comme le curseur de l'horloge,

dentelé. La fourmi s'embrase à l'ombre de la montagne.

Cris d'oiseaux! Et enfin. Doucement, le chariot des

    nuages s'est mis à avancer.

Tomas Tranströmer

17 Poèmes

 

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Et ce vers, extrait d'Elégie, du même recueil:

 

La grâce nous donne une soudaine assurance. Laisser

le costume du moi sur cette plage où les vagues se retirent et se brisent, se retirent

 

et se brisent.

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 22:30

Le dimanche soir, c'est dangereux, on le sait tous.

 

Alors quand en plus il fait un froid de loup qui nous rougit le nez,

(remettant ainsi notre sex-appeal en question)

(comme si nos dix couches de vêtements - et le joli Damart en dernier - ne suffisaient pas)

(d'où une progression de la négativité dans la perception que l'on a de soi-même)

 

que la météo annonce de la neige pour demain,

(alors que tous les jolis Damart sont dans le panier de linge sale)

(qu'on n'a pas du tout envie de mettre ses chaussures spéciales "neige")

(comme si le lundi matin n'était pas suffisamment urticant)

 

que l'on fait le deuil d'une relation de plus de dix ans,

(c'est terminé avec ELLE, je n'en peux plus, je n'y crois plus, j'en ai marre d'espérer en vain)

(ce n'était pas une décision agréable à prendre, mais je ne renouvellerai pas mon abonnement)

(et le premier dimanche soir sans pages mode ni horoscope est un cap vraiment difficile à passer)

 

que l'on a essayé sans succès de se changer les idées avec un film,

(en l'occurence J'ai tué ma mère était une très très mauvaise pioche)

(j'ai déclaré forfait au bout de 45 minutes tellement ça m'insupportait)

(heureusement il y a Personne ne bouge! , toujours aussi drôle)

 

que tous les livres nous tombent des mains parce que le seul qu'on a envie de lire nous attend au chaud dans une librairie interdite,

(comme tout magasin proposant autre chose que de l'alimentaire à prix doux)

(en même temps c'est comme une épreuve que Dieu m'envoie, comme dirait M.Le Quesnoy)

(oui, j'ai le dimanche difficile et mystique)

 

et qu'il n'y a plus un seul carré de chocolat,

on se dit qu'on aurait peut-être du accepter le mariage berbère après tout approche du seuil d'angoisse maximal.

 

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Heureusement, il y a Rose Kennedy, le premier album de Benjamin Biolay.

(à l'époque où je le trouvais beau)

(!)

(no comment)

Cela peut paraître suicidaire d'écouter Biolay le dimanche soir, mais après tout c'est un peu le principe de l'homéopathie: soigner le mal par le mal (et puis cet album est beaucoup moins cafardeux que les autres).

 

Voilà comment j'ai finalement passé la soirée à L.A. ...

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:53

(Mythe ou réalité?)

(en trois parties)

(haha haha)

 

 

Depuis que j'ai reçu ma belle veste ***BIP*** ,

(avec doublure polaire amovible, système d'aération breveté & co. s'il vous plaît)

(et classe par dessus le marché)

(c'est pas parce qu'on part dans le désert qu'il faut laisser sa conscience fashion déserter aussi)

(haha haha)

j'ai l'impression d'être devenue une sirène des sports extrêmes.

 

 

En regardant mon reflet dans la glace de l'ascenseur,

(en allant à la gym dimanche soir)

(et oui, avant d'être une sirène, j'avais déjà des prédispositions)

(et oui, le dimanche jouit d'une exonération modesque, c'est comme ça)

(cela dit, le pouvoir d'attraction du pantalon de sport m'étonne toujours)

 

j'ai eu l'impression d'avoir moi aussi le cheveu sale savamment décoiffé et salé,

 

j'ai cru (pendant un - trop - court instant) faire partie du club.

 

Le club des filles musclées, toniques et toujours bronzées, aux dents d'un blanc éclatant, dont les cheveux salés sèchent en jolies torsades sans jamais frisotter...

 

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Celles qui ne tombent jamais, celles qui ont plongé dans tous les océans du monde, celles qui sont toujours sympas...

