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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 06:09

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Pour l'éternelle amoureuse de la radio (enfin, surtout France Inter) devant l'éternel que je suis, impossible de ne pas aller voir le dernier documentaire de Nicolas Philibert.

Acheter un poste de radio (oui, oui, un poste) est la première chose que j'ai faite en emménageant, et si aujourd'hui mon ordinateur a remplacé l'antique poste (bien que lui aussi puisse largement prétendre au statut d'antiquité), mes habitudes n'ont guère changé.

France Inter chaque matin, parfois le soir, le samedi jusqu'à midi, et le dimanche aussi. Sans parler des podcasts qui m'arrachent des sourires irrépressibles dans le métro!

Alors comment résister à cette échappée de l'autre côté du poste? Voir ce qu'on entend, quelle promesse!

Etre surpris par les visages inconnus de voix si familières, reconnaître avec plaisir ceux que l'on préfère et les autres, découvrir l'envers du décor (ainsi apprend-on que les jolis dings si bien chronométrés du Jeu des mille euros sont dûs à un joueur de xylopohone), tous ceux qui fourmillent dans cette ruche du petit matin au beau milieu de la nuit...

Peu importe que l'on soit un aficionado de la radio ou pas finalement, tant il paraît impossible de ne pas se laisser embarquer par ces voix, ces sons, ces rires, cette ambiance feutrée où le silence est d'or, et la parole presque sacrée (certains animateurs font penser à de vrais chamanes).

Par la poésie de la météo marine, et celle des silences aussi, de ces moments suspendus où la vérité affleure au bord des lèvres, au bord du micro.

Nicolas Philibert n'a certes pas révolutionné le documentaire avec ce film; pas question ici de problématique ni de polémique, mais un beau moment, en belle compagnie.

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 06:14

Django-Unchained-afficheA l'heure des Oscars où il faisait partie des favoris, il n'est peut-être pas de bon ton de l'assumer, mais voilà je ne peux pas me taire: je n'ai pas aimé Django.

Je l'attendais pourtant depuis longtemps, avec un plaisir impatient, "le dernier Tarantino". La B.O. serait d'enfer, les dialogues incisifs, les acteurs au diapason, le sang giclerait à outrance, la violence me sauterait à la figure, et du fond de mon fauteuil je jubilerai.

Il n'en fut rien. Pour la première fois, j'ai trouvé le temps si long que je ne tenais plus en place à la fin et ai même failli m'endormir!

Dès les premières minutes j'ai senti que ça ne marcherait pas. Je ne parvenais pas à rentrer dans le film, je trouvais tout trop articiel, too much; et pendant le film entier je suis restée à la porte, à toquer sans succès.

Les acteurs sont au diapason pourtant: Christoph Waltz est exquis en gentleman aux manières désuètes tout en étant capable de la violence la plus impitoyable, Jamie Foxx parfait en héros charismatique, DiCaprio génial en propriétaire terrien malsain, et Samuel L.Jackson excellent en vieux domestique horripilant. 

La mise en scène est réussie, il n'y a pas de doute là-dessus (à part les scènes où Django voit son épouse apparaître, provoquant chez moi une irrépressible envie de rire à gorge déployée), les paysages de western sont à couper le souffle (et donnent envie de tailler la route, aussi); et ça fait du bien de voir un film américain traiter de l'esclavage, ce qui n'est pas si courant.

Mais il m'a semblé que la mécanique tournait à vide. En plus d'un problème de rythme (au moins une demi-heure de trop au montage), et une B.O. décevante, j'ai eu l'impression que Tarantino se satisfaisait des recettes qui ont fait son succès, qu'il n'allait pas au-delà de ses propres codes, voire même qu'il se regardait filmer, et cette suffisance m'a passablement énervée.

Ma déception était sans doute à la hauteur de mon attente, mais je ne comprends toujours pas l'encensement qui a accompagné la sortie de ce film.

Il serait temps de bousculer ses habitudes, cher Quentin.

