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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 21:47

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On y croit, on y croit, c'est le destin qui en a décidé ainsi:

je suis la successful queen de l'année.

(enfin, de l'épiphanie c'est sûr)

(après, l'année c'est moi qui l'ai décidé plus que le destin mais bon...)

(si on a même plus droit d'y croire, hein)

 

Alors adieu marches manquées dans le métro,

adieu tartines chues côté beurre sur le plancher,

adieu coins de meubles,

adieu bleus à PNI,

( = à provenance non-identifiée)

adieu blessures de cure-dents,

(véridique)

(j'ai une cicatrice)

(je ne maîtrise pas le cure-dents aussi bien que Ryan, je dois l'avouer)

(et surtout, l'admettre)

(soupir)

adieu bourdes en tous genres...

(et Dieu sait que... bon... enfin.... bref)

 

I'm the successful Queen!

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 08:10

Parce que même si le bout d'an est pourvu d'une pompe à l'huile aixoise,

c'est tout de même un peu nul,

(disons que tout le monde est en vacances... sauf vous)

(comme chaque année en fait)

(par contre dans le métro c'est le bonheur)

(un peu comme au mois d'Août)

(sauf que là la perspective des vacances en Septembre me font envisager les choses sous un angle différent)

parce qu'il fait horriblement froid et que les bonnets rendent mes cheveux... bizarres,

(riez tant que vous voudrez, je ne suis pas la seule concernée)

parce que ce n'est pas réservé à ceux qui sont en vacances,

(j'ai toujours prôné l'abolition des privilèges)

j'ai passé la soirée avec Gene Kelly.

 

Je n'avais pas vu Chantons sous la pluie depuis une éternité,

et avais d'ailleurs complètement oublié l'histoire.

(sans grand intérêt, soit dit en passant)

(pas comme Les Girls)

(mais Les Girls, c'est just le MUST)

Impossible en revanche de ne pas se rappeler les chansons.

Et de les fredonner.

Enfin, on commence par les fredonner, et l'on finit par les chanter à tue-tête.

Limite en dansant.

Parce que bon, on a beau savoir que c'est un métier,

ça a l'air tellement facile de danser quand on voit Gene Kelly...

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 08:14

Le phénix renaît de ses cendres

à Giorgio de Chirico

 

Sur l'amour on avait écrit

Sortie de secours interdite en cas d'incendie

Sur le ciel on avait écrit

Vous vous trompez ce n'est pas par ici

Et sur la nuit on avait écrit

On n'avait écrit rien du tout sur la nuit

 

 

Aragon

 

 

***

 

 

Une fois n'est pas coutume, merci à la RATP qui a affiché ce poème dans ses rames.

Je voulais tant le lire et le relire que j'ai fini par acheter Le Mouvement perpétuel.

J'ai tellement de plaisir à le lire aujourd'hui que je me demande comment j'ai bien pu me passer de poésie si longtemps...

 

 

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:55

Ça y est c'est l'hiver,

George Steiner a verbalisé mes angoisses,

("L'Europe est en train de sacrifier une génération, celle de ses jeunes, qui ne croient pas en l'avenir <...>

Or, si l'on n'est pas saisi dans sa jeunesse par un espoir, fut-il illusoire, que reste-t-il? Rien.")

(allez vous lever le matin avec ça...)

la fin du monde approche,

(plus qu'une année et neuf jours, les amis)

(non je blague, celle-la c'était juste pour avoir un rythme ternaire)

(ils sont fous ces mayas)

et l'on a beau se poser du rouge fatal au bout des doigts,

il fait gris et froid.

 

Quels meilleurs antidotes alors que

Guillaume Gallienne qui élevé mon esprit avec Shakespeare,

(Ça peut pas faire de mal... en effet)

Nuri Bilge Ceylan qui m'a emmenée très loin d'ici, en Anatolie,

(même si le rythme est déconcertant, il faut accepter de se laisser aller, le voyage en vaut la peine)

et un peu de vernis Chanel?

 

Autant de moments de grâce à préserver comme autant de trésors.

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 23:39

 

When I do count the clock that tells the time,

And see the brave day sunk in hideous night;

When I behold the violet past prime,

And sable curls all silver'd o'er with white;

When lofty trees I see barren of leaves

Which erst from heat did canopy the herd,

And summer's green all girded up in sheaves

Borne on the bier with all white and bristly beard.