 

Celles qui n'ont jamais le nez rouge quand il fait froid, celles qui n'ont jamais les fesses mouillées par la neige, celles qui n'ont jamais de coups de soleil...

 

Celles qui prennent leurs petits-déjeuners face à la mer, celles qui ne jurent que par les smoothies (non, le mojito n'est pas un smoothie), celles qui font du jogging sur la plage le matin (non, courir après le métro ne compte pas)...

 

Autant de sensations pures qui me faisaient rêver...

(soupir)

 

... jusqu'à ce que je réalise que se retrouver en pleine nuit devant le frigo pour partager une bouteille de lait, c'est tellement cliché.

(on se console comme on peut)

 

 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 21:54

C'est au moment où l'hiver nous gonfle,

(enfin normalement; cette année c'est un peu différent, avec ce faux hiver)

(qui gonfle presque encore plus, cela dit, puisqu'on l'accuse déjà de notre futur été pourri)

(cela dit il fait quand même moche et gris donc bon)

où les soldes ne nous tentent même pas,

(marre des bonnets et des manteaux)

(en plus cette année on ne peut même pas les mettre)

(et même si on avait envie, il ne reste que du 32 et du 56 donc bon)

où le temps ne passe pas,

(sauf le week-end où il passe deux fois plus vite, cette faille spatio-temporelle est bien connue)

(mais commencer sa semaine en attendant le vendredi c'est quand même juste naze...)

(Paul Smith, engagez-moi! Changez ma vie!)

qu'est livré le catalogue d'été.

 

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J'ai développé cette étrange maladie petite, à cause je crois d'une frustration modesque.

C'est sûr que le catalogue CAMIF de la maison n'était pas franchement calé question tendances...

C'est ainsi que je développai une fâcheuse tendance à aduler toutes les heureuses propriétaires du catalogue *BIP*, et que j'ai commencé à les lire pendant des heures (et à le relire aussi)... avant de passer à la seule chose sérieuse: la liste.

Page, codification, référence, prix, taille, rien n'y manquait - et surtout pas le total mirobolant, bien évidemment.

Au fil des ans, cette listophasie (maladie obsessionnelle de la liste) a évolué: à l'écriture enfantine a succédé l'encre turquoise et les ronds à la place des points sur les i, aux fiches bristol (mais si vous savez, ces si jolies fiches qu'on préparait assidûment pour le bac) ont succédé des feuilles arrachées d'origine diverse.

Aujourd'hui ça va (un peu) mieux, je ne fais plus de liste (c'est une feinte pour ne pas visualiser le total), et j'ai (un peu) désacralisé le catalogue: je corne les pages et je fais des croix dans la marge (voire même des points d'interrogation, les jours de fête) (non parce que bon il ne faut pas consommer bêtement non plus) (d'où l'intérêt de se poser les bonnes questions) (ai-je vraiment besoin de ce jean turquoise, sachant que j'en ai déjà quatre de la même coupe, et un autre de la même couleur mais de coupe différente?) (devinez quelle est la bonne réponse).

A part ça le rituel est demeuré le même: hystérie lors de la découverte du tentateur dans ma boîte aux lettres, feuilletage compulsif dès le premier soir (quelle que soit l'heure), relecture le lendemain, nouvelle lecture et ébauche de la première liste (ou plutôt premières pages cornées maintenant que je suis une adulte qui a compris que la désacralisation des objets était importante, voire nécessaire), puis finalisation de la liste. Et ensuite, relecture de temps en temps pour se réchauffer le coeur, en attendant les inévitables réductions.

J'aime en hiver me projeter en été (et inversement).

Imaginer cette jupe (que je n'achèterai vraisemblablement pas) sur mes jolies jambes bronzées (qui ne sont les miennes que dans mes rêves), entendre mon pas chanter sur le pavé, car j'ai au pied de jolis souliers (taille 38 en coloris cumin, modèle A page 580, 59€).

Je dévale les rues, on m'attend, je souris, il fait beau, je n'ai plus froid.

La vie est tellement plus douce dans cette projection-là.

 

Je suis sans doute folle à lier, le pire étant peut-être que je ne m'en lasse pas.

Et comme le catalogue d'hiver me fait le même effet, vous en aurez à nouveau la preuve dans six mois...

 

 

 

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