 

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 06:31

Fry-and-Laurie-Peters-Fri-007.jpg

 

La première fois que j'ai vu Peter's friends, c'était il y a... très très très longtemps.
Encore enfant, je l'avais regardé avec ma soeur aînée, et me souviens surtout m'être copieusement ennuyée. Il faut dire que les préoccupations de ces adultes n'étaient pas vraiment de mon âge.
Lorsque j'ai appris que le film sortait en DVD, je me suis laissée tenter.
Après tout, si ma soeur l'avait tant aimé, il devait bien y avoir une raison? Je n'ai pas résisté non plus à ces frimousses si jeunes alors (Kenneth Brannagh, Stephen Fry, le futur Dr House Hugh Laurie; Emma Thompson semble en revanche traverser les années sans dommage collatéral, et c'est toujours un bonheur de la voir, elle qui se fait si rare aujourd'hui).
Au pire pour un film du dimanche soir cela ferait l'affaire.
Et je suis tombée sous le charme... comment ne pas succomber en effet?
Un domaine anglais presque aussi sompteux que Pemberley, un accent anglais délicieux dont je me suis purement et simplement délectée (objectif de l'année: épouser un Lord) (puis aller dilapider notre fortune en Italie, avant d'embarquer pour une croisière vers la Grèce, puis la Mésopotamie) (il faut que j'arrête Wharton), des dialogues aux petits oignons, des personnages plus proches de moi cette fois (j'ai vieilli), une ode à l'amitié qui m'a particulièrement touchée...
Alors, oui, certaines choses sont vraiment démodées: tout se déroule à une ére pré-smartphonesque où l'on s'arrêtait téléphoner à des cabines (!) et où les boucles d'oreille à clips et les griffes vernies étaient du dernier chic; et certains personnages sont un peu caricaturaux: Maggie la vieille fille enlaidie accro à son chat (forcément) et à ses rêves d'amour impossible, Carol l'américaine de Beverly Hills accro à l'aérobic et à la laitue sans sauce, Sarah la croqueuse d'hommes...
Mais on ne va pas bouder son plaisir pour si peu (après tout, Sally aussi a des clips aux oreilles): cette comédie est irrésistible et surtout moins légère qu'il n'y paraît.
Et si je vous dis en plus que la B.O. est mythique?

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 06:32

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Difficile d'évoquer un film après avoir lu et entendu tant d'éloges à son sujet!

D'ordinaire je fais la sourde oreille, et reviens sur les critiques après m'être fait ma propre opinion.

Mais cette fois-ci je n'avais pas prévu de voir ce film, irritée par une bande-annonce largement diffusée et qui, selon moi, dessert le film plus qu'elle ne le sert.

Les critiques dithyrambiques ont finalement eu raison de mes réserves, j'ai eu peur de passer à côté de quelque chose, et y suis donc allée, avec toujours un peu d'appréhension mais suffisamment d'entrain.

 

Je ne comprends toujours pas l'enthousiasme général qui a accompagné la sortie de ce film.

L'ambiance 70's déjà m'a gênée. Même si elle semble fidèle à ce que furent ces années-là (du moins pour Olivier Assayas, alias Gilles dans le film), les bagues, gilets, sabots, drogues en tous genres, jupons hamiltoniens, voyages afghans et indiens spiritualo-initiatiques m'ont distraite et éloignée du film. Finalement les scènes les plus fortes sont celles où le contexte disparaît pour laisser la part belle aux rapports humains, comme lorsque Gilles et Christine marchent côte à côte dans les rues de Paris la nuit.

Le jeu de Clément Métayer m'a également posé problème. Il sonnait faux et rendait artificielles (et même un peu ridicules parfois) certaines répliques - "J'ai peur de passer à côté de ma jeunesse", "Quand le réel frappe à ma porte je n'ouvre pas" - qui auraient pu être beaucoup plus fortes car reflétant vraiment les interrogations et inquiétudes de Gilles.

Car c'était là pour moi le vrai sujet du film: le passage à l'âge adulte d'un jeune homme (avec le rituel voyage en Italie, comme nos chers auteurs classiques). Comment rester fidèle à ce que l'on a été tout en s'en affranchissant, apprendre la douleur des pertes et des éloignements de ceux qui ont été si proches, savoir ce que l'on veut et essayer de s'en approcher... C'est cet aspect-là qui m'a le plus intéressée.

Mais il y a une demi-heure de trop. Certaines scènes sont trop longues, d'autres trop appuyées... à la fin l'impatience prend le pas sur le reste.

Et pourquoi cette fin mièvre et mystique alors que cinq minutes avant Assayas avait un plan magnifique pour clôturer son film?

On y voyait la silhouette de Clément, en stage sur un tournage à Londres, en ombre chinoise derrière un écran coloré, présage de son avenir...

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 06:38

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Je ne pensais pas écrire d'article sur ce film.