Than of thy beauty do I question make,

That thou among the wastes of time must go,

Since sweets and beauties do themselves forsake

And die as fast as they see others grow;

And nothing 'gainst Time's seythe can make defence

Save breed, to brave him when he takes thee hence.

 

The Clock, William Shakespeare

 

 

Et parce qu'il faut bien rire aussi:

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 08:07

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Et Christian Lacroix de le raconter avec élégance et justesse:

 

«J'ai aimé ces moments où nous allions découvrir dans son atelier ses propres créations (...), où l'on évaluait ensemble l'effet d'une paillette brûlée par lui à côté d'une pierre repeinte, jouxtant un peu d'or hologrammé. C'était passer de l'autre côté du miroir, avec lui qui me tenait la main.»

 

«Si je dis aujourd'hui que le monde ne sera plus pareil, ce ne sont pas des mots, ce n'est pas une simple formule, c'est la réalité.»

 

«Enfant, j'avais été marqué par les mots de Gagarine au retour du premier vol spatial: J'ai vu des couleurs qui n'existent pas, avait-il dit aussitôt atterri. Nous avons vu des beautés qui n'existaient pas grâce à François. Et la tristesse est décuplée par l'idée que nous ne pourrons pas perpétuer son travail.»

 

 

Broder, c'est rêver; alors faisons un tour par là, pour rêver et se rappeler ce qui fait de Paris la capitale de la mode...

 

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 23:34

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There is no frigate like a book
To take us lands away,
Nor any coursers like a page
Of prancing poetry.
This traverse may the poorest take
Without oppress of toll;
How frugal is the chariot
That bears a human soul!


- Emily Dickinson -

 


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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:47

L'heure des vacances approchant de plus en plus (plus que deux longues petites semaines...), j'ai de plus en plus de mal à dompter mon impatience, tellement j'aimerais me téléporter dans le futur...

Je n'ai pas vraiment envie de me promener, même s'il fait beau, je ne peux plus voir Paris, j'ai envie de faire mon sac, de me tailler maintenant, vite, loin et pour longtemps!

 

Ayant précédemment fui la réalité en me réfugiant en Amérique, j'ai renouvellé l'expérience ce dimanche.

Mais là je voulais du rêve, du vrai.

 

Destination la Californie, Hollywood précisément, en compagnie de Leslie Caron dont je suis actuellement en train de dévorer les Mémoires, un vrai délice.

Quel bonheur de croiser Gene Kelly, Fred Astaire, Liz Taylor, Roland Petit et tant d'autres!

Quel plaisir de partager ses souvenirs!

Au-delà des anecdotes,

(Gene Kelly était chauve!)

(un mythe s'est effondré, moi qui voulais tant me marier avec lui quand j'avais sept ans)

(enfin, pour être exacte je ne voulais pas vraiment me marier avec lui, je voulais qu'il tombe amoureux de moi, comme de Joy dans Les Girls, l'un de mes films cultes)

(alors qu'aujourd'hui s'il me montrait une pièce entièrement tapissée de photos de moi je prendrais mes jambes à mon cou et fuirais plutôt qu'être ravie)

ces mémoires sont également le reflet d'une époque à travers la destinée personnelle de Leslie Caron, et autant de portraits des artistes qu'elle a croisés. Et le sien aussi, forcément. Je découvre la personnalité de cette femme dont je ne connaissais jusqu'ici que le nom (oh ça va hein), je porterai un regard différent sur Un Américain à Paris désormais.

Son écriture étant très agréable, je ne vois pas le temps passer et dois me forcer à le refermer.

 

Et puis, pour la soirée, j'ai craqué.

Dix jours qu'il m'attendait, que je repoussais l'échéance.

Je le gardais pour les situations de crise - mais franchement, l'impatience non maîtrisable est une situation de crise.

 

J'ai regardé Pretty Woman.

En plus une version intégrale de deux heures, avec des  scènes inédites.

Oui oui, deux heures de Richard Gere et Julia Roberts.

Soit deux heures de bonheur.

Car oui, même dix ans plus tard, je connais la majorité des répliques par coeur, et rien n'a changé: je ris, je plonge dans un silence quasi-religieux aux mêmes moments,

(ah, l'étreinte sur le piano..)

(ça marche aussi avec la Traviata, les escargots, et l'exquise vengeance sur Rodeo Drive)

(qui, je l'ai appris grâce à Leslie, tire son nom car au XIXème on l'empruntait à cheval pour se rendre au ranch d'el rodeo de las aguas)

(amis de la Culture dominicale, bonsoir)

et j'ai même failli verser une larmichette.