Parce que je ne sais toujours pas qu'en penser.

Je me retiens de lire toute critique avant d'avoir réussi à formuler quelques unes de mes pensées.

 

Le propos est si actuel et universel qu'il trouvera forcément une résonance en chacun de nous. Souvenirs, projections, identification... difficile de ne pas se sentir concerné.

Mais comment s'affranchir alors?

Comment parvenir à percevoir l'acte cinématographique au-delà de l'émotion?

 

Bien que le film ne bascule jamais dans le pathos, on ne peut pas ne pas être bouleversé, ou du moins demeurer indifférent.

Haneke fait le choix de nous montrer le moins de pleurs possibles, dotant ses personnages d'une lucidité et d'un contrôle qui les sauvent de toute sensiblerie facile et autres tire-larmes. Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant livrent deux interprétations vraiment remarquables.

 

Mais la direction d'acteurs mises à part, je ne parviens pas à me faire une opinion précise sur le travail d'Haneke.

Dérangeante du début jusqu'à la fin (enfin pour moi), elle est assurément intelligente et étudiée. Certaines scènes m'ont semblé de trop, et en même temps le film aurait pâti de leur absence. D'autres encore, absconses et/ou poétiques, m'ont à la fois agacée et fascinée, fortes de par leur pouvoir évocateur et en même temps un peu trop symptomatiques d'un certain cinéma (intellectuel, élitiste) qui s'affirme alors sans finesse, décourageant et excluant celui qui n'en connaît pas les codes.

 

Je reste partagée, divisée, bouleversée par ce film qui remue tout sur son passage et que malgré tout je ne regrette pas d'avoir vu.

 

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 07:21

Si, à ma grande surprise, j'ai finalement assez bien coupé le cordon avec les Experts, l'automne arrivant,

(et avec lui son cortège de non-réjouissances)

(les feuilles mortes, la lumière qui change, l'odeur de l'hiver le matin...)

(et l'avis d'imposition)

il y a des soirs où la tentation d'acquérir un nouveau poste infernal est grande.

(parce que quand même L'Amour dans le pré, c'était bien)

(et Esprits criminels aussi)

(parce que,même si je n'osais plus bouger après, je pouvais toujours me consoler avec le Mentalist)

(bref, on frôlait la rechute)

 

C'est de ce désarroi le plus total que Chantal* m'a sauvée.

Chantal et son baby, Chantal et ses jus d'herbes à jeûn, Chantal et ses copines "femmes de" et leurs grandioses déjeuners...

J'aimais bien Georges aussi, sa chienne Isabelle, son merveilleux accent français (Aye want you to fix zis toudeï, toudeï, toudeï, TOUDEÏ!) (alors qu'il habite aux Etats-Unis depuis les années 70, ndlr), mais Chantal est, I mean, plus charismatique, you know?

Grâce à Chantal je n'ai plus peur de l'avenir, je me ferai implanter des oestrogènes pour conjurer la ménopause (et mon baby de la testostérone, il faut être solidaire face à l'adversité) , je ferai la déco de l'appartement de mon fils, je vendrai mes toiles à des sommes modiques (800$ pour commencer, c'est bien, non?), je chercherai des mecs à mes copines (qui n'ont pas la chance d'avoir un baby aussi bien que le mien, les pauvres) (I mean, he gave me everything) (un vrai conte de fées) sur des sites de rencontres spécialisés en vieux députés ayant fait Harvard (on ne va pas non plus se brader, hein).

On est presque en symbiose, après tous ces épisodes.

(vivement la suite)

(Susan va-t-elle trouver l'amour à Paris?)

(histoire que toutes ces injections de botox aient servi à quelque chose, à part la transformer en... les mots me manquent) (alors qu'elle était si belle Susan!)

(il faut juste qu'elle arrête de chanter)

(surtout en public)

Et comme si cela ne suffisait pas, on a un peu le même vécu, avec Chantal.

(n'avoir pas compris que le modèle enlèverait son peignoir au premier cours de dessin, ndlr)

(rougir, se sentir mal, dessiner tout le reste sauf ça)

(rajouter une ombre artistique là où il n'y en a pas)

(bref)


I mean, si ça, c'est pas un signe!

Baby, here I come!

(mouhahaha)

 

striptease1.gif

 

* voir les épisodes "America America" de l'émission Strip-Tease.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 07:27

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L'avantage du mois d'août, c'est que son désert cinématographique donne leur chance à des films qu'on ne serait pas forcément allé voir le reste de l'année.

(c'est qu'il faut bien amortir sa carte, ma p'tite dame)

 

J'étais tombée sur un article prometteur, je me souvenais avoir découvert Johann Libéreau dans Douches froides, le Masque l'adoubait... j'y suis finalement allée. En mettant mes réticences de côté.

(le tuning n'étant pas vraiment mon univers de prédilection)

(ah vraiment?)

(que voulez-vous, certains épisodes de Strip-tease étaient passés par là)

 

Le scénario est plutôt bien écrit, et original - surtout dans le choix des milieux où évoluent les personnages (on nous montre rarement des personnages en difficulté financière dès le 15 du mois, comme on n'a jamais vu d'amateurs de tuning).

Mais certaines scènes et répliques étant franchement périlleuses, et un peu trop appuyées, ce (premier) film aurait pu être totalement raté.

(je ne préciserai pas lesquelles, sous peine de déflorer le récit)

(déjà que Jérôme Garcin avait défloré un élément tout de même important...)

(je ne vous ferai pas cet outrage)

 

Mais il y a Johann Libéreau, qui crève l'écran.

En jeune homme égoïste, immature et détestable qui, en totale déchéance, va être obligé de faire face à son destin et d'avouer ses faiblesses, pour avancer, il tient le film sur ses épaules. Un autre aurait pu faire de ce fou de tuning une carricature; il campe un Alex terriblement juste, tout en contradictions et maladresses. Il transcende cette trame cousue de fil blanc (et très américaine d'ailleurs) en une rédemption en demi-teintes.

 

Et la mise en scène parfaite de Christophe Sahr.

Qu'il filme une chambre au coucher, un supermarché, une cuisine éclairée au néon, la voie rapide du titre, les étreintes de ses acteurs (de très belles scènes soit dit en passant), leurs engueulades et leurs silences, ou encore les voitures (les scènes de courses sont vraiment réussies, et haletantes, avec vraisemblablement de petits moyens), sa caméra, sensuelle comme froide, est toujours au bon endroit, et ses plans maîtrisés.

Cela faisait (bien) longtemps que je n'avais pas vu ça.

 

Deux hommes à suivre donc...

 

 

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 17:36

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Je n’avais pas vu de dessin animé en salle depuis… Pocahontas ? (aïe)

J’avais lu que, plus qu’aux adultes habituellement sensibles au deuxième niveau de lecture quasi traditionnel chez Pixar, ce film s’adressait plutôt aux enfants. Que c’était une fable gentillette, et que ces derniers y trouveraient plus leur compte que les grands.

Je suis visiblement encore une enfant, car j’ai vibré du début jusqu’à la fin.

Ce n’était pourtant pas gagné.

J’y étais allée par curiosité, et pour oublier l'accablant désert cinématographique de ces dernières semaines.

Etrange sensation que d’aller voir un film d’enfants : passée la (petite, mais tout de même) gêne de demander son ticket alors que visiblement on n’est la gentille accompagnatrice de personne, on a le droit à des bandes-annonces pour enfant (à part une pour les gentils accompagnateurs, quand même) (mais gentillette, hein) (c’est sûr que ça me change des films irano-suédo-turco indépendants).

Masi finalement nous étions de nombreux grands enfants ce soir-là.

La magie a opéré dès le début, la majesté des paysages écossais y étant pour beaucoup (ajouté au dernier Ken Loach, je suis prête à parier que je m’envolerai bientôt pour l’Ecosse) (Kelly MacDonald parvient à rendre l’accent écossais de Merida ravissant), et le personnage de Merida aussi. Difficile de résister à cette jeune fille au tempérament aussi flamboyant que sa chevelure, et à la relation conflictuelle qui la lie à sa mère (dont la voix est celle d’Emma Thompson, un vrai bonheur), ce qui a même réussi à me soutirer quelques larmes (!) (je sais).

Alors oui, Pixar aurait pu se creuser davantage la tête : certains gags et réparties sont un peu faciles et empruntent aux éternels ressorts de l’animation… mais pour une fois que l’histoire est inédite !

Pour une fois que la princesse rêve de liberté plutôt que de mariage, pour une fois que le happy end n’est pas celui dont a l’habitude, pour une fois que l’histoire est moderne, on aurait tort de bouder son plaisir.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 12:24

laurence anyways

 

C’est le premier film de Xavier Dolan que j’ai vu en intégralité, et au cinéma.