(dûe à l'impatience, certainement)

(il faut se montrer gentil avec moi jusqu'aux vacances, vous l'aurez compris)

(ou je ne réponds plus de rien)

 

Je suis également toujours incapable de le regarder en VO. C'est sans doute le seul film dont je tolère la version française, car pour moi Pretty Woman c'est la vieille VHS enregistrée un soir de rediffusion sur TF1, usée à force de l'avoir trop visionnée, et avec les vieilles pubs en plein milieu.

(l'avantage avec la VHS c'est qu'on pouvait les passer en accéléré)

(sauf les soirs on se faisait un revival vieilles pubs)

(c'est marrant jusqu'au moment où on réalise qu'on a autant vieilli que les pubs)

(...)

 

J'aime toujours autant Barney; même si je ne le trouve pas si beau que ça, Richard Gere me fait craquer en yuppie au coeur tendre; et Jason Alexander me répugne toujours autant.

 

Alors oui, je sais, c'est cliché, c'est daté, c'est complètement irréel.

 

 

Mais on est à Hollywood les mecs, la ville du rêve.

Ton rêve ne se réalisera peut-être jamais, mais t'as le droit de rêver, mec,

on est à H O L L Y W O O D!

 

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En bonus le clip kitsch à souhait qui rappelle des souvenirs:

 

 


 

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 21:33

 

Je ne me suis jamais posée cette question.

 

Car je sais.

 

Et oué.

 

Depuis presque quinze ans (aïe aïe aïe) (douloureux constat) je sais.

 

Tout a commencé une froide journée d'hiver, autour de Noël.

Avant? Après? Peu importe, sachez juste qu'il faisait froid et blanc, et que j'allais sur mes douze ans.

(et que j'en étais encore aux prémisses de mon adolescence)

(ô période bénie)

(surtout pour mes parents)

(mais à cette époque-là ils ne savaient pas encore ce qui les attendait...)

(à cette époque-là mon père ne savait pas encore que l'année suivante son livre de chevet serait "L'adolescent: l'écouter, le comprendre, l'aimer"...)

 

Bref, mon grand-père m'avait offert un livre sur les Châteaux de la Loire.

Après une moue dépitée,

(ben oué j'avais presque douze ans, mon grand-père n'y connaissait vraiment rien)

(j'aurais préféré avoir une bague dont la pierre change de couleur selon l'humeur)

(ou bien une paire de DocMartens)

(ou un keffieh)

(ou un Eastpack)

(en somme tout sauf un livre)

(parce que les livres c'est trop chiant et ça craint)

(à part Judy Blum)

(pour les passages un peu olé-olé de "Pour toujours") 

j'ai fini par le lire,

(il devait vraiment faire moche ces vacances-là, ou bien j'avais été interdite de Difool)

et par ne plus le lâcher jusqu'à la dernière page.

 

Plus que l'Histoire de France, ce qui m'intéressait, moi, c'était les histoires de coeur, les initiales entrelacées sur les façades, les passages souterrains, les encres invisibles, les poisons...

J'ai fini par persuader mes parents d'aller visiter les Châteaux de la Loire aux prochaines vacances d'été.

(ah ben oui, en ce temps-là nos vacances étaient planifiées six mois à l'avance)

(!)

(et les vacances étaient synonymes de Gîtes de France sentant le moisi, de papiers tue-mouches, de places de villages déserts, de pique-niques à base d'oeufs durs et de fromages odorants, de couvre-lits en chenille, de lectures chuchotées du guide bleu dans la nef de la cinquantième église du séjour...)

 

Plus ou moins à la même période, le hasard me fit découvrir Jeanne Bourrin.

(enfin, je pense plutôt que le hasard s'appelait maman)

(qui avait dû sentir ma soif de romantisme)

(ah ben oui, à douze ans ça rêvait du premier amour hein)

 

Et Les amours blessées.

Je ne me souviens pas vraiment du récit en lui-même, mais qu'est-ce que je l'ai aimé alors!

Je n'ai retrouvé ce sentiment avec aucun autre de ses livres.

(et pourtant, j'en ai bouffé du Jeanne Bourrin après)

(je crois bien que je les ai tous lus, recherchant à retrouver l'effet du premier)

(on ne se moque pas, franchement Jeanne Bourrin à douze-treize ans c'est que du bonheur)

 

Et à partir de là j'ai su que je voulais être Cassandre Salviati.

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La belle Cassandre, fille d'un banquier italien, dont le père possèdait mon château préféré, Talcy (où se trouve soi-disant le fameux rosier).

Qui, à treize ans, rencontre Ronsard à un bal de la cour à Blois, et va lui inspirer ses vers les plus célèbres.

De jolies robes, un bal, un château, une belle histoire d'amour platonique,

(ben oué, Ronsard était déjà tonsuré donc bon)

(en même temps il avait sept ans de plus que moi donc... ahem)

(et même s'il n'avait pas été tonsuré il était trop pauvre, mon père n'aurait jamais accepté)

(vous me direz, on aurait pu fuir ensemble)

(mais j'étais une fille sage et raisonnable)

et passionnée (enfin, d'après Jeanne), avec à la clé des poèmes pour l'éternité, c'était pour moi le bonheur assuré!

(on notera mon goût déjà prononcé pour les frivolités, superficialités et légèretés en tous genres)

 

Bien sûr, j'ai finalement dû épouser un riche noble comme moi, et lui faire des enfants, et tenir mon rang, et certainement ne plus jamais connaître l'amour.

(et avoir une vie d'un ennui abyssal)

(genre la Cendrillon de Téléphone, à côté de mon destin c'est peanuts)

 

Mais peu m'importait! J'avais été heureuse, j'avais été aimée, et tout le monde le saurait jusqu'à la fin des temps!

(Dieu que j'étais romantique!)

(et absolument pas féministe aussi)

(mais j'étais Cassandre, c'était ça le plus important)


 

*** Intermède poétique illustrant mes propos***

(et justifiant mon non-féminisme)

 

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

 

*** Fin de l'intermède poétique ***

(faut avouer que mon mec savait y faire...)

 

 

Cet été-là, j'ai fait mon pélerinage à Talcy et au prieuré de St Cosmes (dernière demeure de Ronsard), priant pour qu'on m'écrive des vers, à moi aussi.

 

Et quinze après, j'y retournerais volontiers...

 

Merci à la délicieuse Asphodèle, grâce à qui j'ai retrouvé avec bonheur mes vieilles amours...

 

Et en bonus, mon rosier et mon château:

(où ma descendante Diane fut la muse d'Agrippa d'Aubigné, s'il vous plaît)

(et oué, on a le gène du poète dans la famille)

(en plus de toutes nos autres vertus telles que la beauté, la douceur, la tempérance, l'intelligence, la sagesse..)

(ok j'arrête)

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 09:39

 

Et depuis qu'il est entré dans ma vie, on ne se quitte plus (enfin, surtout moi).

 

J'aime l'enfiler le soir et me prélasser avec lui.

Avec mes babouches marocaines c'est la grande classe.

 

On dirait que je suis Pierre Loti, mais en femme, et que j'habiterais une grande maison complètement délirante*, dans laquelle je passerais mes journées vêtue à l'orientale.

Je ferais brûler de grands cônes d'encens, je fumerais une longue pipe et je saurais faire des ronds avec la fumée.

Un bel eunuque manierait délicatement un grand éventail de plumes (souvenir des Indes), au-dessus de ma tête (on dirait que j'ai la santé fragile, malheureux souvenir de l'un de mes nombreux voyages).

Personne ne saurait vraiment d'où provient ma fortune, et je jouerais les belles écervelées, je réclamerais mes sels dès que l'étau se resserrerait.

 

Ou bien je serais une cantatrice déchue.

Amours ratées, carrière brisée.

Je donnerais de grands bals masqués où tout le monde exhiberait fièrement ses beaux costumes, sauf moi, mais ça personne ne le saurait. Je préfèrerais voir la jeunesse s'amuser à travers le judas d'une porte dérobée, à l'étage.

 

Des années après les fêtes costumées, on me traiterait de vieille excentrique, et cela me serait bien égal.

 

Je continuerais à faire des ronds avec ma fumée.

 

Dicksee Sir Frank Passion+arc large

 

 

* j'ai visité, quand j'avais une dizaine d'années, la maison de Pierre Loti à Rochefort. J'avais alors envie d'y habiter, et depuis j'avoue la fantasmer un peu, je n'ai revu aucune photo, et n'ai aucunement l'intention d'y retourner, mon souvenir est plus beau.


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