Le précédent, Les amours imaginaires, ne me disait rien – la bande-annonce léchée et riche en ralentis m’avait quelque peu refroidie. Et j’avais abandonné J’ai tué ma mère au bout d’une demi-heure, épuisée par toute la tension et l’agressivité qui s’en dégageaient.

Mais là je l’attendais.

Des semaines que la bande-annonce me faisait de l’œil.

Ça allait être bien.

 

Quand la dame du cinéma m’a indiqué que le film durait 2h40, j’ai commencé à avoir peur.  Et quand je me suis retrouvée au premier rang (on devait être plusieurs à qui la bande-annonce avait fait de l’œil) (la volage),  je n’étais pas franchement à mon aise.

(ça ne m’était pas arrivé depuis Fievel au far-west… soit il y a vingt ans… ahem)

(d’être au premier rang, hein, pas d’être mal à l’aise)

(ça, ça m’arrive tous les jours)

Bref.

 

Les débuts m’ont plutôt plu (normal, ils contenaient toutes les scènes de l’ alléchante et volage bande-annonce), mais après… j’ai plutôt trouvé le film indigeste.

Trop maniéré, stylisé à l’extrême (je ne suis pas vraiment fan des ralentis de Dolan, ni de ses - trop ? - nombreux artifices, m’est avis que le film vieillira assez mal), trop long, pas assez rythmé ou plutôt mal rythmé... La forme a eu raison du fond – même si j’ai malgré tout été fascinée par cette histoire d’amour passionnée.

 

Heureusement, il y a les acteurs .

Melvil Poupaud bien sûr, et puis Nathalie Baye, épatante, mais surtout Suzanne Clément  qui incarne Fred, un beau rôle, assez périlleux, qui n’aurait pas pu être mieux interprété que par cette actrice que je n’avais jamais vue auparavant. J’ai vraiment été touchée et impressionnée par  sa performance, qui m’a vraiment attachée à ce personnage (plus qu’à Laurence).

Et j’ai trouvé les costumes très réussis, surtout ceux de Fred, je me suis pâmée devant ses vestes et autres manteaux (en revanche, les jeans neige de Laurence…. euh…).

 

Pour le reste, j’avoue ne pas comprendre l’engouement des critiques pour ce film que j’ai trouvé poussif et parfois même un peu prétentieux.

Expliquez-moi.

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 07:23

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Je me suis toujours demandée (sans être nihiliste, attention) comment on pouvait avoir envie de faire carrière en politique, d'où provenaient les forces de ces surhommes qui semblent passer au travers des nuits sans sommeil et des coups de pression, qui ont toujours de l'à-propos...

(quand on peut faire la grasse matinée le week-end)

(en même temps, il vaut mieux que certains se dévouent)

(car si l'humanité devait compter sur moi, on n'aurait pas encore découvert le feu)

 

Après avoir regardé "L'école du pouvoir", je n'ai pas totalement élucidé ce mystère, mais la fascination que ces hommes et femmes exercent sur moi a décuplé (je suis fascinée par les élites, je l'avoue).

La qualité de ce téléfilm est vraiment exceptionnelle, tant par la richesse et la subtilité des personnages que par ses dialogues si justes, et son scénario qui évite les caricatures.

Du concours d'entrée à leurs débuts dans la vie réelle, on suit le parcours de cinq jeunes énarques (promotion Voltaire, la même que Royal, Hollande, de Villepin, etc etc...) aux ambitions, convictions, parcours, origines et éthiques différents.

Leurs séminaires, les stages en France profonde ou en Afrique, la politique d'une école pour certains purement républicaine et pour d'autres "école de l'ambition", les premiers choix politiques, les engagements, les désillusions...

Impossible de ne pas se laisser embarquer par cette fresque inspirée et bien jouée qui se déroule de 78 à 85, avec en toile de fond l' "au revoir" de Giscard, la victoire de Miterrand, l'assemblée nationale à majorité socialiste, avant les terribles revers...

(et voir les hommes politiques dans leur prime jeunesse)

(et Noël Mamère journaliste à Antenne 2)

(et PPDA avec des cheveux)

(et les minitels)

(et la Bastille en 81)

 

Et la petite histoire qui s'imbrique dans la grande, forcément, tout en maintenant un équilibre savant entre les affaires sentimentales et les affaires d'Etat.

 

Du grand art.

 

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